Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • Politique agricole commune : «Servir l’intérêt général plutôt que l’agrobusiness»

    Politique agricole commune : «Servir l’intérêt général plutôt que l’agrobusiness»

    Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, « La plateforme Pour une autre PAC », dont le CMR est membre, invite paysans et citoyens à se rassembler le 22 octobre devant le Parlement européen à Strasbourg. Le CMR 67 participera à cette action avec le CMR national.

    Mardi prochain, le candidat à la fonction de commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski, sera auditionné par les eurodéputés, qui devront juger de son adéquation au poste. Qui est-il ?

    D’un côté, à la Cour des comptes européenne, il a soutenu des positions audacieuses sur le bien-être animal, les petites fermes, et dénoncé le manque d’ambition écologique des propositions de la Commission pour la réforme de la politique agricole commune (PAC). D’un autre côté, il émane d’une famille politique à l’ambition environnementale minime et hostile à un cadre européen fort. Les eurodéputés obtiendront-ils de lui assez de garanties pour lui accorder leur confiance ?

    Par ailleurs, Frans Timmermans, probable vice-président de la Commission chargé de la stratégie verte de l’UE, devrait poser les fondements d’une politique alimentaire intégrée, « de la fourche à la fourchette ». Cela permettrait une convergence cohérente entre agriculture, santé, environnement, bien-être animal et développement. Une perspective dans laquelle la réforme de la PAC doit s’inscrire.

    Enfin, Phil Hogan, ancien commissaire à l’agriculture, chantre du libre-échange et de la dérégulation, passerait au commerce, ce qui est inquiétant pour la souveraineté alimentaire globale. En résumé, ces choix augurent d’un difficile exercice d’équilibre pour la nouvelle Commission si elle veut se montrer à la hauteur de l’enjeu vital auquel nous faisons face !

    Aujourd’hui en Europe, les campagnes sont dans l’impasse du modèle productiviste. Au lieu d’être nourricière, l’agriculture est majoritairement organisée comme une industrie : productions uniformisées niant la diversité des territoires, concurrence internationale exacerbée, chimie de synthèse et mécanisation systématisées, négation de la sensibilité et des besoins des animaux, obsession quantitative et non qualitative… Les feux de cet été en Amazonie, liés notamment à nos importations de soja, ont rappelé les conséquences écologiques folles de cette course au moindre coût économique.

    Ce faisant, l’agriculture industrielle a significativement appauvri les savoir-faire locaux des paysans, ignoré le bien-être animal, dégradé la biodiversité, altéré la fertilité du sol et contribué à la crise climatique. Le modèle productiviste a un temps fait illusion mais aujourd’hui les rendements et les revenus des paysans sont à la baisse. L’impasse est totale : environnementale, sociale, sanitaire, culturelle et éthique.

    En soutenant ce modèle, la PAC nous mène à l’échec. Aujourd’hui, elle incite les agriculteurs à produire plus, sur des surfaces toujours plus grandes, pour une rentabilité toujours plus faible : nombre d’entre eux ne s’y retrouvent plus et ne s’en sortent pas.

    En parallèle, soutenant des « fleurons » de l’agroalimentaire avec l’argent public, la PAC contribue aux prix artificiellement bas de nos exportations dans les pays du Sud dont elle sape l’agriculture vivrière, tout en ralentissant l’essor d’alternatives justes, saines et durables chez nous. La PAC est en cours de réforme. Celle-ci doit être radicale pour sortir de l’impasse !

    Pour une autre PAC propose d’utiliser les milliards d’euros de la PAC pour une transition effective de l’agriculture européenne. En moins de dix ans, nous pouvons accompagner tous les producteurs vers l’agroécologie paysanne, notamment via l’agriculture biologique. C’est possible et indispensable ! Cela rétablira aussi la confiance entre paysans et consommateurs.

    L’avenir de notre agriculture et de notre alimentation est entre les mains de nos dirigeants européens. C’est pourquoi, le mardi 22 octobre 2019, avec nos partenaires allemands, nous organisons devant le Parlement européen de Strasbourg un rassemblement de paysans et citoyens venus de toute l’Europe. Exigeons que la prochaine PAC soit enfin juste, saine et durable, pour servir l’intérêt général et non celui de l’agrobusiness. Rejoignez-nous !

