Le CMR Aînés Région Centre a tenu sa session sur le thème «Les sciences au service de la vie» les 14 et 15 octobre 2010 à Romorantin.
Étiquette : société
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A qui appartient le vivant ?
« Aujourd’hui, c’est le printemps, nous partons nous promener avec les enfants, Lucas ramasse quelques fleurs, coquelicots, boutons d’or,… aidé de sa sœur. Au détour d’un chemin, nous croisons la brigade des brevets, après une expertise rigoureuse de notre cueillette, il s’avère que certaines fleurs ramassées par les enfants contiennent des substances brevetées par des multinationales. Nous sommes sous le choc. Nous écopons d’une amende et devons verser des royalties aux firmes en question. Notre journée est gâchée, nous nous sentons dépossédés d’une nature que nous fréquentons depuis des années. Nous nous interrogeons, comment a-t-on pu laisser faire ? »
Heureusement, pour l’instant ceci n’est que pure fiction, mais pour combien de temps ? Où va-t-on ? Quel monde voulons-nous ? La question de l’appropriation du vivant par les brevets est complexe, mais urgente. En tant que citoyens nous devons nous informer, pour que demain ce qui est aujourd’hui fiction ne devienne pas la réalité.
Le mouvement Chrétiens dans le Monde Rural est engagé depuis plusieurs années dans une réflexion sur ce thème et souhaite sensibiliser la population à cette question, afin de permettre à chacun de se faire son propre jugement.
Les fédérations CMR de la Vienne, des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime vous invitent donc le samedi 11 décembre à une journée d’information de 10 h à 16 h 30, à la maison du Peuple de Poitiers (Vienne). Les intervenants seront :
• Alain Claeys, maire de Poitiers mais également rapporteur parlementaire en 2001 et 2004 sur la question de la brevetabilité du vivant,
• Frédéric Bouchareb, délégué régional de l’association Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF),
• Yves Manguy, militant pour le droit à la reproduction des semences agricoles.
La journée sera animée par Pierre Careil, permanent du CMR national chargé des questions d’agriculture et de brevetabilité du vivant.Merci de vous inscrire car le nombre de places est limité.
Pour tout renseignement et inscription : CMR 79, 3 route de Neuvy Bouin, 79350 Clessé Tél. : 05 49 72 56 89 ou 06 87 38 11 62 – Courriel : cmr79@wanadoo.fr
Pique-nique possible dans une salle à proximité de la Maison du Peuple.Pour en savoir plus
Cela fait maintenant plusieurs décennies que de grandes firmes multinationales s’approprient le vivant, en déposant des brevets sur des espèces, surtout végétales, ou sur des parties d’espèces (animales ou végétales). Il s’agit surtout de brevets déposés sur des gènes ou sur des principes actifs. Certains de ces gènes sont issus de modifications génétiques, mais d’autres existent à l’état naturel, les multinationales n’ont fait que les isoler et leur trouver une propriété inconnue jusque là. Une fois le gène isolé et sa propriété avérée, le gène peut être breveté (selon toutefois certaines conditions). Qui dit brevet dit jackpot ! Chaque personne qui voudra utiliser le gène ou une plante dans lequel se trouve ce gène devra verser des royalties à la firme possédant le brevet.
Déjà, certaines régions du monde sont victimes d’une véritable « biopiraterie ». Ainsi, un américain a fait breveter aux Etats-Unis une variété de haricots jaunes, qu’il dit avoir créée, mais qui est utilisée depuis des millénaires par les mexicains. En Inde, une substance active qui se trouve dans le margousier suscite l’intérêt de grandes firmes ; le margousier est pourtant utilisé depuis la nuit des temps dans la pharmacopée traditionnelle. Et que dire de l’Amazonie où se concentrent plus des ¾ de la biodiversité mondiale. Les exemples sont variés mais tous ont le même résultat : sous prétexte de découverte de tel ou tel gène ayant telle ou telle propriété, on dépose un brevet, et on devient « détenteur » de ce gène, peu importe où on le retrouve.
En agriculture, la question des semences est aussi grave. Les paysans n’ont pas le droit de vendre ni même d’échanger gratuitement leurs propres semences. Le fait de ressemer le grain récolté ou de planter ses propres boutures est en partie toléré, mais de plus en plus taxé et surveillé. -
Chrétiens en monde rural en lutte face aux lobbies semenciers – Locminé
Demain, aura-t-on encore le droit de s’échanger ses graines de carottes ou ses plants de choux ? Le comité Chrétiens dans le monde rural (CMR) craint que non. Dimanche, il organisait une journée d’information en direction des consommateurs, des jardiniers et des agriculteurs sur la « brevetabilité du vivant ».
« C’est un nom un peu barbare, derrière lequel se cache le risque de perdre le choix de notre agriculture, de la nourriture et de la biodiversité », explique René Le Goff, coordinateur de la commission agriculture/vie rurale du CMR.
