Étiquette : agriculture

  • « Lait : ne tarissons pas la source africaine ! »

    « Lait : ne tarissons pas la source africaine ! »

    Dans le prolongement de la campagne 2006 « Lait, l’Europe est vache avec l’Afrique » (46 000 signatures) le CMR soutient la nouvelle campagne sur la souveraineté alimentaire, initiée par le CFSI (Centre Français pour la Solidarité Internationale).

    En lien avec d’autres campagnes, cette mobilisation marque la forte inquiétude des sociétés civiles africaines et européennes à l’égard de la libéralisation des marchés agricoles, en particulier africains. En phase avec les plaidoyers de la FIMARC ou du CCFD (campagnes contre les importations de poulets en Afrique ou la diminution des cultures vivrières au Brésil au profit du soja d’exportation vers les élevages européens), cette campagne réaffirme la nécessité de défendre la souveraineté alimentaire et le droit des nations à se nourrir elles-mêmes, par opposition à une libéralisation forcée qui menace les nombreux emplois ruraux de l’agriculture familiale et les cultures alimentaires.

    Vous pourrez trouver plus d’information sur le site du CFSI (www.cfsi.asso.fr) et y signer et y faire signer (avant le 20 février 2008) la pétition qui sera adressée en mars 2008 aux ministres français en charge de la coopération, de l’économie et des finances.

  • Débat sur la crise viticole

    La fédération CMR de l’Hérault a proposé un débat en mai 2006 au sujet de la crise viticole qui touche toute la région Languedoc-Roussillon.

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  • La crise, un chemin d’espérance ?

    En Gironde… on la connaît ! La crise viticole touche un grand nombre de viticulteurs, dont des membres du CMR. Pour en comprendre les raisons, certains ont pris la question à bras le corps en organisant un Atelier Coopératif de Recherche Action (ACORA). Il a produit un recueil de la démarche de recherche qui bouscule les esprits. Les responsables sont pointés du doigt… Cependant, les crises sont multiples…
    Le 29 janvier 2006 à Fronsac, une trentaine de membres du CMR vit son assemblée générale avec le souci du remplacement de son équipe fédérale et la préoccupation du monde viticole. Pour aider à ces mutations, Jacques Marpault, consultant/formateur, intervient sur la crise et ses étapes…

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  • Le RADIS

    Le RADIS

    – Pourquoi les tomates n’ont-elles plus de goût ?

     Pourquoi, dans certaines régions françaises, ne peut-on plus boire l’eau du robinet ?

     Pourquoi des vaches deviennent-elles folles ?

     Pourquoi, en France, une ferme disparaît-elle tous les quart d’heure ?

     Pourquoi la faim dans le monde touche-t-elle d’abord les paysans ?

    En France, l’agriculture n’est pas dans son assiette !

    Dans un contexte de libéralisation des échanges internationaux, le modèle agricole productiviste exerce une pression inacceptable sur les agriculteurs du monde entier !

    Face à ces défis, plus de 40 organisations françaises se sont rassemblées sous la bannière du Réseau pour une agriculture et une alimentation durables, inventives et solidaires. Leur but :

     Débattre, échanger des points de vue issus de leurs diverses sensibilités (paysans, ruraux, environnementalistes, consommateurs, acteurs de la solidarité internationale…)

     Sensibiliser, informer

     Influencer les décisions politiques concernant l’agriculture et l’alimentation, à travers la construction d’un front uni

    Découvrir le site : www.reseau-radis.org

  • Le soja contre la vie

    Le soja contre la vie

    En 35 ans, la production mondiale de soja a augmenté de 495% ! De 44 millions de tonnes en 1970, elle est passée de 216 millions de tonnes en 2005, et la croissance continue, les prévisions tablent sur une demande de 303 millions de tonnes d’ici 2020…
    En lien direct avec l’explosion de l’élevage intensif et industriel, le soja est un nouvel avatar d’une agriculture hyper spécialisée et régionalisée, de plus en plus mondialisée.

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  • Conférence de l’OMC à Hong Kong

    La 6ème conférence de l’OMC s’est terminée avec un goût de déjà vu : beaucoup de belles paroles en faveur du développement et de la solidarité avec les pays pauvres, mais les actes et les engagements, sans être insignifiants, restent loin du compte. Notre déception est aussi celle des organisations paysannes rassemblées dans la rue pour exprimer leur incompréhension et leur rejet de politiques de libéralisation qui menacent fortement l’agriculture qui les fait vivre. Nous dénonçons à cet égard les arrestations abusives de centaines de manifestants paysans asiatiques très majoritairement pacifiques.

