Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • L’université d’été du CMR : une semaine de réflexion pour réaffirmer nos valeurs

    L’université d’été du CMR : une semaine de réflexion pour réaffirmer nos valeurs

    Du 8 au 12 juillet 2019, une centaine de membre du CMR venus de toute la France se sont réunis au Pellerin (Loire-Atlantique) pour participer à l’université d’été du CMR.

    Nous avons un RDV incontournable au CMR, le congrès ! Il a lieu tout les 5 ans et permet à notre association de réunir plus d’un millier de ses membres afin de réfléchir, aux orientations que va prendre notre mouvement pour les 5 prochaines années. En 2020, la ville de Tarare (Rhône) accueillera cet événement ainsi que les militants CMR qui viendront réaffirmer les valeurs qui les portent. Ainsi notre prochain congrès aura comme slogan « porter la clameur du rural, dans l’espérance ».

    L’université d’été c’est l’occasion durant une semaine d’entamer une réflexion afin de définir les valeurs et les orientations que nous réaffirmerons au congrès. Le CMR a donc convié ses membres à partager, échanger réfléchir, débattre sur 4 grandes thématiques :

    • Agriculture et alimentation, source de santé
    • Pratique démocratique et citoyenneté
    • Fragilités sociales et solidarités de proximités
    • La famille au cœur de notre quotidien

    Les militants ont été répartis dans chaque thématique et par leur participation à des ateliers, des débats, par le partage d’initiatives ils ont été invités à dégager pour chaque thème : ce que nous constatons, ce que nous questionnons et ce que nous affirmons.

    Le CMR à travers les outils de l’éducation populaire à mis les participants dans une position d’acteurs-chercheurs. Grace a son maillage territorial et l’engagement fort de ses membres sur leur territoire, chaque membre du CMR est porteur d’une expérience unique qui en fait un témoin privilégié de ce qui se vit en rural.

    Pendant cette semaine, nous avons pris de la hauteur grâce à l’accompagnement de Jean-Yves Baziou (théologien) et d’Isabelle Calmels (consultante en parentalité), nous avons réfléchi tout en nous amusant grâce au spectacle de Benoît Samson, nous avons découvert une nouvelle région grâce à l’accueil chaleureux de la fédération Loire-Atlantique et l’ensemble de ses bénévoles qui ont préparé tout les repas avec des produits locaux, bio et avec un minimum de déchets afin de rester en accord avec les valeurs du CMR.


    Vidéos et témoignages

  • Le forum des familles change de lieu

    Le forum des familles change de lieu

    Pour la 4e année, le CMR des Vosges propose son Forum des Familles à Dompaire, avec quelques nouveautés dont le spectacle de la Compagnie Philippe Roussel.

    Le forum des familles c’est un temps d’échange et de partage autour des questions de la famille. Des ateliers intergénérationnels, des discussions, des activités manuelles, des jeux, des savoirs-faire partagés vous permettront de passer une journée originale et agréable en famille. Une garderie est prévue pour les enfants à partir de deux ans dès 9h30 et tout au long de la journée. Cette année le Forum des familles est en partenariat avec la Communauté de Commune Mirecourt-Dompaire et notamment avec le Relais Assistants Maternels. Vous pourrez manger sur place en réservant votre repas avant le 8 octobre pour une participation de 6€/personne. Réservez dès à présent votre journée pout profiter de cet événement et n’hésitez pas à partager cette manifestation autour de vous.

    Contact et réservation : cmr.vosges@gmail.com/ 03 29 35 05 51

  • Une rencontre avec nos homologues européens sur les spécificités culturelles Est/Ouest

    Une rencontre avec nos homologues européens sur les spécificités culturelles Est/Ouest

    Les représentants de 10 mouvements ou associations de chrétiens de 10 pays européens se sont retrouvés pendant 5 jours à Cluj Napoca en Roumanie.

    Cette rencontre était financée par le programme européen Erasmus+ de l’Union Européenne dans le cadre du projet Prorure.

