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  • A la découverte des vins du roannais

    A la découverte des vins du roannais

    Du 24 au 31 juillet aura lieu les vacances formation à Ressins dans la Loire (42). Ce temps fort de notre mouvement est une occasion unique de joindre formation et découverte du patrimoine dans une ambiance détendue et joviale avec des personnes venues de la France entière.

    Afin de nous aider à financer le séjour nous vous proposons de joindre l’utile à l’agréable et de commencer à découvrir le patrimoine viticole du roannais à travers la dégustation (avec modération) de ses vins.

    Proposition des vins

    Bon de command

  • La future PAC enterre les promesses d’Emmanuel Macron sur les services environnementaux

    La future PAC enterre les promesses d’Emmanuel Macron sur les services environnementaux

    Paris, 28/04/2021. 200 millions d’euros par an dans la PAC pour les services environnementaux rendus par les agriculteurs et agricultrices. C’était la promesse de campagne du candidat Macron à la présidentielle de 2017[1]. Quatre ans plus tard, alors que les négociations PAC battent leur plein et qu’une nouvelle manifestation de la FNSEA contre les éco-régimes est attendue vendredi 30/04 à Strasbourg, les premiers arbitrages sont tombés, l’agriculture biologique perdrait 132 euros par hectare et par an.

    66% d’aides environnementales en moins pour les bio

    Entre 2015 et 2019 un agriculteur bio touchait en moyenne 202 euros par hectare et par an d’aides environnementales sur le pilier 1 de la PAC : 80 euros pour le paiement vert et 122 euros d’aide spécifique pour les bio. Les premiers arbitrages pour la future politique agricole commune, qui se veut plus ambitieuse sur le plan environnemental, propose de passer ce montant à 70 euros par hectare et par an pour la Bio, au même niveau que d’autres pratiques agricoles qui autorisent les pesticides et engrais azotés de synthèse. Un premier niveau de paiement à 55 euros par hectare et par an sera accessible à la quasi-totalité des agriculteurs avec une fois encore très peu de contraintes environnementales.

    Il n’y aura donc plus aucune incitation financière de la part de l’Etat à arrêter d’utiliser des pesticides et des engrais azotés de synthèse.

    Le ministre de l’agriculture doit revoir sa copie et tenir les promesses présidentielles

    « Bien sûr qu’il faut encourager tous les agriculteurs à améliorer leurs pratiques environnementales, mais le gouvernement doit créer une échelle de rémunération pour ça et non pas proposer des montants aberrants sans aucun changement de pratique » décrypte Loïc Madeline, secrétaire national PAC à la FNAB. Et de conclure : « On peut rendre accessible l’éco-régime à 70% des agriculteurs et agricultrices sans sacrifier les meilleures pratiques, avec nos partenaires nous allons proposer rapidement des chiffres alternatifs au ministère ».

    Les signataires déplorent que les groupes de travail qui avaient été promis après l’élection présidentielle pour définir les paiements pour services environnementaux n’aient jamais été mis en place par le ministre de l’agriculture.

    Les niveaux de paiement de l’éco-régime doivent être revus en fonction des services rendus réellement par les modèles agricoles. La bio est le seul modèle plébiscité par la science pour ses effets sur la biodiversité, sur la qualité de l’eau, sur la santé humaine et sur le bien-être animal. Les signataires demandent un paiement à 145 euros par hectare et par an pour tous les agriculteurs et agricultrices bio.

    Contact presse :

    FNAB – Loïc Madeline – 06 22 30 45 54

    CIWF – Laetitia Dinault : 06 26 07 55 43

    Eau et Rivières de Bretagne – Arnaud Clugery : 06 73 30 73 10

    [1] https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/agriculture

    Lire le communiqué

     

  • Agir en Rural : Oser faire autrement

    Agir en Rural : Oser faire autrement

    Edito

    30/50 ans, ils osent faire autrement ….

    Cette génération, en effet, n’a pas fini de nous questionner, de nous bousculer ! Et c’est tant mieux !