    Les mérites de la libéralisation des échanges ont été souvent martelés pendant toutes les négociations, tant par les pays développés que par de nombreux gouvernements des pays en développement. La nuance apportée par Pascal Lamy à l’ouverture de la conférence, reconnaissant que la libéralisation des échanges ne peut à elle seule apporter le développement, n’en était cependant pas une remise en cause en tant que telle, mais plus un appel à l’accompagner de mesures de soutien, d’aide, de crédits, pour permettre aux pays les plus fragiles de réparer les dégâts collatéraux dont souffriraient les populations pauvres, l’environnement…..

    Nous considérons cependant comme positifs l’obtention des points suivants :

    La suppression de toutes formes de soutien à l’exportation d’ici fin 2013 pour tous les pays. Cette mesure contribue en effet à la lutte contre le dumping, même si ce dernier peut se poursuivre sous d’autres formes. L’application de cette mesure dès 2006 pour le coton est une bonne nouvelle pour les producteurs africains. Ce marché reste cependant fortement perturbé par l’importance des primes internes directes aux producteurs des USA.

    L’élargissement du dispositif ‘tout sauf les armes’ (suppression des quotas et des droits de douanes pour l’accès de tous les produits en provenance de PMA1, sauf les armes, à l’ensemble des pays développés et aux autres pays susceptibles de l’appliquer), même si cette mesure peut rester limitée à 97% des produits, et exclure ainsi des secteurs clefs. L’accès privilégié aux marchés du Nord constitue à la fois un potentiel économique et un risque de spécialisation de l’économie de certains pays vers quelques productions d’exportation, surtout lorsque s’y concentre l’essentiel de l’effort financier public. Aussi, un contrôle de la traçabilité des produits et des règles d’origines sera-t-il nécessaire pour éviter un détournement de ce système au profit de délocalisation du Nord.

    La mention faite dans le texte final des Produits Spéciaux et de la Mesure de sauvegarde Spéciale ouvre des brèches à exploiter pour le droit à la protection des marchés agricoles. L’alliance nouvelle entre le G30 des pays agroexportateurs, et le G33 soucieux de la protection des marchés agricoles vitaux, a pesé dans cette reconnaissance, qui permet aux pays en voie de développement de limiter l’ouverture des frontières pour les produits vitaux pour « leur sécurité alimentaire, leur moyens d’existence et le développement rural ». Les négociations techniques d’application de cette mesure, et de la question de l’accès aux marchés en général (dans lesquels l’Union Européenne devra s’engager sur une baisse substantielle de ses droits de douane) qui doivent avoir lieu dans les prochains mois seront déterminantes pour l’avenir des paysans du Sud comme du Nord. Il est vital que cet outil de protection soit également reconnu dans le Cadre Intégré renforcé géré par la BM et le FMI, afin qu’ils n’imposent pas aux pays une ouverture des marchés pour les produits concernés.

    Globalement, le CCFD et le CMR restent opposés à la construction d’un grand marché mondial dans lequel les prix les plus bas font loi : les prix dits ‘mondiaux’ calculés à partir des prix les plus bas en vigueur pour les 10% (en moyenne et selon les filières) des denrées agricoles échangées au niveau mondial ne doivent pas dicter le prix des 90% de denrées consommées à l’intérieur des pays ou régions de production. C’est pourquoi nous dénonçons :

    l’obligation faite par l’OMC depuis sa création à tous les pays d’importer 5% de leur consommation alimentaire nationale.

    Un discours qui continue à considérer la libéralisation comme la voie royale du développement malgré les échecs et les ravages qu’elle a déjà produit chez les paysans des Philippines, du Cameroun, du Mexique, ou même du Brésil par exemple. La confusion demeure entre développement et accès au marché.

    L’absence d’évaluation des politiques libérales poussées depuis des années par l’OMC, la Banque mondiale et le FMI.

    Des moyens de protection des marchés qui s’annoncent limités : une pression doit être menée dans ce domaine par les ONG durant les négociations à venir sur ces points techniques. Le droit à la protection de certaines filières du Nord par le biais des « produits sensibles » peut également partiellement protéger de l’agro-industrie mondiale des secteurs des agricultures familiales européennes.

    Une négation du principe de souveraineté alimentaire, qui concerne aussi les pays du Nord : aucun pays n’a la vocation à nourrir les autres, et ce n’est pas le marché mais les politiques qui doivent décider de la place de l’agriculture, qu’il s’agisse de l’Europe ou des pays en développement. En Europe, le sacrifice d’une majorité d’agriculteurs au profit de l’agro-business ayant investi dans quelques pays émergents, en monnaie d’échange de l’ouverture du marché des services dans ces pays, n’est pas recevable.

