Catégorie : (59L) Nord-Lille

Contacts :
 Présidente : Véronique LEFEBVRE
 Secrétaire : Vincent CLEENEWERCK
 Trésorière : Monique GESQUIERE

Contact : Luc VAN INGHELANDT, animateur permanent
Tél. 06 33 31 20 65

Adresse :
Carrefour de l’Eglise en Rural
1 contour de l’Eglise
59270 METEREN

Tél/fax : 03 28 48 73 46

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  • Un Noël en équipe autrement avec la Fédé 59 Lille

    Un Noël en équipe autrement avec la Fédé 59 Lille

    Cher.e.s ami.e.s, membres du CMR,

    En cette période de confinement, le Conseil d’Administration de la Fédé 59 Lille vous invite à vivre un Noël
    autrement, en équipe, si vous le pouvez, et dans votre famille.

    La covid ne cesse de bouleverser nos vies. Les réunions familiales, entre amis semblent
    compromises, restreintes pour les fêtes de fin d’année, car jugées potentiellement dangereuses.
    Et, si cette situation d’épidémie nous obligeait à imaginer un Noël autrement…
    Il y a 2000 ans, un enfant est né dans le plus grand dénuement. Des bergers, des petites gens à
    l’époque, sont les seuls à être présents, à veiller dans la bergerie. Ils étaient sa première famille.

    Une équipe du CMR s’est posée des questions sur le sens de Noël.

    On entend dans les médias, « il faut sauver Noël ». Qu’en pense-t-on ?
    Comment voit-on approcher la fête de Noël 2020 dans ce contexte ?

    – Noël sans rassembler toute la famille ? Sans revoir les enfants et les petits-enfants, les grands-parents ?
    – Noël masqué ?
    – Noël à distance ? en visio ? Noël à Pâques ?
    – Y aura-t-il des messes de Noël ?
    – Et les cadeaux ? Passage obligé ? Courses impossibles ou compliquées
    – Le sapin ? Les décorations ? La crèche ?

    Et pourtant, le jour de Noël, un bébé est arrivé et rien n’était prévu pour cet événement prévisible.
    Qu’est-ce qui est important pour nous aujourd’hui ?

    Faut-il préserver les habitudes, les rites et les adapter ?

    – Dans quel respect de chacun ?
    – Le « cadeau » : Comment ? obligatoire ? Objet ? Achat ou recyclage ou création ou … ? Promesse d’un moment ?
    – Les retrouvailles : Comment ? Quand ? Avec qui ? Combien ?La pandémie qui dure, fragilise et isole des personnes, des proches, des voisins.
    Noël est signe de fraternité, d’attention aux plus fragiles, à ceux qu’on ne voit pas
    – Comment fêter Noël avec les plus fragiles, les invisibles proches de notre pas de porte ?

    – Que pourrions-nous offrir les uns aux autres, voisins de rue ou de village ?

    Le fait de partager en équipe peut nous permettre d’exprimer nos interrogations, nos peurs ou nos joies, le sens que
    nous mettons derrière ces moments de fête, de les redécouvrir, de s’enrichir des expériences ou éclairages des autres.
    Difficile de prévoir les conditions de vie, de santé pour la fin du mois de décembre… Alors sommes-nous prêts pour
    un Noël autrement ?

    A vous de partager ce questionnement en équipe ou dans votre foyer.

    Fraternellement,

    Le Conseil d’Administration du CMR Fédé de Lille.

  • Le confinement et après : témoignage d’Estelle, journaliste

    Le confinement et après : témoignage d’Estelle, journaliste

    Estelle est maman de deux jeunes enfants (2 et 6 ans) et vit avec Fabrice, son conjoint. Elle exerce le métier de journaliste dans la presse. Elle a découvert le CMR à l’occasion d’une conférence gesticulée « Du tracteur à l’âne » et a rejoint une nouvelle équipe CMR.

    Estelle, journaliste confinée à la maison, a pu préserver les liens avec le territoire et les lecteurs du journal. Toutes les conditions étaient réunies pour se consacrer pleinement à son travail :

    • un conjoint papa s’occupant des enfants,
    • un réseau de contacts (maire, correspondants locaux) établi sur les 15 communes rurales qu’elle couvre,
    • une veille sur les réseaux sociaux devenus le canal de communication privilégié de tous,
    • une carte de presse, le passe idéal pour sortir et tirer des clichés.

    Estelle a vécu une bonne expérience, l’efficacité était au rendez-vous.

    Ainsi, est-il possible d’être journaliste sans être sur le terrain ?