    Ces journées furent riches en échanges sur la culture du pays, sur la vie économique en monde rural, sur l’importance de l’Histoire dans ce pays d’Europe centrale. Les différents intervenants, chacun dans son domaine de compétences, nous ont fait découvrir combien la Roumanie est une mosaïque faite de différentes influences culturelles, religieuses, politiques, qu’elle a été soumise à de nombreuses convoitises qui marquent encore aujourd’hui sa population. Peut-on faire confiance aux autres, à des organisations collectives quand on a subi l’oppression, le manque de liberté ? Il faut du temps, de la patience mais aussi de la volonté pour se réconcilier, pour avancer vers une construction européenne pacifiée. Les acteurs de ce pays (maire, enseignants, chercheurs) nous ont exprimé leur désir de développer une agriculture familiale, d’une économie et d’un développement structurel offert à tous et toutes, même aux plus petites communes et exploitations agricoles.

    Markus Vennewald de la COMECE (Conférence européenne des évêques, Bruxelles) nous invite à travailler ensemble pour demander à l’UE de changer de politique. Nous devons soutenir les territoires ruraux en Europe.

     

    Dans nos collectifs, comme « Pour une autre PAC » nous devons avoir le souci des plus petits pour qu’ils aient les mêmes droits que les autres, que l’humain soit la priorité des décisions européennes.

    Nous avons aussi découvert que nous ne pouvons pas demander aux autres de se lancer « tête baissée » dans des projets sans les écouter, les comprendre, sans respecter leur rythme.

    Nous avons aussi été reçus par des villageois pour célébrer et pour un repas convivial. Nous avons visité un jeune agriculteur qui vient de s’installer.

    Nos échanges d’expériences sont fraternels, respectueux, ouverts. Des liens d’amitié se créent, nous avons du bonheur à nous retrouver et à connaître la vie des autres.

    Avram Fitiu, professeur à la faculté d’agriculture de Cluj (Roumanie) nous a alerté sur la situation des agriculteurs roumains, qui sont très nombreux et qui ont beaucoup de mal à s’en sortir. Ils ont en moyenne 3-4 ha. La PAC profite aux grandes exploitations de plusieurs milliers d’ha qui ont été rachetées par des investisseurs étrangers. Oui nous avons besoin d’une autre PAC.

    La délégation CMR à Cluj (Roumanie) pour la rencontre Prorure qui regroupe les associations de chrétiens dans le monde rural de 11 pays d'Europe.
    La délégation CMR à Cluj (Roumanie) pour la rencontre Prorure qui regroupe les associations de chrétiens dans le monde rural de 11 pays d’Europe.
  • Être en équipe CMR c’est avoir le sens de l’engagement

    Être en équipe CMR c’est avoir le sens de l’engagement

    Laurent Misandeau et Joseph Braud sont les nouveaux co-présidents du CMR Maine-et-Loire(49). Élus depuis le mois de mai, ils partagent le sens de leur engagement.

    Qui êtes-vous et qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager au CMR ?

    Laurent Misandeau : Je suis né en 1975. Je me suis marié en 1999 et nous avons 4 garçons. Je suis enseignant en école primaire au Bourg d’Iré et à Segré. Aujourd’hui, je m’engage en tant que coprésident pour le mouvement. J’ai envie de porter la voix des chrétiens du monde rural dans une société en évolution. Je suis bien dans ce mouvement qui met l’Homme au centre de ses projets et de ses actions, comme le Christ qui nous montre cette voie.

    Il est important pour moi d’appartenir à un mouvement et de sentir la présence de ces visages d’Église qui ne fréquentent peut-être pas leur église. J’ai grandi dans cette mouvance et cet état d’esprit. A l’écoute du pape François, j’ose m’aventurer hors des sentiers battus.

    Joseph Braud : Je suis né en 1962, je me suis marié en 1985 et nous avons 7 enfants. J’ai été 31 ans enseignant en SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) et je suis depuis peu assistant familial.

