Auteur/autrice : sebastienserre

  • 12 priorités pour une Politique Agricole Commune (PAC) durable

    12 priorités pour une Politique Agricole Commune (PAC) durable

    La plateforme Pour une autre PAC publie ses douze priorités pour la réforme de la Politique Agricole Commune post 2020. Elle a également analysé les propositions législatives de la Commission européenne à l’aune de celles-ci. Le décalage entre les deux souligne notre désaccord avec les orientations souhaitées par la Commission. C’est une vraie réforme qu’il faut, pour le bénéfice de tous·tes les citoyen·ne·s et paysan·ne·s européen·ne·s !

    Nos douze priorités pour une politique agricole et alimentaire commune dès 2021

    Pour une autre PAC a résumé ses propositions pour la réforme de la PAC en 12 priorités, consistant chacune en un objectif général relégitimant cette politique pour les citoyen·ne·s européen·ne·s et en sa transcription dans une mesure concrète pour la future PAC. Pour Quentin Delachapelle, président de Pour une autre PAC, « ces douze priorités sont le fruit de longs mois d’échanges à la fois au sein de la plateforme et avec les autres acteur·rice·s de la réforme de la PAC. Elles constituent des propositions consensuelles, reflétant la diversité et l’interconnexion des enjeux auxquels cette réforme doit répondre. » Une version complète de notre vision de l’avenir de la PAC paraîtra prochainement.

    Propositions de la Commission : une PAC plus verte et plus juste uniquement dans les discours

    Le commissaire à l’agriculture, Phil Hogan, a vanté l’ambition de la réforme qu’il propose en matières environnementale et climatique, ainsi qu’en ce qui concerne le ciblage des aides en faveur des petites et moyennes exploitations. Mais les propositions de la Commission européenne relèvent du seul effet d’annonce (c’est le cas par exemple du fléchage climatique et du plafonnement – ineffectifs en l’état), qu’autant qu’elle n’intègre que très peu de garde-fous pour s’assurer que les États membres joueront le jeu du « plus vert et plus juste » (par exemple, ecoscheme et paiement redistributif). Pour le moment, le contrat de la Commission est donc loin d’être rempli.

    Aujourd’hui, un rendez-vous à ne pas manquer

    Le Conseil des ministres de l’agriculture de l’UE de ce jour à Luxembourg marque le lancement officiel des négociations européennes sur le texte soumis par la Commission. Nous demandons à Stéphane Travert de se saisir de cette opportunité importante pour affirmer dès à présent les positions fortes de la France en matière de répartition équitable des aides, de transition agricole en faveur de la restauration de la biodiversité et de la lutte contre les changements climatiques, d’intégration de l’alimentation et des citoyen·ne·s dans la PAC, ainsi que de prise en compte des impacts sur les pays du Sud comme du bien-être animal. C’est à ces seules conditions que la défense d’un budget pour la PAC fera sens.

  • De la terre à la table

    La commission de la terre à la table vous propose de rencontrer des personnes passionnées et engagées sur la métropole Lilloise.

    Le samedi 16 juin 2018, en matinée : rendez-vous à la Coopérative SuperQuinquin à LILLE FIVES

    Le supermarché SuperQuinquin est porté par des citoyens désirant créer une alternative à la grande distribution classique, en proposant des produits de qualité à des prix accessibles.

    Le midi : repas tiré du panier L’après-midi : rendez-vous chez Ingrid et Bertrand à la Ferme des Mottes à Marquillies Ingrid et Bertrand entreprennent de nombreux projets pour faire revivre la ferme familiale et leur territoire. Ils sont à la fois, agriculteurs et brasseurs, animateurs d’évènements, créateur d’un point de vente fermier….

    Infos et inscriptions prochainement sur le site internet et la page Facebook CMR59.
    http://www.cmr59lille.fr/

  • Appel aux dons : assemblée mondiale de la FIMARC

    Appel aux dons : assemblée mondiale de la FIMARC

    Le CMR lance un crowdfunding (financement participatif) afin de soutenir l’organisation de l’assemblée Mondiale 2018 des mouvements d’action catholique en milieu rural.