  • Journée d’été

    Journée d’été

    Malgré les fortes chaleurs de cet été, un grand nombre d’adhérents et de sympathisants nous ont rejoints pour cette très belle journée sur le thème des jardins et de la permaculture.

    1er : Découverte du magnifique jardin de Pierre et Germaine FREY dans le bourg de Villers où la diversité et l’organisation ainsi que la gestion du terrain autour de leur maison nous a tous impressionnés, le tout avec une très belle introduction de Paul CHAMBAT. Puis, tout le monde s’est retrouvé autour d’un verre de jus de fruit qui fut très apprécié.

    2: Chacun a pris sa voiture pour une trentaine de kilomètres et le village de Régny au bord de l’étang de Chavenan. Nous avons commencé par un repas partagé à l’ombre des arbres et une rencontre avec deux familles de migrants originaires d’Albanie.

    3: Puis c’est avec beaucoup d’attention que nous avons suivi la présentation sur la permaculture par Agnès LOMBARD. Cette nouvelle philosophie de travail de notre jardin et de gestion de notre environnement a été pour bon nombre d’entre nous une réelle découverte. Le tout concrétisé par la visite des jardins partagés de Régny qui étaient juste à côté et nous a permis de terminer en beauté notre rendez-vous annuel.

     

     

  • L’espace Vie-Foi de Lourdes : « enrichir sa démarche de pèlerinage »

    L’espace Vie-Foi de Lourdes : « enrichir sa démarche de pèlerinage »

    L’espace Vie-Foi à Lourdes propose aux pèlerins une halte au cours de laquelle ils peuvent prendre un café, rencontrer les bénévoles de la permanence, découvrir les propositions des mouvements d’action catholique pour faire le lien entre leur vie et leur foi et ainsi enrichir la démarche de pèlerinage.

    Des animations pour les enfants sont proposées régulièrement par l’ACE.

    Chaque semaine, une marche-réflexion vers Bartrès sur le chemin de Bernadette est proposée à ceux qui le souhaitent, via l’information des sanctuaires et de l’office de tourisme.

    18 juillet, 9h. Nous sommes deux au pied de la Vierge Couronnée (lieu de rendez-vous très fréquenté à Lourdes) avec notre panneau « marche de Bartrès »

    Dix minutes plus tard, nous sommes neuf : deux religieuses, une personne bénévole de l’espace vocation, une bénévole des sanctuaires, une personne travaillant dans une association d’accueil, une travailleuse sociale, une salariée de chez Safran, avec les deux accompagnatrices, un groupe de femmes, toutes sauf une venant pour la première fois !

    Faire connaissance, lire le texte d’Evangile choisi pour la réflexion (« Heureux, vous les pauvres ») et nous voici en chemin pour 9 km de marche tranquille, échange, contemplation, chacun son rythme.

    Trois arrêts nous permettent de réfléchir ensemble sur notre perception du texte et sur la façon dont il résonne dans notre vie. Nous sommes très différentes, dans nos vies, dans nos choix, dans notre foi, mais nous vivons un véritable échange, respectueux, ouvert sur la façon dont nous percevons les pauvretés autour de nous et en nous, mais aussi sur les réalisations, initiatives dont nous nous émerveillons.

    Nous rencontrons deux jeunes scouts, puis un groupe de filles, et enfin à l’arrivée tout un groupe de 50 jeunes du diocèse des Vosges. La communication fonctionne très bien, partager le pique-nique, chanter ensemble, faire connaissance, proposer l’Espace… Finalement toute une journée d’ouverture, de partage, qui a comblé les unes et les autres et ouvert l’appétit pour d’autres recherches….

    La marche continue, chaque jeudi.

    L’espace est ouvert tous les jours sauf le dimanche et les bénévoles du CMR, de l’ACE et de l’ACO s’y relaient jusqu’à fin août. N’hésitez pas à y faire un saut…

  • L’université d’été du CMR : une semaine de réflexion pour réaffirmer nos valeurs

    L’université d’été du CMR : une semaine de réflexion pour réaffirmer nos valeurs

    Du 8 au 12 juillet 2019, une centaine de membre du CMR venus de toute la France se sont réunis au Pellerin (Loire-Atlantique) pour participer à l’université d’été du CMR.

