Travail : un monde en mutation

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Le travail, c’est la santé…

L’origine du mot travail est sans ambiguïté: le «tripalium» était un instrument de torture, triple pal. La Genèse en rajoute «une couche » puisque qu’il est dit au chapitre 3, verset 19: « A la sueur de ton front tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes à la terre».
Nous voila donc condamnés au labeur «ad vitam aeternam» et dans des temps plus récents, Coluche disait: « le travail est bien une maladie, la preuve: il y a la médecine du travail ! »
Alors pourquoi le travail a-t-il pris une si grande importance dans nos sociétés?
Ne confondons-nous pas travail et salaire? Le mot salaire vient du latin salarium, dérivé de sal, le sel. « Payement pour travail ou service rendu », il désignait initialement la ration de sel fournie aux soldats romains (salarium), puis désigna l’indemnité en argent versée pour acheter le sel et autres vivres (salarium). Donc le salaire nous sert à subsister alors pourquoi nous acharnons-nous à «travailler plus pour gagner plus» comme se plaisait à le dire un ex- président? Et pourtant Matthieu nous dit (6:26) : «Observez les oiseaux : ils ne sèment pas, ne moissonnent pas et ne font pas de réserves ; pourtant, votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas plus de valeur qu’eux ? »
Gagner plus pour acquérir quoi? Les derniers gadgets à la mode ? Un «I-pote triple X »? Une voiture plus puissante? Un jacuzzi ? Une garde-robe de star? En avons-nous vraiment besoin ? Avons-nous besoin de toujours produire plus alors que notre planète est limitée? Pourquoi toujours la croissance?
N’y a-t-il pas de choses plus importantes que le travail? La présence en famille, avec son conjoint et les enfants, la culture, le temps passé avec les amis, le repos dominical, la lecture, les loisirs?
Et pourtant le travail est un facteur d’intégration: pour le demandeur d’asile qui ainsi rejoint la société, pour le chômeur de longue durée qui retrouve sa dignité, pour la femme qui acquiert son indépendance, pour le jeune qui devient adulte!
Alors œuvrons pour que le « taf, le boulot, le turbin » ne soient plus asservissement mais libération. Travaillons, mais « avec modération » !

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