Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • Vivre en rural ? Retour sur le Grand Débat national

    Vivre en rural ? Retour sur le Grand Débat national

    Depuis novembre dernier l’actualité a mis en lumière de façon inattendue et brutale les difficultés d’une grande part de la population, particulièrement en rural, à vivre au jour le jour et à être entendue par nos dirigeants. A l’occasion de sa journée départementale, le CMR Loiret a proposé aux équipes de prendre une part active au débat qui nous est proposé, à nous y engager, à faire entendre notre espérance de Chrétiens face aux enjeux de cette crise démocratique, écologique et sociale. Le but de cette journée était de mettre en commun nos engagements dans ce débat et d’oser une parole commune sur ces questions si complexes. Elle a réuni 35 personnes en lien avec le CMR ou engagée dans d’autres mouvements, paroisses, municipalités.

    Nous avons commencé par un échange sur ce que nous avons vécu de cette crise.

    Au-delà du problème de la taxe sur le prix du gazole nous avons compris que les mécontentements étaient nombreux et profonds. Et peut-être toujours pas entendu par le gouvernement. Les gens n’ont plus de porte-parole ils se sentent seuls à l’exemple d’une femme en difficulté sociale qui va tous les samedis sur le rond-point : « j’ai trouvé une famille ! »

    Comment nous nous sommes engagés dans le débat national ?

    Dans quelques communes, des débats ont été proposés par les municipalités. D’autres débats ont eu lieu à l’initiative de citoyen ou d’association locale (Beaune la Rolande, Nogent, St Germain des prés). Les débats ont pu rassembler 40 à 50 personnes mais pas ou peu de « gilets jaunes ». Des gens de milieux très différents avec pour certains des discours assez agressifs et contestataires. Les gens n’ont pas l’habitude d’échanger, de discuter et d’écouter. Quelques personnes engagées dans les manifestations sont venues dire leur souhait d’aller plus loin, de dialoguer. D’autres ont dit leur désarroi de ne pas pouvoir entrainer les autres « gilets jaunes » dans une réflexion constructive. On note partout une forte demande d’écoute des gens par les responsables politiques.

    Pour 2 équipes CMR la participation au Grand Débat a été le sujet d’une ou plusieurs rencontres pour mieux comprendre ; pour réfléchir à des propositions ; pour repérer les signes d’espérances ?

    Au-delà des difficultés et des inquiétudes pour l’avenir quels signes d’Espérance ?

    Les manifestations ont permis à des gens qui n’en n’avaient jamais fait l’expérience de s’exprimer, de s’écouter. Quelques-uns ont envie de continuer à réfléchir autrement et à s’engager. Ensuite trois groupes se sont constitués pour réfléchir à des propositions. Dans chacun des groupes les échanges ont été riches avec des propositions qui mériteront d’être remontées à nos élus à l’occasion des échéances électorales par exemple.

    Faire entendre notre espérance de Chrétiens face aux enjeux de cette crise démocratique, écologique et sociale

    Démocratie et citoyenneté

    • Adapter les modes de représentations pour instaurer un vrai dialogue entre la population et les élus. Créer des lieux de proximité ou les différentes questions des citoyens pourraient trouver une réponse
    • Passer de l’information à l’éducation pour un changement de mentalité
    • Dépasser le sentiment d’impuissance qui nous paralyse face à la complexité des problèmes.
    • Promouvoir une vraie justice fiscale et une équité dans les revenus.

    Organisation de l’état et des collectivités publiques

    • Promouvoir les services publics dont on a besoin sur nos territoires de vie ?
    • Nécessité de plus de communication entre les citoyens et les dirigeants et de décisions prises à l’échelon concerné.
    • Transition écologique
    • Privilégier les initiatives basées sur la recherche du bien commun.
    • Prioriser l’éducation sur ces sujets
    • Aller vers une sobriété heureuse collective ?
  • Les enjeux des élections européennes

    Les enjeux des élections européennes

    Le CMR de Côte d’Or et les Amis de la Vie avaient donné carte blanche à Dominique Potier, député de Meurthe et Moselle, pour parler de son engagement en faveur de l’Europe lors de cette conférence-débat qui a réuni 120 personnes de Dijon et des territoires ruraux périphériques.