    Consommer autrement et réduire ses déchets. Donner une deuxième vie aux biens matériels par le troc, le don, les associations. Habiter autrement pour plus de sobriété. Réfléchir à la manière de se débarrasser de ce qui peut être superflu en termes de consommation, et agir en conséquence et en cohérence avec ces réflexions. Partager et vivre autrement pour ne pas épuiser la « Terre Mère » qui nous accueille et pour permettre à chacune et chacun, sur la planète, de profiter des richesses qu’elle peut encore nous offrir.

    Oser faire autrement, ne pas s’enfermer dans des clichés, dans des habitudes.

    Dans l’Ehpad où je suis animatrice, nous sommes une dizaine à venir de suivre une formation sur l’approche de la douleur et de l’hypnose dans la prise en charge de la personne âgée : une approche autre, là aussi, une approche de la personne dans son intégralité, bien loin des ordonnances à rallonge et des sédatifs si vite prescrits et distribués …

    La prise en charge de personnes vulnérables devient accompagnement, les rendant actrices et non plus consommatrices. On ose redonner à chaque personne sa place, sa dignité, on ose l’aider à trouver, à retrouver les capacités à prendre ses responsabilités. On ne fait plus « pour » ou « à la place de », on « chemine avec ».

    Il flotte dans l’air, dans la vie de cette génération des 30/50 ans, comme une envie et même un besoin de s’engager. Pour la planète, pour la justice humaine et sociale, pour la solidarité, pour les autres.

    Cette envie se concrétise par des engagements qui révèlent une certaine forme de foi. Dans la vie. Dans l’humain. Dans le respect de ce qui nous entoure, et de ceux qui nous entourent. Dans la capacité de l’Homme à inventer, à créer ce monde d’après auquel, toutes et tous, nous aspirons.

    Pour nous-mêmes. Pour les autres. Et « l’Autre » dans tout ça ?

    Les générations précédentes se nourrissent de leur foi, agissent, s’engagent au nom de leur foi.

    Et les plus jeunes, comment vivent-ils leur spiritualité ?

    Quelle place tient-elle dans leurs vies ?

    Est-ce qu’il s’agit d’une spiritualité chrétienne ?

    Est-ce qu’un mouvement comme le CMR peut proposer des réponses à leurs envies, à leurs attentes ?

    Toutes ces questions sur les 30/50 ans, le CMR se les pose au national et les décline en fédés, en équipes, en se faisant accompagner.

    Une volonté d’ouvrir les portes du mouvement aux jeunes, de les accueillir, de leur donner la parole.

    Dominique de Vivies

    Co-présidente nationale

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  • Opération escargot sur l’ambition de la prochaine PAC

    Le CMR, signataire de communiqué de Pour une autre PAC

    Aujourd’hui, une frange des agriculteurs, certains producteurs de grandes cultures, manifeste bruyamment, pour faire connaître ses revendications pour la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). La plateforme Pour une autre PAC, regroupant 46 organisations paysannes, de protection de l’environnement et du bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens-consommateurs, fait part de sa très vive opposition aux revendications exprimées par cette partie de la profession agricole, dénonce leur tentative d’affaiblissement dramatique de l’ambition de la réforme de la PAC et s’inquiète de l’écho que pourrait trouver leur démarche dans les décisions gouvernementales imminentes sur ce dossier.

     

    Une portion congrue des agriculteurs tente d’imposer ses intérêts au détriment de l’intérêt général

    Les organisations professionnelles agricoles à l’origine des actions du jour jouent de leur pouvoir de nuisance disproportionné par rapport à leur réelle représentativité. Rappelons que les producteurs de céréales, maïs, betteraves et oléo-protéagineux qui manifestent ce jour ne représentent au mieux que 17% des fermes françaises, ce qui équivaut à 0,1% de la population française, et donc des contribuables et consommateurs ! Pourtant, elles semblent considérer qu’il est parfaitement légitime de faire primer leurs intérêts économiques de court terme sur l’intérêt de la majorité des agriculteurs et sur l’intérêt général. Concrètement, leurs demandes consistent à maximiser la part du budget de la PAC qui leur reviendrait au détriment de l’élevage en plein air ou de la production de fruits et légumes, à privilégier les grandes fermes plutôt que les petites et moyennes et à supprimer toute incitation à une amélioration de leurs pratiques. Ces demandes constituent un affaiblissement dramatique du niveau d’ambition attendu pour la réforme de la PAC et même un recul par rapport à la PAC actuelle. Elles sont absolument incompatibles avec la totalité des défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels la prochaine PAC doit répondre.

