Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • Commentaire de l’Évangile du lundi 18 mai

    Commentaire de l’Évangile du lundi 18 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean (15/26-27 et 16/1-4)

    Dans ce passage, Jésus prépare les disciples à son départ.

    « Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. »

    Le pape François dans Laudato si’ au premier chapitre rapporte ce qui se passe dans la maison commune : « Il met en avant la dimension existentielle d’un événement dont nul ne peut s’abstraire, car il atteint notre lieu d’habitation partagé et révèle la possibilité d’un point de rupture. »

    La situation est grave. Nous venons de vivre 55 jours de confinement dus au Covid-19.

    Au sortir de cette crise,

    Voir ce qui se passe : analyser, dénoncer est une aventure périlleuse. Ces jours-ci la lecture des Actes des Apôtres nous montre comment les disciples ont affronté la société de l’époque.

    Tous les prophètes au risque de leur vie dénoncent les idoles, rappellent les promesses de Yahvé et la foi d’Abraham.

    Le CMR se situe dans ce sillage : dénoncer, affirmer, annoncer.

    Après 55 jours de confinement, nous constatons les conséquences de cette crise sanitaire à tous les niveaux.

    Comment affronter cette situation nouvelle :

    « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. »

    Ce Jésus de Nazareth nous engage aujourd’hui à poursuivre sa mission : découvrir un Dieu qui aime chaque être humain et nous invite à s’émerveiller devant la beauté de la création.

    Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo Maxime Raynal, CC BY.
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 15 mai

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 15 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean (14, 12-17)

    L’amour mutuel ! Pas simple… Et Jésus a beau le présenter comme un « commandement », ce n’est pas plus facile ! Notre époque est plutôt allergique à ce mot. Et pourtant, si ce sentiment qu’est l’amour pouvait, tel un moteur, commander la vie de la plupart d’entre nous, le quotidien n’en serait-il pas facilité ?

    Depuis que nous sortons progressivement du confinement, qu’est-ce qui mène ma vie ? La course à la consommation, comme avant ? Mon agenda et ses pages noircies (ou ses écrans !) ? Le temps qu’il faudrait rattraper ? ou bien ce que j’ai vécu ces dernières semaines et que je ne veux pas perdre, les services rendus, les relations renouées, les heures en couple, en famille ? À chacun-e de faire sa liste.

    Ces dernières semaines, des rythmes de vie différents sont survenus dans notre existence… Les avons-nous subis comme une contrainte ? les avons-nous reçus comme une opportunité pour redécouvrir nos raisons de vivre ? Déconfiné-es, il nous est demandé d’aller et de porter du fruit, un fruit qui demeure ; belle mission que voilà, que le Christ nous confie, à nous, créatures fragiles, mais dignes de confiance.

    Pour accomplir cette mission, un seul commandement (!) : Nous aimer les uns les autres… car c’est bien dans les autres que nous pourrons Le rencontrer, si… nous en avons le désir.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo Melissa Wright. CC BY-NC-ND.
  • Face au changement climatique, quelles réponses ?

    Face au changement climatique, quelles réponses ?

    Agir en rural n°120, création Stéphanie Yverneau-Brahy.

     

    En ouvrant Laudato si’, je lis que « le climat est un bien commun de tous et pour tous.  C’est un système complexe en relation avec beaucoup de conditions essentielles pour la vie humaine » Un bien commun que nous subissons, abîmons, transformons ; un bien commun dont nous sommes toutes et tous responsables selon les domaines.

    Le climat se décline dans sa forme environnementale et nous en voyons les effets : tempêtes, vents, canicules, sécheresses, inondations…. Il est propice au développement de la vie mais aussi cause de destruction de cette même vie et malgré toute la création continue.

    Le climat c’est aussi le climat social dans lequel nous évoluons, les questions, les révoltes, les désarrois mais aussi les signes de créativité, de fraternité, de solidarité, d’espoir que nous porterons au congrès.

    Le climat plus ou moins serein de nos familles où chacun-e cherche à grandir dans la joie, la tendresse, l’amour, la reconnaissance de sa singularité.

    Le climat de confiance ou de méfiance en l’Église dont nous faisons partie. Cependant des signes d’Espérance apparaissent quand elle remet l’Évangile au cœur de ses préoccupations pour être témoin de l’amour de Dieu pour toutes les créatures.

    Et si le climat c’était aussi nos désirs de mutation, de changement, de conversion tant attendue par les jeunes pour sauvegarder la planète et développer une création renouvelée où la vie est plus forte que la mort.

    Au CMR, le climat essaie d’être bienveillant entre ses membres quand se vit l’accueil, l’écoute des différences pour construire ensemble un monde nouveau respectueux de la dignité humaine, des êtres vivants, de la Création. Au cours de mon mandat j’ai eu la joie de découvrir plein d’initiatives qui transforment et annoncent un climat de confiance, de fraternité, de solidarité, de justice, de paix entre les hommes, les femmes et la nature. Tout est lié.

    Dans la joie, je nous invite à continuer à travailler ensemble au développement des climats favorables à la sauvegarde de notre maison commune.

