Étiquette : démocratie

  • La transition écologique : un engagement politique, une implication citoyenne

    La transition écologique : un engagement politique, une implication citoyenne

    Article paru dans Agir en rural n°120, « Face au changement climatique, quelles réponses ? »

    Antoine Raynaud, chargé de mission de l’implication citoyenne, nous explique comment la ville de Loos-en-Gohelle fait rimer transition écologique et démocratie.

    Loos-en-Gohelle, ville en transition

    Après avoir traversé une crise profonde au moment de la fermeture des mines, la ville de Loos a fait le pari de la résilience, du rebond, par la transition écologique. Ce projet de transition est un projet de long-terme qui a deux objectifs indissociables :

    D’une part il vise à préparer la commune aux bouleversements futurs liés au dérèglement climatique.
    D’autre part il propose de nouvelles méthodes démocratiques susceptibles de restaurer la confiance avec les électeurs dans un contexte général de crise de la représentation.
    Ce projet de développement durable est un projet systémique, c’est-à-dire un projet d’ensemble, à l’échelle de tout le territoire et sur tous les secteurs à la fois (agriculture, énergie, transport, implication citoyenne, culture etc). Bien entendu, tout n’est pas parfait et le chemin à parcourir reste long, mais les résultats sont là et sont encourageants.

    L’implication des habitant-es au cœur de la transition

    L’une des caractéristiques du projet de transition loossois est qu’il s’appuie sur l’implication systématique des habitants. À Loos, l’implication est synonyme de responsabilisation et d’engagement. Il ne s’agit pas de rassembler les gens et de remplir des cahiers de doléances pour faire de la participation, mais bien d’en faire des contributeurs impliqués dans le développement de leur territoire.

    L’idée est de chercher à construire tout nouveau projet et politiques publiques à partir des besoins exprimés par la population. Il y a un enjeu à avoir l’implication la plus large et inclusive possible. C’est un facteur de justice sociale et la condition pour que s’expriment toutes les tranches de la population. L’autre objectif est de faire évoluer les gens et de les faire monter en compétences dans une logique semblable à celle de l’éducation populaire. En effet, s’investir dans un projet pour sa ville, c’est s’investir dans une expérience collective complexe dans un cadre de contraintes (règles budgétaires, administratives, etc.). Il faut travailler avec des partenaires divers (municipalité, autres habitant-es, associations, entreprises) aux intérêts parfois contradictoires.

    L’expérience loossoise montre qu’à travers l’expérience, à travers l’action et les projets, les gens développent toutes sortes de qualités (prise d’initiative ; autonomie ; prise de parole en public ; confrontation à la contradiction) qui leur seront utiles pour la vie. Lorsque le projet est réussi, et c’est souvent le cas, il en résulte une certaine fierté d’avoir fait pour sa ville, un gain de confiance en soi et des aptitudes à coopérer. C’est ce que nous appelons la « capacitation », ou empowerment, en anglais.

    Comment évolue le rôle des élu-es ?

    Une des principales conséquences de l’implication est qu’elle fait évoluer le rôle des élu-es. Cela requiert un changement de posture : il faut ouvrir des espaces de manière que les habitant-es puissent véritablement s’investir dans l’élaboration des décisions. Dans un premier temps, il faut reconnaître aux citoyens un droit d’initiative et la légitimité de leur expertise d’usage. L’expertise d’usage correspond à la connaissance que chaque citoyen-ne a de ses besoins, de son environnement (sa rue, son quartier) ou des services publics dont il ou elle est usagère. Cette expertise de terrain est très complémentaire de l’expertise technique des services et de l’expertise politique, de la vision, des élus.

    Pour les élus, l’enjeu désormais est de créer les meilleures conditions pour permettre le débat et la coproduction de politiques publiques avec les citoyen-nes. Les élu-nes passent de la position unique du décideur qui arbitre unilatéralement et verticalement, à celle de l’animateur qui supervise et encadre la construction collective de la décision. Cela n’est pas pour autant synonyme de codécision. Les élu-es sont seul-es à prendre les décisions et conservent la prérogative de l’arbitrage, notamment dans les cas où le processus participatif n’a pas dégagé de consensus. Mais ce sont bien les conditions dans lesquelles se construit la décision qui changent.

