Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • Travail : un monde en mutation

    Travail : un monde en mutation

    Découvrez le nouveau numéro d’Agir en Rural

    Le travail, c’est la santé…

    L’origine du mot travail est sans ambiguïté: le «tripalium» était un instrument de torture, triple pal. La Genèse en rajoute «une couche » puisque qu’il est dit au chapitre 3, verset 19: « A la sueur de ton front tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes à la terre».
    Nous voila donc condamnés au labeur «ad vitam aeternam» et dans des temps plus récents, Coluche disait: « le travail est bien une maladie, la preuve: il y a la médecine du travail ! »
    Alors pourquoi le travail a-t-il pris une si grande importance dans nos sociétés?
    Ne confondons-nous pas travail et salaire? Le mot salaire vient du latin salarium, dérivé de sal, le sel. « Payement pour travail ou service rendu », il désignait initialement la ration de sel fournie aux soldats romains (salarium), puis désigna l’indemnité en argent versée pour acheter le sel et autres vivres (salarium). Donc le salaire nous sert à subsister alors pourquoi nous acharnons-nous à «travailler plus pour gagner plus» comme se plaisait à le dire un ex- président? Et pourtant Matthieu nous dit (6:26) : «Observez les oiseaux : ils ne sèment pas, ne moissonnent pas et ne font pas de réserves ; pourtant, votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas plus de valeur qu’eux ? »
    Gagner plus pour acquérir quoi? Les derniers gadgets à la mode ? Un «I-pote triple X »? Une voiture plus puissante? Un jacuzzi ? Une garde-robe de star? En avons-nous vraiment besoin ? Avons-nous besoin de toujours produire plus alors que notre planète est limitée? Pourquoi toujours la croissance?
    N’y a-t-il pas de choses plus importantes que le travail? La présence en famille, avec son conjoint et les enfants, la culture, le temps passé avec les amis, le repos dominical, la lecture, les loisirs?
    Et pourtant le travail est un facteur d’intégration: pour le demandeur d’asile qui ainsi rejoint la société, pour le chômeur de longue durée qui retrouve sa dignité, pour la femme qui acquiert son indépendance, pour le jeune qui devient adulte!
    Alors œuvrons pour que le « taf, le boulot, le turbin » ne soient plus asservissement mais libération. Travaillons, mais « avec modération » !

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  • Université d’été du CMR

    Université d’été du CMR

    Programme UE 2019Le CMR organise tous les 5 ans son Université d’été : un temps de formation-action important pour le mouvement. Cette année, cent personnes se retrouveront en Loire-Atlantique, dans la commune du Pellerin, pour préparer ensemble le contenu du Congrès 2020 du CMR et faire remonter l’expression des équipes et des fédérations du mouvement.

    Cet évènement de cinq jours s’inscrit dans cadre du projet de réflexion en équipe « La Clameur du monde rural dans l’espérance », lancé en 2018 pour une durée de 3 ans et s’appuie sur l’outil de réflexion « Imagine ton rural idéal » pour aborder 4 thématiques :

    • Fragilités sociales et solidarités de proximité
    • La famille au cœur de notre quotidien
    • Démocratie participative et citoyenneté
    • Agriculture, alimentation source de santé.     

    L’Université d’été 2019 constitue un point d’étape de ce projet et de la vie du mouvement et ont pour objectifs de :

    •  Mutualiser et valoriser les pratiques innovantes au sein du mouvement.
    •  Fournir des éléments d’éclairage sur les thèmes travaillés depuis un an en équipes et faire un état des lieux de la société.
    •  Prendre le temps d’analyser son quotidien au regard de l’Evangile, à travers des temps de célébration.
    •  Offrir un temps de formation dans un cadre conviviale et intergénérationnel, incluant des temps de repas partagés, ainsi que des moments de détente et de découverte.

    Contenus :

    • Exposés théoriques
    • Échanges de savoirs
    • Conférences débats
    • Balade commentée et guidée dans les environs
    • Spectacle inter actif musical sur l’écologie intégrale
    • Fest Noz
    • Rencontres et partage d’expériences
    • Ateliers

    Mgr James, évêque de Nantes viendra échanger avec les personnes présentes le lundi 08 juillet, en fin d’après-midi.

