Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • Le CMR Maine-et-Loire répond présent à la « conversion » écologique du diocèse d’Angers

    Le CMR Maine-et-Loire répond présent à la « conversion » écologique du diocèse d’Angers

    L’église d’Anjou organisait, mercredi 8 mai, à la Pommeraye sa première journée diocésaine consacrée à l’écologie intégrale.

    L’occasion de fédérer les acteurs engagés dans cette transition à la lumière de l’encyclique Laudato Si’.

    Ils sont prêtres, diacre jardinier, mère de famille, vendeur d’éoliennes, militante associative ou permanente de l’Action catholique des enfants (ACE). Tous forment la commission « écologie » du diocèse d’Angers, fondée il y a deux ans pour soutenir les initiatives en faveur de l’environnement et tisser des liens avec des acteurs engagés dans ce domaine en dehors de l’Église. « Ce n’est pas anodin que cette commission réunit des jeunes parents car c’est une génération qui nous pousse à agir », commente le père Pascal Batardière, vicaire général.

    Pas si simple. « Le travail de sensibilisation des communautés chrétiennes n’est pas évident et l’on se heurte à des réticences, poursuit-il. Jusqu’alors, nous n’étions pas habitués à nous poser ce genre de questions, notamment dans la gestion de nos biens. » D’où l’organisation d’une journée diocésaine sur l’écologie intégrale – expression du pape François dans son encyclique Laudato Si’– pour faire connaître les initiatives en place et en encourager d’autres.

    Rencontres intergénérationnelles

    Curé de paroisse et délégué épiscopal du service Foi et cultures, qui abrite la commission « écologie », le père Jean-Marie Gautreau croit « aux rencontres intergénérationnelles pour faire évoluer les choses » : « Les personnes aux manettes dans les paroisses sont d’une génération, celle des Trente Glorieuses, sans doute moins sensible à ces questions. Il ne s’agit pas de juger mais de voir où l’on en est pour faire évoluer nos pratiques. »

    Son ancienne paroisse de Cholet a fait partie des premières à s’engager dans le label église verte, initiative œcuménique incitant les communautés chrétiennes à réaliser un « éco-diagnostic », allant de la gestion des bâtiments et des terrains à la liturgie et la prière. « On peut commencer par des choses très simples comme ne plus utiliser de plastique lors des pots de l’amitié », illustre-t-il.

    Pont vers les non croyants

    Dans le diocèse, certains mouvements ont pris une longueur d’avance. Lors d’un camp national réunissant 300 lycéens en juillet, le MRJC Anjou a organisé une fête « zéro déchets », en construisant des toilettes sèches et s’approvisionnant en produits bio et locaux. Alors que les Chrétiens dans le monde rural (CMR) du Maine-et-Loire multiplient les conférences autour de la conversion écologique, les bénédictines de Martigné ont quant à elles créé un jardin en permaculture après le départ à la retraite de leur jardinier.

    Nombre de jeunes parents entreprennent des actions, comme ceux de la paroisse Saint-Lazare Saint-Nicolas d’Angers, qui ont créé une fraternité alliant convivialité et projets écologiques (journée festive avec construction d’hôtels à insectes et fabrication de lessive verte, lancement d’un poulailler…). « Protéger la Création est un pont qui relie croyants comme non croyants », note Isabelle Lafond, laïque en mission ecclésiale et membre de la commission écologie, qui fait partie de cette fraternité avec son mari non croyant.

    Trois ans après Laudato si’, des catholiques se mettent à l’écologie intégrale

    Même souci d’agir chez Antoine Rigalleau, développeur éolien et membre de la commission diocésaine : « Le sujet de l’effondrement des espèces, comme jeune chrétien et jeune père, me touche beaucoup. Il y a des tas de chantiers à mener dans l’Église, ne serait-ce que transformer les jardins des presbytères en refuges de biodiversité. »

    Écouter les « prophètes »

    L’encyclique Laudato Si’ constitue en ce sens un excellent point d’appui. « Ce texte va marquer toute une génération », estime le père Dominique Lang, assomptionniste et journaliste à Pèlerin, intervenant de cette journée diocésaine : « Il nous rappelle que tout est créature de Dieu et que l’homme n’est pas le seul qui doit être sauvé. C’est cette théologie qu’il faut raviver. » « Dans notre diocèse, les formations à la doctrine sociale de l’Église font florès. Y intégrer l’écologie intégrale peut être un ressort très fort », confirme le vicaire général. Le père Lang enjoint aussi les chrétiens à laisser plus de place aux « prophètes, à ceux qui nous interpellent ». Florence Denier-Pasquier, membre de la commission écologie du diocèse et vice-présidente de la fédération France Nature environnement (FNE), en est un bon exemple. Membre d’une fraternité franciscaine, elle articule pleinement son engagement pour l’environnement avec sa foi. « L’écologie n’est pas triste et on peut s’y engager ensemble, lance-t-elle. C’est en multipliant les rencontres qu’on finit par se transformer soi-même. »