    Le retour à l’agence a été un révélateur, ses collègues lui ont manqué. Ce qui manquait cruellement à Estelle, était « le gras de la relation humaine », le non verbal que chacun exprime, le voir « par ses propres yeux » sur le terrain.

    Estelle et Fabrice avaient prévu de se marier le 23 mai. Des amis et la famille devaient venir des quatre coins de la France. Initialement reporté à l’année prochaine, ils décidèrent finalement de se marier le 27 juin en comité restreint à 24 invités, respectant ainsi les règles établies. Il a fallu changer de témoins, partager un couscous à la maison en toute simplicité.

    Ce fut tout autre et tout à la fois.

    Estelle dit spontanément que

    « C’était le mariage que j’aurai voulu, c’était super émouvant, j’étais bouleversée au-delà de ce que j’aurai imaginé. La journée fut plus dépouillée, plus essentielle ».

    Plutôt que faire une fête plus tard avec tous les absents, Estelle et Fabrice vont privilégier une autre formule, celle de consacrer plus de temps à tous et chacun sur les deux ans à venir, celle de vivre plus intensément la relation avec chacun.

    Pour ce jeune couple, le confinement fut perçu comme une opportunité de profiter de la famille. Ils ont appris à mieux connaître leurs enfants.

    Leur philosophie fut de « trouver de quoi s’amuser et s’émerveiller avec ce qu’on a sous la main (carton de récupération, fabrique d’un téléphone portable virtuel). C’est à nous de réinventer notre regard et d’être créatifs, pour vivre avec joie la période qui s’ouvre ! »

    Écolo, Estelle pratique le vélo, veille à ne pas produire de déchets. Elle s’inscrit dans une démarche progressive de réduction de ses besoins pour bien le vivre, plutôt qu’un jour être contrainte de changer brusquement ses habitudes.

    Le confinement a entrouvert une porte en remettant en cause un mode de vie et Estelle regrette que tout reparte comme avant. La porte se referme-t-elle ?

    Pourtant, « en consommant local, on sait où va l’argent ! » dit Estelle.

    Estelle et Fabrice « ont l’impression de vivre un truc historique ». Quoi de mieux que réaliser un film retraçant cette vie confinée au jour le jour : la vie domestique, la vie de famille, avec les unes du journal en fil conducteur et des prises de vue de Dunkerque déserté. Fabrice l’a fait.

    Y-aura-t-il un festival des documentaires du monde confiné ?

    Le festival de l’An 01. « On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». (Gébé)

    Luc Van Inghelandt

    Serge Lesens, CC BY-ND.

    Témoignage extrait du Lien en rural n°50 – CMR fédé de Lille

  • La clameur du confinement : échos du Nord (Lille)

    La clameur du confinement : échos du Nord (Lille)

    Véronique et Pascal Charles, de la fédération de Lille.

     

    Fédération du Nord-Lille.

     

    Et une chanson.

    https://www.facebook.com/clo.marcant/videos/2569675463284961/

  • Coopérer pour le bien commun

    Coopérer pour le bien commun

    66 personnes ont participé à la Journée de réflexion du CMR, le 1er décembre 2019.

    Conférence du Père Jean-Yves BAZIOU, théologien et prêtre diocésain de Quimper

    Au regard des défis actuels (changement climatique, destruction de la maison commune), Jean-Yves BAZIOU met l’accent sur les solidarités à créer pour sauver la nature et nous-mêmes, dans un monde fragmenté.

    Mais qu’est-ce qui est bon pour nous ? Comment s’organiser ? Comment choisir entre ce qui est bon ou mauvais ? entre privé et public ?

    Dans l’antiquité, Platon le philosophe précise le rôle des gardiens de la cité idéale : être des responsables désintéressés et justes pour permettre l’unité de la cité, garder les citoyens dans le tissu social (Livre La République). Pour Aristote, la cité requiert que les citoyens doivent préférer l’intérêt commun à leurs désirs personnels. Sénèque, dans le Traité des bienfaits, précise que l’horizon de l’homme est une société heureuse, préoccupée par le bien de tous.

    Au XII siècle, pour Saint Thomas, la cité n’est pas la finalité, c’est le salut : le bien commun voulu par Dieu pour tous.

    – La Société est dans l’Église, la Cité doit être réglée par Dieu donc ses représentants.

    – L’homme est un être politique, ce qui implique une organisation collective de la Cité.

    Vivre ensemble induit donc la construction d’institutions politiques pour l’épanouissement de tous. Il faut articuler la réalisation de la cité et la réalisation de la personne ! Justice sociale et dignité de chaque personne.