    Nous avons un RDV incontournable au CMR, le congrès ! Il a lieu tout les 5 ans et permet à notre association de réunir plus d’un millier de ses membres afin de réfléchir, aux orientations que va prendre notre mouvement pour les 5 prochaines années. En 2020, la ville de Tarare (Rhône) accueillera cet événement ainsi que les militants CMR qui viendront réaffirmer les valeurs qui les portent. Ainsi notre prochain congrès aura comme slogan « porter la clameur du rural, dans l’espérance ».

    L’université d’été c’est l’occasion durant une semaine d’entamer une réflexion afin de définir les valeurs et les orientations que nous réaffirmerons au congrès. Le CMR a donc convié ses membres à partager, échanger réfléchir, débattre sur 4 grandes thématiques :

    • Agriculture et alimentation, source de santé
    • Pratique démocratique et citoyenneté
    • Fragilités sociales et solidarités de proximités
    • La famille au cœur de notre quotidien

    Les militants ont été répartis dans chaque thématique et par leur participation à des ateliers, des débats, par le partage d’initiatives ils ont été invités à dégager pour chaque thème : ce que nous constatons, ce que nous questionnons et ce que nous affirmons.

    Le CMR à travers les outils de l’éducation populaire à mis les participants dans une position d’acteurs-chercheurs. Grace a son maillage territorial et l’engagement fort de ses membres sur leur territoire, chaque membre du CMR est porteur d’une expérience unique qui en fait un témoin privilégié de ce qui se vit en rural.

    Pendant cette semaine, nous avons pris de la hauteur grâce à l’accompagnement de Jean-Yves Baziou (théologien) et d’Isabelle Calmels (consultante en parentalité), nous avons réfléchi tout en nous amusant grâce au spectacle de Benoît Samson, nous avons découvert une nouvelle région grâce à l’accueil chaleureux de la fédération Loire-Atlantique et l’ensemble de ses bénévoles qui ont préparé tout les repas avec des produits locaux, bio et avec un minimum de déchets afin de rester en accord avec les valeurs du CMR.


    Vidéos et témoignages

  • Le forum des familles change de lieu

    Le forum des familles change de lieu

    Pour la 4e année, le CMR des Vosges propose son Forum des Familles à Dompaire, avec quelques nouveautés dont le spectacle de la Compagnie Philippe Roussel.

    Le forum des familles c’est un temps d’échange et de partage autour des questions de la famille. Des ateliers intergénérationnels, des discussions, des activités manuelles, des jeux, des savoirs-faire partagés vous permettront de passer une journée originale et agréable en famille. Une garderie est prévue pour les enfants à partir de deux ans dès 9h30 et tout au long de la journée. Cette année le Forum des familles est en partenariat avec la Communauté de Commune Mirecourt-Dompaire et notamment avec le Relais Assistants Maternels. Vous pourrez manger sur place en réservant votre repas avant le 8 octobre pour une participation de 6€/personne. Réservez dès à présent votre journée pout profiter de cet événement et n’hésitez pas à partager cette manifestation autour de vous.

    Contact et réservation : cmr.vosges@gmail.com/ 03 29 35 05 51

  • Une rencontre avec nos homologues européens sur les spécificités culturelles Est/Ouest

    Une rencontre avec nos homologues européens sur les spécificités culturelles Est/Ouest

    Les représentants de 10 mouvements ou associations de chrétiens de 10 pays européens se sont retrouvés pendant 5 jours à Cluj Napoca en Roumanie.

    Cette rencontre était financée par le programme européen Erasmus+ de l’Union Européenne dans le cadre du projet Prorure.

    Ces journées furent riches en échanges sur la culture du pays, sur la vie économique en monde rural, sur l’importance de l’Histoire dans ce pays d’Europe centrale. Les différents intervenants, chacun dans son domaine de compétences, nous ont fait découvrir combien la Roumanie est une mosaïque faite de différentes influences culturelles, religieuses, politiques, qu’elle a été soumise à de nombreuses convoitises qui marquent encore aujourd’hui sa population. Peut-on faire confiance aux autres, à des organisations collectives quand on a subi l’oppression, le manque de liberté ? Il faut du temps, de la patience mais aussi de la volonté pour se réconcilier, pour avancer vers une construction européenne pacifiée. Les acteurs de ce pays (maire, enseignants, chercheurs) nous ont exprimé leur désir de développer une agriculture familiale, d’une économie et d’un développement structurel offert à tous et toutes, même aux plus petites communes et exploitations agricoles.

