Auteur/autrice : sebastienserre

  • Le CMR : pour une déclaration des droits des paysan-nes

    Le CMR : pour une déclaration des droits des paysan-nes

    Paris, le 29 mars 2018

    LETTRE OUVERTE Au Président de la République Emmanuel Macron

    Monsieur le Président de la République,

    Dans le monde entier, les paysannes, les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales subissent des violations graves de leurs droits : 70 % des victimes de la faim sont des ruraux, principalement des agricultrices et des agriculteurs ; nombre d’entre eux sont expulsés de manière arbitraire des terres qu’ils cultivent et qui les font vivre, les privant aussi d’un accès durable à l’eau ; la liberté qu’ils ont de produire leurs propres semences recule partout car de plus en plus de législations favorisent les semences industrielles, produites par un nombre toujours plus réduit de multinationales, au détriment des semences paysannes ; partout dans le monde, agriculteurs, agricultrices et autres personnes travaillant dans les zones rurales peinent à vivre de leur travail faute de revenus décents. Il ne s’agit là que de quelques exemples.

    Face à cette situation, à l’insuffisance des instruments juridiques existants et suite aux recommandations de son comité consultatif (1), le Conseil des droits de l’homme a décidé d’élaborer une Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.

    Cette Déclaration a pour but de promouvoir ces droits en codifiant des droits humains existants, mais éparpillés dans de nombreux textes. Elle a également pour objectif de conférer la valeur de droits humains à des droits émergents, essentiels pour combattre des discriminations spécifiques qui affectent les paysannes, les paysans, les travailleuses et les travailleurs de la terre (droit aux semences, à la terre, à la protection sociale, à des conditions de vie et de travail dignes…).

    Depuis 2012, la France a évolué de façon positive en passant de l’opposition à l’abstention lors des votes renouvelant le mandat du groupe de travail du Conseil des droits de l’homme chargé d’élaborer la Déclaration.

    Bien que n’étant plus membre du Conseil des droits de l’homme, la France a une influence majeure au sein de l’Union européenne où se discute la position commune des États membres. Avant la prochaine session du groupe de travail, du 9 au 13 avril 2018, une prise de position forte en faveur d’une Déclaration ambitieuse pour les droits des paysannes, des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, reconnaissant en particulier leurs droits aux semences, à la terre, à l’eau et à la souveraineté alimentaire, aurait un effet d’entrainement auprès d’autres pays européens, qui rejoindraient ainsi la grande majorité des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine qui se sont prononcés en faveur de la Déclaration. Ayant entendu votre engagement pour la souveraineté alimentaire, qui est un point clé de cette Déclaration, nous comptons vivement sur votre soutien, celui-ci pouvant prendre la forme d’une communication officielle.

    Nous serions heureux de vous rencontrer pour en parler de vive voix. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

    Pour en savoir plus sur la déclaration :
    · Présentation de la Déclaration (4 pages) : https://www.coordinationsud.org/wp-content/uploads/Notes-de-SUD-n14-Défendre-les-droits-des-paysannes-et-des-paysans.pdf
    · Texte de la Déclaration (version 2018, qui sera discutée en avril) : https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G17/051/63/PDF/G1705163.pdf?OpenElement

  • Entre générations…que de richesses à partager

    Mylène BONNEFOND

    Conseillère conjugale et familiale

    Nous aidera à aller au cœur de ce qui se joue dans ces relations parfois difficiles mais souvent d’une grande richesse.

  • Agriculture, alimentation et santé : tous concernés!

    Agriculture, alimentation et santé : tous concernés!

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    Bulletin d’abonnement

    Éditorial

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    Agriculture, alimentation et santé : un enjeu majeur

    Dans l’encyclique « Laudato Si », Notre Pape François nous lance une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète. « Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous ».