    Programme UE 2019

    Retrouvez-nous également sur Radio Fidélité


    Contact :

    Florence Huet

    Chrétiens dans le Monde Rural de Loire Atlantique

    7 chemin de la Censive du Tertre 44322 NANTES

    02 49 62 22 57 / 07 66 51 37 93

    Mail : cmr44@nantes.cef.fr

  • Le CMR du Bas-Rhin a fêté ses 80 ans

    Le CMR du Bas-Rhin a fêté ses 80 ans

    Plus de 80 membres et amis de notre mouvement ce sont rassemblé le weekend du 15 et 16 juin afin de célébrer les 80 ans du CMR.

    Sébastien Laouer, aumônier du mouvement, et Luc Humbert, délégué épiscopal aux mouvements et association de fidèles, ont exprimé l’importance de l’engagement de chrétiens au cœur du monde, la joie d’un partage en équipes.

    80 ans c’est encore la belle jeunesse du CMR et quand on voit tout ce que le CMR peut apporter au gens, on espère que d’autres pourront encore en profiter, alors rendez-vous dans 20!

    Ils ont aussi remercié tous les membres et en particulier les co-présidentes Catherine Lecouffe et Isabelle Spitz.

    Le CMR c’est, dans le Bas-Rhin, 21 équipes de 6 à 10 personnes du Nord au Sud du département, qui partagent leur engagement dans la société au regard de leur foi.

    Les priorités mises en avant sont l’écologie intégrale, l’équilibre de vie au sein de la famille, l’alimentation et la santé, le soutien aux agriculteurs, l’Europe…

    En 1939, naissait la Ligue agricole catholique (LAC) pour permettre aux famille agricoles de réfléchir sur l’évolution de leur profession et du milieu rural.

    En 1945, la LAC devient le Mouvement Familial Rural (MFR) puis en 1966 le MFR fait place aux Chrétiens dans le Monde Rural (CMR).

    Pour clore cette belle journée, l’aumônier Sébastien Laouer a donné rendez-vous dans 20 ans pour les 100 ans d’un mouvement qui croit en son avenir.

  • Je mange donc je vote

    Je mange donc je vote

    Tribune. La campagne des élections européennes s’achève. Elle n’aura que très peu abordé la Politique Agricole Commune, plus gros budget de l’Union Européenne. Pourtant, savoir si et comment nous pourrons nous nourrir demain est un enjeu primordial.

    La Politique Agricole Commune (PAC) représente près de 40% du budget de l’Union Européenne (UE). C’est la seule politique de l’UE qui nous touche aussi directement, chaque fois que nous mangeons. Prévue dans les deux ans à venir, sa réforme sera votée par les eurodéputé·e·s élu·e·s dimanche prochain. Elle déterminera rien de moins que notre capacité, ou non, à produire l’alimentation de 600 millions d’Européens de manière juste, saine et durable.

    Une nécessité à portée de vote

    Aujourd’hui, la grande partie des 58 milliards d’euros de budget annuel de la PAC est attribuée aux paysan·ne·s suivant des règles obsolètes et inéquitables, sans considérations sociales, éthiques ou environnementales. Résultat, elle n’incite pas à sortir du modèle productiviste du siècle passé qui a des conséquences désastreuses : chute drastique du nombre de paysan·ne·s, érosion de la biodiversité – notamment par l’utilisation massive de pesticides -, importantes émissions de gaz à effet de serre, pollution des sols et des eaux, et non-respect du bien-être animal.

    Cette situation n’est pas une fatalité, c’est un choix politique. Nos futur·e·s député·e·s européen·ne·s voteront la prochaine réforme de la PAC. Par son importance budgétaire, nous devons en faire un formidable levier de transformation du modèle agricole et alimentaire européen au bénéfice de toutes et tous. Pour cela, elle doit accompagner la transition agroécologique et soutenir l’agriculture biologique, organiser les marchés pour rémunérer décemment les paysan·ne·s tout en réaffirmant l’objectif de souveraineté alimentaire des peuples en Europe et ailleurs, et favoriser des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. Assurer la pérennité d’une alimentation saine et diversifiée accessible à toutes et à tous n’est pas une chimère : c’est une nécessité, à portée de vote.