    Markus Vennewald de la COMECE (Conférence européenne des évêques, Bruxelles) nous invite à travailler ensemble pour demander à l’UE de changer de politique. Nous devons soutenir les territoires ruraux en Europe.

     

    Dans nos collectifs, comme « Pour une autre PAC » nous devons avoir le souci des plus petits pour qu’ils aient les mêmes droits que les autres, que l’humain soit la priorité des décisions européennes.

    Nous avons aussi découvert que nous ne pouvons pas demander aux autres de se lancer « tête baissée » dans des projets sans les écouter, les comprendre, sans respecter leur rythme.

    Nous avons aussi été reçus par des villageois pour célébrer et pour un repas convivial. Nous avons visité un jeune agriculteur qui vient de s’installer.

    Nos échanges d’expériences sont fraternels, respectueux, ouverts. Des liens d’amitié se créent, nous avons du bonheur à nous retrouver et à connaître la vie des autres.

    Avram Fitiu, professeur à la faculté d’agriculture de Cluj (Roumanie) nous a alerté sur la situation des agriculteurs roumains, qui sont très nombreux et qui ont beaucoup de mal à s’en sortir. Ils ont en moyenne 3-4 ha. La PAC profite aux grandes exploitations de plusieurs milliers d’ha qui ont été rachetées par des investisseurs étrangers. Oui nous avons besoin d’une autre PAC.

    La délégation CMR à Cluj (Roumanie) pour la rencontre Prorure qui regroupe les associations de chrétiens dans le monde rural de 11 pays d'Europe.
    La délégation CMR à Cluj (Roumanie) pour la rencontre Prorure qui regroupe les associations de chrétiens dans le monde rural de 11 pays d’Europe.
  • Être en équipe CMR c’est avoir le sens de l’engagement

    Être en équipe CMR c’est avoir le sens de l’engagement

    Laurent Misandeau et Joseph Braud sont les nouveaux co-présidents du CMR Maine-et-Loire(49). Élus depuis le mois de mai, ils partagent le sens de leur engagement.

    Qui êtes-vous et qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager au CMR ?

    Laurent Misandeau : Je suis né en 1975. Je me suis marié en 1999 et nous avons 4 garçons. Je suis enseignant en école primaire au Bourg d’Iré et à Segré. Aujourd’hui, je m’engage en tant que coprésident pour le mouvement. J’ai envie de porter la voix des chrétiens du monde rural dans une société en évolution. Je suis bien dans ce mouvement qui met l’Homme au centre de ses projets et de ses actions, comme le Christ qui nous montre cette voie.

    Il est important pour moi d’appartenir à un mouvement et de sentir la présence de ces visages d’Église qui ne fréquentent peut-être pas leur église. J’ai grandi dans cette mouvance et cet état d’esprit. A l’écoute du pape François, j’ose m’aventurer hors des sentiers battus.

    Joseph Braud : Je suis né en 1962, je me suis marié en 1985 et nous avons 7 enfants. J’ai été 31 ans enseignant en SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) et je suis depuis peu assistant familial.

    Ayant expérimenté la vie d’équipe au MRJC, j’ai pu goûter à la joie de mener des projets ensemble, de relire ce qui fait nos vies à la lumière de l’Évangile et de trouver une source d’émancipation. Attaché au monde rural, c’est dans cette continuité qu’avec mon épouse nous avons rejoint une équipe CMR.
    La vie d’équipe s’enrichit des moyens et des moments forts du mouvement, ce qui n’est possible que si des gens s’engagent et prennent des responsabilités.

    Qu’est-ce que ces réflexions vous amène à vivre, en équipe et dans la société ?

    Les personnes en équipe CMR se réunissent pour partager des faits de vie du quotidien, ils confrontent leurs points de vue, s’enrichissent de la parole des autres et relient cela à l’évangile ou aux textes bibliques. Le CMR nous invite à nous engager pour le monde, et c’est ainsi qu’on retrouve des membres dans différents collectifs et associations.