    Ayant expérimenté la vie d’équipe au MRJC, j’ai pu goûter à la joie de mener des projets ensemble, de relire ce qui fait nos vies à la lumière de l’Évangile et de trouver une source d’émancipation. Attaché au monde rural, c’est dans cette continuité qu’avec mon épouse nous avons rejoint une équipe CMR.
    La vie d’équipe s’enrichit des moyens et des moments forts du mouvement, ce qui n’est possible que si des gens s’engagent et prennent des responsabilités.

    Qu’est-ce que ces réflexions vous amène à vivre, en équipe et dans la société ?

    Les personnes en équipe CMR se réunissent pour partager des faits de vie du quotidien, ils confrontent leurs points de vue, s’enrichissent de la parole des autres et relient cela à l’évangile ou aux textes bibliques. Le CMR nous invite à nous engager pour le monde, et c’est ainsi qu’on retrouve des membres dans différents collectifs et associations.

    Nos équipes sont des lieux de ressourcement qui permettent aux membres de prendre des engagements très diversifiés, en équipe ou individuellement : animation d’un collectif pour la transition écologique, responsables de commissions démocratiques, énergétiques et agricultures, organisation de ciné-débats pour éveiller les consciences, organisation de parcours autour de l’éducation des enfants, participation aux resto du cœur, à la préparation aux mariage ou au baptême, administration de collectifs pour les migrants ou de centres sociaux, organisation de soirées débat autour de la bioéthique, de la Politique Agricole Commune, de l’autonomie alimentaire, des grandes questions qui traversent l’Église …

    En tant que coprésident, quels vont être vos points d’attention, et quels sont vos espoirs pour le mouvement et ses membres ?

    Pour notre propre diocèse, dans la continuité de ces dernières années, nous allons veiller à ces trois points :

    • Prendre conscience de la place que l’on occupe dans la société : être des éveilleurs de consciences
    • Se constituer collectivement en force de proposition : en mettant le Christ au cœur de nos vies, au cœur de notre monde.
    • Expérimenter la capacité à agir avec nos contemporains : associer les intérêts de chacun pour le bien de tous.

    Outre le congrès national en 2020, en Anjou nous avons les projets d’organiser la veillée pascale dans une paroisse avec le MRJC et l’ACE et de développer spécialement la fondation d’équipe sur le secteur au nord-est d’Angers avec la présence d’un animateur.

    Source : https://www.diocese49.org/chretiens-dans-le-monde-rural-nouveaux-presidents-et-nouveaux-defis

  • A la découverte du monde agricole et du CMR

    A la découverte du monde agricole et du CMR

    Nouvellement arrivé au CMR de Lille et en équipe depuis peu, David nous raconte sa participation à la commission de la Terre à la table. Mise en place par la fédération départementale, cette commission propose aux membres du CMR de découvrir des producteurs locaux, de sensibiliser aux enjeux agricoles, des débats et conférences…

    Avec ma femme Juliette, nous avons été invités par le CMR de Lille, à visiter dans la Flandre, deux exploitations agricoles.

    C’était une bonne occasion de mieux connaître le mouvement. En effet, ayant intégrés récemment une équipe, nous étions quelque peu partagés. Convaincus de l’importance de nourrir sa vie de couple par des échanges en vérité avec d’autres. Mais incertains de l’adéquation du mot « rural » avec notre réalité, certes ancrée dans un village en bordure de ville, mais éloignés du monde agricole de par notre travail.

    Cette journée a été l’occasion de donner du sens à notre engagement et nous a remplis de joie.

    En tant que consommateurs et citoyens, nous avons pu toucher du doigt des enjeux économiques et alimentaires nous concernant directement.

    Par exemple, le rôle de la SAFER. Cette structure a permis au jeune couple, Louise et Bertrand des Jardins du NooteBoom, d’acquérir 8 hectares, alors qu’il n’était pas le plus riche ni le plus soutenu par les réseaux locaux. Seule la qualité du projet de maraîchage bio a prévalu dans les critères de choix.

    En tant que chrétiens, nous nous sommes réjouis de voir les fruits d’une action qui s’enracine dans l’Évangile.

    Par exemple, la maraîchère a fait preuve d’une grande honnêteté et d’une grande confiance à notre égard quand elle nous a confiés une de ses limites : elle ne savait pas bien vendre ses produits (pourtant très bons !).