    Proportionnelle et vote de conviction

    Au cours du mois de mai, la plateforme Pour une autre PAC a organisé une trentaine de débats partout en France avec les groupes locaux de nos organisations membres. Citoyen·ne·s, paysan·ne·s et candidat·e·s (plus de 70 !), y ont échangé sur ce sujet qui nous concerne tou·te·s : comment faire pour que le contenu de nos assiettes rémunère dignement les producteurs et productrices, tout en préservant la planète et notre santé ? Par ces rencontres, nous avons amené les candidat·e·s à s’emparer de ce sujet central.

    Notre conclusion à l’issue de ces débats : nombreuses sont les listes dont le programme inclut des mesures favorables à une agriculture plus écologique mais seulement certaines proposent une vision globale cohérente, c’est-à-dire qui ne soumet pas l’agriculture européenne au libéralisme économique et préserve le principe de solidarité de l’UE.

    Les élections européennes se font à la proportionnelle : il suffit qu’une liste obtienne 5% des voix pour qu’elle soit représentée au parlement européen. Une opportunité de voter pour un programme par choix, sans se demander si la liste qui le porte arrivera en tête.

    Le 26 mai, chaque vote aura un impact direct sur le contenu de nos assiettes, celles de nos enfants, en Europe et dans le monde. Dimanche, je mange donc je vote !

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    Découvrir les 12 priorités de la plateforme Pour une autre PAC

    Parcourir les compte-rendus des tables de débat citoyen organisées partout en France

    Les 35 organisations signataires de cette tribune sont membres de la plateforme « Pour une autre PAC ». Elle réunit des organisations paysannes, de protection de l’environnement et du bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens et citoyennes engagés dans leurs modes de consommation. Ensemble nous portons une vision nouvelle pour la Politique Agricole Commune : juste, saine et durable.

  • BLABLACOM: le projet solidaire d’une équipe CMR de Vendée

    BLABLACOM: le projet solidaire d’une équipe CMR de Vendée

    Bénévoles associatifs, ils aident des personnes en situation de fragilité économique et/ou sociale et ont rapidement perçu la question des déplacements quotidiens comme une réelle problématique, voire un frein à l’emploi.

    Pas de permis, pas de voiture, trop faibles ressources au démarrage d’un emploi saisonnier…: cette petite équipe de bénévoles a reçu ces derniers temps plusieurs demandes de personnes en difficultés recherchant une aide pour se rendre au travail.

    Ils souhaitent  proposer aujourd’hui un projet d’entraide, complémentaire au « Transport Solidaire », co-construit et ouvert sur tout le Pays de La Châtaigneraie.

    Seriez-vous intéressés pour fédérer vos salariés avec nous autour d’un projet solidaire, au service de la mobilité locale ?

    Rejoignez-nous pour lancer ensemble la plateforme collective « BLABLACOM » !

    Le principe en serait le suivant :

    Les salariés renseignent leurs horaires de trajet « domicile-travail ».

    L’équipe de bénévoles les met en lien avec des travailleurs ou des stagiaires en recherche d’un moyen de locomotion régulier, pour une période donnée.

    Une petite participation est demandée aux personnes utilisant ce service.

    Pour plus de renseignement : contactez la fédération de Vendée

     

  • Le CMR Maine-et-Loire répond présent à la « conversion » écologique du diocèse d’Angers

    Le CMR Maine-et-Loire répond présent à la « conversion » écologique du diocèse d’Angers

    L’église d’Anjou organisait, mercredi 8 mai, à la Pommeraye sa première journée diocésaine consacrée à l’écologie intégrale.

    L’occasion de fédérer les acteurs engagés dans cette transition à la lumière de l’encyclique Laudato Si’.

