Étiquette : agriculture

  • Pour une PAC basée sur la souveraineté alimentaire

    Pour une PAC basée sur la souveraineté alimentaire

    Du 25 août au 19 septembre 2012, des marches vers Bruxelles traversant l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Belgique convergent vers Bruxelles pour que les 50 ans de la PAC soient le moment de la recentrer sur les enjeux d’une politique agricole et européenne basée sur la souveraineté alimentaire.

    Pour une agriculture plus humaine, plus naturelle, plus savoureuse

    Le CMR, membre du groupe PAC 2013, soutient cette action et invite les équipes et fédérations concernées par les caravanes à rejoindre ou initier des événements sur les parcours :

    Caravane Calais – Bruxelles

    13/09: Marche Calais-Saint Omer. Départ de Calais à 14h devant l’hotel de ville. Nous accueillerons les anglais à partir de 10h. Le soir: débat public sur la production légumière en Europe et la situation de la production maraîchère locale (Saint Omer = dernier marais légumier de France)

    14/09: Trajet St Omer – Merville avec action sur le projet de porcherie industrielle d’Heuringhem, en lien avec l’association qui a réussi fin juin à mobiliser 500 à 700 personnes pour manifester contre ce projet. Accueil par maire de Merville pour débat sur élevage et PAC (prix des céréales !)

    15/09: Trajet Merville – Lille avec action à Erquinghem-Lys pour une action devant le siège de Ramery, porteur du projet de l’usine des 1000 vaches. La caravane passera encourager un point de vente collectif à Frelinghien. Le soir: débat PAC à Lille.

    16/09: Lille-Hacquegnies Action à la Ferme du Sart de Villeneuve d’Ascq. Passage de relai aux belges en début d’après-midi. Gouter International à Tournay. Accueil le soir à Hacquegnies. Projection d’un film documentaire.

    17/09 : Marche Hacquegnies- Braine-le-comte. Pique-nique à Ath, lors duquel sera organisé une conférence/débat. Accueil le soir à Braine-le-comte.

    18/09 : Relaxe le matin et marche l’après-midi pour rejoindre Bruxelles et les autres caravanes européennes

    Cette caravane sera rejointe par nos partenaires anglais à Calais.

    Caravane Espagne – Bruxelles

    Voici le trajet de la caravane qui va remonter la France depuis le pays basque et jusque le nord pas de Calais :

    01/09/12 Pays basque

    02/09/12 Béarn/ Hautes Pyrénées

    03/09/12 Gers

    04/09/12 Lot et Garonne

    05/09/12 Dordogne

    06/09/12 Haute vienne

    07/09/12 Indre

    08/09/12 Indre et Loire

    09/09/12 Loir et Cher

    10/09/12 Sarthe / Maine et Loire

    11/09/12 Orne

    12/09/12 Manche

    13/09/12 Calvados

    14/09/12 Eure

    15/09/12 Seine Maritime

    16/09/12 Somme

    Seront organisés dans ces départements des marches symboliques, actions militantes et événements.

    Carte des caravanes

    Une Boite de doléances sera transportée de département en département pour récolter les revendications de tous et les amener à Bruxelles.

    Plus d’informations : le site de la marche

  • N°89 L’agriculture et l’alimentation, des enjeux citoyens

    N°89 L’agriculture et l’alimentation, des enjeux citoyens

    Tel est le sujet d’Agir en Rural n° 89, daté de juin 2012, qui vient de paraître. L’objectif de ce numéro spécial de 24 pages est de montrer en quoi l’agriculture et l’alimentation sont des sujets qui concernent tous les citoyens.

    Tout ce numéro, et en particulier les pages « Flash » et « Débattre », a été conçu comme un outil pour la réflexion et l’action sur ces sujets. Alors, saisissez l’opportunité pour organiser des rencontres et des réunions sur ces thèmes à la pointe de l’actualité, en particulier dans le monde rural !

    Si vous n’êtes pas encore abonné, vous pouvez commander ce numéro au CMR national, au prix de 5,80 euros pièce (40 € les 10 exemplaires). Téléphonez pour cela au 01 69 73 25 25.