    Nos équipes sont des lieux de ressourcement qui permettent aux membres de prendre des engagements très diversifiés, en équipe ou individuellement : animation d’un collectif pour la transition écologique, responsables de commissions démocratiques, énergétiques et agricultures, organisation de ciné-débats pour éveiller les consciences, organisation de parcours autour de l’éducation des enfants, participation aux resto du cœur, à la préparation aux mariage ou au baptême, administration de collectifs pour les migrants ou de centres sociaux, organisation de soirées débat autour de la bioéthique, de la Politique Agricole Commune, de l’autonomie alimentaire, des grandes questions qui traversent l’Église …

    En tant que coprésident, quels vont être vos points d’attention, et quels sont vos espoirs pour le mouvement et ses membres ?

    Pour notre propre diocèse, dans la continuité de ces dernières années, nous allons veiller à ces trois points :

    • Prendre conscience de la place que l’on occupe dans la société : être des éveilleurs de consciences
    • Se constituer collectivement en force de proposition : en mettant le Christ au cœur de nos vies, au cœur de notre monde.
    • Expérimenter la capacité à agir avec nos contemporains : associer les intérêts de chacun pour le bien de tous.

    Outre le congrès national en 2020, en Anjou nous avons les projets d’organiser la veillée pascale dans une paroisse avec le MRJC et l’ACE et de développer spécialement la fondation d’équipe sur le secteur au nord-est d’Angers avec la présence d’un animateur.

    Source : https://www.diocese49.org/chretiens-dans-le-monde-rural-nouveaux-presidents-et-nouveaux-defis

  • A la découverte du monde agricole et du CMR

    A la découverte du monde agricole et du CMR

    Nouvellement arrivé au CMR de Lille et en équipe depuis peu, David nous raconte sa participation à la commission de la Terre à la table. Mise en place par la fédération départementale, cette commission propose aux membres du CMR de découvrir des producteurs locaux, de sensibiliser aux enjeux agricoles, des débats et conférences…

    Avec ma femme Juliette, nous avons été invités par le CMR de Lille, à visiter dans la Flandre, deux exploitations agricoles.

    C’était une bonne occasion de mieux connaître le mouvement. En effet, ayant intégrés récemment une équipe, nous étions quelque peu partagés. Convaincus de l’importance de nourrir sa vie de couple par des échanges en vérité avec d’autres. Mais incertains de l’adéquation du mot « rural » avec notre réalité, certes ancrée dans un village en bordure de ville, mais éloignés du monde agricole de par notre travail.

    Cette journée a été l’occasion de donner du sens à notre engagement et nous a remplis de joie.

    En tant que consommateurs et citoyens, nous avons pu toucher du doigt des enjeux économiques et alimentaires nous concernant directement.

    Par exemple, le rôle de la SAFER. Cette structure a permis au jeune couple, Louise et Bertrand des Jardins du NooteBoom, d’acquérir 8 hectares, alors qu’il n’était pas le plus riche ni le plus soutenu par les réseaux locaux. Seule la qualité du projet de maraîchage bio a prévalu dans les critères de choix.

    En tant que chrétiens, nous nous sommes réjouis de voir les fruits d’une action qui s’enracine dans l’Évangile.

    Par exemple, la maraîchère a fait preuve d’une grande honnêteté et d’une grande confiance à notre égard quand elle nous a confiés une de ses limites : elle ne savait pas bien vendre ses produits (pourtant très bons !).

    Autre exemple, quand le propriétaire, Elie des Vergers de Viveterres, nous a raconté qu’il avait orienté un de ses clients vers un autre producteur. Pour des raisons techniques, il n’était pas le meilleur. Il avait préféré la satisfaction de son client à son chiffre d’affaire. Enfin, lors du débriefe final, chaque visiteur a su dire simplement et profondément ce qui l’avait touché. La participation régulière aux groupes CMR avait permis à chacun d’identifier et de mettre en mots, ce qui l’animait.