    Voilà ainsi clairement formulé ce à quoi tout chrétien est appelé à s’engager. Pour François, on ne peut dissocier la cause de l’Homme (l’Humain), de celle de la planète. L’agriculture, l’alimentation et la santé, constituent pour les membres du CMR un enjeu majeur, une réalité de beaucoup d’entre nous, du monde rural. C’est pourquoi le CA et l’équipe nationale en font un des trois axes de travail en 2018. Il s’agit de s’informer, débattre, proposer et cheminer ainsi jusqu’au congrès 2020.

    Ce numéro d’Agir en Rural est donc l’occasion d’aborder ces questions sous différents angles, de revenir sur les évènements de l’année écoulée comme notre implication dans les Etats Généraux de l’Alimentation, au sein de la plateforme citoyenne et notamment sur la sécurité alimentaire. La question de la transmission en agriculture a été abordée lors de la journée du réseau « Agriculture et alimentation » de décembre 2017.
    Cette journée organisée avec le MRJC a permis d’échanger avec des acteurs de l’installation/transmission. « Une partie de la société est en train d’entrer dans une phase de plus grande prise de conscience », écrit encore le Pape François. Et il nous faut montrer que rien n’est perdu.
    Ce numéro présente ainsi des initiatives qui permettent de maintenir ou de recréer du lien. Par exemple entre producteur et consommateur comme dans l’expérience de la plateforme Initiative Brenne. Mais aussi en reprenant des témoignages de militants du CMR qui ont créé des lieux d’échanges, des groupes de parole entre agris pour réfléchir ensemble au sens du métier, favoriser l’entraide et le partage, ou lutter contre l’isolement. « Toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés. » (« Laudato Si », Ch 93).
    La réflexion ne serait pas complète si l’on ne s’extrayait pas de notre seul périmètre national. Le Projet Prorure, avec d’autres mouvements d’Eglise européens, nous permettra à l’automne 2018 de porter une parole aux autorités européennes.
    Aujourd’hui, croyants et non croyants, nous sommes d’accord sur le fait que la Terre est essentiellement un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous ». (Laudato Si, Ch 93)

    Benoit Portier
    Vice-président du CMR

    Sommaire

    Vie du mouvement

    Parole d’une diététicienne engagée

    Dossier
    Penser et décider collectivement nos choix d’alimentation

    Initiatives pour illustrer

    Débattre
    Créer des lieux d’échanges, des groupes de parole entre agris

    Texte biblique

    Témoignage
    Itinéraire de transmission
    Coup de cœur

    Partenaires
    Rencontre des mouvements européens de la FIMARC

    Méditation

  • Quel avenir pour nos territoires ruraux?

    L’initiative, lancée par l’équipe locale du CMR en collaboration avec plusieurs élus locaux et le curé de la paroisse , a rassemblé 70 personnes diversement engagées.

  • Fragilités et espoirs des agriculteurs du Pas de Calais

    Un Enjeux et Questions au cœur de la vie des agriculteurs : États Généraux de l’alimentation, ouverture du Salon de l’Agriculture, agriculteurs en souffrance…l’actualité nous en parle. Et nous ? Que savons-nous de LA VIE DES AGRICULTEURS DANS NOTRE DIOCESE ?

    Le jeudi 22 février à la Maison des Tourelles à Condette environ 70 personnes sont venues s’informer et se former sur ces sujets en direct avec ceux qui vivent de l’agriculture et en présence de notre évêque, Mgr Jaeger. Cette Journée Enjeux et Questions était portée par la Commission Agricole des Chrétiens dans le Monde Rural (CMR), l’Apostolat des Laïcs, le CCFD-Terre Solidaire et le Service de la Formation Permanente. Elle a mis quatre coups de projecteurs sur les « Fragilités et espoirs des agriculteurs du Pas de Calais » qui était le thème de journée.

    Premier coup de projecteur : Informer. Tout d’abord, l’équipe d’animation a sondé les participants sur leur connaissance de l’agriculture grâce à un quizz puis a présenté un état des lieux exhaustif de l’agriculture dans les Hauts de France. Quelques chiffres pour le département : 5 950 exploitations, 11 000 emplois à temps plein 1,1 % de l’emploi régional : en un mot, une agriculture bien présente, mais en pleine mutation fragilisée (endettement, revenus en baisse, isolement, grande fatigue, perte de sens du métier, avec un taux de suicide 28 % plus élevé que la moyenne…) et cependant innovante et solidaire aussi.