    Editorial

    L’illusion de l’homme moderne est de vivre hors sol et hors saisons. Ce sentiment est très influencé par les modes de vie des urbains, les moyens de communication actuels (comme un monde virtuel) et les moyens de transport ultrarapides qui font perdre la notion du temps réel.

    Mais l’homme fait partie de la nature et de l’atmosphère. Les bébés naissent toujours neuf mois après la rencontre de la femme et de l’homme. Le blé se sème toujours avant l’hiver pour être récolté l’été suivant.

    L’humain a besoin d’une surface de terre pour avoir un espace de vie. Son alimentation vient en grande partie de la terre et du travail des filières agricoles. Même l’énergie vient principalement du sous-sol de notre planète.

    Nous sommes en pleine mutation dans les manières de produire et de consommer l’alimentation. Les effets nocifs de l’utilisation de produits chimiques apparaissent. Les plantes et les animaux sélectionnés sont très productifs mais s’avèrent très sensibles aux maladies et aux aléas climatiques. L’agriculture change et doit changer encore. La production et la consommation de produits biologiques servent de locomotive dans ces changements des pratiques agricoles.

    Les enjeux sont très importants à court, moyen et long termes. A court terme, pour produire une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement. A moyen terme, pour maintenir une biodiversité indispensable pour un bon équilibre écologique. Pour aussi améliorer le potentiel des sols et ainsi nourrir une population mondiale en nette augmentation.

    A long terme, pour que les petits-enfants de nos petits-enfants (et bien au-delà encore) puissent vivre et se nourrir sur notre planète. Il faudra qu’il reste suffisamment de surface agricole. Et que les sols en production ne soient pas trop dénaturés et suspects à cause de mauvaises rotations, des traces des produits chimiques reçus et aussi des semences « triturées » (OGM…)

    Nous vivons une époque passionnante car pleine de promesses pour une agriculture plus respectueuse et plus respectée. Je suis optimiste, car les mentalités des agriculteurs et des consommateurs changent, lentement peut-être mais sûrement.

    Vivons et travaillons en hommes et en femmes lucides, conscients de nos responsabilités pour l’avenir de la vie sur notre belle planète.

    Michel Doiezie
    Administrateur national
    Agriculteur en Maine-et-Loire

    Sommaire

     Vie du mouvement : l’agriculture, un dossier phare

    DOSSIER :

     Flash

     Paroles d’agris

     Une nécessaire mobilisation citoyenne

     Débattre

     Coup de cœur

     Initiatives : pour une PAC au service de l’homme, en rural

     Partenaires : l’accaparement des terres; solidarité avec les paysans

     Méditation : prière du paysan

  • Le Parlement européen rejette massivement le traité ACTA

    L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) a été rejeté par le Parlement européen le 4 juillet et, par conséquent, n’aura pas force de loi dans l’UE. C’est la première fois que le Parlement exerce son pouvoir, conféré par le traité de Lisbonne, de rejeter un accord international sur le commerce. 478 députés ont voté contre l’ACTA, 39 pour, et 165 se sont abstenus.

    « Je me félicite de ce que le Parlement ait suivi ma recommandation de rejeter l’ACTA », a déclaré le rapporteur David Martin, après le vote, mentionnant à nouveau ses inquiétudes sur le fait que le traité est trop vague, ouvert à une interprétation erronée et puisse, par conséquent, menacer les libertés des citoyens.

    Lors des discussions sur l’approbation ou non de l’ACTA, le Parlement a été confronté à un lobbying direct sans précédent de milliers de citoyens européens qui l’ont appelé à rejeter l’accord : manifestations dans les rues, courriels aux députés, appels téléphoniques… Le Parlement a également reçu une pétition, signée par 2,8 millions de citoyens du monde entier, appelant instamment à rejeter l’accord.