    Du 3 au 15 novembre, le CMR participera à ce rassemblement au Sénégal. Un temps fort d’échange et de mobilisation sur le thème « Développement rural et Agriculture : vers un monde meilleur pour tous ».

    Pour en savoir plus, cliquez ici

  • Le Réseau Agriculture-Alimentation-Santé du Rhône

    Le Réseau Agriculture-Alimentation-Santé du Rhône

    Le Réseau Agriculture-Alimentation-Santé du Rhône réunit depuis maintenant un an, des membres du CCFD-TS, du MRJC et du CMR. Il réunit surtout des producteurs, des consommateurs, mais aussi des professionnels engagés sur les problèmes économiques, écologiques et sociaux que traverse l’agriculture aujourd’hui mais aussi sur l’alimentation (évolution des habitudes et des attentes des consommateurs) et, sous-jacent à cette évolution, la santé de tous. Il veille aussi à prendre en compte la dimension internationale des cette triple problématique.
    dwondgbrtifpyw9m5xkdudzyw7q.jpg
    Pour nous, mouvements d’Église, après la lecture de ce joyau que constitue l’encyclique Laudato Si’, il nous nous est apparu, comme disciples du Christ, impossible de ne pas nous sentir concernés par ces trois sujets (Agriculture, Alimentation et Santé) tous trois « liés »: « [la] responsabilité vis-à-vis d’une terre qui est à Dieu implique que l’être humain, doué d’intelligence, respecte les lois de la nature et les délicats équilibres entre les êtres de ce monde »(Laudato Si’ § 68).

    C’est donc tout naturellement que nous nous sommes intéressés aux Etats Généraux de l’Alimentation (EGA) qui se sont tenus dans notre pays durant le second semestre 2017. Attention déjà portée par nos trois mouvements qui se sont investis au niveau national.

    Pour cette rencontre à Belmont d’Azergues, intitulée « Etats généraux de l’alimentation : et maintenant ? ». Cette soirée avait pour objet de dresser un premier bilan de cette procédure. Nous avions fait appel aux personnes suivantes :

    • Maureen Jorand: responsable du plaidoyer souveraineté alimentaire CCFD.
    • Béatrice Molière: membre du CMR, ingénieure agricole et diététicienne
    • Antoine Pariset: paysan et membre de la Confédération Paysanne du Rhône

    qfv0ipxv9phfdbxlaxqj5agzmju.jpgDans un premier temps, Maureen Jorand a présenté la démarche des Etats Généraux :

    La proposition apparaissait depuis longtemps dans le débat public notamment lors des crises agricoles successives. L’idée est réapparue lors du débat des élections présidentielles.

    Les EGA ont été lancés 3 mois et demi après l’élection d’Emmanuel Macron.

    14 ateliers ont été organisés (création et répartition – alimentation saine, sure durable et accessible à tous) et comportaient une quarantaine de participants chacun. Une consultation publique des citoyens avait lieu sur internet en parallèle. Sur les territoires des débats ont été mis en place par un certain nombre de députés.

    Officiellement clos le 21 décembre, les EGA se poursuivent de diverses manières :

    • Par une grande loi en préparation notamment sur l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire
    • Des plans filière sont soit rédigés soit encore en préparation (réduction des émissions de gaz, pesticides, répartition de la valeur, …)
    • Un certain nombre de plans thématiques (plan phyto, agriculture biologique, commerce équitable) sont eux aussi en préparation.

    Intervention d’Antoine Pariset (quelques éléments)

    Durant ces EGA, la Confédération Paysanne a essentiellement porté deux revendications essentielles sur le revenu des paysans et sur la transition agricole.