    Dominique Potier a rappelé la nécessité de replacer la politique européenne sur des références éthiques et dans un cadre global en réponse aux préoccupations actuelles. Au plan social il a fait référence à la loi dont il a été rapporteur sur le « devoir de vigilance des entreprises », en faveur de l’obligation du respect des droits humains des personnes que les multinationales font travailler à travers le monde. Concernant la préservation de notre planète, il a fait état de son engagement dans les projets de loi visant à lutter contre l’accaparement des terres cultivables et pour faire respecter leur caractère de bien commun de l’humanité. Autre enjeu international, celui d’une agriculture en phase avec le respect des ressources naturelles et de la biodiversité, avec une moindre utilisation de pesticides. Avec en arrière-plan la nécessité d’œuvrer pour préserver à la fois l’homme et la terre.

    Son engagement en faveur de l’Europe repose en premier lieu sur la pacification de nos rapports au sein de l’Europe, engagement qui s’enracine dans les stigmates des 3 derniers conflits franco-allemands que porte encore son territoire des Vosges. Le besoin d’Europe, c’est aussi le constat réaliste de notre place sur la planète, et la nécessité d’un positionnement collectif dans un environnement dominé par des puissances de taille continentale. L’Europe demeure une référence que nous voulons conserver comme entité porteuse des valeurs de liberté, d’égalité homme- femme, du droit à la santé pour tous… En réaction au risque de se laisser emporter par une Europe désenchantée, la politique européenne qu’il nous invite à promouvoir est celle qui refuse l’individualisme dans lequel nous enferme le libéralisme actuel. La vision d’une « Europe inachevée » qui développe une culture de solidarité et d’esprit civique, et accorde une plus grande place à sa jeunesse, faisant confiance à sa capacité de mobilisation pour la défense de la dignité humaine et la préservation de notre maison commune.

    Parmi les initiatives qu’il met en avant, nous avons retenu ses propositions pour la définition d’un modèle européen de l’entreprise visant à une plus grande équité sociale et une meilleure gestion environnementale, un appel à une coopération européenne renouvelée avec l’Afrique et la promotion d’une Europe culturelle accessible à tous : « Une Europe qui ne se limitera pas à la reconnaissance de Chopin, mais dans laquelle tous les enfants seront capables de jouer de la musique ».

    La salle attentive a été particulièrement réceptive aux propos qui entraient en résonance avec l’humanisme proposé par le journal créé par George Hourdin et les « Chemins des Possibles » qu’explore le CMR.

  • Au cœur d’une Église en danger, garder l’espérance

    Au cœur d’une Église en danger, garder l’espérance

    Beaucoup d’entre nous souffrent de voir notre Église s’enfermer. Elle peine à s’ouvrir à bien des initiatives dans lesquelles des chrétiens veulent tout simplement mettre en œuvre leur vocation de baptisés. Les orientations du CMR nous invitent à être acteurs dans L’Église et dans le monde. Notre rôle de chrétiens est d’apporter notre contribution lorsque la parole de cette Église nous semble difficilement compréhensible. Nous vous invitons  à découvrir la lettre ci-dessous dans laquelle 7 prêtres, dont Marc DELEBARRE (prêtre accompagnateur du CMR), expriment leurs préoccupations ; Ils y évoquent ce qu’ils constatent  et nous disent à quelle Église ils veulent contribuer.

    Notre société est en attente de sens, de projets collectifs…Les besoins essentiels non satisfaits, les inégalités croissantes, les migrations politiques, économiques, ou climatiques provoquent des crises importantes. Le risque est de se replier sur ses peurs et de développer ainsi de graves conflits. La personne et le message de Jésus Christ sont centraux : ils sont porteurs d’une espérance profondément humaine. Il n’est pas de l’ordre de la norme, du dogme, des règles sacrées à respecter mais bien au contraire de l’ouverture, du chemin, de l’utopie. Le Pape François appelle à ce chemin d’espérance qui concerne tout le monde dans ses encycliques et ses exhortations… alors que la part instituée de l’Église, dans son fonctionnement autoréférentiel et son cléricalisme, n’est plus audible et bloque les initiatives porteuses d’espérance. Lutter contre ce cléricalisme nous amène aussi à questionner l’exercice du ministère presbytéral dans sa forme actuelle. C’est à la mesure de notre expérience en ce domaine que nous prenons la plume…