    Sur les 39 députés qui ont voté en faveur du projet, 21 sont français ! La plupart sont membres du groupe PPE (droite). Citons les anciens ministres Rachida Dati, Brice Hortefeux, Alain Lamassoure.

    Ce traité ACTA, qui effrayait les défenseurs de l’Internet libre, aurait pu aussi menacer la liberté de semer de nos agriculteurs et l’économie des semenciers européens. Des plantes, des animaux ou les médicaments sont sous brevet ou d’autres titres de propriété intellectuelle. Donc, a priori, il n’y aurait eu aucune différence de traitement entre des sacs à main et des sachets de semences…

    Pour en savoir plus, cliquez ICI

  • Les grands investissements en agriculture menacent les petits paysans

    La session de formation de la FIMARC (1) sur le thème « Les investissements dans l’agriculture. Challenges et impacts. Quelles opportunités pour les petits
    agriculteurs ?
    » s’est tenue à Assesse (Belgique), en avril 2012.
    Durant le séminaire, une analyse approfondie de l’impact des grands
    investissements sur les petits agriculteurs et les ruraux a été réalisée.
    Vous trouverez ci-dessous la résolution finale du séminaire.

    (1) Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques. Pour en savoir plus sur la FIMARC, cliquez ICI

  • Evénements Doux : la fin d’un fleuron ?

    Le groupe volailler Doux, qui emploie 3 400 personnes en France s’est déclaré, le 31 mai dernier, en cessation de paiement et a été placé en redressement judiciaire. 700 à 800 éleveurs travaillent sous contrat avec cette l’entreprise. Le CMR du Finistère vient de publier un communiqué et un document de réflexion sur cet événement (à télécharger ci-dessous).

    Communiqué du CMR du Finistère

    Le développement spectaculaire de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Bretagne connaît des « ratés » aussi impressionnants qu’inquiétants.

    Aujourd’hui comme hier, le mouvement CMR (Chrétiens dans le monde rural) est partie prenante et bénéficiaire de ces réussites économiques et de l’investissement humain qu’elles impliquent. Il en appelle avec d’autant plus de force à une solidarité sans faille avec tous ceux et celles qui se trouvent pris dans la tempête des évènements Doux.

    Cette solidarité ne signifie ni naïveté ni angélisme. Elle suppose lucidité, exigence de justice. Elle oblige à cerner les vrais problèmes et à poser les bonnes questions, pour découvrir que des réponses et solutions sont possibles, cessant de considérer l’humain comme une valeur marchande, donnant espoir et confiance en l’avenir.

    Les dégâts humains sont considérables : le système économique est écrasant et n’a pas d’issue à long terme. D’autres modèles existent : coopératives, circuits courts, … Ils ont fait leurs preuves et peuvent aider à réorienter le modèle dominant.

    C’est un défi majeur et une responsabilité partagée pour tous : salariés,
    producteurs et tous les opérateurs de la filière avicole, habitants du
    monde rural, consommateurs, pouvoirs politiques et financiers, …
    Le CMR, fidèle à ses valeurs, reste convaincu :

     que la dignité de l’homme se joue dans les choix de développement,

     que l’éthique est une dimension constitutive du développement humain.

  • La réforme de la PAC, c’est maintenant !

    Le Journal du Dimanche a publié, le 16 juin 2012, en exclusivité, une lettre adressée par plusieurs organisations écologistes et paysannes (dont le CMR) au ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, qui rencontre lundi ses homologues européens à Bruxelles. L’enjeu des discussions : négocier la réforme de la politique agricole commune après 2013. Parmi les signataires, le président du CMR.

    Pour lire ce texte, cliquez ICI

  • Le CMR de la Somme réagit…

    Le CMR de la Somme réagit à la signature d’une tribune parue sur le site du journal Le Monde du 6 mars 2012 pour une réorientation d’urgence de l’agriculture française.