    Si elle avait relevé plusieurs points satisfaisants lors des débats, notamment la volonté affichée par le président de la république de faire cesser la guerre des prix en prenant en compte le coût de revient dans le calcul des prix, elle a regretté que le projet de loi actuel ne soit pas suffisamment contraignant en particulier en ce qui concerne l’encadrement des négociations entre producteurs et chaines de distribution.

    Elle a aussi regretté la grande faiblesse de la réflexion sur la question du foncier, le « socle de la souveraineté alimentaire ».

    Intervention de Béatrice Molière (quelques éléments)

    Le CMR n’a pas participé directement aux ateliers des EGA mais au travers d’une plateforme associative qui regroupait une cinquantaine de mouvements. Béatrice a suivi en particulier les ateliers 1 (Mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualités nutritionnelles et environnementales, d’ancrage territorial, de bien-être animal et d’innovations) et 11 (Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture en promouvant une alimentation durable »).

    Elle a regretté que malgré le titre des EGA comme Alimentation, l’alimentation en tant que fondement de la vie humaine ait été peu abordée. On en reste à de l’information, de la prévention sur les produits, mais il est possible de mal se nourrir en mangeant (trop) des aliments sains et de bonne qualité. Il est important de consommer les aliments de la manière la plus brute possible. A l’opposé, les aliments ultra-transformés (AUT) ont des effets délétères sur la santé, société et l’environnement.

    Et de conclure par cette maxime d’Hippocrate : « que ton aliment soit ta seule médecine ».

    Intervention de Maureen Jorand (quelques éléments)

    Le CCFD-TS participait à l’atelier 4 : « Conquérir de nouvelles parts de marché sur les marchés européens et internationaux … ». Un constat un peu surréaliste : la dimension internationale a été très peu prise en compte au début. Maureen nous a rappelé que la France est le 9° accapareur de terres dans le monde ! De même, l’instabilité ou la volatilité des prix a un impact sur les agriculteurs en France, mais aussi dans le monde.

    Au cours de cet atelier, le CCFD-TS a beaucoup peiné à se faire entendre, dans un contexte de sécurité alimentaire pourtant rarement assuré dans le monde. La FAO alerte en effet sur la remontée de la faim dans le monde : 800 millions d’humains ne mangent pas assez !

    Et encore un regret : la question de l’eau qui n’a été que très marginalement abordée. Alors que chacun sait l’importance primordiale de cet « aliment » dans nos vies !

    S’en est suivi un échange entre la salle et les intervenants69y8muibconfrqrvwm443qjfv2q.jpg

    Les questions ont porté sur de nombreux sujets :

    • Quid des moyens d’actions après ces EGA ?
    • Questions concernant le CETA (Compréhensive Economic and Trade Agreement – Traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, signé le 30 octobre 2016
    • Questions sur le calcul du coût de revient ?
    • Question du Foncier : noter l’intervention sur ce sujet de M. Jean-Luc TRICOT maire de Belmont, d’un directeur de SAFER, d’un expert foncier : tous pour insister à leur manière sur l’importance de cette question !
    • Les EGA vont-ils « accoucher d’une souris » ?
    • Aliments Ultra-transformés : poids de la pub, faut-il une loi ?
    • Et pour finir, cette question lancée par un intervenant : « en France, est-ce qu’on peut opposer la notion de propriété privé à la notion de propriété alimentaire ». Question en plein dans la Doctrine Sociale de l’Eglise Catholique !

    Autant de questions qui restent à travailler, autant de bonnes raisons pour celles et ceux que cela intéresse, de rejoindre le Réseau Agriculture-Alimentation-Santé !

    Chacun a ensuite été invité à la « mise en pratique » de nos échanges avec un magnifique buffet composé uniquement de produits locaux et très majoritairement bio !

    Nous remercions chaleureusement nos trois intervenants dont la qualité des interventions a permis cette belle soirée. Et il faut ici remercier encore une fois tout particulièrement la jeune équipe Plaidoyer du CCFD qui a largement contribué par son dynamisme et son professionnalisme à la réussite de ce projet.

