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  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 8 avril

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 8 avril

    Évangile selon saint Matthieu (26, 14-25)

    La lecture de ce jour nous invite à découvrir toutes les tensions qui se vivent entre Judas, les disciples et Jésus.

    Dans cet extrait, Judas entre en scène. Comment cet homme que Jésus a nommé, qui a vu tant de miracles, vu tant de détresses soulagées, entendu tant de sagesse, a-t-il pu progressivement devenir celui qui lâche Jésus ? Il vient de s’offusquer de ce que lui (et les disciples) considèrent comme un gaspillage avec ce parfum déversé sur Jésus par Marie. Il est profondément déçu, dépité. Et le voilà devenu le pire adversaire du Christ. Il n’accepte pas Jésus tel qu’il est et rejette la lumière. Il ne voit pas que c’est à lui de changer.

    Les disciples s’interrogent, sont incertains, peut-être saisis par le doute. Mais ils suivent jésus avec confiance.

    Jésus sait que toute vie humaine est faite de diverses périodes et traverse l’épreuve. Il désire vivre humainement en agissant dans le sens de la vie, de la promesse faite par Dieu. Il laisse Judas faire ce que ce dernier a décidé et ne lui ferme pas la porte.

    Depuis le début de ce confinement, nous sommes assaillis par des doutes, des incompréhensions, des incertitudes, des questions, peut-être des remises en cause. C’est peut-être le moment de discerner ce que le Seigneur attend de nous. Avec tout ce que nous pouvons entendre, voir, vivre, nous pourrons envisager de nouvelles perspectives pour le CMR. Agissons comme Pierre et Jean, avec amour et confiance.

    Cette semaine sainte, c’est l’heure de Jésus mais c’est aussi notre heure, l’heure du choix. Nous sommes invité-es à marcher près de Jésus, avec Lui.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Chapiteau de l’abbatiale Saint-Austremoine d’Issoire.
  • Commentaire de l’Évangile du mardi 7 avril

    Commentaire de l’Évangile du mardi 7 avril

    Ce que beaucoup de nos contemporains vivent en ce moment trouve un écho dans cette semaine que la tradition chrétienne qualifie de sainte, qui est aussi celle de la Passion… Les chrétien-nes sont en effet invité-es à faire mémoire des jours qui ont conduit Jésus à sa condamnation à mort et à son exécution… Pas facile d’accompagner même un ami jusqu’au lieu de son supplice et d’être témoin de la dispersion progressive de ses ami-es à l’approche de cette échéance.

    Aujourd’hui l’extrait d’Évangile (Jean 13,21-33.36-38) nous fait le récit de l’abandon de Jésus par Judas (celui qui le livre) puis par Pierre (« tu vas me renier ! »). Après avoir été entouré de ses disciples, et des foules qui l’accompagnaient, Jésus va se retrouver seul, comme confiné dans sa souffrance et sa tristesse (« Mon âme est triste à en mourir »). Durant cette pandémie, malgré les efforts des soignants, ils sont nombreux celles et ceux qui meurent seuls loin de leurs proches.

    En ce moment où les solidarités sont indispensables dans nos sociétés, accompagner jusqu’au bout tant les soignant-es que les soigné-es est exigeant ; nous pouvons être tenté-es de laisser d’autres agir, mais nous pouvons aussi inventer une manière d’être (certains applaudissent, d’autres proposent leur service, d’autres encore accueillent…). Laisser nos actions, quelles qu’elles soient, être traversées par la sollicitude, la tendresse, l’écoute active, la simple présence… les choix sont multiples.

    Et après ! Une fois la souffrance et la mort passées, il sera temps de re-susciter la vie, redonner espérance, le goût de vivre et surtout prendre vraiment soin de notre « maison commune » ?

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

  • Commentaire de l’Évangile du lundi 6 avril

    Commentaire de l’Évangile du lundi 6 avril

    Commentaires à partir de Jean, 12/1-11

    Aujourd’hui, je suis encore saisie par l’ambiance du dernier conseil d’administration exceptionnel. Une ambiance grave où chacun et chacune s’est exprimé-e avec la plus grande liberté. Le sujet était d’une haute importance : reporter ou annuler le congrès ? Après avoir écouté chacun et chacune, l’assemblée se dirige vers un consensus : dans ce contexte, le congrès ne peut avoir lieu.

    La lecture de ce jour nous emmène à Béthanie. Les retrouvailles de Jésus avec les siens évoquent l’ambiance du CA. (suite…)

  • Quelle place pour les laïcs dans l’Église?

    Quelle place pour les laïcs dans l’Église?

    Découvrez le nouveau numéro d’Agir en Rural

    Quelle place pour les laïcs dans l’Église ?

    Le comité de rédaction d’Agir a pensé à moi pour écrire quelques lignes sur cette question. Aurais-je le « physique » de l’emploi ? C’est vrai que je suis très liée à l’Église :

    Professionnellement : je suis animatrice laïque en pastorale pour l’animation rurale dans le Pas-De-Calais (favoriser les liens entre les mouvements ruraux : ACE, MRJC et CMR et le diocèse). Par exemple, je fais partie de l’équipe d’animation de la formation des accompagnateurs d’équipe, ou sur mon doyenné, je suis membre de l’équipe pastorale du doyenné (une sorte de « bureau » du doyenné).

    Bénévolement : je suis membre du CMR, accompagnatrice d’équipe, et engagée en paroisse pour la préparation baptême et sur le doyenné comme membre de l’équipe pastorale du doyenné.