     

  • Prévention du suicide et accompagnement des familles : des chrétiens se mobilisent

    Prévention du suicide et accompagnement des familles : des chrétiens se mobilisent

    Depuis un peu plus d’un an, une équipe diocésaine travaille sur la prévention du suicide et l’accompagnement des familles. Cette démarche a commencé avec des membres du CMR qui se questionnaient sur la façon d’agir pour éviter les suicides dans le milieu agricole en particulier ou sur l’attitude a avoir avec les proches d’une personne qui se suicide. Nous nous sentons parfois impuissants, désarmés. Et pourtant, nous avons l’intuition que nous devons agir.

    Très vite, des personnes de la pastorale de la santé et de la pastorale de la famille ont rejoints l’équipe. Ensemble, ils ont partager sur leurs motivations à participer à ce groupe. « En général, nous avons été touchés par une histoire ou plusieurs, autour de nous : tentative de suicide, suicide accompli… »

    Céline Danloy, psychologue qui travaille avec les personnes toxicomanes et les agriculteurs en difficultés, en Belgique est intervenue pour  mettre en lumière les risques suicidaires et aider les participants à sortir du sentiment de culpabilité. Il est important de montrer que nous sommes tous en capacité d’agir, pour construire et entretenir des liens avec les autres, en particulier les personnes fragiles.

    En parallèle, l’équipe diocésaine a fait un inventaire des actions associatives et diocésaines qui existent en France, pour la prévention du suicide.
    « Nous avons eu envie de partager ce que nous avons appris et de proposer à un plus grand nombre de personnes de s’impliquer. Nous avons donc animé 4 soirées similaires, à Raismes, Orchies, Avesnes sur Helpe et Cambrai, intitulées : Face au suicide, tous concernés, entre fin janvier et fin avril. A chaque fois, nous avons écouté des témoignages de personnes qui ont pu agir pour aider une personne qui était en risque suicidaire, ou qui ont dû accompagner les proches d’une personne qui s’était suicidé. Puis nous avons fait appel à personne compétente en psychologie pour qu’elle nous donne des repères. »

    Si vous aussi vous souhaitez rejoindre ce groupe d’une manière ou d’une autre, vous pouvez vous manifester auprès de Sylvie : cmr@cathocambrai.com

  • Mettez-vous à table avec un·e euro-député·e

    Mettez-vous à table avec un·e euro-député·e

    Dans moins de deux mois, le 26 mai prochain, se tiennent les élections pour choisir nos futur.es député.es européen.nes. Leur résultat aura un impact déterminant, via la Politique Agricole Commune (PAC), sur notre modèle agricole et alimentaire, dans nos champs et dans nos assiettes.

    Le CMR fait partie du collectif « Pour une autre PAC » qui rassemble 35 organisations françaises. Depuis plus de deux ans, le collectif porte auprès des dirigeant.es politiques le souhait d’un nouveau modèle d’agriculture et d’alimentation au niveau européen.

    Ce collectif a lancé en février la campagne « Tablons sur nos paysans » à laquelle le CMR participe. C’est dans ce cadre que l’on a organisé les causeries-débats au Salon de l’Agriculture sur le stand Pour une autre PAC.

    Dans cette dynamique, le collectif propose aujourd’hui à tous ses membres d’organiser des TABLES CITOYENNES pour une autre politique agricole commune.

    Nous vous proposons d’agir sur cet enjeu qui nous concerne toutes et tous, en organisant localement une rencontre courant mai avec l’appui de l’équipe d’organisation de Pour une autre PAC, en lien avec l’équipe nationale du CMR.

    C’est l’opportunité pour les membres du CMR de partager nos réflexions actuelles sur « le rural idéal » qui nous anime dans le cadre de la préparation des futurs UE et congrès.

    Pour cela, signalez-vous en répondant à ce mail et en remplissant ce rapide formulaire.

    Ces évènements, à organiser selon vos choix, auront pour but de rassembler candidat.es, paysan.nes et autres citoyen.nes pour discuter de l’enjeu agricole et alimentaire, informer les citoyen.nes sur la PAC et interpeller les candidat.es sur leurs engagements. L’ambition est de créer des espaces de dialogues conviviaux pour discuter ensemble du modèle d’agriculture et d’alimentation que nous voulons.