    Antoine Raynaud

    Le conseil municipal de Loos-en-Gohelle.
  • Convention citoyenne pour le climat : face à l’urgence sociale et climatique, le gouvernement ne peut pas se dérober !

    Pendant neuf mois, à travers un exercice démocratique inédit, 150 citoyen·nes tiré·es au sort ont préparé une série de mesures visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, dans un esprit de justice sociale. Pour aboutir à la neutralité carbone en 2050, il faudrait viser une réduction de 65 % des émission en 2030. Mais nous, organisations chrétiennes, tenons à saluer l’engagement des membres de la Convention citoyenne et la qualité des solutions proposées.

    Car il y a une double urgence sociale et environnementale à agir. Il y a cinq ans, déjà, dans son texte Laudato si’, le pape François soulignait que lutter contre la pauvreté et pour la protection de la planète relève d’une même dynamique car « il n’y a pas deux crises séparées, une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale ».

    Partout, nos organisations le constatent : les plus pauvres sont les plus frappé·es par les dérèglements climatiques, alors qu’ils en sont les moins responsables. Nos partenaires internationaux nous rapportent combien la déforestation, la désertification, la raréfaction de l’eau potable, la vulnérabilité aux événements climatiques extrêmes, frappent de plein fouet les plus pauvres. En France même, les plus précaires ont moins de ressources pour s’adapter au dérèglement climatique, qui ne manquera pas d’accroître les inégalités.

    « Le défi urgent de sauvegarder notre maison commune inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer » (pape François, Laudato si’). Et pour cela, il faut des actes.

    Le président de la République Emmanuel Macron s’était engagé à reprendre les propositions de la Convention citoyenne sans filtre. Or une semaine après la remise du rapport, le travail des 150 citoyen·nes est déjà menacé. Les trois « jokers » sortis par le chef de l’État lors de son discours du 29 juin (la limitation à 110 km/h sur l’autoroute, la taxation à 4 % des dividendes financiers et la réécriture du préambule de la Constitution) en masquent en réalité quelques autres. Ils ont aussi ouvert la voie à la remise en cause par le gouvernement d’autres propositions structurantes pour la baisse des émissions de gaz à effet de serre et la justice sociale. Il en va ainsi de l’obligation de rénovation globale des logements dès 2024 pour mettre fin aux passoires énergétiques, gouffres financiers pour les plus modestes, ou de la non-ratification du CETA, un traité pourtant incompatible avec le nécessaire changement de nos systèmes alimentaires, pour une alimentation de qualité et une agriculture moins émettrice. Autres mesures symboliques déjà contestées : la baisse de la TVA sur le train, alors que le trafic aérien lui fait une concurrence déloyale et que nombre de nos concitoyen·nes sont dépendant·es de la voiture, ou l’interdiction de la publicité sur les produits les plus polluants.

    L’ambition initiale de la Convention ne doit pas être vidée de son sens. Le président de la République doit tenir parole. Les mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat auraient pu de longue date être adoptées par nos dirigeants s’ils en avaient eu le courage politique. Elles doivent désormais être mises en place sans délai, à l’exclusion de toute mesure dilatoire. Nous appelons le gouvernement et les parlementaires à ne pas détricoter le travail de la Convention. Les préconisations ont été pensées sous forme d’objectifs et il est nécessaire de ne pas les morceler pour garder leur cohérence d’ensemble.

    La Convention citoyenne apporte des réponses concrètes pour nous permettre de franchir une première étape dans la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, nécessaire pour la construction d’un monde juste et soutenable pour tous. Il faut donc aller jusqu’au bout de la démarche et mettre en application sans filtre les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

    Signataires : Vincent Destival, délégué général du Secours catholique, Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre solidaire, Marcel Rémon, directeur du CERAS, Laura Morosini, responsable de Chrétiens unis pour la Terre, initiatrice du plan Climat pour Paris, Danielle Beauchet et Lionel Lecerf, présidente et président de l’ACO (Action catholique ouvrière), Dominique de Viviès et Jean-François Hivert, coprésidente et coprésident du CMR (Chrétiens dans le monde rural), Philippe Guttinger, président du Christianisme social, Olivier Bres, président du MPEF (Mouvement populaire évangélique de France)

    Texte paru dans La Croix le 10 juillet 2020.