    Une concurrence mondiale entre agriculteurs au profit de l’agro-industrie, au détriment de l’agriculture familiale du monde entier. Ce que recherche l’ensemble des représentants du monde paysan ce sont des prix rémunérateurs et stabilisés, et le cycle en marche se poursuit dans un sens opposé, accentuant encore leur volatilité.

    Les négociations à l’OMC ont visé depuis sa création à accroître les échanges commerciaux mondiaux par l’ouverture croissante des marchés, la réduction ou l’élimination des mesures de soutien à la production, en particulier agricole. Cette dérégulation prive les Etats de l’espace politique nécessaire pour la mise en oeuvre de leurs politiques nationales ou régionales de développement, tant en matière de développement agricole que pour poser les bases d’une diversification de leur économie.
    Une fois de plus, les questions politiques restent et vont se traiter dans des cadres techniques (taux, quotas…). Il est urgent que les règles du commerce répondent à la nécessité de véritables régulations des questions agricoles et d’alimentation, en matière notamment de gestion de l’offre et de stabilisation des prix agricoles. La FIMARC, Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques, un partenaire mondial du CCFD dont est membre le CMR, propose ainsi de transférer les aspects politiques de l’agriculture et de l’alimentation à une autre instance moins économique, en s’inspirant de ce qui s’est fait pour la culture, en partie transférée de l’OMC à l’UNESCO au nom de la diversité culturelle.

  • OMC – 6e Conférence ministérielle de Hong Kong

    OMC – 6e Conférence ministérielle de Hong Kong

    Le CCFD accompagne une délégation d’ong du sud pour demander que les règles des échanges mondiaux prennent en compte les intérêts des petits agriculteurs des pays du sud

    Une délégation du CCFD est présente à Hong Kong du 12 au 18 décembre 2005. Elle est constituée de représentants de l’association en France et de nombreux responsables d’associations locales et syndicats paysans essentiellement d’Asie, partenaires du CCFD.

     Ensemble ils se prononcent pour une meilleure régulation du commerce international et tenteront d’être entendus par les gouvernants et les négociateurs. Ils souhaitent qu’un véritable débat soit engagé sur le niveau et les modalités de libéralisation souhaitables en terme de développement, qu’il s’agisse de politique agricole ou des services publics. Leur position prend en compte la situation des plus pauvres sur le terrain. Ainsi, aux Philippines plus de 4 millions de producteurs et salariés agricoles sont menacés par la fin des quotas d’importation de riz.

     Pour cette rencontre ministérielle à Hong Kong, le CCFD a choisi de se mobiliser tout particulièrement auprès de ses partenaires asiatiques et soutient la participation de 17 organisations : indiennes, sud-coréennes, indonésiennes, philippines et vietnamiennes. Ces organisations seront présentes tant au niveau des événements parallèles que dans la rencontre officielle. Elles porteront des propositions alternatives dans les domaines qui sont les leurs : défense des droits des organisations paysannes, privatisation des ressources naturelles, accès à la santé, aux traitements contre le sida…

     Des organisations africaines qui ont réussi à obtenir de leur gouvernement la protection de certains produits, tels que la volaille au Cameroun., seront aussi présentes à Hong Kong.

  • Un nouveau secrétaire général pour le CMR

    Agé de 34 ans, Xavier Guiomar, aborde avec sérénité sa mission de Secrétaire général du CMR. La ruralité, il connaît. Ingénieur d’études du Ministère de l’Agriculture, ce géographe de formation, est spécialisé sur les questions d’aménagement du territoire.

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  • Exportations de poulets : l’Europe plume l’Afrique

    Les exportations de découpes de poulets européens congelés causent des dégâts importants en
    Afrique de l’Ouest : imposant une concurrence déloyale, elles privent les producteurs de volaille locaux
    de débouchés sur leurs propres marchés ! De nombreuses organisations africaines et européennes se
    mobilisent contre ce scandale économique, social et sanitaire : ainsi l’ACDIC (Association
    Camerounaise de Défense des Intérêts Collectifs) commence-t-elle à récolter les premiers fruits d’une
    campagne lancée en avril 2004 (voir fiche 1). La mobilisation s’organise également au Sénégal, où le
    volume des importations est passé de 1 137 tonnes en 1999 à 11 950 tonnes en 2003 (voir fiche 2).

  • La souveraineté alimentaire

    Le CMR, le CCFD et la FIMARC proposaient une formation qui avait pour thème :
    les ruraux dans la mondialisation, la souveraineté alimentaire.

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