    Pour lire l’intégralité de la lettre : GarderEspérance+++

  • Les modèles agro-écologiques ont fait leurs preuves

    Les modèles agro-écologiques ont fait leurs preuves

    Le CMR fait parti de la plateforme « Pour une Autre PAC » aux côtés de trente-cinq organisations de défense des paysans et de protection de l’environnement. Cette plateforme milite pour une PAC plus juste et plus durable.

    A l’occasion du Salon de l’Agriculture la plateforme présente, dans une tribune au « Monde », douze priorités pour une autre politique agricole commune.

     

  • Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    A l’occasion de l’ouverture du Salon de l’Agriculture 2019 à Paris, Le Jour du Seigneur consacre la partie magazine de l’émission au monde agricole autour de la question : Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    En pleine mutation, le monde agricole est confronté à la multiplication d’enjeux à relever : des difficultés de vivre de son travail, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France, un rapport à la terre qui change, une confiance rompue avec le monde urbain, des normes contraignantes, une baisse des prix, un modèle de production plus en plus pluriel, … La situation et la voix des agriculteurs semblent pourtant, aujourd’hui, peu écoutées. Dans ce secteur, des initiatives émergent pour améliorer les conditions de vie et de travail des paysans. De plus en plus de consommateurs défendent, eux aussi, une agriculture en proposant de nouveaux modes de consommation, plus justes et solidaires.

    Pour parler de ces sujet, David Milliat reçoit Patrick Bougeard, président de l’association Solidarité Paysans, et Anne-Marie Blanchard, présidente du mouvement Chrétiens dans le Monde Rural.

    https://www.lejourduseigneur.com/revoir-lemission/

  • Pour une autre PAC : « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES »

    Pour une autre PAC : « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES »

    Pour une autre PAC est une plateforme française inter – organisations, dont le CMR fait parti, constituant un espace commun de réflexion et d’action, en vue de la refonte de la politique agricole commune (PAC).

    Pour une autre PAC défend une révision complète de l’actuelle politique agricole commune en faveur d’une nouvelle politique agricole et alimentaire commune (PAAC) mise au service de tou·te·s les citoyen·ne·s, en conciliant des objectifs de :

    • Valorisation du métier de paysan·ne

    • Durabilité de l’agriculture

    • Souveraineté alimentaire

    • Respect du bien-être animal

    • Dynamisme du tissu rural

    • Cohérence avec le développement des paysan·ne·s du Sud

    • Lutte contre les changements climatiques

    La campagne « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES » est née de la volonté d’organisations françaises réunies autour des questions de valorisation du métier de paysan, de mettre en lumière les rôles des paysan·ne·s encore trop méconnus. La plateforme Pour une autre PAC se mobilise pour défendre une nouvelle politique agricole commune valorisant notamment l’agriculture paysanne en Europe et ailleurs. Elle porte, en ce début d’année 2019, cette campagne de sensibilisation sur les multiples facettes du métier de paysan.ne et les différents enjeux associés, qui nous concernent tou·te·s, en tant que citoyen·ne·s du monde et acteur·trice·s de notre société. « TABLONS SUR NOS PAYSAN.NES » vise à faire prendre conscience au grand public de la richesse des apports de l’agriculture paysanne à la société. Cette campagne est la première étape d’une appropriation du sujet par les citoyen·ne·s, nécessaire afin de nourrir l’envie d’agir à nos côtés pour exiger, de nos dirigeant·e·s, une autre politique agricole commune : juste, saine et durable.