    Marche pour le climat du 13 octobre 2018, Paris, par Jeanne Menjoulet, CC BY-ND.
  • Faire entendre la clameur du confinement

    Faire entendre la clameur du confinement

    Il y a quelques semaines nous vous proposions de venir à Tarare « porter la clameur du rural dans l’Espérance ». L’actualité mondiale en a décidé autrement…

    Nous voilà aujourd’hui tous et toutes confiné-es, comme perdu-es dans nos maisons, avec parfois un sentiment d’immobilisme, de solitude, de crainte mais aussi une envie de sortir de cette situation différent-es, en mettant ce temps à profit.

    Nombreux-ses sont ceux et celles qui s’engagent pour apporter leur aide, aux soignant-es, aux oublié-es, aux isolé-es…

    Aussi il nous parait important de permettre à tou-tes ceux et celles qui le souhaitent de faire entendre

    la clameur du confinement.

    En d’autres mots, permettre, aux équipes CMR, fédé, citoyen-nes, groupe de jeunes… de s’exprimer avec le mode d’expression qui leur convient (chant, danse, photo, vidéo, dessin, texte, témoignage audio…) sur ce qu’ils et elles souhaitent nous dire, nous faire entendre sur ce temps que nous vivons.

    Comment arrivons-nous à transformer ce que nous vivons, avec toutes les difficultés de nos quotidiens, en quelque chose de positif, de beau, porteur d’espérance ?

    Pas de consignes techniques particulières. Une clameur peut être un témoignage, un récit, la photo d’une action, d’une rencontre, le résultat d’une réflexion… Soyez apôtres de ces clameurs !


    Alors à vos crayons, claviers, instruments de musique, appareil photo… faites nous entendre ces témoignages, ces clameurs, nous les relayerons dans un premier temps (si vous en êtes d’accord) via le site internet du CMR et les réseaux sociaux.

    Envoyez votre clameur à l’adresse suivante : communication@cmr.cef.fr.

  • Municipales : une interpellation en intermouvement

    Municipales : une interpellation en intermouvement

    Des équipes du Vignoble interpellent sur les programmes électoraux

    Le 3 Février 2020, les équipes locales du Secours Catholique, du CCFD Terre solidaire, de Chrétiens en Monde Rural et de l’ Action Catholique Ouvrière se sont réunis pour préparer une lettre qui sera adressée aux membres des listes municipales candidat-e -s pour les élections 2020.

    Mesdames, Messieurs,
    Vous vous présentez pour les élections municipales 2020. En tant que mouvements d’Église, nous nous permettons de vous interpeller sur des préoccupations que nous portons dans nos actions au niveau local, national, voire international. Nous aimerons savoir comment votre programme prend en compte les sujets suivants :

    Fraternité-Solidarité : Quelles actions pour favoriser l’accueil d’urgence dans votre commune ? Comment envisagez-vous agir auprès des acteurs œuvrant dans le champ de l’économie sociale et solidaire ? Quels engagements pour l’insertion et l’accès au travail des personnes privées d’emploi ? Quelles aides à la mobilité ? Quels accès à la culture et aux loisirs (ex piscine, cinéma, bibliothèque..) ? Quels soutiens pour les familles en difficulté (ex : aide à la restauration scolaire..) ?

    Les migrants : C’est une compétence de l’État mais comment envisagez-vous être soutenant pour l’accueil des familles ou personnes seules migrantes ?

    L’écologie : Quelle gestion de l’espace public communal ? Comment envisagez-vous de favoriser la biodiversité ? Quels projets pour favoriser le déplacement doux ? Quelle complémentarité avec l’agglomération pour agir auprès des citoyens sur la gestion des déchets ? Quelles actions de sensibilisation ? Quels soutiens locaux pour favoriser le tri des déchets, le compostage (individuel ou collectif) ?

    La restauration scolaire : quelles actions envisagées pour promouvoir une alimentation saine et locale ?