    Ils sont prêtres, diacre jardinier, mère de famille, vendeur d’éoliennes, militante associative ou permanente de l’Action catholique des enfants (ACE). Tous forment la commission « écologie » du diocèse d’Angers, fondée il y a deux ans pour soutenir les initiatives en faveur de l’environnement et tisser des liens avec des acteurs engagés dans ce domaine en dehors de l’Église. « Ce n’est pas anodin que cette commission réunit des jeunes parents car c’est une génération qui nous pousse à agir », commente le père Pascal Batardière, vicaire général.

    Pas si simple. « Le travail de sensibilisation des communautés chrétiennes n’est pas évident et l’on se heurte à des réticences, poursuit-il. Jusqu’alors, nous n’étions pas habitués à nous poser ce genre de questions, notamment dans la gestion de nos biens. » D’où l’organisation d’une journée diocésaine sur l’écologie intégrale – expression du pape François dans son encyclique Laudato Si’– pour faire connaître les initiatives en place et en encourager d’autres.

    Rencontres intergénérationnelles

    Curé de paroisse et délégué épiscopal du service Foi et cultures, qui abrite la commission « écologie », le père Jean-Marie Gautreau croit « aux rencontres intergénérationnelles pour faire évoluer les choses » : « Les personnes aux manettes dans les paroisses sont d’une génération, celle des Trente Glorieuses, sans doute moins sensible à ces questions. Il ne s’agit pas de juger mais de voir où l’on en est pour faire évoluer nos pratiques. »

    Son ancienne paroisse de Cholet a fait partie des premières à s’engager dans le label église verte, initiative œcuménique incitant les communautés chrétiennes à réaliser un « éco-diagnostic », allant de la gestion des bâtiments et des terrains à la liturgie et la prière. « On peut commencer par des choses très simples comme ne plus utiliser de plastique lors des pots de l’amitié », illustre-t-il.

    Pont vers les non croyants

    Dans le diocèse, certains mouvements ont pris une longueur d’avance. Lors d’un camp national réunissant 300 lycéens en juillet, le MRJC Anjou a organisé une fête « zéro déchets », en construisant des toilettes sèches et s’approvisionnant en produits bio et locaux. Alors que les Chrétiens dans le monde rural (CMR) du Maine-et-Loire multiplient les conférences autour de la conversion écologique, les bénédictines de Martigné ont quant à elles créé un jardin en permaculture après le départ à la retraite de leur jardinier.

    Nombre de jeunes parents entreprennent des actions, comme ceux de la paroisse Saint-Lazare Saint-Nicolas d’Angers, qui ont créé une fraternité alliant convivialité et projets écologiques (journée festive avec construction d’hôtels à insectes et fabrication de lessive verte, lancement d’un poulailler…). « Protéger la Création est un pont qui relie croyants comme non croyants », note Isabelle Lafond, laïque en mission ecclésiale et membre de la commission écologie, qui fait partie de cette fraternité avec son mari non croyant.

    Trois ans après Laudato si’, des catholiques se mettent à l’écologie intégrale

    Même souci d’agir chez Antoine Rigalleau, développeur éolien et membre de la commission diocésaine : « Le sujet de l’effondrement des espèces, comme jeune chrétien et jeune père, me touche beaucoup. Il y a des tas de chantiers à mener dans l’Église, ne serait-ce que transformer les jardins des presbytères en refuges de biodiversité. »

    Écouter les « prophètes »

    L’encyclique Laudato Si’ constitue en ce sens un excellent point d’appui. « Ce texte va marquer toute une génération », estime le père Dominique Lang, assomptionniste et journaliste à Pèlerin, intervenant de cette journée diocésaine : « Il nous rappelle que tout est créature de Dieu et que l’homme n’est pas le seul qui doit être sauvé. C’est cette théologie qu’il faut raviver. » « Dans notre diocèse, les formations à la doctrine sociale de l’Église font florès. Y intégrer l’écologie intégrale peut être un ressort très fort », confirme le vicaire général. Le père Lang enjoint aussi les chrétiens à laisser plus de place aux « prophètes, à ceux qui nous interpellent ». Florence Denier-Pasquier, membre de la commission écologie du diocèse et vice-présidente de la fédération France Nature environnement (FNE), en est un bon exemple. Membre d’une fraternité franciscaine, elle articule pleinement son engagement pour l’environnement avec sa foi. « L’écologie n’est pas triste et on peut s’y engager ensemble, lance-t-elle. C’est en multipliant les rencontres qu’on finit par se transformer soi-même. »