    NB : il vous est tout à fait possible de rejoindre le Réseau Agriculture – Alimentation – Santé du Rhône (AAS69) en écrivant à cmr.69@laposte.net.

  • Nous avons en nos mains des perles merveilleuses !

    Les 2 fédérations du CMR d’Ardèche et Drôme ont tenu leur assemblée générale commune en avril à Allex. Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur la vie du mouvement ; elle a aussi permis de réfléchir ensemble sur le thème épanouissement personnel et vivre ensemble.

    Philippe Eluard, diacre de la mission de France et membre de l’équipe nationale d’aumônerie du CMR a apporté une riche illustration de ce thème. Partant du passage d’Evangile de la femme hémorroïsse qui se permet de toucher Jésus par derrière dans la foule, il a montré combien Jésus se laisse toucher par ce geste anodin et par la vérité qui sort de la bouche de cette femme impure pour ses concitoyens ; elle est guérie et, soulagée de ses souffrances et de son exclusion, peut avoir à nouveau une vie sociale et épanouie.
    Philippe a expliqué que, dès notre naissance, nous sommes en tension mais qu’être sans tension dans nos vies est signe de mort. Le chemin de notre épanouissement personnel est dans la construction de notre « Je », dans notre capacité à rechercher la vérité de ce que nous sommes. Là où nous sommes, nous avons notre nid à construire : ferons-nous un nid ouvert ou un nid bien clos ? Construire notre épanouissement personnel amène à se confronter à la question du vivre ensemble ; c’est à la fois une lutte et un chemin.

    Notre nid collectif au CMR, c’est le milieu rural. Est-ce que nous sommes prêts à participer à sa construction et à reconnaitre là un élément nécessaire à notre épanouissement personnel ? En Eglise, la tension existe aussi et peut être positive, signe de Vie. A l’exemple de la Samaritaine, nous avons ensemble à opérer un retournement, à changer nos regards ; ensemble nous portons nos croix, nous avons à dénoncer et délier ce qui entrave la vie harmonieuse en société. Cela en veillant à ne pas faire à la place de l’autre, en étant conscients de nos limites et que des contraintes peuvent nous amener à faire des choix entre vie militante et vie personnelle.

    En tant que chrétiens, c’est-à-dire disciples, nous nous imprégnons du Christ pour ensuite le porter au monde. Nous sommes servantes et serviteurs en particulier de celles et ceux à qui personne ne tend la main, dans un service qui engage et épanouit : nous avons en nos mains des perles merveilleuses qui nous ont été transmises par l’évangile.

  • Le sud-ouest s’invite à votre table !

    Le sud-ouest s’invite à votre table !

    Cette année les vacances formation se dérouleront en Gironde, à Cudos.

    Pruneaux, Bordeaux, Médoc et Jurançons : Le sud-ouest s’invite à votre table!
    Nous vous proposons de commander ces différents produits locaux à des prix concurrentiels pour soutenir les vacances formation du CMR:

    Les pruneaux
    Toute une gamme de spécialités à base de pruneaux vous sont proposés : prun’choco, pruneaux fourrés, apéritifs, confitures, crème, jus… produits et transformés par La Maison du Pruneau situé dans le Lot et Garonne. (Voir bulletin de commande ci-joint).

    Les Jurançons
    Un Jurançon sec  » Lou Balaguèr »: Cet assemblage allie à la perfection les caractéristiques de chacun de ces cépages pour ce sec haut de gamme. Un élevage en barrique apporte à ce vin une finale volumineuse et tout en finesse. Idéal avec les poissons ou les viandes blanches.
    Un Jurançon « Lou Mansengou »: Issu du cépage Petit Manseng unique, ce vin ample et riche possède des arômes de fruits confits, (abricots, coings), de cire mêlée de notes torréfiées. Une bouche persistante toujours sur des fruits confits avec une finale fraîche accordera avec finesse le foie gras et fromage de brebis.