    Le pouvoir est un service, un ministère… Donc le ministre a la mission de punir, de suppléer et de parfaire.

    Le Bien Commun précède et dépasse le politique, telle la Loi de Dieu par rapport à la Loi des hommes.

    En 1789, la déclaration des droits de l’homme ET du citoyen croissent 2 axes pour définir le bien commun.

    • axe descendant : partir du collectif pour aller vers les personnes (enjeu : dignité des personnes). Le Bien Commun ne peut être atteint individuellement. Cela nécessite une complémentarité.
    • axe ascendant : partir des personnes pour aller vers le collectif (chacun a le devoir de contribuer). Le Bien de la personne contribue au Bien Commun.

    En cette période pré-électorale, des paroles interpellent :

    – Dans la cité idéale de Platon, les « élus » ne peuvent pas cumuler des biens propres afin de ne pas tirer profit de leur situation.

    – L’égalité de tous à l’accès des biens fondamentaux : ceux-ci sont privatisés (l’eau, les semences, la terre, les plantes et médicaments…). Tout tend à être transformé en marchandise. Nous sommes invités à avoir une éthique de la limite.

    – L’éducation à l’art de goûter ce que l’on reçoit, permettrait à chacun de retrouver de la joie. Dans notre société de consommation, le désir d’acquérir pousse au cumul sans fin de biens propres.

    – La participation des personnes aux décisions qui les concernent : chacun est appelé à faire de la politique.

    Le Pape François nous invite à entendre la clameur des pauvres de la Terre.

    Annabelle Bourdeaud’huy, accompagnatrice ACE et MRJC

    Luc Van Inghelandt

     

  • Du tracteur à l’âne

    Du tracteur à l’âne

    Conférence gesticulée de Marc PION, le 26 octobre à Wormhout.

    143 personnes  ont participé à cette conférence haute en couleur. Une conférence gesticulée est un mélange de savoirs froids (tirés des livres) et de savoirs chauds (ceux de l’expérience). La conférence est un moment de friction qui interpelle et pousse à transformer notre regard, les pratiques et la société.

    Durant plus de 2 heures, Marc PION narre sa vie et fait en quelque sorte une relecture de vie éclairée par des personnages et des évènements qui ont marqué, impacté l’agriculture.

    Marc PION est un jeune paysan retraité.

    Jeune, Il faisait partie du sixième de la population vivant de l’agriculture en France, aujourd’hui 1 personne sur 33 en vit.

    Le plan Marshall (USA) a enclenché la modernisation de l’agriculture : « démembrement » des terres, semences certifiées, engrais, produits phyto, tracteurs made in USA. Le plan PISANI l’a accompagné favorisant le départ de nombreux paysans indemnisés.

    « Aujourd’hui, le secteur agricole perd 10 000 emplois par an, c’est le plus grand plan de licenciement dont on ne parle jamais. »

    Dans le monde, « des millions de petits paysans sont très peu endettés, très autonomes. On veut les dégager. Les 2/3 de leurs productions nourrissent leur famille et 1/3 est vendu localement (boulanger, boucher, marché). Les grandes firmes n’ont rien a gagné dans ce système ».
    Marc parle de la JAC, un vrai mouvement d’éducation populaire dont est issu Bernard LAMBERT, député (1960) et syndicaliste agricole. Le Voir, Juger et Agir étaient leur grille de lecture.

    Marc a relaté avec humour et émotion des faits de vie sur de nombreux sujets : la relation fils/père, la place des femmes (de sa femme), la recherche d’une agriculture plus économe (herbage), la politique agricole commune, l’endettement, la relation aux conseilleurs (technicien, comptables), la transition vers une autre agriculture, la souveraineté alimentaire, le militantisme…

    Vous pouvez revivre la conférence en vidéos (menu) à l’adresse :

    http://du-tracteur-a-l-ane.blogspot.com

    Du tracteur à l’âne, Marc a beaucoup appris de son âne.

    « L’âne est prudent, il refuse de passer un obstacle qu’il ne connaît pas ; Il lui faut du temps et de l’affect. Si vous avez une bonne relation avec lui, vous pouvez lui demander ce que vous voulez.

    Je voudrais bien que les hommes deviennent un peu plus des ânes, que les hommes soient des animaux sociaux qui ont besoin des autres, on ne peut pas vivre seul ! Quelques soient les êtres vivants, on a existait et on s’est développé que grâce à la coopération.