    Deuxième coup de projecteur : une grande partie de la matinée a ensuite été dédiée à l’approfondissement et à l’échange au sein de 5 ateliers thématiques animés par des membres « experts » ou « témoins » du monde agricole. Au choix : 1/ Installation et accès à la Terre – 2/ Difficultés du monde agricole – 3/Normes et environnement en agriculture – 4/Souveraineté alimentaire (dans sa dimension internationale) et 5/ Rapports consommateurs et producteurs, qualité de vie des producteurs (marchés, etc.). Chacun a pu s’informer, débattre, se questionner sur ses attitudes et habitudes soit comme producteur, soit comme consommateur en lien avec l’agriculture ici mais aussi « là-bas » sur d’autres continents. Chaque atelier a produit des affiches pour exprimer quels pouvaient être les germes d’espoir pour l’avenir : plus de solidarité en collectifs, des modes diversifiés d’agriculture, des formations renouvelées en écoles d’agriculture, des modes distribution et de mise en valeur du patrimoine naturel à réinventer, etc.

    Troisième coup de projecteur : Un moment (innovant dans cet Enjeux et Questions !) de théâtre – débat proposé par l’association Arcade, association qui a pour but d’accompagner en milieu rural agriculteurs et artisans en difficulté, à leur demande. Quand les agriculteurs montent sur les planches et revisitent les Fables de la Fontaine pour témoigner de leur vie professionnelle, familiale, financière et trouvent une reconnaissance par l’expression artistique, quel choc !

    Quatrième coup de projecteur : Et l’Église dans tout cela ? Hier tout comme aujourd’hui, avec ses mouvements (JAC, CMR, CCFD, MRJC), associations (Maisons Familiales Rurales), pratiques pionnières de culture dans certains monastères ou de personnalités régionales comme l’Abbé Lemire et ses jardins ouvriers, jusqu’à la dernière encyclique Laudato Si du Pape François, l’Église n’a-t-elle pas toujours témoigné de l’importance vitale qu’elle accordait à celles et ceux qui nous nourrissent et prennent soin de la Terre, « notre maison commune » ? Ainsi, à la lumière de cette histoire, dans un monde en rapide mutation, des paroles d’accompagnement, des chemins de solidarité et des innovations concrètes qui associent intérêt des producteurs, des consommateurs et de la terre se dessinent pour demain.

    C’est pourquoi notre évêque a conclu cette journée dense et dynamique en partageant ses découvertes, sa conviction que « l’agriculture reste une force vitale de l’humanité », et que les mutations de celle-ci sont « un grand défi pour l’Église » que les chrétiens du diocèse, en mouvements ou en paroisse sont invités à relever.

  • Etats Généraux de la Bioéthique : nous abordons la question des Neurosciences et de l’Intelligence artificielle

    Nous nous demandons où est la place de l’Homme face à tous ces bouleversements, quel avenir nous est proposé au travers de ces techniques. Y-a-t’ il progrès pour l’Homme s’il subit, s’il est soumis à des robots ?

    Sera-t-il possible de prendre le contrôle de notre cerveau, de maitriser nos données personnelles ? Danger de nous faire penser à notre insu, de nous conditionner !

    En faisant le tour de table de nos expériences en santé nous constatons que nous avons des exemples concrets d’avancées bienfaisantes et que tout n’est pas négatif malgré nos craintes et nos oppositions à priori.

    Confiance dans le diagnostic émanant des robots, mais la question de leur fiabilité se pose, et encore plus quand c’est le robot qui décide de la façon de traiter le problème. Où se trouve la limite ?

    Le progrès a pour limite la déshumanisation des personnes. Facile à dire mais… à qui ?