    Le Bordeaux supérieur 2014
    Le Château Verrière Bellevue se situe à l’Est de la Gironde sur la commune de Landerrouat.
    Produisant des Vins d’Appellation Contrôlés: Bordeaux, Bordeaux Supérieur et Sainte Foy Bordeaux répartis sur plus de vingt hectares, le vignoble bénéficie d’une exposition exceptionnelle sur les hauteurs de La Verrière.

    Le Médoc
     » Château Micalet 2015″ Bio: Vin du Haut-Médoc, cru artisan, issu de l’agriculture biologique, vieilli pendant un an en fûts de chêne (Fruits noirs, bouche épicée, prune, gelée de mûre, cannelle, tannique mais sans dureté). Médaille d’argent au concours international « Mundus Vini ».
    Idéal pour les plats en sauce, les gibiers, l’entrecôte, les volailles fermières, le fromage.

    **Si vous souhaitez commander ces produits et les récupérer lors de la semaine de vacances formation, les prix proposés le seront sans les frais de port.

    Attention : Fin de l’opération : le 18 août 2018

    NOTICE

    Afin de réduire le montant des frais de port, nous vous invitons à regrouper vos commandes.

    1. Une personne référente prend la responsabilité de la commande groupée. Elle en deviendra alors la responsable.

    2. Le responsable collecte les commandes individuelles auprès des personnes qui le souhaitent.
    Il envoie le bon de commande et un chèque du montant global libellé à l’ordre du CMR national par courrier à l’adresse précisée à la fin du bon de commande.

    Les bénéfices de cette opération seront affectés au budget des Vacances-formation.

  • Les Vacances Formation 2018 : venez découvrir la Gironde du 11 au 18 août!!

    Les Vacances Formation 2018 : venez découvrir la Gironde du 11 au 18 août!!

    Voici les éléments de réflexion qui rythmeront notre semaine:

    [**La dignité au quotidien: une place pour chacune et chacun*]

    L’évolution de la société et des individus qui la composent sont un fait.
    Les révolutions qu’elles soient sociales, économiques, ou encore technologiques ont profondément modifié notre rapport au monde en le rendant plus libre mais parfois plus individualiste.

    flyer_vf_2018.jpg
    Bulletin d’inscription VF2018

    En 2015, « les chemins des possibles, propositions d’engagements » nous ont donnés des axes concrets nous permettant, d’agir aujourd’hui pour un futur équitable. L’un en particulier nous invite à « construire une société plus juste. A nous mobiliser pour que chacun puisse satisfaire ses besoins fondamentaux ».
    C’est pourquoi, cette année, la « Dignité » sera au cœur de notre semaine car elle est une des notions fondamentales qui caractérisent l’être humain.

    Au CMR, nous pensons que chaque personne a quelque chose à apporter aux autres et à la société. De fait, le  » respect de la dignité de tout être humain » au cœur de toutes les grandes déclarations relatives aux droits de l’homme à caractère universel depuis la déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 jusqu’à la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

     » La dignité dans tous ses états « 

    Au cours de la semaine, nous tenterons de prendre conscience de nos représentations.
    Ainsi, nous partirons de ce que nous vivons au quotidien afin de prendre du recul et aborder la notion de dignité dans nos lieux de vie.

    • Au sein de notre famille: dans les relations entre les différents membres qui la composent
      Comment on se respecte les uns les autres? Comment on accepte la parole de l’autre?
    • A l’école : quelle dignité pour les différents acteurs de l’école?
      Prenons le temps de chercher à comprendre comment notre société permet la construction de la dignité chez l’enfant?
    • Au travail:
      Que faire lorsque nous perdons le sens de notre travail? Lorsque nous n’y sommes plus reconnus? Quelle place donnons-nous à notre travail? Comment le concilier avec la vie personnelle? Une question qui se pose d’autant plus quand nous travaillons sur notre lieu d’habitation (agriculteurs, télétravail…).
    • Sur nos territoires:
      Comment l’organisation des territoires permet de vivre en respectant la dignité de chacun? Comment leur singularité est-elle prise en considération?
    • Et parce que nous croyons que tout homme et toute femme ont une valeur comme enfant de Dieu, nous prendrons le temps de nous redire nos valeurs et plus particulièrement celle de la parole: du respect de la parole de l’autre et du dialogue dans la différence.