    Autre exemple, quand le propriétaire, Elie des Vergers de Viveterres, nous a raconté qu’il avait orienté un de ses clients vers un autre producteur. Pour des raisons techniques, il n’était pas le meilleur. Il avait préféré la satisfaction de son client à son chiffre d’affaire. Enfin, lors du débriefe final, chaque visiteur a su dire simplement et profondément ce qui l’avait touché. La participation régulière aux groupes CMR avait permis à chacun d’identifier et de mettre en mots, ce qui l’animait.

  • Travail : un monde en mutation

    Travail : un monde en mutation

    Découvrez le nouveau numéro d’Agir en Rural

    Le travail, c’est la santé…

    L’origine du mot travail est sans ambiguïté: le «tripalium» était un instrument de torture, triple pal. La Genèse en rajoute «une couche » puisque qu’il est dit au chapitre 3, verset 19: « A la sueur de ton front tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes à la terre».
    Nous voila donc condamnés au labeur «ad vitam aeternam» et dans des temps plus récents, Coluche disait: « le travail est bien une maladie, la preuve: il y a la médecine du travail ! »
    Alors pourquoi le travail a-t-il pris une si grande importance dans nos sociétés?
    Ne confondons-nous pas travail et salaire? Le mot salaire vient du latin salarium, dérivé de sal, le sel. « Payement pour travail ou service rendu », il désignait initialement la ration de sel fournie aux soldats romains (salarium), puis désigna l’indemnité en argent versée pour acheter le sel et autres vivres (salarium). Donc le salaire nous sert à subsister alors pourquoi nous acharnons-nous à «travailler plus pour gagner plus» comme se plaisait à le dire un ex- président? Et pourtant Matthieu nous dit (6:26) : «Observez les oiseaux : ils ne sèment pas, ne moissonnent pas et ne font pas de réserves ; pourtant, votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas plus de valeur qu’eux ? »
    Gagner plus pour acquérir quoi? Les derniers gadgets à la mode ? Un «I-pote triple X »? Une voiture plus puissante? Un jacuzzi ? Une garde-robe de star? En avons-nous vraiment besoin ? Avons-nous besoin de toujours produire plus alors que notre planète est limitée? Pourquoi toujours la croissance?
    N’y a-t-il pas de choses plus importantes que le travail? La présence en famille, avec son conjoint et les enfants, la culture, le temps passé avec les amis, le repos dominical, la lecture, les loisirs?
    Et pourtant le travail est un facteur d’intégration: pour le demandeur d’asile qui ainsi rejoint la société, pour le chômeur de longue durée qui retrouve sa dignité, pour la femme qui acquiert son indépendance, pour le jeune qui devient adulte!
    Alors œuvrons pour que le « taf, le boulot, le turbin » ne soient plus asservissement mais libération. Travaillons, mais « avec modération » !

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  • Université d’été du CMR

    Université d’été du CMR

    Programme UE 2019Le CMR organise tous les 5 ans son Université d’été : un temps de formation-action important pour le mouvement. Cette année, cent personnes se retrouveront en Loire-Atlantique, dans la commune du Pellerin, pour préparer ensemble le contenu du Congrès 2020 du CMR et faire remonter l’expression des équipes et des fédérations du mouvement.

    Cet évènement de cinq jours s’inscrit dans cadre du projet de réflexion en équipe « La Clameur du monde rural dans l’espérance », lancé en 2018 pour une durée de 3 ans et s’appuie sur l’outil de réflexion « Imagine ton rural idéal » pour aborder 4 thématiques :

    • Fragilités sociales et solidarités de proximité
    • La famille au cœur de notre quotidien
    • Démocratie participative et citoyenneté
    • Agriculture, alimentation source de santé.     

    L’Université d’été 2019 constitue un point d’étape de ce projet et de la vie du mouvement et ont pour objectifs de :

    •  Mutualiser et valoriser les pratiques innovantes au sein du mouvement.
    •  Fournir des éléments d’éclairage sur les thèmes travaillés depuis un an en équipes et faire un état des lieux de la société.
    •  Prendre le temps d’analyser son quotidien au regard de l’Evangile, à travers des temps de célébration.
    •  Offrir un temps de formation dans un cadre conviviale et intergénérationnel, incluant des temps de repas partagés, ainsi que des moments de détente et de découverte.