    L’équipe Pour une autre PAC met à votre disposition -après inscription- les outils nécessaires pour une organisation fluide et rapide de ces « Tables de débat citoyen » ainsi que les contacts avec des candidats aux élections européennes.

    Le tout est résumé sur le flyer de présentation de l’action TABLES CITOYENNES.

    Pour en savoir plus, découvrez les courtes vidéos sur la chaine youtube de la plateforme. Découvrez aussi le clip sur la PAC et le résumé des 12 priorités que l’on porte pour la prochaine PAC.

     

  • Regard d’un citoyen européen

    Regard d’un citoyen européen

    Tony et Marga Werner, d’origine et de nationalité allemandes, ont passé la majeure partie de leur vie professionnelle en France. Anciens du KLIB (Katholische Land Jugend Bewegung), ils sont membres de longue date du CMR et continuent de faire le lien avec le KLB (Katholische Landvolk Bewegung).

    Quel est leur regard sur la construction européenne ?

    L’Allemagne, la France et l’Europe, j’en aime bien des aspects, mais il convient de continuer la construction de ce qui va bien et d’améliorer ce qui va moins bien. Après « Industrie 4.0 il est temps de penser « Démocratie 5.0 » en Europe, avec le retour de raisonnements empreints d’humanité, au-delà des négociations de compromis.

    Il y a nombre de bonnes raisons pour l’Europe.

    Mon Top 1 3 :

    • Depuis ma naissance : paix, sécurité, liberté.
    • Diplômes et formations reconnus partout
    • Liberté de choix pour le domicile et l’emploi
    • Aucun risque, en cas de perte d’emploi, de perdre le droit de séjour Liberté de circulation sans visa ni change
    • Pas d’attente ni de contrôles aux frontières
    • Faire ses études dans tous les pays européens
    • L’euro, une monnaie stable et commune
    • Facilité des transactions bancaires

    Paiements par carte bancaire et retraits aux guichets automatiques

    • Téléphoner sans supplément de prix
    • Promotion de la protection de l’environnement en regard de la politique agricole
    • En cas d’urgence, validité de la carte européenne d’assurance maladie dans tous les pays membres

    Tony Werner

  • Incendie à Notre Dame : la pierre avant l’humain ?

    Comme bien des personnes nous sommes sidérés d’avoir vu la cathédrale Notre Dame de Paris se dégrader par le feu aussi rapidement. Nous sommes tristes de la destruction de ce patrimoine fruit du travail des artisans, des ouvriers, des paysans du 12° siècle qui avaient voulu une maison commune pour toutes les personnes à commencer par les plus pauvres. Reconstruire la maison commune et l’ouvrir à toutes les femmes et les hommes de notre temps en commençant par l’accueil des plus pauvres, cela nous paraît nécessaire. MAIS …

    Le mouvement « Chrétiens dans le monde Rural » est indigné par ce déferlement de dons pour reconstruire Notre Dame De Paris. Les pierres, le tourisme, la gloire, seraient-ils devenus plus importants que les hommes et les femmes de ce pays, de cette Terre ? Que faisons-nous pour sauver les migrants de la noyade, pour accueillir l’étranger sans toit chez nous, pour donner un logement décent à toutes et tous, soutenir les agriculteurs et les habitants du monde rural qui vivent dans la précarité ? Le Christ nous a précédés dans cette voie de la fraternité, de la solidarité envers les plus démunis.

    Agissons, demandons à l’État, à l’Église, qu’à chaque euro reçu l’équivalent soit versé à des associations de solidarité locale et internationale. Regroupons-nous pour exprimer notre indignation.

  • Vivre en rural ? Retour sur le Grand Débat national

    Vivre en rural ? Retour sur le Grand Débat national

    Depuis novembre dernier l’actualité a mis en lumière de façon inattendue et brutale les difficultés d’une grande part de la population, particulièrement en rural, à vivre au jour le jour et à être entendue par nos dirigeants. A l’occasion de sa journée départementale, le CMR Loiret a proposé aux équipes de prendre une part active au débat qui nous est proposé, à nous y engager, à faire entendre notre espérance de Chrétiens face aux enjeux de cette crise démocratique, écologique et sociale. Le but de cette journée était de mettre en commun nos engagements dans ce débat et d’oser une parole commune sur ces questions si complexes. Elle a réuni 35 personnes en lien avec le CMR ou engagée dans d’autres mouvements, paroisses, municipalités.

    Nous avons commencé par un échange sur ce que nous avons vécu de cette crise.