    Je voudrais que les hommes réfléchissent comme les ânes, qu’il est très important de refuser des choses qui nous mettent en danger. »

    Luc Van Inghelandt

     

  • A la découverte du monde agricole et du CMR

    A la découverte du monde agricole et du CMR

    Nouvellement arrivé au CMR de Lille et en équipe depuis peu, David nous raconte sa participation à la commission de la Terre à la table. Mise en place par la fédération départementale, cette commission propose aux membres du CMR de découvrir des producteurs locaux, de sensibiliser aux enjeux agricoles, des débats et conférences…

    Avec ma femme Juliette, nous avons été invités par le CMR de Lille, à visiter dans la Flandre, deux exploitations agricoles.

    C’était une bonne occasion de mieux connaître le mouvement. En effet, ayant intégrés récemment une équipe, nous étions quelque peu partagés. Convaincus de l’importance de nourrir sa vie de couple par des échanges en vérité avec d’autres. Mais incertains de l’adéquation du mot « rural » avec notre réalité, certes ancrée dans un village en bordure de ville, mais éloignés du monde agricole de par notre travail.

    Cette journée a été l’occasion de donner du sens à notre engagement et nous a remplis de joie.

    En tant que consommateurs et citoyens, nous avons pu toucher du doigt des enjeux économiques et alimentaires nous concernant directement.

    Par exemple, le rôle de la SAFER. Cette structure a permis au jeune couple, Louise et Bertrand des Jardins du NooteBoom, d’acquérir 8 hectares, alors qu’il n’était pas le plus riche ni le plus soutenu par les réseaux locaux. Seule la qualité du projet de maraîchage bio a prévalu dans les critères de choix.

    En tant que chrétiens, nous nous sommes réjouis de voir les fruits d’une action qui s’enracine dans l’Évangile.

    Par exemple, la maraîchère a fait preuve d’une grande honnêteté et d’une grande confiance à notre égard quand elle nous a confiés une de ses limites : elle ne savait pas bien vendre ses produits (pourtant très bons !).

    Autre exemple, quand le propriétaire, Elie des Vergers de Viveterres, nous a raconté qu’il avait orienté un de ses clients vers un autre producteur. Pour des raisons techniques, il n’était pas le meilleur. Il avait préféré la satisfaction de son client à son chiffre d’affaire. Enfin, lors du débriefe final, chaque visiteur a su dire simplement et profondément ce qui l’avait touché. La participation régulière aux groupes CMR avait permis à chacun d’identifier et de mettre en mots, ce qui l’animait.

  • Réinventons l’avenir des Mouvements

    Réinventons l’avenir des Mouvements

    Nous étions 46 participants au forum ouvert dont 13 hors CMR.
    7 mouvements y étaient représentés (ACI, ACO, ACF, ACAT, ACE, MRJC, CMR) et 1 membre de Colibri.
    14 ateliers furent ouverts et auto-animés.

    Une première relecture du forum ouvert et des actions à venir

    Lors du forum, les participants affirment l’importance d’avoir à la fois des racines et des ailes !
    D’une part, nous, participants, avons « un trésor à partager » qui permet à chacun de trouver du sens, c’est la vie d’équipe, un lieu ouvert à tous, un lien d’écoute.
    D’autre part, nous, participants, proposons d’innover en créant de nouvelles formes de rencontres hors de l’ordinaire : la réalisation d’actions concrètes ou de projets communs avec d’autres partenaires, la création de lieux ouverts mutualisant des ressources et proposant des temps d’accueil de toutes personnes. Des sujets de société peuvent trouver écho : écologie intégrale, égalité Homme Femme… Nous affirmons que l’heure est au réseau.
    Nous affirmons également que l’heure est à la mobilisation de chacun. Nous pensons que chaque membre est le mieux placé pour donner le goût d’être en mouvement à d’autres personnes croyantes, moins croyantes ou non croyantes. Nous savons que la vie en mouvement fait grandir !
    Le Mouvement a une autre richesse, celle de regrouper des personnes engagées, bienveillantes et en responsabilité. Alors, tout est possible.
    A suivre…

  • De la terre à la table

    La commission de la terre à la table vous propose de rencontrer des personnes passionnées et engagées sur la métropole Lilloise.

    Le samedi 16 juin 2018, en matinée : rendez-vous à la Coopérative SuperQuinquin à LILLE FIVES

    Le supermarché SuperQuinquin est porté par des citoyens désirant créer une alternative à la grande distribution classique, en proposant des produits de qualité à des prix accessibles.

    Le midi : repas tiré du panier L’après-midi : rendez-vous chez Ingrid et Bertrand à la Ferme des Mottes à Marquillies Ingrid et Bertrand entreprennent de nombreux projets pour faire revivre la ferme familiale et leur territoire. Ils sont à la fois, agriculteurs et brasseurs, animateurs d’évènements, créateur d’un point de vente fermier….