     

    Des arbitrages gouvernementaux imminents

    Le calendrier des organisateurs de ces opérations escargot n’a pas été choisi au hasard : les tout prochains jours vont être décisifs pour les grands arbitrages gouvernementaux concernant la réforme de la PAC. L’histoire récente nous permet d’être réellement inquiet : ce sont ces mêmes acteurs qui ont obtenu la réautorisation des néonicotinoïdes, entre autres choses. Or les prises de parole récentes de Julien Denormandie, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, laissent entendre qu’il est encore particulièrement à l’écoute de leur discours. Il est donc impératif que le Premier ministre, à qui reviendra l’arbitrage interministériel sur ce dossier, ne se laisse pas berner par les promesses de souveraineté alimentaire ou de verdissement miraculeux de l’agriculture française faites par son ministre de l’agriculture.

     

    De nombreux acteurs de la transition font des propositions constructives pour la réforme de la PAC

    La plateforme Pour une autre PAC a pourtant soumis au gouvernement des propositions techniquement faisables et à même d’enclencher une transition agroécologique massive de l’agriculture française, tout en la remettant au service de notre souveraineté alimentaire. Pour autant, malgré la représentativité de notre plateforme inter-organisation, autrement plus importante que celle des manifestants du jour, notre voix et notre légitimité ne semblent pas être prises en compte dans les négociations. Nous en appelons donc au Premier ministre, Jean Castex, pour adopter un regard critique sur les propositions d’arbitrages qui lui seront soumises par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et pour intégrer dans ses choix les demandes formulées par nos 46 organisations en faveur d’une réforme en profondeur de la PAC, mise aux services de tous les citoyens et d’une majorité de paysans.

  • Il est impossible aujourd’hui de parler d’un seul modèle familial

    Il est impossible aujourd’hui de parler d’un seul modèle familial

    Après la publication, lundi 15 mars, d’une note publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi rappelant le caractère « illicite » des bénédictions d’unions de couples de même sexe.

    Nous Chrétiens dans le Monde Rural, face à cette déclaration excluante et qui nous heurte, nous réaffirmons notre position et nos valeurs.

    Nous réaffirmons que « La famille est le lieu de vie essentiel pour petits et grands. C’est un trésor. Il est impossible aujourd’hui de parler d’un seul modèle familial. Il existe bien des familles, plurielles, diverses dans lesquelles chacun peut trouver sa place et s’épanouir. »

    Nous dénonçons le positionnement de certains membres de l’institution ecclésiale tendant à exclure et à juger, face à des situations familiales différentes en dehors de la norme de l’Église.

    Dans l’Église, des personnes engagées accueillent et accompagnent des familles dans leur diversité.

    La pastorale familiale de l’Eglise de France se doit de mieux intégrer les nouvelles formes de conjugalité et de parentalité. Le CMR invite à les reconnaître pour, ensemble, faire évoluer les règles institutionnelles, sans risque d’exclusion.

     (Extraits l’Agir en Rural n° 121, chapitre famille p. 25 et 28).

    Pour passer commande de l’Agir 121 : mcacace@cmr.cef.fr

  • Vacances formation 2021 : donner du sens à ses vacances

    Vacances formation 2021 : donner du sens à ses vacances

    « Donner du sens à ses vacances »

    Le CMR, association agréée d’éducation populaire, organise ses vacances formation 2021, du samedi 24 juillet au samedi 31 juillet, au lycée agricole de Ressins, dans le département de la Loire (42).

    Une semaine pendant laquelle le CMR invite les participants (environ 80 personnes) venus de toute la France à aborder le thème « aller à la rencontre de l’autre » tout en découvrant le patrimoine et la culture du Pays Roannais.