    « Il est bon que tu existes »

    Ces mots résument l’esprit de la semaine que souhaitons vivre, cet été à Cudos, car cette « parole de vie est à la fois parole fondatrice et parole d’engagement.
    Elle est fondatrice car elle permet à celui qui l’entend de grandir en humanité et d’être reconnu dans sa dignité. Elle se fait « engagement » pour celui qui la prononce car elle se doit d’être incarnée dans les actes de chaque jour. »

    Tentons ensemble d’être garants de la dignité là où les choses dépendent de nous :
    [*Coexistons dans la diversité*]

    • Pour cela rendez-vous au mois d’août à Cudos (Gironde).
    • Nous vous y attendons nombreux!

  • Lettre à nos députés

    Monsieur le Député,

    Nous sommes plusieurs équipes du CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) engagés les uns ou les autres dans la politique, le syndicalisme, l’action sociale, ou tout simplement citoyens responsables en Loir-et-Cher, et nous souhaitons vous interpeller à propos de la politique française vis-à-vis des migrants.

    La fréquence et l’ampleur des arrivées de ceux-ci en Europe ne se démentent pas; ceux qui s’y engagent le font au péril de leur vie, en Méditerranée ou au travers des Alpes. Ces 14 derniers mois, plus de 2000 personnes ont péri ou sont portées disparues. Nous sommes scandalisés et bouleversés par leur misère et leur dénuement.

    Certes, en 2016, plus de 36 000 personnes ont obtenu une protection internationale en France. Et dans le cadre fixé par le Conseil de l’Union européenne de septembre 2015, la France s’est également engagée à accueillir 31 000 demandeurs d’asile en provenance d’Italie ou de Grèce. Mais cet objectif semble loin d’être rempli… à commencer par notre département de Loir-et-Cher ou nous avons accueilli, et au « compte-gouttes » à peine 200 migrants à notre connaissance.

    Chaque jour affluent en France de nouveaux migrants contraints de dormir à la rue en raison du manque de places d’hébergement.

    Notre gouvernement veut distinguer les « migrants économiques » et les « réfugiés politiques ». Pourtant, les études scientifiques et l’expérience de terrain montrent que les motifs de départ sont multiples, complexes et bien souvent liés entre eux : violence politique, religieuse ou culturelle, faillite politique et économique, absence de perspectives d’avenir, santé, dérèglement climatique,…Un tel distinguo n’a donc pas vraiment de sens.

    Certaines dispositions du projet de loi « pour une immigration maitrisée et un droit d’asile effectif » actuellement examiné par l’Assemblée Nationale, nous préoccupent particulièrement. Et nous vous demandons de ne pas voter les dispositions des articles (6, 8 et 16) qui prévoient :

    – de réduire les délais pour faire appel d’une décision de rejet de l’OFPRA en le rendant quatre fois plus court que le délai de droit commun
    – de permettre de renvoyer certaines personnes avant qu’une décision finale ne soit rendue sur les risques de persécutions qu’elles encourent dans leur pays
    – de banaliser le recours à la détention en augmentant la durée de détention des étrangers. Le droit international oblige les Etats à n’utiliser la détention que comme une mesure de dernier ressort, au cas par cas, en excluant les enfants

    Par ailleurs, la reconduite « massive » des personnes déboutées est peu réaliste. Nous pensons en particulier que l’accès à un titre de séjour des personnes présentes depuis plusieurs années sur le territoire national, dont l’éloignement n’est plus envisageable, doit être privilégié. Cette mesure permettrait de donner des perspectives de sortie de l’hébergement à des milliers de familles et atténuerait de ce fait l’extrême saturation de ces dispositifs.