    Contenus :

    • Exposés théoriques
    • Échanges de savoirs
    • Conférences débats
    • Balade commentée et guidée dans les environs
    • Spectacle inter actif musical sur l’écologie intégrale
    • Fest Noz
    • Rencontres et partage d’expériences
    • Ateliers

    Mgr James, évêque de Nantes viendra échanger avec les personnes présentes le lundi 08 juillet, en fin d’après-midi.

    Programme UE 2019

    Retrouvez-nous également sur Radio Fidélité


    Contact :

    Florence Huet

    Chrétiens dans le Monde Rural de Loire Atlantique

    7 chemin de la Censive du Tertre 44322 NANTES

    02 49 62 22 57 / 07 66 51 37 93

    Mail : cmr44@nantes.cef.fr

  • Le CMR du Bas-Rhin a fêté ses 80 ans

    Le CMR du Bas-Rhin a fêté ses 80 ans

    Plus de 80 membres et amis de notre mouvement ce sont rassemblé le weekend du 15 et 16 juin afin de célébrer les 80 ans du CMR.

    Sébastien Laouer, aumônier du mouvement, et Luc Humbert, délégué épiscopal aux mouvements et association de fidèles, ont exprimé l’importance de l’engagement de chrétiens au cœur du monde, la joie d’un partage en équipes.

    80 ans c’est encore la belle jeunesse du CMR et quand on voit tout ce que le CMR peut apporter au gens, on espère que d’autres pourront encore en profiter, alors rendez-vous dans 20!

    Ils ont aussi remercié tous les membres et en particulier les co-présidentes Catherine Lecouffe et Isabelle Spitz.

    Le CMR c’est, dans le Bas-Rhin, 21 équipes de 6 à 10 personnes du Nord au Sud du département, qui partagent leur engagement dans la société au regard de leur foi.

    Les priorités mises en avant sont l’écologie intégrale, l’équilibre de vie au sein de la famille, l’alimentation et la santé, le soutien aux agriculteurs, l’Europe…

    En 1939, naissait la Ligue agricole catholique (LAC) pour permettre aux famille agricoles de réfléchir sur l’évolution de leur profession et du milieu rural.

    En 1945, la LAC devient le Mouvement Familial Rural (MFR) puis en 1966 le MFR fait place aux Chrétiens dans le Monde Rural (CMR).

    Pour clore cette belle journée, l’aumônier Sébastien Laouer a donné rendez-vous dans 20 ans pour les 100 ans d’un mouvement qui croit en son avenir.

  • Je mange donc je vote

    Je mange donc je vote

    Tribune. La campagne des élections européennes s’achève. Elle n’aura que très peu abordé la Politique Agricole Commune, plus gros budget de l’Union Européenne. Pourtant, savoir si et comment nous pourrons nous nourrir demain est un enjeu primordial.

    La Politique Agricole Commune (PAC) représente près de 40% du budget de l’Union Européenne (UE). C’est la seule politique de l’UE qui nous touche aussi directement, chaque fois que nous mangeons. Prévue dans les deux ans à venir, sa réforme sera votée par les eurodéputé·e·s élu·e·s dimanche prochain. Elle déterminera rien de moins que notre capacité, ou non, à produire l’alimentation de 600 millions d’Européens de manière juste, saine et durable.

    Une nécessité à portée de vote

    Aujourd’hui, la grande partie des 58 milliards d’euros de budget annuel de la PAC est attribuée aux paysan·ne·s suivant des règles obsolètes et inéquitables, sans considérations sociales, éthiques ou environnementales. Résultat, elle n’incite pas à sortir du modèle productiviste du siècle passé qui a des conséquences désastreuses : chute drastique du nombre de paysan·ne·s, érosion de la biodiversité – notamment par l’utilisation massive de pesticides -, importantes émissions de gaz à effet de serre, pollution des sols et des eaux, et non-respect du bien-être animal.