    Des vacances apprenantes et conviviales

    Ces vacances formation se veulent un espace d’échange et d’ouverture, un temps de pause, d’engagement en famille et entre amis, un temps de réflexion et d’expérimentation.

    Elles promettent une richesse tant dans le programme de formation que dans l’immersion au cœur du Pays Roannais.

    Des vacances pour qui ?

    Ce programme estival s’adresse aux membres du CMR et à leurs familles, ainsi qu’à toute personne qui souhaite les rejoindre pour cette semaine d’échanges.

    Un public intergénérationnel, avec des activités spécifiques pour les plus jeunes.

    Les temps libres et la découverte du territoire

    Le rythme des journées permettra de découvrir la région et ses acteurs : acteurs du monde rural dans toute leur diversité, mais aussi paysages, loisirs, randonnées, patrimoine culturel, traditions, …

    Les bénévoles des fédérations CMR du Rhône (69) et de la Loire (42) accompagneront et animeront cette semaine en collaboration avec les salariés et les administrateurs nationaux du CMR.

    Le thème 2021 :

    Aller à la rencontre de l’autre : une fraternité… au pied du mur ?

    Qui que tu sois, il est bon que tu existes !

    Dans un monde qui a tendance à s’individualiser, comment aujourd’hui aller vers l’autre, dans une démarche individuelle et collective, en vue d’agir pour une transition sociale et environnementale. Il s’agit d’oser promouvoir le vivre ensemble et d’expérimenter des pistes pour aller vers l’autre et faire vivre les mots Solidarité et en Fraternité.

    Un sacré enjeu dans cette période de crise sanitaire ! Dans le respect strict des mesures sanitaires.

    Présentation et programme provisoire :Plaquette VF 2021


    S’inscrire aux VF

  • Journée agriculture et alimentation du CMR : Combiner agriculture et élevage une chance pour la terre

    Journée agriculture et alimentation du CMR : Combiner agriculture et élevage une chance pour la terre

    Cette rencontre (au format visio-conférence en raison du contexte sanitaire), qui a réuni près d’une centaine de personnes, avait pour ambition de maintenir un échange au sein du réseau « Agriculture-Alimentation » sur une question d’actualité : la place et l’évolution de l’élevage en agriculture. Quatre interventions complémentaires se sont succédé et ont porté sur l’intérêt de renforcer ou de rétablir des liens entre l’élevage et les productions végétales dans le mode de fonctionnement des exploitations agricoles.

    Dans son exposé introductif, Jean-Claude Germon a rappelé l’évolution récente des structures de notre élevage avec la spécialisation en filières, la concentration de ces structures, les difficultés des éleveurs et les nuisances environnementales. Il a aussi mis en avant les avantages d’un élevage intégré aux productions végétales et mis en lumière des initiatives d’agriculteurs et d’agricultrices qui font le pari de rénover leurs modes de fonctionnement.

    Ronan Guernion, jeune agriculteur breton « bien dans sa tête et ses baskets », a repris l’exploitation laitière familiale. Marqué par un séjour au Paraguay et la découverte de la production industrielle de soja pour les élevages européens, au détriment des agriculteurs locaux, il a recherché l’autonomie alimentaire de son troupeau à travers la bonne gestion de ses prairies (il assure ne plus avoir de parcelles cachées au Paraguay pour nourrir son troupeau !) Pour mettre en place les changements qu’il a osé faire, comme par exemple les vêlages groupés qui lui permettent une organisation de vie satisfaisante, il s’appuie sur le CEDAPA (Centre d’études et de développement pour une agriculture plus autonome) qui fonctionne sur la base de partage d’expériences.

    Philippe Collin, agriculteur en GAEC sur les « petites terres à cailloux » des plateaux de Bourgogne, exprime cette même préoccupation d’autonomie alimentaire. Jeune agriculteur il avait vendu son troupeau pour alléger ses charges de travail : convaincu des impasses d’une agriculture aux rotations trop courtes (blé, orge, colza) et de la nécessité de s’affranchir de la dérive pesticide, il a décidé de réintroduire un troupeau laitier vingt ans plus tard, pour allonger ses rotations culturales et entretenir ses terres, avec notamment la culture de luzerne, bien adaptée à la sécheresse de ses terrains. Cela lui permet d’assurer sa production laitière biologique sans faire appel au soja importé.