     

  • Prévention du suicide et accompagnement des familles : des chrétiens se mobilisent

    Prévention du suicide et accompagnement des familles : des chrétiens se mobilisent

    Depuis un peu plus d’un an, une équipe diocésaine travaille sur la prévention du suicide et l’accompagnement des familles. Cette démarche a commencé avec des membres du CMR qui se questionnaient sur la façon d’agir pour éviter les suicides dans le milieu agricole en particulier ou sur l’attitude a avoir avec les proches d’une personne qui se suicide. Nous nous sentons parfois impuissants, désarmés. Et pourtant, nous avons l’intuition que nous devons agir.

    Très vite, des personnes de la pastorale de la santé et de la pastorale de la famille ont rejoints l’équipe. Ensemble, ils ont partager sur leurs motivations à participer à ce groupe. « En général, nous avons été touchés par une histoire ou plusieurs, autour de nous : tentative de suicide, suicide accompli… »

    Céline Danloy, psychologue qui travaille avec les personnes toxicomanes et les agriculteurs en difficultés, en Belgique est intervenue pour  mettre en lumière les risques suicidaires et aider les participants à sortir du sentiment de culpabilité. Il est important de montrer que nous sommes tous en capacité d’agir, pour construire et entretenir des liens avec les autres, en particulier les personnes fragiles.

    En parallèle, l’équipe diocésaine a fait un inventaire des actions associatives et diocésaines qui existent en France, pour la prévention du suicide.
    « Nous avons eu envie de partager ce que nous avons appris et de proposer à un plus grand nombre de personnes de s’impliquer. Nous avons donc animé 4 soirées similaires, à Raismes, Orchies, Avesnes sur Helpe et Cambrai, intitulées : Face au suicide, tous concernés, entre fin janvier et fin avril. A chaque fois, nous avons écouté des témoignages de personnes qui ont pu agir pour aider une personne qui était en risque suicidaire, ou qui ont dû accompagner les proches d’une personne qui s’était suicidé. Puis nous avons fait appel à personne compétente en psychologie pour qu’elle nous donne des repères. »

    Si vous aussi vous souhaitez rejoindre ce groupe d’une manière ou d’une autre, vous pouvez vous manifester auprès de Sylvie : cmr@cathocambrai.com

  • Mettez-vous à table avec un·e euro-député·e

    Mettez-vous à table avec un·e euro-député·e

    Dans moins de deux mois, le 26 mai prochain, se tiennent les élections pour choisir nos futur.es député.es européen.nes. Leur résultat aura un impact déterminant, via la Politique Agricole Commune (PAC), sur notre modèle agricole et alimentaire, dans nos champs et dans nos assiettes.

    Le CMR fait partie du collectif « Pour une autre PAC » qui rassemble 35 organisations françaises. Depuis plus de deux ans, le collectif porte auprès des dirigeant.es politiques le souhait d’un nouveau modèle d’agriculture et d’alimentation au niveau européen.

    Ce collectif a lancé en février la campagne « Tablons sur nos paysans » à laquelle le CMR participe. C’est dans ce cadre que l’on a organisé les causeries-débats au Salon de l’Agriculture sur le stand Pour une autre PAC.

    Dans cette dynamique, le collectif propose aujourd’hui à tous ses membres d’organiser des TABLES CITOYENNES pour une autre politique agricole commune.

    Nous vous proposons d’agir sur cet enjeu qui nous concerne toutes et tous, en organisant localement une rencontre courant mai avec l’appui de l’équipe d’organisation de Pour une autre PAC, en lien avec l’équipe nationale du CMR.

    C’est l’opportunité pour les membres du CMR de partager nos réflexions actuelles sur « le rural idéal » qui nous anime dans le cadre de la préparation des futurs UE et congrès.

