Catégorie : (00) national

  • Journée Agriculture et alimentation du CMR

    Journée Agriculture et alimentation du CMR

    Elevage et société,
    réinventer le lien

     

    Dans la continuité de la rencontre 2020 (combiner élevage et agriculture, une chance pour la terre), la journée agriculture et alimentation 2021 abordera le lien « élevage et société ».

    Témoignages, débats et apports théoriques viendront alimenter la réflexion sur notre rapport à l’animal.

    La rencontre aura lieu le 6 décembre à Paris (Salle Jussieu), pour participer l’inscription est obligatoire puisque le nombre de place est limitée. Nouveauté cette année la rencontre sera retransmise en direct sur Facebook live et en visio.

    Voici le lien pour s’inscrire : https://forms.gle/zSz21zFwYuis6bv78

     

    Flyer journée agriculture et alimentation 2021

  • Rapport de la CIASE sur les abus sexuels dans l’Eglise. Le CMR réagit…

    Quelques jours après la remise du rapport Sauvé de la CIASE « Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise », le CMR (mouvement d’action catholique et association d’éducation populaire) ne peut pas faire silence.

    Beaucoup de voix au sein de l’Eglise ont déjà exprimé leur « honte, colère,  salissure, humiliation, ciel noir au-dessus de l’Eglise.» Nous nous y associons et partageons ces sentiments.

    Comment l’Eglise en est-elle arrivée à ce « flagrant délit d’inhumanité » envers tant d’enfants ?

    Comment et pourquoi tant d’abus ont-ils été, de façon systémique, dissimulés, couverts, cachés, tus   provoquant l’implosion de tant de vies ?

    Après le choc de ce rapport, nous pensons d’abord à toutes ces victimes que l’Eglise n’a pas su reconnaitre et protéger.

    Soyons présents auprès d’eux, si nous en connaissons ou en croisons.

    Soyons attentifs aux paroles qui vont sans doute, encore, se libérer.

    Notre indignation, notre révolte et notre colère sont humaines. Prenons le temps pour gérer ces émotions, pour réfléchir calmement. Ouvrons des espaces d’échanges en équipe et avec d’autres.

    Notre mouvement fait bien partie de l’Eglise. Cette appartenance nous appelle à travailler avec d’autres mouvements, avec les laïcs, les prêtres, les diacres, les religieux-ses pour engager les réformes indispensables de l’Eglise dans sa gouvernance, pour un meilleur exercice des responsabilités.

    Le « Synode sur la  Synodalité » qui s’est ouvert  en ce 17 octobre,  est une vraie chance…  Alors, sachons la saisir, participons à ces échanges, prenons notre place. !!!

    Chrétiens dans le Monde Rural, nous souhaitons donner aux équipes de notre mouvement (et certains nous le demandent déjà), des outils pour ces échanges.

    Sûrement que dans nos paroisses, sur nos territoires, au sein de l’Eglise et en dehors, le CMR doit être à l’initiative de temps et de lieux où chacun pourra prendre parole, dire son émotion, sa colère, son incompréhension, chercher ensemble et faire des propositions précises pour une Eglise renouvelée, éclairés par les 45 propositions de la CIASE (https://www.ciase.fr/medias/Ciase-Rapport-5-octobre-2021-Resume.pdf ).

    Les coprésident-es du CMR

    Margot Chevalier

    Jean-Luc Bausson

  • Journée mondiale de l’alimentation : “Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie. »

    Journée mondiale de l’alimentation : “Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie. »

    La Journée Mondiale de l’Alimentation 2021 mettra l’accent sur le thème “Agir pour l’avenir. “Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie. » « . À l’occasion de cette Journée Mondiale de l’Alimentation, la FIMARC appelle avec la FAO dans tous les pays et d’autres acteurs à mettre en œuvre des initiatives concrètes pour créer un monde sans faim. La Journée mondiale de l’alimentation est célébrée le 16 octobre, date qui marque la création de la FAO en 1945.

    L’action collective entre pays est ce qui fait de la Journée Mondiale de l’Alimentation l’une des journées les plus célébrées de l’ONU. Les aliments que nous choisissons et la façon dont nous les consommons affectent notre santé et celle de notre planète. Elle a un impact sur le fonctionnement des systèmes agroalimentaires. La Journée Mondiale de l’Alimentation 2021 sera marquée une deuxième fois sur les pays du monde entier qui font face aux effets énormes de la pandémie mondiale de Covid-19. C’est le moment d’envisager l’avenir que nous devons construire ensemble.

    Lire la suite du communiqué de la FIMARC: 2021_Journée Mondiale de l’Alimentation

  • La pertinence de l’action catholique

    La pertinence de l’action catholique

    Edito

    Pertinence des mouvements d’Action Catholique

    Les mouvements d’Action Catholique sont nés dans la première moitié du XXe siècle de la volonté de l’Eglise de rejoindre nos frères humains dans leur vie réelle. C’est pourquoi ils se déclinent en de multiples organisations : ACE pour les enfants, MRJC et CMR pour le monde rural, JOC et ACO pour le monde ouvrier, JEC pour les étudiants, JIC, JICF, ACI, pour les indépendants, ACF pour les femmes, MCR pour les retraités, MCC pour les cadres, EDC pour les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens, Vivre l’Evangile Aujourd’hui et Partage et Rencontre pour tous… Nous partons de notre vie concrète pour y repérer des traces de l’Amour du Christ et pour développer ces ferments du Royaume de Dieu.

    Car le but inscrit dans notre nom est bien d’AGIR pour transformer ce monde et le rendre meilleur. Quand, dans le Notre Père, nous disons « Que Ton règne vienne », c’est bien dans cette vie-là que nous désirons ardemment que Son règne vienne ! Quand nous disons « Que Ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel », c’est bien ici et maintenant que nous allons tout mettre en œuvre pour bâtir un monde qui corresponde au rêve de Dieu pour l’humanité : non pas un monde où règne la prédation, le mépris, la violence et la guerre des civilisations mais au contraire un monde harmonieux où règne le respect de la Création, le respect inconditionnel de tout être humain, l’amitié sociale et la bienveillance entre les différentes cultures humaines car il n’y a qu’une seule civilisation humaine, un seul peuple de Dieu, même si nous Le célébrons dans des rites différents ; il n’y a qu’une seule humanité ! Fratelli Tutti ! Nous sommes tous frères et sœurs !

    Ce qui menace l’humanité, ce ne sont pas les différences culturelles qui sont une richesse, mais bien le mythe de la croissance infinie sur une planète finie, le modèle de développement industriel et la consommation à outrance qui détruisent la biodiversité, multiplient les gaz à effet de serre et rendront la vie sur Terre bientôt invivable. Voilà les vrais défis qui nous attendent : dans ce domaine, les mouvements d’action catholique ont entamé avec d’autres des réflexions de fond qu’il sera utile de diffuser dans l’Eglise et dans la société. Nous devons préparer des modèles de développement alternatifs pour « le monde d’après », être des « créateurs d’une autre humanité, des passeurs d’Espérance » (Congrès 2010). Evidemment, cette tâche sera avant tout l’œuvre des jeunes générations, faisons-leur confiance, soyons attentifs à leurs intuitions et passons-leur le flambeau !

    Yves Junet

    Administrateur national

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  • Lettre d’interpellation à E.Macron

    Lettre d’interpellation à E.Macron

    Demande de réorientation forte du Plan Stratégique National afin que les aides de l’éco-régime soutiennent les pratiques agricoles en proportion des bénéfices réels pour l’environnement.

    Dans le cadre de notre partenariat actif à la Plateforme Pour Une Autre, le CMR est co-signataire d’une lettre d’interpellation à l’attention du Président de la République concernant le Plan Stratégique National.

    Lettre-PSN-PAC-septembre

  • Tribune : il faut amplifier la conversion écologique

    Alors que s’achève l’année « Laudato Si’ » proclamée par le pape François le 21 mai 2020, douze responsables d’organisations chrétiennes en France, dont le CMR,  appellent à des politiques publiques plus ambitieuses.

    Alors que la loi « climat et résilience » votée à l’Assemblée doit être maintenant examinée par le Sénat, nous, chrétiens, souhaitons rappeler l’importance majeure d’un engagement collectif ambitieux réellement apte à répondre l’urgence écologique.

    Le travail remarquable de la Convention citoyenne sur le climat, instance délibérative composée de citoyens tirés au sort, qui, confrontés à la réalité scientifique et sociale du changement climatique, ont élaboré des propositions éclairées et courageuses, constitue une véritable chance d’avancer.

    Des orientations trop timides

    Pourtant, force est de constater qu’à ce jour, les orientations et décisions prises ne sont pas à la hauteur des enjeux. Trop timides, les dispositions prévues par la loi ne permettraient en l’état qu’une réduction minime des émissions de gaz à effet de serre alors que, rappelons-le, l’Europe s’est engagée sur un objectif de – 55 % d’ici à 2030 !

    Quelques exemples d’initiatives repoussées : 1/5 des logements sont des passoires énergétiques et beaucoup sont habitées par les plus pauvres, l’initiative «rénovons» (Secours catholique, Fondation Abbé-Pierre…) proposait un financement de 95 % des ménages les plus modestes engageant des travaux ambitieux.

    Autre exemple, les chèques alimentaires favorisant l’accès à une alimentation de qualité pour les ménages modestes – mesure 6.1.5 de la Convention et proposition de l’appel « Mettre la jeunesse et les milieux populaires au cœur de la transition écologique » (Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France, Scouts et Guides de France, Mission populaire évangélique, Fédération de l’entraide protestante…) : ceux-ci attendent encore un arbitrage et les amendements d’amélioration du dispositif ont été rejetés.

    La restriction des vols courts en avion a été amputée alors qu’elle ne pèse que sur les 4 % les plus aisés. La lutte contre la publicité encourageant le gaspillage énergétique, une vraie limitation de l’artificialisation des sols, une viande moins fréquente mais de meilleure qualité dans les cantines et un vrai temps de repos comme suggéré par le président de la conférence épiscopale rendraient cette loi réellement efficace.

    Rappelons l’importance de l’enjeu : « user de ce monde comme n’en usant pas » (Calvin citant Saint Paul), « sauvegarder » l’habitabilité humaine de « sœur notre mère la terre » (François d’Assise) et à cette fin, de s’engager « dans une courageuse révolution culturelle » (lettre encyclique Laudato Si’, 114), « nous convertir dans notre attitude et dans nos actes, en adoptant des pratiques de sobriété et de simplicité, non sur le mode du renoncement héroïque mais sur le mode du partage joyeux » (pasteur François Clavairoly, métropolite Emmanuel, Mgr Georges Pontier, septembre 2015)

    Les jeunes manifestent leur inquiétude

    Depuis plus de 40 ans, de nombreux scientifiques et des ONG se sont mobilisés pour alerter sur le changement climatique et les conséquences du modèle actuel de développement sur l’homme et la planète.

    Aujourd’hui la population est de plus en plus consciente de ce défi. Les jeunes en particulier, nombreux, manifestent fortement leur inquiétude sur le devenir de la planète. En témoignent les marches pour le climat qui ont été organisées le 9 mai dans de nombreuses villes auxquelles ont souvent participé des cortèges chrétiens. On peut également saluer les efforts déployés par divers acteurs de la société civile ainsi que par des entreprises pour promouvoir des modes de consommation et de production plus respectueux de l’environnement.

    Mais sans une accélération de la mutation, les nouvelles générations et leurs enfants seront inévitablement confrontées à ce fardeau qui s’alourdit chaque jour.

    Les chrétiens partie prenante

    Les chrétiens sont et seront pleinement partie prenante dans cette mobilisation car « le défi environnemental que nous vivons et ses racines humaines nous concernent et nous touchent tous » (Laudato Si’, 13). C’est un défi spirituel et éthique qui découle de l’amour du prochain, un devoir moral de regarder en face le grave danger que font courir les atteintes à la Terre, spécialement pour ceux des régions les plus démunies du globe.

    L’option préférentielle pour les pauvres à laquelle l’Église est profondément attachée est en jeu. Ce sont les plus petits, les habitants des régions planétaires les plus pauvres, qui souffrent le plus des dérèglements climatiques, et qui y seront les plus exposés à l’avenir, alors même qu’ils en sont les moins responsables. Et parmi ces plus petits, il nous faut également compter les générations futures, nos propres enfants auxquels nous avons la responsabilité de léguer une Terre habitable. Comme le défend le Conseil œcuménique depuis les années 1970, il s’agit bien de construire des « communautés durables » où s’allient justice, paix et sauvegarde de la création.

    La responsabilité de chacun

    D’autre part, la foi en un Dieu créateur de ce monde par amour confère à chaque homme et chaque femme une responsabilité particulière vis-à-vis de la planète qu’Il leur confie. Chacun est invité à respecter la création, à “cultiver et garder” la terre, dans un élan de gratitude et en continuant l’acte créateur. Le théologien protestant Jacques Ellul écrivait en 1974 : « Si Dieu conduit sa création dans l’Amour, par l’Amour, en vue de l’Amour, il doit en être de même pour l’homme qui ne doit pas gérer cette création pour la puissance et la domination, mais en tant que représentant de l’Amour de Dieu ».

    Nous lançons donc un appel renouvelé, aux côtés de nombreux acteurs de la société civile, pour accélérer la mutation nécessaire en accompagnant les changements des mesures de soutien indispensables. Nous appelons les responsables et engagés politiques de tous bords à intégrer de manière volontariste les réorientations du modèle économique pour que le monde de demain soit durable.

    Cet appel concerne aussi chaque citoyen du monde dans sa conscience morale et ses capacités à accepter de nouveaux modes de vie plus sobres et plus compatibles avec les ressources et les fragilités de notre terre. Il est plus que temps.

    Signataires : Olivier Brès, président du Comité national de la Mission populaire évangélique de France, Sylvie Bukhari de Pontual, présidente du CCFD-Terre solidaire, Wiliam Clapier, essayiste et théologien, membre de Chrétiens unis pour la terre, François Clavairoly, pasteur, président de la Fédération protestante de France, Manuele Derolez, déléguée générale CCFD-Terre solidaire, Véronique Fayet, Présidente du Secours catholique, Gilbert Landais, responsable de Chrétiens Unis pour la Terre 35, Laura Morosini, présidente Chrétiens Unis pour la Terre, initiatrice du premier plan climat de Paris, Stéphane Lavignotte, pasteur, théologien, Mouvement du christianisme social, responsable de la Maison ouverte, Marie-Laure de Noray, Chrétiens dans le monde rural (CMR), Cédric Letourneur, Secrétaire National Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC)
  • A la découverte des vins du roannais

    A la découverte des vins du roannais

    Du 24 au 31 juillet aura lieu les vacances formation à Ressins dans la Loire (42). Ce temps fort de notre mouvement est une occasion unique de joindre formation et découverte du patrimoine dans une ambiance détendue et joviale avec des personnes venues de la France entière.

    Afin de nous aider à financer le séjour nous vous proposons de joindre l’utile à l’agréable et de commencer à découvrir le patrimoine viticole du roannais à travers la dégustation (avec modération) de ses vins.

    Proposition des vins

    Bon de command

  • La future PAC enterre les promesses d’Emmanuel Macron sur les services environnementaux

    La future PAC enterre les promesses d’Emmanuel Macron sur les services environnementaux

    Paris, 28/04/2021. 200 millions d’euros par an dans la PAC pour les services environnementaux rendus par les agriculteurs et agricultrices. C’était la promesse de campagne du candidat Macron à la présidentielle de 2017[1]. Quatre ans plus tard, alors que les négociations PAC battent leur plein et qu’une nouvelle manifestation de la FNSEA contre les éco-régimes est attendue vendredi 30/04 à Strasbourg, les premiers arbitrages sont tombés, l’agriculture biologique perdrait 132 euros par hectare et par an.

    66% d’aides environnementales en moins pour les bio

    Entre 2015 et 2019 un agriculteur bio touchait en moyenne 202 euros par hectare et par an d’aides environnementales sur le pilier 1 de la PAC : 80 euros pour le paiement vert et 122 euros d’aide spécifique pour les bio. Les premiers arbitrages pour la future politique agricole commune, qui se veut plus ambitieuse sur le plan environnemental, propose de passer ce montant à 70 euros par hectare et par an pour la Bio, au même niveau que d’autres pratiques agricoles qui autorisent les pesticides et engrais azotés de synthèse. Un premier niveau de paiement à 55 euros par hectare et par an sera accessible à la quasi-totalité des agriculteurs avec une fois encore très peu de contraintes environnementales.

    Il n’y aura donc plus aucune incitation financière de la part de l’Etat à arrêter d’utiliser des pesticides et des engrais azotés de synthèse.

    Le ministre de l’agriculture doit revoir sa copie et tenir les promesses présidentielles

    « Bien sûr qu’il faut encourager tous les agriculteurs à améliorer leurs pratiques environnementales, mais le gouvernement doit créer une échelle de rémunération pour ça et non pas proposer des montants aberrants sans aucun changement de pratique » décrypte Loïc Madeline, secrétaire national PAC à la FNAB. Et de conclure : « On peut rendre accessible l’éco-régime à 70% des agriculteurs et agricultrices sans sacrifier les meilleures pratiques, avec nos partenaires nous allons proposer rapidement des chiffres alternatifs au ministère ».

    Les signataires déplorent que les groupes de travail qui avaient été promis après l’élection présidentielle pour définir les paiements pour services environnementaux n’aient jamais été mis en place par le ministre de l’agriculture.

    Les niveaux de paiement de l’éco-régime doivent être revus en fonction des services rendus réellement par les modèles agricoles. La bio est le seul modèle plébiscité par la science pour ses effets sur la biodiversité, sur la qualité de l’eau, sur la santé humaine et sur le bien-être animal. Les signataires demandent un paiement à 145 euros par hectare et par an pour tous les agriculteurs et agricultrices bio.

    Contact presse :

    FNAB – Loïc Madeline – 06 22 30 45 54

    CIWF – Laetitia Dinault : 06 26 07 55 43

    Eau et Rivières de Bretagne – Arnaud Clugery : 06 73 30 73 10

    [1] https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/agriculture

    Lire le communiqué