Est-il alors possible de se défendre face aux lobbies, desquels émergent notamment quatre sociétés qui concentrent la politique mondiale de la semence : Montanso, Dupont-de-Nemours, Syngenta et Limagrain. Véronique Chable, chercheur à l’Inra, membre de l’association « Pour l’émergence d’une université du vivant », y croit.
Devant une soixantaine de personnes réunies au collège Jean-Pierre-Calloc’h, elle a invité à s’intéresser à ce qu’on mange ; à soutenir les efforts des paysans et non paysans pour relocaliser la production, notamment en agriculture biologique ; à défendre les marchés locaux, les associations, le droit de jardiner avec ses semences ou des semences paysannes.
Il va falloir se battre
« Il faut porter un regard neuf sur la nature et ce qu’il en reste, en pensant que la vie est un don et en le disant. Et les OGM, les brevets, on les oublie. » Un message simple. Trop peut-être. Véronique Chable sait, et ses auditeurs aussi, qu’il va falloir se battre face à cette concentration énorme des entreprises d’agrochimie « qui raclent tout depuis 2003 ». La lutte du pot de terre contre le pot de fer est néanmoins en marche. Une vingtaine de réunions de ce type a déjà eu lieu dans l’Hexagone.
Pour garder une certaine liberté, la question est en effet de savoir comment contrarier le monopole que se construisent ces multinationales. « Déjà les agriculteurs américains ne trouvent plus de semences autres qu’OGM », note encore l’intervenante. Elle craint, malgré les lois antitrusts et la restriction à l’accès aux brevets, que le phénomène « contamine » très vite l’Europe.
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n°83 Brevets sur le vivant, quels enjeux ? + Echos du congrès
Editorial
Jusqu’où ira-t-on ?
Que l’on parte des préoccupations quotidiennes des agriculteurs, ou que l’on se place du point de vue éthique, difficile de rester indifférent au coût croissant des semences, à l’industrialisation de la production agricole, à l’accaparement des terres. Jusqu’où ira-t-on dans l’appropriation du vivant par quelques-uns, au nom d’un besoin de rentabilité ? Quelle régulation pour protéger le bien commun ?
Agriculteurs ou consommateurs, posons-nous la question : en quoi, à notre niveau, sommes-nous responsables de cette situation qui s’installe ? Que pouvons-nous faire, ou ne pas faire, pour sortir de cette logique inquiétante ?
Au CMR, nous avons d’ores et déjà pris le parti d’informer. Et ce n’est pas rien ! Une formidable vague de conférences et de débats est lancée à travers la France, sur ce sujet jusque-là méconnu. Même si, au sein même du CMR, les visions sur l’avenir de l’agriculture pour nourrir les hommes sont loin d’être homogènes, de nombreuses consciences se mobilisent. Et si les choses sont loin d’être clarifiées pour des agriculteurs embarqués dans une logique qu’ils ne maîtrisent plus, ils ne sont plus seuls, et peuvent retrouver le goût de la lutte… ou de la résistance ! Une « résistance créatrice » chère également à Patrick Viveret, un de nos intervenants au congrès du CMR.
Un Congrès qui a, lui aussi, accompagné une belle vague d’enthousiasme et d’espérance : plus d’un millier de personnes, de retour dans leur fédération, s’engagent dans la mise en œuvre des orientations. Le Congrès, on n’a pas fini d’en parler ! Voici de nouveaux éclairages des débats, forums et ateliers, mais aussi quelques indiscrétions de l’Assemblée générale, et des perspectives intéressantes en fédé ! Une affaire à suivre de près…
Régulation, résistance et espérance, voici donc les ingrédients pour cette rentrée.
Pierre-François Bernard, président
Sommaire
Actus : le Bureau national du CMR
Forum : après le Congrès… des pistes pour agirDOSSIER
Le vivant, une question qui nous concerne
L’engrenage de la sélection
Produire pour l’industrie ?
Les positions syndicales
Subsistance et liberté : les enjeux de l’autoproduction
Pépé, tu me dois de l’argent !
Itinéraire vers la (bio)diversité
Former à la souveraineté alimentaire
Un débat politique, par Alain Claeys
Semences paysannes : résister en réseau
L’accaparement des terres
La vie entre nos mains ?
Pour en savoir plus, pour aller plus loinÉCHOS DU CONGRES
Table ronde
Réalités, défis, enjeux pour le mouvement
La question du bénévolat
La vitalité des territoires rurauxAteliers et forums
Accueil des migrants et désobéissance civile
Innover pour financer !
Le CMR doit-il prendre position ?
Individu et action collective
Et aussi…
Elaborer ensemble les orientations
Des symboles pour célébrer
Itinéraire d’un « clown »
En fédé avant et après le CongrèsCoups de cœur
Annonces
Portrait Jean-Luc Bausson, président régional
Méditation : passeurs d’Espérance
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Peut-on s’approprier le vivant ?