    Pour cela, signalez-vous en répondant à ce mail et en remplissant ce rapide formulaire.

    Ces évènements, à organiser selon vos choix, auront pour but de rassembler candidat.es, paysan.nes et autres citoyen.nes pour discuter de l’enjeu agricole et alimentaire, informer les citoyen.nes sur la PAC et interpeller les candidat.es sur leurs engagements. L’ambition est de créer des espaces de dialogues conviviaux pour discuter ensemble du modèle d’agriculture et d’alimentation que nous voulons.

    L’équipe Pour une autre PAC met à votre disposition -après inscription- les outils nécessaires pour une organisation fluide et rapide de ces « Tables de débat citoyen » ainsi que les contacts avec des candidats aux élections européennes.

    Le tout est résumé sur le flyer de présentation de l’action TABLES CITOYENNES.

    Pour en savoir plus, découvrez les courtes vidéos sur la chaine youtube de la plateforme. Découvrez aussi le clip sur la PAC et le résumé des 12 priorités que l’on porte pour la prochaine PAC.

     

  • Regard d’un citoyen européen

    Regard d’un citoyen européen

    Tony et Marga Werner, d’origine et de nationalité allemandes, ont passé la majeure partie de leur vie professionnelle en France. Anciens du KLIB (Katholische Land Jugend Bewegung), ils sont membres de longue date du CMR et continuent de faire le lien avec le KLB (Katholische Landvolk Bewegung).

    Quel est leur regard sur la construction européenne ?

    L’Allemagne, la France et l’Europe, j’en aime bien des aspects, mais il convient de continuer la construction de ce qui va bien et d’améliorer ce qui va moins bien. Après « Industrie 4.0 il est temps de penser « Démocratie 5.0 » en Europe, avec le retour de raisonnements empreints d’humanité, au-delà des négociations de compromis.

    Il y a nombre de bonnes raisons pour l’Europe.

    Mon Top 1 3 :

    • Depuis ma naissance : paix, sécurité, liberté.
    • Diplômes et formations reconnus partout
    • Liberté de choix pour le domicile et l’emploi
    • Aucun risque, en cas de perte d’emploi, de perdre le droit de séjour Liberté de circulation sans visa ni change
    • Pas d’attente ni de contrôles aux frontières
    • Faire ses études dans tous les pays européens
    • L’euro, une monnaie stable et commune
    • Facilité des transactions bancaires

    Paiements par carte bancaire et retraits aux guichets automatiques

    • Téléphoner sans supplément de prix
    • Promotion de la protection de l’environnement en regard de la politique agricole
    • En cas d’urgence, validité de la carte européenne d’assurance maladie dans tous les pays membres

    Tony Werner

  • Incendie à Notre Dame : la pierre avant l’humain ?

    Comme bien des personnes nous sommes sidérés d’avoir vu la cathédrale Notre Dame de Paris se dégrader par le feu aussi rapidement. Nous sommes tristes de la destruction de ce patrimoine fruit du travail des artisans, des ouvriers, des paysans du 12° siècle qui avaient voulu une maison commune pour toutes les personnes à commencer par les plus pauvres. Reconstruire la maison commune et l’ouvrir à toutes les femmes et les hommes de notre temps en commençant par l’accueil des plus pauvres, cela nous paraît nécessaire. MAIS …

    Le mouvement « Chrétiens dans le monde Rural » est indigné par ce déferlement de dons pour reconstruire Notre Dame De Paris. Les pierres, le tourisme, la gloire, seraient-ils devenus plus importants que les hommes et les femmes de ce pays, de cette Terre ? Que faisons-nous pour sauver les migrants de la noyade, pour accueillir l’étranger sans toit chez nous, pour donner un logement décent à toutes et tous, soutenir les agriculteurs et les habitants du monde rural qui vivent dans la précarité ? Le Christ nous a précédés dans cette voie de la fraternité, de la solidarité envers les plus démunis.

    Agissons, demandons à l’État, à l’Église, qu’à chaque euro reçu l’équivalent soit versé à des associations de solidarité locale et internationale. Regroupons-nous pour exprimer notre indignation.