    La plateforme Pour une autre PAC au travers de la campagne « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES » sera présente au Salon International de l’agriculture, dans le hall 4 (stand 4D017). Le stand est construit autour d’une table, symbole phare de la campagne, choisi pour sa capacité à réunir en un même endroit une multitude d’acteur·rice·s pour un moment de convivialité ou d’échange. Le stand accueillera tour à tour ateliers, débats, interviews, témoignages, conférences et autres ; autrement dit, une diversité de types d’animation visant tantôt un public expert ou professionnel, tantôt des visiteur·se·s moins informé·e·s.

  • L’agro-écologie : parlons-en!

    L’agro-écologie : parlons-en!

    Les 16 et 17 mars 2019 l’équipe d’animation du réseau thématique Souverainenté alimentaire du CCFD-Terre solidaire, dans laquelle le CMR est impliqué organise un weekend sur l’agro-écologie.

    Si tu es intéréssé-e par les questions :

    Des CAUSES de la FAIM

    De L’ÉCOLOGIE

    Des SEMENCES

    DE L’ACCAPAREMENT DES TERRES ET DE MERS

    DES POLITIQUES AGRICOLES en FRANCE et à L’INTERNATIONAL

    Ce weekend est pour toi!

    Le week-end est ouvert aux fédérations CMR et à tous les membres qui veulent se former et échanger sur l’agro-écologie en France et dans le monde. Échanges, témoignages, ressources et outils d’animations, …de quoi faire le point sur ce concept nécessaire.

    Qu’est-ce que l’agro-écologie ?

    L’agro-écologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.

     

     

  • Famille : cherche sérénité

    Famille : cherche sérénité

    Découvrez le nouveau numéro d’Agir en Rural

    Si je prends le temps de réfléchir et de me dire La famille c’est quoi aujourd’hui ?

    Beaucoup de réflexions me viennent en tête… Notre société a éclaté le modèle classique : un papa, une maman et des enfants (attention, je ne suis pas en train de dire que celui-ci n’existe plus) mais on est bien obligé de constater qu’il en existe d’autres et ce n’est pas forcément la catastrophe.

    La famille monoparentale, qui est une vraie réalité n’est certainement pas la plus facile car elle crée beaucoup de pauvreté, et c’est parfois une bataille de chaque jour pour s’en sortir.

    La famille recomposée avec deux adultes dont l’un n’est pas forcément le parent des enfants qui vivent dans ce foyer, et pourquoi pas deux papas ou deux mamans. Jésus n’a-t-il pas été élevé par Joseph qui n’était pas son père biologique ?

    Et puis la famille ne s’arrête pas à la cellule de la maison, les grands Parents peuvent aussi apporter leur aide.

    Toutes ces constatations me font dire que ce dont un enfant à vraiment besoin pour s’épanouir et se construire c’est de la stabilité et de l’amour.

    Les jeunes parents sont aussi confrontés au tourbillon de la vie d’aujourd’hui et sont souvent tiraillés entre le travail, la vie familiale et leurs engagements. Leur journée est souvent chronométrée et laissent peu de place à leur propre épanouissement.

    Pourtant on constate que malgré cela beaucoup s’engagent dans diverses associations, d’abord pour leurs enfants : l’école ou le sport, mais aussi auprès des plus fragiles, pour la préservation de la planète, ou sur nos modes de consommation (alimentation, santé).

    Et si malgré tout, nous osions leur proposer le CMR, pour leur permettre de s’arrêter un peu et prendre le temps de discuter avec d’autres, sur ce qu’ils vivent, quel sens ils donnent à tout cela ?

    Leur proposer la parole du Christ qui peut les éclairer sur leurs choix.

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  • Oui au dialogue social et à la transition écologique socialement juste

    Communiqué du CMR à propos du mouvement des Gilets Jaunes

    Chrétiennes et chrétiens engagé-e-s dans les territoires ruraux,

    Nous croyons que la transition écologique doit d’abord être solidaire. Nous aspirons à un vrai dialogue entre le gouvernement, les syndicats et associations et les gilets jaunes.

    A l’occasion des élections présidentielles de 2017, notre mouvement « Chrétiens dans le monde rural » (CMR) avait alerté les candidats sur le profond sentiment d’abandon et d’injustice ressenti en milieu rural, y compris en périphéries des villes. Il appelait aussi à répondre par des signes d’espoir aux angoisses de nos concitoyens et concitoyennes, et aux risques de l’extrémisme.