    Soutien à une agriculture saine, locale capable de nourrir la population de son territoire : Comment votre liste envisage t-elle d’agir pour favoriser une agriculture locale, responsable et préserver les surfaces agricoles ?
    Même si tous ces sujets ne sont pas compétences communales, la commune peut être un levier et aller au delà de ses compétences par une politique volontariste.

    Vous pouvez nous répondre par mail ou courrier ou si vous le souhaitez, proposer une rencontre.

    D’avance, nous vous remercions pour l’éclairage que vous pourrez nous apporter.

    Secours Catholique CCFD Terre Solidaire CMR, ACO .

  • Université d’été du CMR

    Université d’été du CMR

    Programme UE 2019Le CMR organise tous les 5 ans son Université d’été : un temps de formation-action important pour le mouvement. Cette année, cent personnes se retrouveront en Loire-Atlantique, dans la commune du Pellerin, pour préparer ensemble le contenu du Congrès 2020 du CMR et faire remonter l’expression des équipes et des fédérations du mouvement.

    Cet évènement de cinq jours s’inscrit dans cadre du projet de réflexion en équipe « La Clameur du monde rural dans l’espérance », lancé en 2018 pour une durée de 3 ans et s’appuie sur l’outil de réflexion « Imagine ton rural idéal » pour aborder 4 thématiques :

    • Fragilités sociales et solidarités de proximité
    • La famille au cœur de notre quotidien
    • Démocratie participative et citoyenneté
    • Agriculture, alimentation source de santé.     

    L’Université d’été 2019 constitue un point d’étape de ce projet et de la vie du mouvement et ont pour objectifs de :

    •  Mutualiser et valoriser les pratiques innovantes au sein du mouvement.
    •  Fournir des éléments d’éclairage sur les thèmes travaillés depuis un an en équipes et faire un état des lieux de la société.
    •  Prendre le temps d’analyser son quotidien au regard de l’Evangile, à travers des temps de célébration.
    •  Offrir un temps de formation dans un cadre conviviale et intergénérationnel, incluant des temps de repas partagés, ainsi que des moments de détente et de découverte.

    Contenus :

    • Exposés théoriques
    • Échanges de savoirs
    • Conférences débats
    • Balade commentée et guidée dans les environs
    • Spectacle inter actif musical sur l’écologie intégrale
    • Fest Noz
    • Rencontres et partage d’expériences
    • Ateliers

    Mgr James, évêque de Nantes viendra échanger avec les personnes présentes le lundi 08 juillet, en fin d’après-midi.

    Programme UE 2019

    Retrouvez-nous également sur Radio Fidélité


    Contact :

    Florence Huet

    Chrétiens dans le Monde Rural de Loire Atlantique

    7 chemin de la Censive du Tertre 44322 NANTES

    02 49 62 22 57 / 07 66 51 37 93

    Mail : cmr44@nantes.cef.fr

  • Regard d’un citoyen européen

    Regard d’un citoyen européen

    Tony et Marga Werner, d’origine et de nationalité allemandes, ont passé la majeure partie de leur vie professionnelle en France. Anciens du KLIB (Katholische Land Jugend Bewegung), ils sont membres de longue date du CMR et continuent de faire le lien avec le KLB (Katholische Landvolk Bewegung).

    Quel est leur regard sur la construction européenne ?

    L’Allemagne, la France et l’Europe, j’en aime bien des aspects, mais il convient de continuer la construction de ce qui va bien et d’améliorer ce qui va moins bien. Après « Industrie 4.0 il est temps de penser « Démocratie 5.0 » en Europe, avec le retour de raisonnements empreints d’humanité, au-delà des négociations de compromis.

    Il y a nombre de bonnes raisons pour l’Europe.