    Bruno Guermonprez, de l’association « Elevages sans frontières » a montré l’intérêt de l’élevage dans les pratiques agricoles des pays en développement à travers le soutien à l’élevage maîtrisé de chèvres en Afrique de l’Ouest. Un investissement à la portée d’éleveurs pauvres, un moyen de valorisation d’une biomasse végétale résiduelle difficilement utilisable autrement, et une démarche de développement communautaire.

    La rencontre s’est poursuivie par des échanges complémentaires qui ont principalement porté sur la contribution de l’élevage à l’effet de serre, soulignant l’intérêt des modes de gestion des prairies et des haies, et sur l’accentuation des contraintes climatiques, dont Philippe Collin soulignait qu’elles « bouleversent actuellement tout ce que les agriculteurs savent faire ». Une incitation à continuer à travailler dans un esprit de sobriété.

    Retrouvez l’intégralité de la rencontre dans les actes de la journée agriculture et alimentation 2020 ACTES JAA

     

     

     

     

     

  • Cohésion des territoires : L’agenda rural

    Cohésion des territoires : L’agenda rural

    Découvrez l’Agenda rural mis en place par le secrétariat d’Etat à la ruralité.

    Le CMR National a organisé une rencontre le jeudi 14 janvier 2021 avec le Secrétariat d’État à la Ruralité auprès de la Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. Nous avons pu échanger avec Théodore Bidgrain (directeur-adjoint du cabinet) et Ludovic Pinto (conseiller spécial), et faire une présentation du CMR ainsi que des ces activités et priorités pour 2021, et plus particulièrement les 4 thématiques et la démarche de rejoindre les 30/50 ans.

    On retient de cet entretien, la mise en place de l’agenda rural qui se veut un plan d’action en faveur des territoires ruraux. Il couvre de nombreux domaines : numérique, santé, culture, éducation, commerces et services, emploi et activité économique, écologie, déplacement. « Ils touchent au quotidien des habitants, tant dans leurs activités personnelles que professionnelles, et contribuent à la cohésion sociale et territoriales des zones rurales. »

    Voici un lien vers le site du ministère qui présente en détail l’Agenda Rural.

    De quoi nourrir la réflexion en fédé ou en équipe sur cette action qui touche nos territoires ruraux.

    ©lecreusois de Pixabay

  • Un Noël en équipe autrement avec la Fédé 59 Lille

    Un Noël en équipe autrement avec la Fédé 59 Lille

    Cher.e.s ami.e.s, membres du CMR,

    En cette période de confinement, le Conseil d’Administration de la Fédé 59 Lille vous invite à vivre un Noël
    autrement, en équipe, si vous le pouvez, et dans votre famille.

    La covid ne cesse de bouleverser nos vies. Les réunions familiales, entre amis semblent
    compromises, restreintes pour les fêtes de fin d’année, car jugées potentiellement dangereuses.
    Et, si cette situation d’épidémie nous obligeait à imaginer un Noël autrement…
    Il y a 2000 ans, un enfant est né dans le plus grand dénuement. Des bergers, des petites gens à
    l’époque, sont les seuls à être présents, à veiller dans la bergerie. Ils étaient sa première famille.

    Une équipe du CMR s’est posée des questions sur le sens de Noël.

    On entend dans les médias, « il faut sauver Noël ». Qu’en pense-t-on ?
    Comment voit-on approcher la fête de Noël 2020 dans ce contexte ?

    – Noël sans rassembler toute la famille ? Sans revoir les enfants et les petits-enfants, les grands-parents ?
    – Noël masqué ?
    – Noël à distance ? en visio ? Noël à Pâques ?
    – Y aura-t-il des messes de Noël ?
    – Et les cadeaux ? Passage obligé ? Courses impossibles ou compliquées
    – Le sapin ? Les décorations ? La crèche ?

    Et pourtant, le jour de Noël, un bébé est arrivé et rien n’était prévu pour cet événement prévisible.
    Qu’est-ce qui est important pour nous aujourd’hui ?