    Au-delà du problème de la taxe sur le prix du gazole nous avons compris que les mécontentements étaient nombreux et profonds. Et peut-être toujours pas entendu par le gouvernement. Les gens n’ont plus de porte-parole ils se sentent seuls à l’exemple d’une femme en difficulté sociale qui va tous les samedis sur le rond-point : « j’ai trouvé une famille ! »

    Comment nous nous sommes engagés dans le débat national ?

    Dans quelques communes, des débats ont été proposés par les municipalités. D’autres débats ont eu lieu à l’initiative de citoyen ou d’association locale (Beaune la Rolande, Nogent, St Germain des prés). Les débats ont pu rassembler 40 à 50 personnes mais pas ou peu de « gilets jaunes ». Des gens de milieux très différents avec pour certains des discours assez agressifs et contestataires. Les gens n’ont pas l’habitude d’échanger, de discuter et d’écouter. Quelques personnes engagées dans les manifestations sont venues dire leur souhait d’aller plus loin, de dialoguer. D’autres ont dit leur désarroi de ne pas pouvoir entrainer les autres « gilets jaunes » dans une réflexion constructive. On note partout une forte demande d’écoute des gens par les responsables politiques.

    Pour 2 équipes CMR la participation au Grand Débat a été le sujet d’une ou plusieurs rencontres pour mieux comprendre ; pour réfléchir à des propositions ; pour repérer les signes d’espérances ?

    Au-delà des difficultés et des inquiétudes pour l’avenir quels signes d’Espérance ?

    Les manifestations ont permis à des gens qui n’en n’avaient jamais fait l’expérience de s’exprimer, de s’écouter. Quelques-uns ont envie de continuer à réfléchir autrement et à s’engager. Ensuite trois groupes se sont constitués pour réfléchir à des propositions. Dans chacun des groupes les échanges ont été riches avec des propositions qui mériteront d’être remontées à nos élus à l’occasion des échéances électorales par exemple.

    Faire entendre notre espérance de Chrétiens face aux enjeux de cette crise démocratique, écologique et sociale

    Démocratie et citoyenneté

    • Adapter les modes de représentations pour instaurer un vrai dialogue entre la population et les élus. Créer des lieux de proximité ou les différentes questions des citoyens pourraient trouver une réponse
    • Passer de l’information à l’éducation pour un changement de mentalité
    • Dépasser le sentiment d’impuissance qui nous paralyse face à la complexité des problèmes.
    • Promouvoir une vraie justice fiscale et une équité dans les revenus.

    Organisation de l’état et des collectivités publiques

    • Promouvoir les services publics dont on a besoin sur nos territoires de vie ?
    • Nécessité de plus de communication entre les citoyens et les dirigeants et de décisions prises à l’échelon concerné.
    • Transition écologique
    • Privilégier les initiatives basées sur la recherche du bien commun.
    • Prioriser l’éducation sur ces sujets
    • Aller vers une sobriété heureuse collective ?
  • Les enjeux des élections européennes

    Les enjeux des élections européennes

    Le CMR de Côte d’Or et les Amis de la Vie avaient donné carte blanche à Dominique Potier, député de Meurthe et Moselle, pour parler de son engagement en faveur de l’Europe lors de cette conférence-débat qui a réuni 120 personnes de Dijon et des territoires ruraux périphériques.

    Dominique Potier a rappelé la nécessité de replacer la politique européenne sur des références éthiques et dans un cadre global en réponse aux préoccupations actuelles. Au plan social il a fait référence à la loi dont il a été rapporteur sur le « devoir de vigilance des entreprises », en faveur de l’obligation du respect des droits humains des personnes que les multinationales font travailler à travers le monde. Concernant la préservation de notre planète, il a fait état de son engagement dans les projets de loi visant à lutter contre l’accaparement des terres cultivables et pour faire respecter leur caractère de bien commun de l’humanité. Autre enjeu international, celui d’une agriculture en phase avec le respect des ressources naturelles et de la biodiversité, avec une moindre utilisation de pesticides. Avec en arrière-plan la nécessité d’œuvrer pour préserver à la fois l’homme et la terre.

    Son engagement en faveur de l’Europe repose en premier lieu sur la pacification de nos rapports au sein de l’Europe, engagement qui s’enracine dans les stigmates des 3 derniers conflits franco-allemands que porte encore son territoire des Vosges. Le besoin d’Europe, c’est aussi le constat réaliste de notre place sur la planète, et la nécessité d’un positionnement collectif dans un environnement dominé par des puissances de taille continentale. L’Europe demeure une référence que nous voulons conserver comme entité porteuse des valeurs de liberté, d’égalité homme- femme, du droit à la santé pour tous… En réaction au risque de se laisser emporter par une Europe désenchantée, la politique européenne qu’il nous invite à promouvoir est celle qui refuse l’individualisme dans lequel nous enferme le libéralisme actuel. La vision d’une « Europe inachevée » qui développe une culture de solidarité et d’esprit civique, et accorde une plus grande place à sa jeunesse, faisant confiance à sa capacité de mobilisation pour la défense de la dignité humaine et la préservation de notre maison commune.