  • Travail : un monde en mutation

    Travail : un monde en mutation

    Découvrez le nouveau numéro d’Agir en Rural

    Le travail, c’est la santé…

    L’origine du mot travail est sans ambiguïté: le «tripalium» était un instrument de torture, triple pal. La Genèse en rajoute «une couche » puisque qu’il est dit au chapitre 3, verset 19: « A la sueur de ton front tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes à la terre».
    Nous voila donc condamnés au labeur «ad vitam aeternam» et dans des temps plus récents, Coluche disait: « le travail est bien une maladie, la preuve: il y a la médecine du travail ! »
    Alors pourquoi le travail a-t-il pris une si grande importance dans nos sociétés?
    Ne confondons-nous pas travail et salaire? Le mot salaire vient du latin salarium, dérivé de sal, le sel. « Payement pour travail ou service rendu », il désignait initialement la ration de sel fournie aux soldats romains (salarium), puis désigna l’indemnité en argent versée pour acheter le sel et autres vivres (salarium). Donc le salaire nous sert à subsister alors pourquoi nous acharnons-nous à «travailler plus pour gagner plus» comme se plaisait à le dire un ex- président? Et pourtant Matthieu nous dit (6:26) : «Observez les oiseaux : ils ne sèment pas, ne moissonnent pas et ne font pas de réserves ; pourtant, votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas plus de valeur qu’eux ? »
    Gagner plus pour acquérir quoi? Les derniers gadgets à la mode ? Un «I-pote triple X »? Une voiture plus puissante? Un jacuzzi ? Une garde-robe de star? En avons-nous vraiment besoin ? Avons-nous besoin de toujours produire plus alors que notre planète est limitée? Pourquoi toujours la croissance?
    N’y a-t-il pas de choses plus importantes que le travail? La présence en famille, avec son conjoint et les enfants, la culture, le temps passé avec les amis, le repos dominical, la lecture, les loisirs?
    Et pourtant le travail est un facteur d’intégration: pour le demandeur d’asile qui ainsi rejoint la société, pour le chômeur de longue durée qui retrouve sa dignité, pour la femme qui acquiert son indépendance, pour le jeune qui devient adulte!
    Alors œuvrons pour que le « taf, le boulot, le turbin » ne soient plus asservissement mais libération. Travaillons, mais « avec modération » !

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  • Université d’été du CMR

    Université d’été du CMR

    Programme UE 2019Le CMR organise tous les 5 ans son Université d’été : un temps de formation-action important pour le mouvement. Cette année, cent personnes se retrouveront en Loire-Atlantique, dans la commune du Pellerin, pour préparer ensemble le contenu du Congrès 2020 du CMR et faire remonter l’expression des équipes et des fédérations du mouvement.

    Cet évènement de cinq jours s’inscrit dans cadre du projet de réflexion en équipe « La Clameur du monde rural dans l’espérance », lancé en 2018 pour une durée de 3 ans et s’appuie sur l’outil de réflexion « Imagine ton rural idéal » pour aborder 4 thématiques :

    • Fragilités sociales et solidarités de proximité
    • La famille au cœur de notre quotidien
    • Démocratie participative et citoyenneté
    • Agriculture, alimentation source de santé.     

    L’Université d’été 2019 constitue un point d’étape de ce projet et de la vie du mouvement et ont pour objectifs de :

    •  Mutualiser et valoriser les pratiques innovantes au sein du mouvement.
    •  Fournir des éléments d’éclairage sur les thèmes travaillés depuis un an en équipes et faire un état des lieux de la société.
    •  Prendre le temps d’analyser son quotidien au regard de l’Evangile, à travers des temps de célébration.
    •  Offrir un temps de formation dans un cadre conviviale et intergénérationnel, incluant des temps de repas partagés, ainsi que des moments de détente et de découverte.

    Contenus :

    • Exposés théoriques
    • Échanges de savoirs
    • Conférences débats
    • Balade commentée et guidée dans les environs
    • Spectacle inter actif musical sur l’écologie intégrale
    • Fest Noz
    • Rencontres et partage d’expériences
    • Ateliers

    Mgr James, évêque de Nantes viendra échanger avec les personnes présentes le lundi 08 juillet, en fin d’après-midi.

    Programme UE 2019

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    Contact :

    Florence Huet

    Chrétiens dans le Monde Rural de Loire Atlantique

    7 chemin de la Censive du Tertre 44322 NANTES

    02 49 62 22 57 / 07 66 51 37 93

    Mail : cmr44@nantes.cef.fr