Commentaire de l’Évangile du vendredi 22 mai

Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 16, versets 20-23 a

La pandémie que nous vivons a placé une bonne partie du monde contemporain dans la peine. Et nous qui voyons ce monde, nous avons la compassion (souffrir avec…) des souffrances que nous côtoyons : les familles qui ont perdu une ou un des leurs et qui ne peuvent faire leur deuil habituel ; les malades qui ont été à l’hôpital et qui reviennent chez eux très amoindri-es ; les personnels soignants et les personnels de service qui ont travaillé la peur au ventre ; les enfants décontenancés par l’absence d’école ; les violences encore plus vives dans plusieurs couples ; la peur du chômage ;  etc. La liste est longue et chacune et chacun d’entre nous peut y rajouter beaucoup de situations.

Le monde actuel va-t-il changer ? Allons-nous à nouveau penser solidarité, poser des choix écologiques pour préserver notre maison commune, etc. ?

Et le Christ semble tellement absent. N’est-ce pas le sentiment de l’absence de Dieu quand nous voyons dans nos médias, le pape, des évêques ou des prêtres célébrer seuls dans des églises ou des chapelles vides. Sans la pratique de l’eucharistie, le Christ n’est-il pas absent, parti loin, ailleurs ?

Relisons et méditons l’Évangile : Même dans la mort, dans les humiliations, Dieu ne nous abandonne pas. Discrètement, il est là présent dans notre chambre, dans nos maisons, dans les messages que nous échangeons par Internet ou autres médias. Devant le tombeau de la pandémie, et le confinement, il est là et il voit nos larmes. Il pleure avec nous : Prions et trouvons dans nos vies notre Espérance. Elle est là quand nous côtoyons le dévouement des personnels de santé, le travail des différentes « petites mains » de notre société. Elle est là quand des gestes de solidarité s’échangent autour de nous et nous pouvons en témoigner. Vivons notre Espérance et discernons tous les signes de l’Amour présent, les signes de l’Esprit. Et croyons fermement : Dans notre peine, il l’a promis, Jésus est là et nous pouvons nous réjouir. Et avec joie mais avec fermeté, agissons. C’est l’ouverture demandée à notre mouvement. Oui, pour le congrès, nous avons accumulé du bon terreau. Les limaces essaient de détruire nos plantations. Alors agissons et témoignons par nos actes, notre manière de croire à une nouvelle société fondée sur la solidarité. Et oui, si nous entrons dans cette dynamique, Jésus est avec nous. Et sa joie est en nous. Nous porterons notre grabat avec assurance. Nos plaies deviendront source de vie. C’est cela notre espérance. Elle est joie et action fondée sur l’amour de nos sœurs et de nos frères, Amour qui est Dieu lui-même.

Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

Photo David Nicholls, Sainte Marie à Wirksworth (Derbyshire), CC BY-NC.