    Chargé que vous êtes, à votre niveau, de mener les destinées du pays, nous souhaitons vivement avoir connaissance des décisions que vous prendrez et soutiendrez au cours de cet examen de loi. Nous serions fiers que, grâce à votre intervention, la France prenne sa part à l’aide que nous demandent ces frères en humanité.

    Recevez, Monsieur le Député, nos sincères salutations et toute notre considération.

    Pour les équipes des secteurs de Mer, Mont-près-Chambord, Contres, Ouzouer-le-Marché et Montoire,

    La présidente de la fédération CMR 41

    M.Ange Coly

  • Des convictions pour changer le monde

    Dans le prolongement de la journée de rentrée des paroisses du 7 octobre 2017 « En Route Ensemble », la récollection, préparée par le CCFD, le CMR, l’ACO et les AMIS de la VIE s’est déroulée le samedi 3 mars 2018 au Centre Notre-Dame à Roanne.
    Plus d’une centaine de personnes sont venues participer à cette journée animée par Guy Aurenche sur le thème » Des convictions pour changer le monde ».
    Il nous a invité à la confiance en nous présentant le texte de Matthieu ( 14, 13-21) de la multiplication des pains.
    En suivant cet évangile, il nous a invité à connaîtr les faims du monde : Mondialisation (de l’interdépendance à la solidarité), Pauvretés (de l’accroissement des inégalités au partage), La toute-puissance humaine (au service de quoi, de qui ?) Le déboussolement du monde (multiplication des repères et des valeurs)
    Puis à « Donnez-leur vous-même à manger!  »
    Être missionnaires: annoncer et témoigner de la Bonne Nouvelle de Jésus Sauveur, briser les solitudes, croire en la dignité de la personne ou la dynamique des droits de l’homme, construire un monde plus juste, interpeller l’Église dont je suis membre, rencontrer l’autre et le Tout Aimant, dans la confiance.
    Suite à son intervention, nous nous sommes réunis en petits groupes pour dialoguer « sur les chantiers que l’Église devrait mener pour qu’à travers son engagement, elle soit davantage missionnaire »
    Le repas partagé a permis aussi de nombreux échanges entre les participants.
    Ensuite, des questions-réponses entre l’assemblée et Guy Aurenche ont prolongées l’intervention de la matinée.
    La célébration eucharistique a été nourrie par tout ce qui a été vécu dans la journée

  • Manger peut aussi être un acte citoyen

    Manger : un acte citoyen. C’est le titre d’une soirée récemment organisée le CMR des Deux-Sèvres, soirée dont l’objectif était d’échanger sur l’alimentation. Plusieurs intervenants ont ainsi permis d’appréhender les impacts de l’alimentation sur l’environnement et la santé.
    Roland Blandin, de l’association Sèvre environnement, a insisté sur les atteintes à l’environnement : la pollution de l’eau et de l’air, les pesticides et la bioaccumulation des pesticides dans les chaînes alimentaires. Deux cents nouvelles espèces sont menacées d’extinction à cause des modes de vie des hommes, de la pression sur le milieu, de l’abandon des semences anciennes ou d’effets indirects, comme le dérèglement climatique. Romain Audouit, maraîcher bio, « pratique l’agriculture biologique par respect pour les terres » qu’il cultive. Selon Anne Barbier, deux Français sur trois consomment du bio au moins une fois par mois et 30 % souhaiteraient en consommer plus.

    Une deuxième rencontre

    Les consommateurs sont particulièrement motivés par la santé des enfants : en achetant bio, ils achètent la traçabilité puisque l’agriculture bio est la plus contrôlée. Ce sont les producteurs bio qui paient pour ces contrôles. Présentant un menu type respectant les règles de la naturopathie, Maryse Gaignard, naturopathe, donne des conseils afin de mieux s’alimenter et de mieux assimiler les aliments.
    Cette soirée sera suivie par une deuxième rencontre programmée le vendredi 27 avril prochain, à 20 h 30, à la salle Augustine-Vion de Moulins sur le thème des déchets et du gaspillage.