    Cette situation n’est pas une fatalité, c’est un choix politique. Nos futur·e·s député·e·s européen·ne·s voteront la prochaine réforme de la PAC. Par son importance budgétaire, nous devons en faire un formidable levier de transformation du modèle agricole et alimentaire européen au bénéfice de toutes et tous. Pour cela, elle doit accompagner la transition agroécologique et soutenir l’agriculture biologique, organiser les marchés pour rémunérer décemment les paysan·ne·s tout en réaffirmant l’objectif de souveraineté alimentaire des peuples en Europe et ailleurs, et favoriser des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. Assurer la pérennité d’une alimentation saine et diversifiée accessible à toutes et à tous n’est pas une chimère : c’est une nécessité, à portée de vote.

    Proportionnelle et vote de conviction

    Au cours du mois de mai, la plateforme Pour une autre PAC a organisé une trentaine de débats partout en France avec les groupes locaux de nos organisations membres. Citoyen·ne·s, paysan·ne·s et candidat·e·s (plus de 70 !), y ont échangé sur ce sujet qui nous concerne tou·te·s : comment faire pour que le contenu de nos assiettes rémunère dignement les producteurs et productrices, tout en préservant la planète et notre santé ? Par ces rencontres, nous avons amené les candidat·e·s à s’emparer de ce sujet central.

    Notre conclusion à l’issue de ces débats : nombreuses sont les listes dont le programme inclut des mesures favorables à une agriculture plus écologique mais seulement certaines proposent une vision globale cohérente, c’est-à-dire qui ne soumet pas l’agriculture européenne au libéralisme économique et préserve le principe de solidarité de l’UE.

    Les élections européennes se font à la proportionnelle : il suffit qu’une liste obtienne 5% des voix pour qu’elle soit représentée au parlement européen. Une opportunité de voter pour un programme par choix, sans se demander si la liste qui le porte arrivera en tête.

    Le 26 mai, chaque vote aura un impact direct sur le contenu de nos assiettes, celles de nos enfants, en Europe et dans le monde. Dimanche, je mange donc je vote !

    Découvrir les 12 priorités de la plateforme Pour une autre PAC

    Parcourir les compte-rendus des tables de débat citoyen organisées partout en France

    Les 35 organisations signataires de cette tribune sont membres de la plateforme « Pour une autre PAC ». Elle réunit des organisations paysannes, de protection de l’environnement et du bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens et citoyennes engagés dans leurs modes de consommation. Ensemble nous portons une vision nouvelle pour la Politique Agricole Commune : juste, saine et durable.

  • BLABLACOM: le projet solidaire d’une équipe CMR de Vendée

    BLABLACOM: le projet solidaire d’une équipe CMR de Vendée

    Bénévoles associatifs, ils aident des personnes en situation de fragilité économique et/ou sociale et ont rapidement perçu la question des déplacements quotidiens comme une réelle problématique, voire un frein à l’emploi.

    Pas de permis, pas de voiture, trop faibles ressources au démarrage d’un emploi saisonnier…: cette petite équipe de bénévoles a reçu ces derniers temps plusieurs demandes de personnes en difficultés recherchant une aide pour se rendre au travail.

    Ils souhaitent  proposer aujourd’hui un projet d’entraide, complémentaire au « Transport Solidaire », co-construit et ouvert sur tout le Pays de La Châtaigneraie.

    Seriez-vous intéressés pour fédérer vos salariés avec nous autour d’un projet solidaire, au service de la mobilité locale ?

    Rejoignez-nous pour lancer ensemble la plateforme collective « BLABLACOM » !

    Le principe en serait le suivant :

    Les salariés renseignent leurs horaires de trajet « domicile-travail ».

    L’équipe de bénévoles les met en lien avec des travailleurs ou des stagiaires en recherche d’un moyen de locomotion régulier, pour une période donnée.

    Une petite participation est demandée aux personnes utilisant ce service.

    Pour plus de renseignement : contactez la fédération de Vendée