    Faut-il préserver les habitudes, les rites et les adapter ?

    – Dans quel respect de chacun ?
    – Le « cadeau » : Comment ? obligatoire ? Objet ? Achat ou recyclage ou création ou … ? Promesse d’un moment ?
    – Les retrouvailles : Comment ? Quand ? Avec qui ? Combien ?La pandémie qui dure, fragilise et isole des personnes, des proches, des voisins.
    Noël est signe de fraternité, d’attention aux plus fragiles, à ceux qu’on ne voit pas
    – Comment fêter Noël avec les plus fragiles, les invisibles proches de notre pas de porte ?

    – Que pourrions-nous offrir les uns aux autres, voisins de rue ou de village ?

    Le fait de partager en équipe peut nous permettre d’exprimer nos interrogations, nos peurs ou nos joies, le sens que
    nous mettons derrière ces moments de fête, de les redécouvrir, de s’enrichir des expériences ou éclairages des autres.
    Difficile de prévoir les conditions de vie, de santé pour la fin du mois de décembre… Alors sommes-nous prêts pour
    un Noël autrement ?

    A vous de partager ce questionnement en équipe ou dans votre foyer.

    Fraternellement,

    Le Conseil d’Administration du CMR Fédé de Lille.

  • Noël 2018, nous avons vécu l’aventure du calendrier inversé !

    Noël 2018, nous avons vécu l’aventure du calendrier inversé !

    Témoignage de Florence et Margot HUET (CMR 44).

    Noël 2018, nous avons vécu l’aventure du calendrier inversé !

    Chaque année les calendriers de l’Avent fleurissent dans les magasins, les réseaux sociaux nous abreuvent d’idées pour satisfaire petits et grands. Cette année là, c’était différent, j’avais envie d’autre chose.

    Nos enfants ont grandit, d’enfants elles sont devenues ados puis jeunes adultes, le calendrier « classique » aurait-t-il toujours cette même saveur aux senteurs de familles, d’amour, de partages ?

    Les rues en décembre sont remplies de personnes heureuses d’acheter de quoi fêter Noël, les pas se pressent dans les magasins, les marchés rivalisent de couleurs, d’odeurs alléchantes pour satisfaire chacun et chacune. C’est l’effervescence et on se laisse chaque année porter par cette ambiance aux senteurs de pain d’épices et de sapins.

    Mais Noël, ce n’est pas que féérie et douceurs, Noël c’est aussi une période où la solitude devient plus grande, où la précarité devient plus forte encore face aux manques qu’elle met à jour pour ceux qui l’éprouvent. Parce que d’enfants, d’ados, des adultes sont devenus isolés, sans travail, voire sans domicile fixe, abandonnés ou laissés pour compte. Plus les années passaient, plus notre famille n’arrivait plus à regarder ailleurs… L’envie de faire autrement devenait pressante.

    Tout en y réfléchissant, j’ai vu passer sur les réseaux sociaux cette idée du « calendrier inversé » : au lieu de recevoir, on donne, au lieu d’ouvrir une petite fenêtre, on remplit une boite, un sac… et ce sac, remplit pendant ces 24 jours d’attente, devenait cadeau pour une personne démunie. J’aimais l’idée.

    J’en ai parlé à notre 3ème fille, Margot, qui habitait encore avec nous. L’idée l’a séduite. Nous avons donc décidé de faire un « calendrier inversé » … choix des objets : de quoi a besoin une personne à la rue ? Il fait froid : des vêtements chauds, il, elle est seul-e ? : une petite radio transportable, un petit livre pour s’évader ? (nous aimons lire chez nous, pourquoi pas ?) un sac à dos, des produits d’hygiène, des gâteaux secs, une lampe torche…. De quoi se faire du bien, et de quoi être moins mal avons-nous pensé.