    Les propos tenus dans le texte, disant que l’agriculture est déshumanisée et responsable de tous les maux (cancers, maladies neuro-dégénératives et auto-immunes, allergies, etc.), qu’elle porte atteinte à l’environnement en détruisant les paysages et en polluant les eaux, qu’elle appauvrie les sols et est responsable de l’érosion, qu’elle contribue majoritairement par son développement industriel à l’effet de serre et détruit le tissu rural en France et en Europe en paupérisant les campagnes, en engendrant des pénuries alimentaires etc… l’ont profondément choqué. Ils portent le discrédit aux efforts de toute une profession qui travaille depuis déjà plusieurs années pour s’ajuster avec réalisme aux défis sociaux, environnementaux, sanitaires et économiques de demain, contrairement à ce que l’on peut laisser entendre.

    Affirmer aussi que l’agriculture biologique a le monopole de la pertinence agronomique, économique, sociale et environnementale à l’échelle mondiale nous parait être une position exclusive que nous réfutons. D’autres systèmes d’agriculture cohabitent dans notre département et sont tout autant créateurs d’emplois et garant d’une agriculture durable.

    NON, l’agriculture n’est pas responsable de tous les maux.

    NON, l’agriculture biologique n’est pas la seule qui ne détruit pas les moyens de production que sont la terre, l’eau, les semences et les humains.

    OUI, l’agriculture doit poursuivre sa mutation au service des valeurs humaines qui l’habitent.

    OUI, l’agriculture doit être plurielle car c’est sa diversité qui la rend durable !

    L’Equipe Fédérale 80

    Retrouvez un commentaire de cette tribune et un lien vers elle en cliquant ICI

  • Non à l’appropriation des semences et des animaux de ferme !

    Le CMR signe avec 25 autres associations une lettre ouverte aux députés européens.

    Ensemble, ils leurs écrivent que « les droits des paysans de multiplier et d’échanger librement leurs semences et leurs animaux de ferme sont le fondement de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la biodiversité agricole. Ils doivent pour cela rester inaliénables et nous vous demandons de les défendre avec une grande attention. »

    La suite dans le document de 5 pages à télécharger ci-dessous

  • Des textes pour réfléchir à la démocratie

    Le numéro d’Agir en Rural de mars 2012 propose d’approfondir la problématique de la démocratie. On peut y trouver plusieurs textes d’analyse dont vous trouverez ici les versions complètes. Ils sont signés d’un député, d’un conseiller régional et d’un théologien. Résumés ci-dessous.

    L’unité dans la diversité

    La démocratie n’est pas un argument massue, on ne peut en parler qu’avec subtilité, en reliant des éléments en tension. Une analyse d’André Talbot, prêtre du diocèse de Poitiers, enseignant en éthique sociale.
    Téléchargez l’article ICI

    Une co-construction

    Jean-Louis Robillard, vice-président du Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais, en charge de la régionalisation, l’alimentation, l’agriculture et la ruralité, nous livre sa méthode pour avancer ensemble, élus locaux et citoyens.
    Téléchargez l’article ICI

    Une justice pour tous au service de tous ?

    Pas de démocratie sans une justice indépendante et accessible. C’est ce que nous rappelle ici Jean-Michel Clément, député de la Vienne, membre de la Commission des lois à l’Assemblée nationale.
    Téléchargez l’article ICI

  • Traité ACTA : une nouvelle menace pour les semences et les sélections animales paysannes

    Alertés par les défenseurs de l’internet libre, les membres du collectif Semons la biodiversité (dont le CMR est membre) doivent aujourd’hui se saisir du projet ACTA, accord commercial anti-contrefaçon négocié par une quarantaine de pays dont l’Europe.

    Sous couvert de vouloir s’attaquer au marché de la contrefaçon et à ses trafics, c’est bien une nouvelle fois la primauté donnée à la propriété intellectuelle face à la créativité, au commerce face à l’échange et au don, aux multinationales face aux citoyens, avec moyens coercitifs à l’appui… Ne sont pas concernés les seuls sacs à mains… mais tout ce qui de près ou de loin fait l’objet de brevets et donc les semences.

    Pour en savoir plus, cliquez ICI

    Pour en savoir plus sur le collectif Semons la biodiversité, cliquez ICI