    Aujourd’hui, le sentiment d’injustice a encore augmenté, traduisant un manque de considération vis-à-vis des personnes les plus modestes. Comment ressentir autrement l’annonce concomitante de la suppression de l’ISF et de la baisse de l’APL ?

    Conformément à l’encyclique « Laudato si » du Pape François, le CMR considère que la transition écologique si nécessaire, si vitale, doit d’abord être solidaire. Elle doit donc être l’occasion de lutter contre les inégalités qui minent notre cohésion sociale et nos démocraties, et d’œuvrer ensemble pour le bien commun et l’intérêt général.

    Les initiatives dans le domaine environnemental ne pourront être comprises que si l’effort est bien réparti, en tenant compte des capacités de chacun et chacune.

    La construction d’une société juste et écologique implique que les responsables politiques soient exemplaires. Ils doivent combattre vigoureusement les privilèges exorbitants et scandaleux de certaines personnes en contradiction avec nos principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité.

    Aussi le CMR appelle les Gilets jaunes à s’organiser pour que quelques personnes portent leurs paroles, et notre mouvement soutiendra toute attitude, toute initiative en faveur d’un vrai dialogue associant l’ensemble des pouvoirs publics, les syndicats et les fédérations associatives nationales ainsi que les Gilets jaunes.

    Le CMR rejoint en particulier la proposition de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, d’organiser rapidement un « Grenelle du pouvoir de vivre » au niveau national et au niveau des territoires.

  • Mobilisons-nous pour une autre PAC

    Mobilisons-nous pour une autre PAC

    C’est cette invitation à réagir qui a servi de thème à la rencontre annuelle du réseau Agriculture & Alimentation portée par le CMR.

    Cette journée thématique s’est tenue le 7 décembre 2018 à Pantin (93) dans les locaux du MRJC. Les trente-deux participants membres de fédérations du CMR et/ou d’associations partenaires – dont le CCFD-Terre solidaire et Solidarité Paysans – ont pu échanger sur la future PAC dont la réforme en cours est marquée par les enjeux des changements climatiques. Un écho de circonstance alors même que la COP 24 bat son plein en Pologne et à quelques mois des élections européennes.

    Trois experts ès-PAC ont apporté de précieux éclairages sur les politiques agricoles communes, leur contexte historique ainsi que sur les pistes d’avenir. Phillippe Tabary, conférencier du réseau Team Europe et anciennement chargé de l’information à la Commission européenne pour la PAC, a expliqué l’évolution de la PAC depuis sa création en 1963, en mettant en lumière, avec un certain humour, la difficile insertion des préoccupations sociales dans une Europe qui se voulait avant tout économique. André Pfimlin, ancien ingénieur à l’Institut de l’Elevage et expert Lait auprès du Comité des Régions à Bruxelles nous a fait faire un passionnant tour du monde des modèles agricoles pour la filière Lait (en s’arrêtant notamment en Irlande, aux Etats-Unis, en Inde,…) pour mettre en perspective des contours possibles d’une future PAC. Dans l’après-midi est intervenue Aurélie Catallo, coordinatrice de la plateforme « Pour une autre PAC » qui regroupe trente-trois organismes autour de l’élaboration d’un plaidoyer pour une PAC plus juste et plus durable. Outre la présentation de la plateforme et de son rôle actif, Aurélie Catallo a exposé les toutes dernières avancées des réflexions sur la réforme de la PAC produites par le séminaire au Sénat le matin même.

    Dans une ambiance conviviale et créative, les participants ont planché en sous-groupe sur une PAC idéale (ou autrement dit : « ce que nous voulons » et « ce que nous ne voulons pas ») autour des 4 angles suivants : maintien de la vitalité des territoires ruraux ; cohérence avec le développement des pays du Sud ; préservation de l’environnement, alimentation, santé ; métier Paysan. La restitution a donné lieu à des échanges de point de vue et d’exemples concrets.

    Une journée riche et constructive qui nous sensibilise sur notre rôle à tous dans la construction d’un PAC plus juste et plus solidaire.