    Noël est arrivé et il était temps de remettre ce cadeau à quelqu’un, mais à qui ? Margot connait bien le centre de Nantes, sait où se trouvent les sans domicile fixe, mais aussi ce que l’on nomme les « punks à chiens »… terme plutôt laid pour désigner des jeunes principalement, qui vivent à deux ou en groupe, avec des chiens, beaucoup d’alcool et parfois de la drogue, des nomades, des personnes se disant libres mais vivant difficilement ces temps d’hiver au contact d’une population qui les rejette bien souvent.

    A qui donner ? Difficile, choisir une personne parmi d’autres ? Encore plus difficile… « choisir son SDF », quelle vilaine impression que nous partagions toutes les deux… arpentant les rues du centre ville, un peu angoissées, un peu fébriles, mais heureuses d’être là.

    Nous arrivons place du Commerce, près de la ligne de Tram et nous voyons ce monsieur, assis au milieu de ses sacs. Une barbe énorme rend son visage doux et agréable, il sourit, regarde autour de lui, ne dit rien mais observe. Il nous séduit et nous décidons : c’est lui !

    On s’approche, nous le saluons et nous asseyons près de lui… il s’étonne mais semble content. Je lui explique notre démarche (pas dans les détails… juste l’envie d’offrir) et comprend vite qu’il est étranger, même s’il parle le français et le comprend bien. Il est polonais, en France depuis 10 ans et depuis 6 ans il est à la rue. 3 ans qu’il passe ses journées ici « les gens me connaissent maintenant, j’ai mes petites habitudes ». Nous lui donnons le sac à dos, il ne regarde pas dedans mais nous remercie, sourit, continue à nous parler. Il le cache derrière lui et nous voyons arriver 2 jeunes, sensiblement éméchés, le regard hagard,  le teint blanc, ils tournent autour de nous, regardant Margot avec insistance, cherchant le sac des yeux ; je me sens moins bien… je vois Margot qui ne semble pas inquiète et cela me rassure. Et puis  le regard de ce monsieur se fige dans le mien, il me sourit encore, il calme mes inquiétudes. Puis, d’un coup, comme s’il pensait cela urgent, il me tend la main, enlève son gant, prend la mienne et ne bouge plus, 1 seconde, 2 secondes… moment de grâce.

    Au revoir monsieur, « au revoir » a-t-il répondu et il a regardé ailleurs.

    Nous avions souhaité prendre une photo de lui avec nous, cela nous a semblé déplacé alors nous l’avons photographié lui, tout seul, de loin alors que nous l’avions quitté.

    On ne s’est rien dit… on s’est regardées, contentes de ces quelques minutes avec lui. En montant dans le tram pour rentrer chez nous, nous nous sommes écriées, en même temps : « mais on ne lui a pas demandé son prénom » !!

    Noël 2018, une belle expérience qui déplace autant qu’elle apporte, et finalement si, on reçoit aussi !…

    Florence et Margot HUET.

    FABRIQUER UN CALENDRIER DE L’AVENT INVERSÉ POUR L’OFFRIR À UNE PERSONNE QUI EN A BESOIN !

    L’idée vient d’une association de Mons en Belgique, mais c’est largement transposable à l’échelle de chacun-e d’entre vous, dans votre ville ou votre quartier.

    De quoi s’agit-il ?

    L’idée de ce geste solidaire est de revisiter le traditionnel CALENDRIER DE L’AVENT : au lieu de s’offrir à soi même chaque jour une bricole, un chocolat pour patienter jusqu’au 24 décembre, mettre de côté chaque jour, dans un “colis de l’avent” un cadeau gourmand afin de partager tout le contenu du panier avec une personne démuni le 24 au soir, ou à la date de votre choix.

    Pour ce faire, on privilégie les denrées non périssables, les produits d’hygiène, voire une petite radio transportable, un livre, des gants, des chaussettes, une écharpe …, ce qui peut être utile mais aussi permettre de s’évader, pourquoi pas ?

    Il est aussi possible le 23 ou le 24 de glisser des denrées fraîches pour compléter le colis.

    Si vous n’osez pas franchir le pas et apporter vous-même votre colis à une personne démunie, renseignez-vous, il y a des associations autour de vous qui peuvent le faire (téléphonez à votre mairie, ils ont ce genre de renseignements).

    En « Avent » pour un Noël solidaire et fraternel !