    Anne-Marie Blanchard, co-présidente

    Agir en rural, 16 pages couleurs, trimestriel

  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 14 mai

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 14 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean chapitre 15, versets 9-17

    Tout est question d’Amour… C’est la source de la joie.

    C’est d’abord l’enjeu de l’Amour du Père pour Jésus, son Fils. Et c’est du même Amour que Jésus nous aime, nous, celles et ceux qu’Il appelle. Pour être disciple, encore faut-il nous aimer les unes, les uns, les autres. Il faut aimer sans limite. Il faut l’autre jusqu’à pouvoir donner notre vie pour elle, pour lui. Quel programme !

    Notre Amour entre nous, les disciples, nous permet, par le Christ de connaître l’Amour du Père pour l’humanité. Et c’est de cet Amour que nous devons témoigner.

    Bientôt vient la période du déconfinement. Notre humanité va sortir difficilement de cette épreuve de la pandémie. Celle-ci nous a interrogé sur la relation humaine pendant le confinement. Maintenant, depuis quelques jours, c’est la question de la solidarité entre les femmes et les hommes qui est posée. Nous entrons dans une période socialement, économiquement, philosophiquement d’incertitudes, de grandes souffrances, surtout pour les plus pauvres de nos sociétés, en ville comme en rural.

    Mais nous savons que Jésus est notre ami. Nous avons sa promesse qu’il transmettra au Père toutes nos demandes et que nous recevrons une réponse. C’est la promesse du Royaume d’Amour déjà pendant notre vie sur Terre. Des solutions pour l’avenir, nous n’en avons pas. Mais nous sommes dépositaires de l’Espérance, de la vie nouvelle, celle qui n’a pas de faim. Et nous avons une clé de lecture, une sorte de boussole : il faut aimer, aimer l’autre sans compter, et entraîner notre société à se construire en se fondant sur l’Amour de l’autre, mais aussi de tout l’univers. Notre boussole, c’est l’Évangile, et dans ces temps difficiles de reconstruction, c’est aussi une de ses traductions Laudato si’ dont nous vous recommandons la relecture.

    Soyons porteur de l’Espérance et de la joie de l’Évangile toutes et tous ensemble.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Arrivée de Saint Marc à Venise, basilique Saint-Marc. Photo Slices of Light, CC BY-NC-ND.
  • La clameur du confinement – sixième partie : la vie continue

    La clameur du confinement – sixième partie : la vie continue

    Suzanne

    Comme les disciples de l’Évangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse (Marc 4, 37).
    Dans nos communautés, tous fragiles, mais présents, la foi nous rassemble et donne Espérance.
    C’est une grande épreuve, en tant que croyante, c’est un chemin de Carême vers la résurrection, nous devons accepter, porter cette croix, souffrir avec Jésus et croire à la résurrection = dépassement.
    Même après l’Ascension, il restera avec nous, garder confiance dans la parole de l’Évangile (Marc 4, 40).

    Le Seigneur a envoyé les apôtres en mission, et cela continue, nous sommes envoyés à témoigner ce que nous croyons.
    En ce temps de confinement nous devons inventer, créer, méditer, prier, demander, remercier, jardiner, cuisiner, supporter, avancer, communiquer… que de verbes à faire fructifier et célébrer plus tard.
    Le Seigneur entend nos prières ! En ce mois de mai, mois de Marie, que la mère de notre Seigneur intercède auprès de son fils

    Pour conclure, un grand bravo et merci à tous ceux qui devaient affronter en sortant de chez eux pour soigner et servir les autres et pour toutes les solidarités.

    Mots retenus pour le déconfinement : liberté, libre, responsable – pas solitaire mais solidaire.

    Fraternellement, de tout cœur.

    Photos Suzanne Kieffer.

     

    Anne et Pascal Lionneton

  • La clameur du confinement – cinquième partie : un œil neuf

    La clameur du confinement – cinquième partie : un œil neuf

    Bénédicte

    Nous, ruraux vosgiens, avons l’énorme chance d’avoir de l’espace vert autour de nous et d’apprécier ce magnifique printemps 2020 : chant des oiseauX dès 5 heures du mat’, jardin, potager à commencer… quel bonheur !

    Joie aussi de continuer mon engagement de soutien scolaire par téléphone, WhatsApp, chaque jour, pour une famille kosovare avec 3 bons enfants de 9, 7 et 5 ans ! Ils viennent de se déconfiner joyeusement et sont venus à la maison aujourd’hui (masqués).

    Ma clameur, c’est de vivre en Ressuscités, c’est de regarder et agir au-delà, au-delà de soi !

    Jean Pierre Hennegrave

    Clameur en ces jours moroses : ouvrons nos yeux et découvrons cette nature qui est belle et que nous ne voyons pas toujours.

    Bon courage à tous.

    Photo Jean Pierre Hennegrave.

     

    Photo Jean Pierre Hennegrave.

     

    Photo Jean Pierre Hennegrave.
  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 13 mai

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 13 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean (15, 1-8)

    Au début de ce second discours d’adieu à ses disciples, Jésus utilise une image biblique qui leur « parle », l’image de la vigne et de ses sarments, cette vigne qui symbolise le peuple d’Israël. Saura-t-elle nous « parler » à nous aussi ?

    « Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu et ils brûlent. » Ils sont certainement présents dans notre vie ces anciens sarments tout secs qui ne laissent plus passer la sève, ces moments, ces attitudes qui ont été stériles. Brûlons-les allègrement. Cette crise que nous traversons ne révèle-t-elle pas, elle aussi,  des choix qui ne mènent pas à la vie ?

    « Tout sarment qui porte du fruit, [mon Père] le purifie en le taillant pour qu’il en porte davantage. » Oui, pour cela il faut des outils tranchants. La Parole de Dieu est coupante, elle aussi, tranchante, nette.

    Mais cela ne suffit pas ; sans soins réguliers, les rameaux perdent leur vigueur et les fruits leur éclat. « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits. » Jean utilise huit fois le verbe « demeurer » dans cet extrait. Ce sarment dans lequel la sève circule librement, est-ce moi en qui demeure et travaille la parole de Jésus ? Qu’est-ce que je fais de la sève du Christ, de la présence du Christ en moi ? Est-ce que je l’accueille ? Est-ce que je lui permets de donner des fruits en abondance ?

    Soyons attentifs à la présence de cette sève en nous. En ce début de sortie du confinement, n’oublions pas qu’il existe bien d’autres souffrances sur notre Terre. Permettons à cette Parole, à cette présence, de donner naissance à de nombreux fruits porteurs de vie.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo David Di Marcantonio, CC BY-SA
  • Les cloches sonnent pour le climat : re-démarrons autrement !

    Les cloches sonnent pour le climat : re-démarrons autrement !

    Semaine Laudato si’ 2020

    Cinq ans après Laudato si’

    Les cloches sonnent pour le climat : re-démarrons autrement !

    • Le 24 mai 2015 était publiée l’encyclique Laudato si’ sur la préservation de notre Maison commune.
    • En cette période inédite de bouleversement de nos modes de vie (relations aux autres, consommation, déplacements, travail) un nouveau chapitre peut s’écrire.
    • Le pape François appelle à se mobiliser pour une Semaine Laudato si’ du 16 au 24 mai à travers le monde, coordonné par le GCCM (Global Catholic Climat Mouvement).

    Que nous dit Laudato si’ ?

    • Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous. § 14
    • L’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre ce réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l’accentuent. §23
    • L’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties. § 193
    • Dans la famille, on cultive les premiers réflexes d’amour et de préservation de la vie, comme par exemple l’utilisation correcte des choses, l’ordre et la propreté, le respect pour l’écosystème local et la protection de tous les êtres créés. § 213
    • Toutes les communautés chrétiennes ont un rôle important à jouer dans cette éducation à la contemplation reconnaissante du monde, à la protection de la fragilité des pauvres et de l’environnement. § 214

    Faisons sonner les clochers, mais aussi nos cloches, clochettes et smartphones !

    Nous proposons que les églises de France fassent sonner leurs cloches dimanche 24 mai à 20h00 et que tous fassent sonner des cloches chez eux, aux balcons, aux fenêtres, dans les jardins. Ces sonneries seront le signe de notre engagement pour dire notre désir de changer en profondeur au sortir de la crise sanitaire.

  • Commentaire de l’Évangile du mardi 12 mai

    Commentaire de l’Évangile du mardi 12 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean (14, 27-31)

    Quand les lecteurs découvrent ces paroles ou plutôt les méditations et autres réflexions de l’auteur sur la présence ou l’absence du Christ, ils sont en train de s’interroger sur le devenir de leur communauté… L’accord est loin d’exister sur la manière d’être témoins du Ressuscité alors que le souvenir de Jésus de Nazareth est maintenant lointain (soixante ans depuis l’événement de son procès et de sa crucifixion).

    Depuis son « départ vers le Père », des dissensions, des oppositions ont surgi et l’unité est menacée au point que certains s’apprêtent à quitter la communauté…

    Dans ces moments de tension, de fragilité, d’inimitié, il est plus que nécessaire d’entendre à nouveau cette promesse : je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… mais pas à la manière du monde ! De quelle paix s’agit-il ?

    Certainement pas cette paix où le vainqueur, tel un prince de ce monde, impose au vaincu sa loi, mais celle qui prend en compte les différentes sensibilités comme autant de richesses pour le bien de la communauté.

    Cette paix peut nous rassembler, si chacun-e de nous met sa confiance en ce Jésus qui a proclamé dans le Temple : « Celui qui croit en moi, de son sein couleront des fleuves d’eau vive. » (Jn 7, 38)

    Sortant de notre confinement, mais aussi de nos habitudes, de nos dépendances, de nos exclusivités, quelle que soit la société à laquelle nous voulons contribuer, comme citoyen-nes, comme chrétien-nes, prenons modèle sur ce Christ dont l’accueil fut à la mesure de cet amour sans conditions qu’il a reçu de son Père pour nous le transmettre à profusion.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photographie Marc Delebarre.