Dans les années 1930, la Jeunesse agricole catholique (JAC) met en place une pédagogie d’éducation populaire pour permettre aux jeunes des campagnes de réfléchir sur les conditions d’exercice de leur métier et de travailler à la reconnaissance des paysan-nes.

La JAC (devenue depuis MRJC) jouera un rôle décisif dans la modernisation de l’agriculture française d’après-guerre. Dans la continuité de la JAC, la Ligue agricole catholique (LAC) est créée en 1939 : mouvement de réflexion pour les familles agricoles, pour que hommes et femmes participent ensemble à l’évolution de leur milieu. La LAC, devenue Mouvement familial rural (MFR) en 1945, accompagne la transformation du mode de vie des familles dans les campagnes en pleine mutation : le monde rural est de plus en plus diversifié et l’importance du secteur agricole diminue.

En 1966, le MFR devient Chrétiens dans le monde rural (CMR) et s’oriente vers un engagement social plus fort.

Quatre branches socioprofessionnelles structurent alors le mouvement : agriculture, emplois ouvriers ruraux, artisanat et commerce, professions libérales et techniciennes. Elles disparaissent entre 1989 et 1994.

Lors du congrès de Lourdes en 2000, une charte est adoptée qui comprend trois orientations majeures :

  • habiter autrement l’espace rural ;
  • favoriser l’émergence de projets citoyens ;
  • partager la recherche de sens.

Elles seront à la fois approfondies et actualisées lors des congrès de La Pommeraye (2005), Pontarlier (2010) et Hazebrouck (2015).