    Infos et inscriptions prochainement sur le site internet et la page Facebook CMR59.
    http://www.cmr59lille.fr/

  • Journée fédérale : Chacun sa route, chacun son chemin.

    Plus de 80 personnes ont participé à la journée fédérale du 19 novembre à Hazebrouck, nous invitant à explorer et agir sur l’un des chemins des possibles : « Egalité, Fraternité : la dignité pour chacun » Le Père Jean-François Petit, Assomptionniste, professeur de philosophie et écrivain humaniste nous interpelle, pose des repères et invite le CMR à garder une ambition d’analyse, de compréhension pour agir ensemble, avec discernement. Pascal PERCQ, journaliste et militant à Atd Quart-monde, plante le décor et anime le débat. Personne ne remet en cause la dignité humaine, mais quand on rentre dans les détails, c’est flou. Il y a un loup ! Ce n’est pas la même perception partout (ex : Arabie Saoudite, le travail des enfants…). C’est notre conception des droits fondamentaux humains qui est en jeu, la déclaration universelle des droits de l’Homme n’est pas aussi universelle que cela. Nous avons du mal à discerner les contours de ce que doit être la personne humaine. Quand nous sommes amenés à réfléchir sur la dignité, c’est qu’il y a des situations de fragilité, de vulnérabilité. Nous sommes dans une société très centrée sur la maîtrise idéale de la toute-puissance. Cela abime certaines personnes. Des groupes se revendiquent d’un droit à la dignité : les syndicats, des groupes sur le droit de mourir dans la dignité… Nous observons une oPA de certains groupes sur la dignité et l’euthanasie, ils faussent le débat en voulant imposer leurs idées. Le productivisme aboutit à une déshumanisation de certains lieux de travail. Le développement à l’extrême engendre un contre-développement.

    A partir de quel moment, ce n’est plus viable ? A quel moment l’homme se trouve avili ? Comment prendre en compte ces situations et avancer ensemble ?

    Actuellement la parole se libère sur des situations de harcèlement sexuel.
    L’un des freins à être digne, c’est l’indifférence. Chacun doit balayer devant sa porte, y compris les grandes religions. il y a un prix à payer quand nous nous positionnons par rapport à la dignité. Ainsi, l’Abbé Pierre s’est retrouvé seul à un moment donné. Nous ne pouvons pas avoir la garantie que nous affronterons toujours les épreuves de la vie avec dignité. Aujourd’hui, la dignité, c’est autant une donnée qu’une tâche, c’est un droit à faire vivre. Ces combats, même s’ils sont séculaires, ne sont jamais atteints. Nous constatons un morcellement de la société et une inculture des droits fondamentaux. Plusieurs questions se posent : – Qu’est-ce que c’est qu’une vie, du début jusqu’à la fin ? – Quelles performances vise notre société ? La dignité ne fait pas sens par elle-même : c’est une qualité d’humanisme, une valeur, un principe juridique et un bien commun. La question de la dignité ne peut pas être pensée sans l’autonomie de la personne (qui permet une insertion dans la société), sans l’intégrité de la personne, sans tenir compte de la vulnérabilité des personnes.

    La dignité, c’est remettre les gens debout.

    Annie RAUWEL et Luc VAN INGHELANDT

  • Pétition CMR : A Steenvoorde, les conditions de vie des migrants se détériorent…

    L’accueil de nos frères migrants à Steenvoorde est plus que jamais en fragilité, même s’il est vrai que, par chance, il y est meilleur qu’à Calais, Grande Synthe…
    Il n’empêche, ce n’est pas une raison suffisante pour leur refuser un minimum de confort et de dignité à Steenvoorde, à notre porte.
    En effet, l’assurance de l’utilisation de la salle Saint Joseph est aujourd’hui remise en cause (lire la pétition).

    La commission citoyenneté du CMR, conjointement au conseil d’administration, a rédigé une pétition par le biais de laquelle chacun est invité à s’indigner de la situation, qui ne va pas dans le sens des valeurs du mouvement, ni des paroles et des actes tous récents de François.
    Nous avons le pouvoir de changer la situation. Pour cela, il suffit de signer la pétition et de convaincre autour de soi de la signer.

    Voici le lien pour signer et diffuser la pétition :
    https://www.change.org/p/a-steenvoorde-les-conditions-de-vie-des-migrants-se-d%C3%A9t%C3%A9riorent?recruiter=465284670&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink