Catégorie : (00) national

  • Une assemblée générale vraiment extraordinaire !

    Une assemblée générale vraiment extraordinaire !

    Le samedi 13 juin, certes une assemblé générale extraordinaire était convoquée par le CMR en amont de son assemblée générale ordinaire, mais c’est son mode de fonctionnement qui a été innovant !

    76 personnes réunies en visioconférence, avec des temps de présentation courts, concis, afin de permettre des temps de questions/réponses et de dialogue.

    D’ailleurs, il a été noté que l’écoute et la prise de parole avaient semblé facilitées, renforcées.

    Une assemblée générale que tou·tes les participant·es avaient eu à cœur de préparer dans un réel souci d’efficacité, avec une organisation sans faille mise au point par l’équipe nationale des salarié·es.

    Le CMR, comme tous les mouvements d’Église, est dans la tourmente : baisse du nombre d’adhérent·es, baisse des recettes générées par les cotisations, « crise » de l’engagement d’une manière générale, difficulté à « fonder », à renouveler les bureaux fédéraux… et en plus, le congrès national annulé pour cause de pandémie mondiale.

    La mobilisation, l’analyse, les idées, les propositions ont nourri les temps de dialogue, avec un même objectif : relancer la machine, à tous les niveaux de responsabilités et d’engagements.

    « Faire du lien » : tel a été le fil rouge de ces discussions. Liens transversaux au sein même de l’association, liens entre les générations, liens à inventer puis à tisser avec les personnes restées au bord des chemins, liens à entretenir dans nos choix de vie quotidiens avec l’international, liens à renforcer avec l’Église.

    Des liens qui disent une gouvernance du mouvement que nous avons voulu affirmer politiquement, en modifiant les statuts de l’association : coprésidence, création et fonctionnement du comité de gouvernance ont ainsi été actés par le scrutin de l’assemblée générale extraordinaire.

    Nourries par ce temps de pause imposée, par l’Espérance exprimée dans la Clameur et dans le chant du congrès, « Au monde rural », les équipes ont affirmé, lors de ces temps d’assemblées générales, leur volonté d’avancer, ensemble, en débroussaillant, en analysant, en proposant, en projetant, en mettant en œuvre… en étant au cœur du « Voir, Juger, Agir ».

    Dominique de Viviès, coprésidente du CMR

  • Au monde rural

    Au monde rural

    Chant du CMR 2020. Paroles et musique de Marie Coutant.

    1. Nous vivons dans un jardin mondial
    Ce paradis c’est notre maison commune
    Démocratie, climat, urgences sociales !?
    Plus je consomme plus la planète se consume !
    Faisons des choix, chacun est digne
    Gardons l’espoir, bougeons les lignes
    Femmes et hommes, portons la clameur
    L’espérance au cœur du monde rural

    2. Nous habitons territoires et paysages
    Citoyens militants de la Terre
    De nos mains nous cultivons le partage
    Et récoltons mille façons de faire
    Produisons de la nourriture saine
    Embellissons nos relations humaines
    Femmes et hommes, portons la clameur
    L’espérance au cœur du monde rural

    3. Nous voulons une société fraternelle
    Plusieurs familles aux multiples visages
    Migrons ensemble vers un autre modèle
    Accueillons des réfugiés dans nos villages
    Poussons la voix, créons une danse
    Au nom du droit, de la tolérance
    Femmes et hommes, portons la clameur
    L’espérance au cœur du monde rural

    4. Nous moissonnons avec joie dans nos campagnes
    À chaque pas ce qui tisse du lien
    En équipe jusqu’au sommet de la montagne
    Ce qui compte c’est de faire le chemin
    Que soient vivantes les bonnes nouvelles
    Et que chacun y mette son grain de sel !
    Femmes et hommes, portons la clameur
    L’espérance au cœur du monde rural (ter)

    5. Nous t’invitons à inventer un idéal
    À rendre grâce à Dieu aujourd’hui
    Partageons le pain, le vin à cette table
    Et célébrons la beauté de la Vie !

  • Une année pour célébrer Laudato si’

    Une année pour célébrer Laudato si’

    « Le cinquième anniversaire de l’encyclique survient à un moment décisif – une pandémie mondiale – et le message de Laudato Si’ est tout aussi prophétique aujourd’hui qu’il l’était en 2015. L’encyclique peut, en effet, fournir la boussole morale et spirituelle nécessaire au voyage vers la création d’un monde plus attentionné, inclusif, pacifique et durable. »

    La brochure du Dicastère pour la promotion d’un développement humain intégral est à télécharger ici.

  • Découvrez Chemins, le journal de la FEDEAR

    Découvrez Chemins, le journal de la FEDEAR

    Le journal Chemins est la publication de la FEDEAR, Fédération d’équipes apostoliques de religieuses et religieux (cliquer ici pour la présentation de l’association). Voici l’édito du n° 199.

    « Qu’ils aient en eux ma joie » Jn 17,21

    Dans ce numéro de Chemins, je vous invite à entrer dans l’espace que nous a offert la dernière assemblée générale de la FEDEAR (19 novembre 2019).

    Vous allez être surpris, car si vous croyez savoir que le nombre des coordinatrices présentes à l’AG n’est pas en augmentation, qu’il y a des défections, que les âges sont à dominante « cheveux blancs » et que vous vous découragez en voyant votre équipe de révision de vie s’amenuiser… eh bien, je vais vous surprendre en reprenant la phrase célèbre de Socrate, « Je sais que je ne sais rien. » Oui, nous ne savons rien ou si peu de ce qui s’est vécu à l’AG si nous n’avons pas participé. Pour savoir et comprendre, laissez-vous guider.

    Entrez avec curiosité, entrez avec le désir de découvrir ce qu’elles et qu’ils ont bien pu vivre à cette AG ! Venez de nuit, parce qu’un vrai feu d’artifice vous attend. Laissez-vous guider.

    Ouvrez Chemins et laissez-vous imprégner des témoignages et des faits « porteurs de joie ». Magnifique et surprenant, tout ce vécu apporté sous différentes formes d’expression. Feu d’artifice de créativité, d’imagination, et de grande simplicité de partage. Ce sont des expressions fortes, des actes de foi en la vie, dans des situations et des lieux inattendus, comme étant « porteurs de joie ».

    Laissez-vous guider. C’est votre vie, notre vie de religieuses(x) apostoliques qui se déploie et qui se révèle, dans ce temps fort qu’est l’AG. En accueillant avec émotion et joie toute cette expérience faite de rencontres, de longs cheminements et de patience, en regardant les convictions et la foi des actrices et des acteurs d’un jour, j’ai pensé que les conditions étaient requises pour que nous vivions une joyeuse, belle et fraternelle assemblée.

    Laissez-vous guider par Nicole Fabre dans le psaume 1, qui commence par « Heureux ». Nous aurons toujours à choisir entre le chemin du juste et la marche avec les méchants : heureux ou mal faisant !

    Et si vous avez répondu en régions, aux questions préparatoires à l’AG, vous trouverez vos expressions, reprises par Suzanne David sous forme de Powerpoint. Regarder la réalité sans déni et repérer ce qui peut être force de vie et d’avenir. Nos points forts et nos points faibles dessinent peut-être l’ébauche d’une réflexion que nous aurons à engager ensemble à la rencontre nationale 2021.

    Entrez dans la vie de la FEDEAR. La vie des régions reste dynamique et des journées de formations régionales sont proposées.

    Laissez-vous guider. La trame profonde de cette journée, c’est la joie. Et saint Jean nous le dit avec conviction : « Qu’ils aient en eux ma joie » (Jn 17, 21). La joie du Christ, puisée dans la manière dont il regarde et accueille ses frères abîmés, exclus, malades… ceux qu’il relève et qui se mettent debout. Sa joie nous tient éveillés quand nous la recevons et quand nous la transmettons, quand nous vivons en esprit de sortie et de visitation.

    Marie-Lise Milhé, sœur de Gethsémani

    Chemins, n° 199, mars 2020.
  • Non à l’importation de viande bovine mexicaine en Europe. Oui à la souveraineté alimentaire, en Europe et dans le monde !

    Non à l’importation de viande bovine mexicaine en Europe. Oui à la souveraineté alimentaire, en Europe et dans le monde !

    Le 28 avril 2020, la Commission européenne a proposé un accord international permettant l’importation de 20 000 tonnes de viande bovine mexicaine en Europe, à droit de douane réduit. Cet accord doit à présent être voté par le Conseil des ministres de l’UE et par le Parlement européen.

    Cette proposition a fait réagir l’interprofession de la viande (Interbev) et les principaux syndicats agricoles en France, qui sont tous opposés à cette mesure, rappelant que jusqu’à présent, la viande bovine mexicaine était interdite d’importation en Europe faute de garanties suffisantes sur le plan sanitaire. De plus, la crise du Covid-19 a rappelé aux États l’importance de la souveraineté alimentaire en période de limitation des transports : pouvoir produire une alimentation de qualité localement est un atout.

    Au sein du mouvement Chrétiens dans le monde rural, nous sommes particulièrement sensibles aux questions agricoles et alimentaires. Avec les agriculteurs et agricultrices membres de notre association, nous avons à cœur de réfléchir, de débattre et d’agir pour des systèmes alimentaires durables. Le CMR soutient tous les agriculteurs et agricultrices : personne ne doit être laissé de côté. Mais nous ne soutenons pas tous les modèles agricoles.

    Encouragé-es par l’encyclique du pape François, Laudato si’, sortie il y a cinq ans, nous voulons réaffirmer nos aspirations au sujet de l’agriculture et l’alimentation et en particulier, aujourd’hui, sur la production et la consommation de viande.

    Notre politique de l’alimentation doit viser à diminuer notre consommation de viande, pour assurer à toutes les populations qui en ont besoin de manger une viande de meilleure qualité, produite localement, qui permette une digne rémunération des éleveurs. En France, les éleveurs de bovins-viande sont parmi les plus bas revenus. Leur nombre diminue. Leur disparition pourrait encore accroître notre dépendance vis-à-vis du marché mondial. De plus, l’élevage bovin permet le maintien de prairies, utiles à la biodiversité, à la gestion de l’eau et à la lutte contre le changement climatique, et à l’entretien des massifs de moyenne montagne.

    Nous nous opposons à la libéralisation des marchés internationaux qui orientent les systèmes agricoles vers des modèles non durables (déforestation, accaparement des terres, culture intensive du soja et du maïs, absence de traçabilité).

    Il est aussi nécessaire de se questionner sur ce paradoxe : ce sont parfois les mêmes personnes qui dénoncent les accords internationaux qui pénalisent nos producteurs, qui « en même temps » défendent à cor et à cri la vocation exportatrice de notre agriculture. Si nous sommes opposés à l’importation de viande bovine mexicaine en Europe, de la même manière, nous sommes solidaires des paysan-nes d’Afrique de l’Ouest victimes des exportations de poudre de lait de l’UE, encore aggravées depuis le Covid-19.

    La souveraineté alimentaire devrait être la pierre angulaire de toutes les politiques agricoles et alimentaires dans le monde. Elle est incompatible avec les traités de libre-échange. La défense de la souveraineté alimentaire est une expression de solidarité internationale.

    Nous encourageons donc les citoyens et les citoyennes à écrire aux eurodéputé-es à ce sujet.

    Anne-Marie Blanchard et Dominique de Vivies, co-présidentes du CMR

    Photo myri_bonnie, CC BY-NC-ND.
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 29 mai

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 29 mai

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 15, verset 19

    Après sa résurrection, Jésus se manifeste à quelques-uns de ses apôtres, au bord du lac de Tibériade. Dans cet extrait, il prend son apôtre Pierre à part pour lui confier une mission : «Sois le berger de mes brebis. »

    Avant de lui confier cette mission, il lui pose trois fois la même question : « M’aimes-tu ? » Remarquons bien qu’il ne demande pas à Pierre ce qu’il a retenu de son compagnonnage de trois ans avec lui, ni quels sont ses projets. Non ! Une seule question, à trois reprises : « M’aimes-tu ? » Ce ne sont pas les qualités de Pierre, son autorité ou ses compétences, mais la reconnaissance de l’amour donné qui fonde sa charge de pasteur.

    Quelle est la réponse de Pierre ? « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Il a conscience de sa faiblesse, lui qui a renié Jésus trois fois dans la cour du grand-prêtre. Il dépasse la honte de son triple reniement ; il sait qu’il est pardonné. Il ne répond même pas en « je » mais en « tu » : « Tu sais que… » Il ne se met pas en avant, il ne jure pas de sa bonne foi mais en appelle au savoir de Jésus.

    Écoutons maintenant Jésus nous poser cette même question : « M’aimes-tu ? »  Comment répondrons-nous ? Nos actions ne semblent-elles pas refléter le contraire ? Répondrons-nous avec la même confiance, la même humilité que Pierre ? Cette expérience de Pierre, d’échec et de reniement, est celle de chacune et chacun de nous dans notre cheminement avec Jésus. Mais nous pouvons être certains du pardon qu’il nous accorde.

    « Suis-moi. » C’est l’invitation que Jésus adresse à Pierre. C’est aussi à nous qu’il l’adresse. Être disciple, ce n’est pas tout comprendre, ni tout réussir, mais conformer sa vie à celui qui est le seul pasteur. C’est ainsi que nous porterons la clameur du rural dans l’espérance. En cette veille de Pentecôte, laissons l’Esprit nous conduire.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Depuis le début du confinement, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) a été heureuse de vous proposer un commentaire de l’Évangile du jour. Nous espérons que cette initiative vous a aidé-e à vivre cette traversée et vous invitons à continuer à porter la clameur du rural.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Saint-Pierre en Gallicante, Jérusalem. Photo archidiocèse de Boston, CC CC BY-ND (détail).
  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 28 mai

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 28 mai

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 17, versets 20-26

    Jean nous parle d’une dernière prière du Christ avant sa mort. Au moment d’affronter la souffrance, l’humiliation et la mort, le Christ prie son Père, non pas pour lui, mais pour les autres.

    Sa prière est pour toutes les personnes qui croient en Lui. Mais celles-ci ne pourront croire qu’à la condition qu’il y ait des disciples pour prononcer la Parole. Cette dernière est à la fois amour qui agit et conversation qui dit l’amour.

    Soyons confiants : Le Père ne refuse rien au Fils. Aussi, oui, sachons-le : le Père nous donne l’unité qui est signe du Royaume d’Amour de Dieu. Le monde ne peut croire en l’Amour que si nous acceptons de témoigner de notre unité. Et nous sommes uni-es les unes, les uns aux autres parce que disciples nous acceptons d’entrer, en particulier par l’Eucharistie en Christ et d’être déjà maintenant un en Dieu.

    Eh oui, nous sommes baptisés et nous avons la chance de connaître l’Évangile, c’est à dire le chemin d’Amour de Dieu. Aussi avons-nous une grande responsabilité, un grand service à rendre : nous devons permettre à Christ de s’incarner dans la société d’aujourd’hui, dans son histoire. Par notre baptême, par l’Esprit qui est en nous depuis ce jour, invitons le Christ à vivre avec nous la pandémie, le confinement, le déconfinement, la situation socio-économique douloureuse que nous allons vivre dans le monde entier. Refusons le désespoir, mais discernons les signes d’Espérance et ils sont nombreux.

    Saint Jean, dans son Évangile, nous l’affirme. Parce que Dieu Père aime l’humanité et lui donne vie, parce que Dieu Fils continue son incarnation jusqu’à la fin des temps, parce que Dieu esprit est totalement présent et agissant dans la vie de l’humanité, alors Dieu est avec nous et nous fait déjà entrer en unité avec Lui. Alors, nous pouvons avoir confiance : nous ne sommes pas seules ou seuls : Quand nous agissons avec nos sœurs et nos frères, quand nous nous réunissons pour voir, discerner et agir, quand nous prions et célébrons, Christ est avec nous et nous relie au Père qui nous remplit de l’Esprit. Quelles que soient nos faiblesses et nos « petites morts », il nous relève et nous permet de porter témoignage de son Amour. Ayons confiance et acceptons notre mission de servante et serviteur. Fort de l’Esprit Saint de Pentecôte, Dieu saura transformer nos petits gestes en Sacrement de son Amour.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo Delphine Ménard, CC BY-SA.
  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 27 mai

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 27 mai

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 17, versets 11b-19

    Dans ce chapitre 17, Jésus adresse une longue prière à son Père avant sa Passion, prière qui conclut son discours d’adieu.

    Que lui demande-t-il pour ses disciples? Durant sa vie apostolique, il les a protégés, guidés, soutenus. Il demande à son Père de les aider à rester fidèles à son nom, à transmettre cette joie de vaincre la mort, à être guidés par cette joie. Ce message ne s’adresse-t-il pas aussi à nous dans ces moments d’interrogations diverses que nous traversons?

     « De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. »

    « Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. »

    « Je ne te prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. »

    Jean souligne l’opposition entre les disciples et le monde : ils sont laissés dans le monde ; ils n’en font cependant pas partie. Ils n’y seront pas mieux accueillis que Jésus et seront haïs à leur tour. Mais Jésus prie pour qu’ils ne se retirent pas du monde. Jésus prie pour, qu’au contraire, ils agissent en son sein et témoignent de l’amour de Dieu.

    Cette prière exprime le désir de vivre bien attaché à la vérité que Dieu nous a révélée. La tentation peut être grande de se retirer dans un petit îlot avec l’espoir, un peu vain, de vivre dans la paix et l’harmonie. Comment « ne pas être du monde » tout en « n’étant pas enlevé du monde » ? En nous tenant en ce lieu qu’est la Parole. L’Évangile nous tire du côté des chemins de vie, non de perdition.

    Nous appartenons au monde avec tout son désordre. Ne cherchons pas une existence épargnée par la lutte. Notre mission est d’être sel de la terre et lumière du monde, en témoignant de la vérité et de l’amour de Dieu.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Christ en majesté, église abbatiale de Saint-Chef (Isère).
  • Commentaire de l’Évangile du mardi 26 mai

    Commentaire de l’Évangile du mardi 26 mai

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 17, versets 1-11a

    Dans cette première partie de la prière dite « sacerdotale » de Jésus… très probablement composée par l’auteur de l’Évangile, mon attention est attirée par la place du monde, thème important dans cet Évangile, ce monde d’où le Père nous a pris pour nous donner au Christ ! Mais alors, comment être dans le monde sans être du monde ?

    Avec ce que nous venons de vivre, il est vrai que l’avenir de ce monde (notre Terre et les êtres vivants qui la peuplent) semble bien compromis, surtout si nous refusons de passer dans un après différent de l’avant.

    Avant, pour beaucoup d’entre nous (les habitant-es de cette terre), c’est la société technicienne qui, avec son exigence d’efficacité, nous apparaissait de plus en plus comme le chemin du salut, mais le voilà bien compromis aujourd’hui ! Nos smartphones et autres montres connectées ne nous donnent guère d’espoir face à cette pandémie plus forte que nos économies et autres options politiques.

    Or, c’est dans le monde que le Christ ressuscité nous laisse, partant auprès du Père, après nous avoir donné des paroles d’espérance qui nous permettent d’y vivre, mais en cessant d’idolâtrer les œuvres humaines (la technoscience peut en être une dont le pape François dénonce la toute-puissance dans Laudato si’). Ce monde que les techniciens ont colonisé, monde à l’issue incertaine, a besoin d’espérance, raison pour laquelle le Christ prie pour celles et ceux que Dieu lui a donnés, afin qu’ils œuvrent en conséquence, pour sa vie donnée ne l’ait pas été en vain.

    Dans le prolongement de cette réflexion, je vous invite à lire l’article de Frédéric Rognon, dans le numéro d’Études de mai 2020 (pp. 67-78), consacré à Jacques Ellul : « Une espérance pour un monde sans issue ».

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Image Stefan Keller (Pixabay).
  • Commentaire de l’Évangile du lundi 25 mai

    Commentaire de l’Évangile du lundi 25 mai

    Commentaires à partir des Actes des Apôtres, chapitre 19, versets 1-8 et Jean, chapitre 16, versets 29-33

    Les disciples s’adressent à Jésus : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin, qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »

    C’est à la fin du dernier repas que ce dialogue a lieu avec Jésus et ses disciples. Progressivement le Maitre a préparé ses compagnons à son départ imminent. Quelle délicatesse de la part du Seigneur ! Pour les disciples, l’événement est grave, c’est-à-dire porte tout le poids de l’histoire de ce temps vécu avec leur maître et leur adhésion à Lui.

    Le maître les prépare à sa séparation. Le groupe sera dispersé. Il les rassure : « Je ne suis pas seul puisque mon père est avec moi. »

    Comment cette parole nous rejoint-elle ?

    Le CMR va vivre une AG. Des membres quittent la responsabilité nationale. Le travail de préparation du congrès a permis aux membres de voir ensemble la clameur du monde rural. Le confinement suite à la pandémie a stoppé l’élan de ces préparatifs. Notre attachement au CMR a-t-il été freiné ?

    Notre adhésion au Ressuscité s’est renforcée par tous ces liens tissés les uns avec les autres autrement.  Jésus nous donne un critère de discernement de sa présence.

    « Je vous ai parlé ainsi afin qu’en moi vous ayez la paix » Le CMR est un Don de Dieu.

    Comment accueillir aujourd’hui ce Don ? Le maître nous attend déjà à travers toutes les beautés de la création mais aussi dans le combat pour la justice avec les hommes les femmes qui ont le souci de préparer l’avenir des générations futures.

    Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo Marc Lagneau, CC BY-NC-ND.