    Mon Top 1 3 :

    • Depuis ma naissance : paix, sécurité, liberté.
    • Diplômes et formations reconnus partout
    • Liberté de choix pour le domicile et l’emploi
    • Aucun risque, en cas de perte d’emploi, de perdre le droit de séjour Liberté de circulation sans visa ni change
    • Pas d’attente ni de contrôles aux frontières
    • Faire ses études dans tous les pays européens
    • L’euro, une monnaie stable et commune
    • Facilité des transactions bancaires

    Paiements par carte bancaire et retraits aux guichets automatiques

    • Téléphoner sans supplément de prix
    • Promotion de la protection de l’environnement en regard de la politique agricole
    • En cas d’urgence, validité de la carte européenne d’assurance maladie dans tous les pays membres

    Tony Werner

  • Vivre en rural ? Retour sur le Grand Débat national

    Vivre en rural ? Retour sur le Grand Débat national

    Depuis novembre dernier l’actualité a mis en lumière de façon inattendue et brutale les difficultés d’une grande part de la population, particulièrement en rural, à vivre au jour le jour et à être entendue par nos dirigeants. A l’occasion de sa journée départementale, le CMR Loiret a proposé aux équipes de prendre une part active au débat qui nous est proposé, à nous y engager, à faire entendre notre espérance de Chrétiens face aux enjeux de cette crise démocratique, écologique et sociale. Le but de cette journée était de mettre en commun nos engagements dans ce débat et d’oser une parole commune sur ces questions si complexes. Elle a réuni 35 personnes en lien avec le CMR ou engagée dans d’autres mouvements, paroisses, municipalités.

    Nous avons commencé par un échange sur ce que nous avons vécu de cette crise.

    Au-delà du problème de la taxe sur le prix du gazole nous avons compris que les mécontentements étaient nombreux et profonds. Et peut-être toujours pas entendu par le gouvernement. Les gens n’ont plus de porte-parole ils se sentent seuls à l’exemple d’une femme en difficulté sociale qui va tous les samedis sur le rond-point : « j’ai trouvé une famille ! »

    Comment nous nous sommes engagés dans le débat national ?

    Dans quelques communes, des débats ont été proposés par les municipalités. D’autres débats ont eu lieu à l’initiative de citoyen ou d’association locale (Beaune la Rolande, Nogent, St Germain des prés). Les débats ont pu rassembler 40 à 50 personnes mais pas ou peu de « gilets jaunes ». Des gens de milieux très différents avec pour certains des discours assez agressifs et contestataires. Les gens n’ont pas l’habitude d’échanger, de discuter et d’écouter. Quelques personnes engagées dans les manifestations sont venues dire leur souhait d’aller plus loin, de dialoguer. D’autres ont dit leur désarroi de ne pas pouvoir entrainer les autres « gilets jaunes » dans une réflexion constructive. On note partout une forte demande d’écoute des gens par les responsables politiques.

    Pour 2 équipes CMR la participation au Grand Débat a été le sujet d’une ou plusieurs rencontres pour mieux comprendre ; pour réfléchir à des propositions ; pour repérer les signes d’espérances ?

    Au-delà des difficultés et des inquiétudes pour l’avenir quels signes d’Espérance ?

    Les manifestations ont permis à des gens qui n’en n’avaient jamais fait l’expérience de s’exprimer, de s’écouter. Quelques-uns ont envie de continuer à réfléchir autrement et à s’engager. Ensuite trois groupes se sont constitués pour réfléchir à des propositions. Dans chacun des groupes les échanges ont été riches avec des propositions qui mériteront d’être remontées à nos élus à l’occasion des échéances électorales par exemple.

    Faire entendre notre espérance de Chrétiens face aux enjeux de cette crise démocratique, écologique et sociale

    Démocratie et citoyenneté

    • Adapter les modes de représentations pour instaurer un vrai dialogue entre la population et les élus. Créer des lieux de proximité ou les différentes questions des citoyens pourraient trouver une réponse
    • Passer de l’information à l’éducation pour un changement de mentalité
    • Dépasser le sentiment d’impuissance qui nous paralyse face à la complexité des problèmes.
    • Promouvoir une vraie justice fiscale et une équité dans les revenus.

    Organisation de l’état et des collectivités publiques

    • Promouvoir les services publics dont on a besoin sur nos territoires de vie ?
    • Nécessité de plus de communication entre les citoyens et les dirigeants et de décisions prises à l’échelon concerné.
    • Transition écologique
    • Privilégier les initiatives basées sur la recherche du bien commun.
    • Prioriser l’éducation sur ces sujets
    • Aller vers une sobriété heureuse collective ?