Les brevets protègent les innovations des chercheurs, tels les logiciels pour l’informatique. Cependant, de plus en plus de brevets déposés touchent au monde animal et au monde végétal, certains apparaissent sur des recherches concernant le corps humain. La Création devient commercialisable. Des acteurs privés, détenteurs de brevets, peuvent donc favoriser, ou au contraire verrouiller, l’accès à certaines ressources et connaissances.
Soirée débat du vendredi 5 novembre 2010 à 20h30 à la salle de la mairie
à SAINT MAURICE DE TAVERNOLEAvec la participation de
Yves MANGUY, Réseau de semences fermières
Catherine QUÉRÉ, députée de SAINTES, membre du groupe CERESSoirée débat du vendredi 26 novembre 2010 à 20h30 à Centre Rencontre – Salle Aunis à SAINT SAUVEUR D’AUNIS
Avec la participation de
Jean BOUTTEAUD, éleveur
Annick LEBLANC, ingénieur agronome
Jean Marie MARCHAND, paysan boulangerPour en savoir plus, voir les tracts à télécharger.
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La réforme des collectivités territoriales….
Le CMR, en partenariat avec l’Action Catholique Ouvrière et l’Action Catholique des milieux indépendants organise une soirée d’information sur la réforme des collectivités territoriales.
Au centre des préoccupations :
Dans ce projet,
Quelle place pour la vie sociale,
L’environnement,
La culture,
L’économie ?Rendez-vous à 14 h 30 à la maison de l’avenir
34 Rue Ambroise Paré – (Sous l’Église de Solaure) à Saint-Etienne
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Déclaration du CMR Loire Sud sur les migrants
La Fédération Loire-Sud du Mouvement Chrétiens en monde Rural a tenu son assemblée générale ce 26 septembre 2010.
Ce printemps, un congrès national a eu lieu. Il a centré ses travaux autour du thème :«Créateurs d’une autre humanité, passeurs d’espérance»
A la suite d’autres groupes ou associations, de toutes obédiences, qui se sont largement investis au sujet des migrants, nous pointons la désespérance de vie qui est celle de ces populations.
Nos convictions de chrétiens et de citoyens nous amènent à la déclaration suivante :
Nous dénonçons le sort fait aux migrants et aux Roms et plus généralement la politique de rejet des étrangers qui est contraire à nos convictions profondes.
Nous sommes attachés au principe de cohésion sociale, aux principes fondateurs de notre république « liberté, égalité fraternité ». Nous dénonçons la politique d’opposition et de division des groupes sociaux qui ne peut que conduire à la dissolution du lien social.
Notre société vit une situation de crise aux facettes nombreuses. Pour en sortir, nous promouvons la mise en œuvre de solidarités multiples, entre autre, à travers le partage des richesses créées par chacun.
Nos engagements de chrétiens, notre foi nous amènent à choisir de respecter l’Homme, tout homme.Pour les 61 participants à l’Assemblée Générale
Le Président
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Non à la stigmatisation des Gens du Voyage !
Dans le rural, les Gens du Voyage font partie du paysage. Mais leur mode de vie différent fait que leurs droits à la scolarisation, au travail, à la santé, à la citoyenneté sont trop souvent mal respectés. Et quand un fait divers tragique les met sous les feux de l’actualité, la tentation est forte d’en faire les boucs-émissaires désignés des difficultés de notre société, alors qu’ils en sont souvent les premières victimes.
Pour en savoir plus, lisez le mini dossier Gens du Voyage, où vous trouverez les éléments suivants, glanés sur le net : la réunion interministérielle du 28 juillet 2010, le dialogue, Etre rom en France, le point sur la loi, les besoins d’accueil et l’exemple du Var.
Egalement à télécharger :
• l’appel de l’aumônerie catholique des Gens du Voyage,
• un communiqué des responsables des Églises chrétiennes de Marseille
• un communiqué conjoint de 4 associations de gens du voyage et de roms, intitulé : La dangerosité d’une posture ethnique et répressive.Bonne lecture !
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Notre mal-être au travail
Le samedi 6 Mars 2010, de 14 h 30 à 17 h 30 à Lozanne
(378 route de Lyon – salle « Foyer – Communauté chrétienne » au-dessus de la halte–garderie)
Une prise en charge des enfants sera assurée (merci de prévenir à l’avance).
Pour tous renseignements, s’adresser à Christiane 04.74.67.32.57 ou cmr69@hotmail.fr
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Les migrations
Le vendredi 23 avril 2010 à 20H00 à la Salle du MOUZON à AUCH
Soirée autour du thème :
Les MIGRATIONS
CONFERENCE
Cécile NTOUTOUM, Responsable Régionale Pastorale des MigrantsTABLE RONDE
Patrick POUMIRAU : Réseau d’Education sans Frontières
Père François ANDRE : migrations dans l’encyclique « L’amour dans la vérité »DEBAT
Pot de l’Amitié
Entrée Libre
Tract à télécharger ci-dessous :