    La technique doit être évaluée par l’éthique ! On profite tous de ces progrès mais le danger est de faire de l’Homme une machine comme une autre.
    La question nouvelle de la responsabilité juridique des soignants dans la relation Homme/machine se pose, qui prend la décision?
    Qui nous propose ces bouleversements, et pour quel intérêt ?
    Nos gênes seront-ils modifiés par des comportements nouveaux ?

    Que nous suggère cette idée d’un Homme et d’une Femme (comme il faut le dire aujourd’hui) modifiés, et d’une création modifiée ? Nous avons des craintes !
    En matière de PMA, l’Homme saura-t-il trouver une limite à ses désirs ? Que signifie le «j’ai droit », est-ce que j’ai droit à moi tout seul, quelles sont les conséquences de mon droit ? Mon droit à l’enfant… en regard du droit de l’enfant sans père connu… ?
    L’idée de l’enfant sans père doit-elle devenir une ligne de conduite, une institution, une loi ?

    Comme l’évoquait le philosophe Fabrice Hadjadj dans une conférence de Carême récente (12 mars 2018), faudra-t-il préférer un petit homme de conception naturelle ou un bébé de laboratoire parfait ?

  • Réseau Agriculture Alimentation Santé

    Trois mouvements du diocèse ont créé voici un an, le « Réseau Agriculture Alimentation Santé ». Ce réseau rassemble des membres du CMR, du MRJC et du CCFD-Terre Solidaire.

    Nos premières réflexions nous amènent à proposer à tous ceux qui se sentent concernés, une soirée débat :

    Conférence-débat le 5 avril à 20 h à la salle municipale de Belmont d’Azergues.

    Les principaux intervenants seront :

    • Pour le CMR : Béatrice MOLIERE, ingénieur agriculture, diététicienne-nutritionniste ;
    • Pour le CCFD-TS : Maureen JAURAND, responsable du plaidoyer à la Souveraineté Alimentaire, politique commerciale internationale ;
    • Pour la Confédération Paysanne : Antoine PARIZET, agriculteur, porte-parole Rhône.

    Les députés du Rhône seront invités à cette occasion pour prendre part au débat avant le vote de la loi à l’Assemblée Nationale.

    Ne manquez pas ce rendez-vous qui touche directement à notre santé, à notre économie mais aussi à nos propres engagements.

    Retrouvez plus d’informations sur le blog du CMR du Rhône.

    Marité BASSY-HORNERO
    Animatrice Permanente Fédérale
    CMR Fédération du Rhône
    Tél : 06 62 64 02 31
    ou : 04 27 49 99 44
    CMR.69@laposte.net
    Blog : http://cmrrhone.eklablog.com

  • Des vacances pas comme les autres

    Le CMR du Bas-Rhin, depuis plusieurs années maintenant, organise une semaine de récollection en été. Le concept c’est : moitié balade dans la nature, moitié réflexion et débat… une formule qui plait !

    Cette année, ça se passe du 16 au 20 juillet à Lembach, où nous proposons de faire un bout de chemin avec Hildegarde von Bingen.

    Laissez-vous tenter !
    Vous pouvez vous inscrire dès à présent, par mail ou par téléphone au secrétariat du CMR

    Au plaisir de vous retrouver sur les chemins des Vosges du Nord
    Pour l’équipe de préparation,
    Valérie

  • Jeune Rouergue

    Jeune Rouergue

    « Jeune Rouergue » – Le journal trimestriel du CMR 12 – Bonne lecture !

  • Marchons, partageons et célébrons la résurrection : une espérance pour aujourd’hui…

    Marchons, partageons et célébrons la résurrection : une espérance pour aujourd’hui…

    Venez nombreux nous rejoindre à l’abri du Pélerin, 12 bis rue de l’église à Amettes, pour partager une balade qui permet l’échange et la réflexion.
    Elle sera suivie d’une veillée pascale, reprenant ce qui a été vécu dans l’après midi et d’un repas partagé.