    Parmi les initiatives qu’il met en avant, nous avons retenu ses propositions pour la définition d’un modèle européen de l’entreprise visant à une plus grande équité sociale et une meilleure gestion environnementale, un appel à une coopération européenne renouvelée avec l’Afrique et la promotion d’une Europe culturelle accessible à tous : « Une Europe qui ne se limitera pas à la reconnaissance de Chopin, mais dans laquelle tous les enfants seront capables de jouer de la musique ».

    La salle attentive a été particulièrement réceptive aux propos qui entraient en résonance avec l’humanisme proposé par le journal créé par George Hourdin et les « Chemins des Possibles » qu’explore le CMR.

  • Au cœur d’une Église en danger, garder l’espérance

    Au cœur d’une Église en danger, garder l’espérance

    Beaucoup d’entre nous souffrent de voir notre Église s’enfermer. Elle peine à s’ouvrir à bien des initiatives dans lesquelles des chrétiens veulent tout simplement mettre en œuvre leur vocation de baptisés. Les orientations du CMR nous invitent à être acteurs dans L’Église et dans le monde. Notre rôle de chrétiens est d’apporter notre contribution lorsque la parole de cette Église nous semble difficilement compréhensible. Nous vous invitons  à découvrir la lettre ci-dessous dans laquelle 7 prêtres, dont Marc DELEBARRE (prêtre accompagnateur du CMR), expriment leurs préoccupations ; Ils y évoquent ce qu’ils constatent  et nous disent à quelle Église ils veulent contribuer.

    Notre société est en attente de sens, de projets collectifs…Les besoins essentiels non satisfaits, les inégalités croissantes, les migrations politiques, économiques, ou climatiques provoquent des crises importantes. Le risque est de se replier sur ses peurs et de développer ainsi de graves conflits. La personne et le message de Jésus Christ sont centraux : ils sont porteurs d’une espérance profondément humaine. Il n’est pas de l’ordre de la norme, du dogme, des règles sacrées à respecter mais bien au contraire de l’ouverture, du chemin, de l’utopie. Le Pape François appelle à ce chemin d’espérance qui concerne tout le monde dans ses encycliques et ses exhortations… alors que la part instituée de l’Église, dans son fonctionnement autoréférentiel et son cléricalisme, n’est plus audible et bloque les initiatives porteuses d’espérance. Lutter contre ce cléricalisme nous amène aussi à questionner l’exercice du ministère presbytéral dans sa forme actuelle. C’est à la mesure de notre expérience en ce domaine que nous prenons la plume…

    Pour lire l’intégralité de la lettre : GarderEspérance+++

  • Les modèles agro-écologiques ont fait leurs preuves

    Les modèles agro-écologiques ont fait leurs preuves

    Le CMR fait parti de la plateforme « Pour une Autre PAC » aux côtés de trente-cinq organisations de défense des paysans et de protection de l’environnement. Cette plateforme milite pour une PAC plus juste et plus durable.

    A l’occasion du Salon de l’Agriculture la plateforme présente, dans une tribune au « Monde », douze priorités pour une autre politique agricole commune.

     

  • Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    A l’occasion de l’ouverture du Salon de l’Agriculture 2019 à Paris, Le Jour du Seigneur consacre la partie magazine de l’émission au monde agricole autour de la question : Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    En pleine mutation, le monde agricole est confronté à la multiplication d’enjeux à relever : des difficultés de vivre de son travail, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France, un rapport à la terre qui change, une confiance rompue avec le monde urbain, des normes contraignantes, une baisse des prix, un modèle de production plus en plus pluriel, … La situation et la voix des agriculteurs semblent pourtant, aujourd’hui, peu écoutées. Dans ce secteur, des initiatives émergent pour améliorer les conditions de vie et de travail des paysans. De plus en plus de consommateurs défendent, eux aussi, une agriculture en proposant de nouveaux modes de consommation, plus justes et solidaires.

    Pour parler de ces sujet, David Milliat reçoit Patrick Bougeard, président de l’association Solidarité Paysans, et Anne-Marie Blanchard, présidente du mouvement Chrétiens dans le Monde Rural.

    https://www.lejourduseigneur.com/revoir-lemission/