    Je me sens à l’aise dans l’Église. Je prends ma place de baptisée dans la communauté chrétienne. Sur mon territoire, les relations prêtres-laïcs se passent bien…, Oui, c’est encore possible ! C’est le souci partagé du travail en commun, au service de nos frères et sœurs, souci partagé de faire vivre des équipes de proximité, bref, d’être une église de proximité. De nombreuses initiatives sont préparées et animées en inter-mouvement et doyennés : soirées « grand débat », élections, bioéthique….

    Je suis consciente en discutant au CA National, à l’Université d’été, par exemple, que cela ne se passe pas partout ainsi.

    Dans certains diocèses, les évêques récupèrent des subventions attribuées aux mouvements, des financements de postes de laïcs. Certains jeunes prêtres « reprennent en main » leur paroisse et cantonnent les laïques et laïcs à la catéchèse et à l’entretien des églises. Cela signifie le peu de considération pour leur action et une tendance au cléricalisme : le pouvoir appartient aux prêtres.

    Face à ces constats, sur quels arguments s’appuyer pour vivre sa vocation de baptisé-e et « appeler d’autres à la moisson » ?

    • Le concile Vatican II, qui a fêté allègrement ses 50 ans, insiste pourtant sur l’égale dignité des baptisés, appelé sacerdoce commun des baptisés (voir Lumen Gentium n°32)
    • Dans ce numéro, vous lirez avec intérêt différents textes et initiatives ici ou ailleurs qui élargiront notre regard.

     

    Au moment où j’écris ces lignes, s’achève le synode sur l’Amazonie : Il demande l’égale ouverture des ministères laïcs (diaconat) aux hommes et aux femmes et la création de nouveaux ministères pour l’accueil des migrants, le soin à la maison commune, et un ministère de femme leader de communauté. Le pape invite à la créativité des églises locales… Attendons le texte du pape qui clôt ce synode.

    Le monde change, l’Eglise doit changer et quitter la posture de visitation pour celle d’une « Église samaritaine », lieu où les laïcs sont en première ligne.

    Je souhaite que chacun (laïc ou clerc) dans l’Église, puisse prendre place, à la suite du Christ, au service de la communion, en épanouissant ses charismes, pour construire une Eglise plus belle. Le mot charisme ne signifie-t-il pas beauté en grec ? Beau chemin à chacun.e et bonne lecture !

    Sabine Clermont

    Administratrice nationale

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  • Les femmes une chance pour l’agriculture

    Les femmes une chance pour l’agriculture

    Le vendredi 29 novembre avait lieu à Paris la 8e journée annuelle du réseau Agriculture et Alimentation. Cette année le thème était « Les femmes, une chance pour l’agriculture ! »

    Après avoir pris un temps pour reprendre tous les clichés entendus ici ou là sur les femmes chefs d’entreprise agricole, plusieurs experts et témoins se sont succédé tout au long de la journée :

    Repères historiques et culturels

    Élisabeth Saint-Guily (enseignante en lycée agricole, diplômée de l’Institut supérieur d’agronomie de Lille) nous a parlé de son expérience et le regard porté sur le travail des femmes en agriculture chez nous et en Afrique. « Les femmes ont pris en charge la ferme pendant les guerres, puis elles ont disparu des champs lors de l’apparition du tracteur pour enfin réapparaître lors de la diversification actuelle avec les ventes à la ferme ou sur le marché. Dans certains pays africains, ce sont les femmes qui s’occupent des semences et le travail de la terre est fait uniquement par elles, toutes ensemble, les maris travaillant à l’extérieur. D’ailleurs elles vivent entre elles et mangent entre elles. C’est assez difficile de comprendre cela pour un occidental ! »

    Les femmes, premier rempart à la crise

    Puis Véronique Louazel nous a parlé du travail de » Solidarité Paysan », des difficultés de certains agriculteurs et comment les femmes interviennent dans la demande d’aide auprès de l’association.

    Souvent ce sont elles qui appellent, étant plus à la comptabilité, les relances de factures et les appels de la banque, ce sont elles qui les reçoivent. Si on voit plus de suicide chez les hommes, les femmes sont plus sujettes à des dépressions. Mais quand elles ont fait appel à l’association elles accordent plus facilement leur confiance et dévoilent rapidement la totalité des soucis contrairement aux hommes qui restent plus longtemps dans le déni et qui parlent d’un problème à la fois au lieu de révéler la situation complète. Pour les hommes seuls la demande arrive souvent tard, car Solidarité Paysan intervient que lorsque la personne le demande et qu’elle est prête à changer certaines choses dans sa façon de faire. Parfois il y a un élément qui permettait de s’en sortir qui entraine la désorganisation, le stress et un effet boule de neige : une mère qui faisait la traite qui tombe malade, une séparation, un accident… C’est en écoutant la parole du couple pour ce qui concerne l’exploitation, en apportant notre regard extérieur, qu’on peut voir avec eux les issues possibles. Lorsqu’une prise de décision se fait, ça marque une étape et c’est souvent la fin de prise en charge de Solidarité Paysans.

    Vous pouvez consulter le rapport en ligne :

    www.solidaritepaysans.org/des-agriculteurs-sous-pression-une-profession-en-souffrance

    Les femmes doivent prouver leur légitimité

    Alexis Annes et Chloé Lebrun, sociologues et chercheurs, nous ont parlé des études faites auprès de femmes impliquées dans la diversification agricole et les circuits courts. 1/4 des chefs d’exploitation sont des femmes. Parfois elles ne sont pas issues de familles d’agriculteurs. Le foncier et les prêts leur sont plus difficilement accordés, les cédants et les banques préférant un homme. Elles ont besoin de prouver leur légitimité. Elles apportent pourtant des nouvelles façons de penser la profession. Par exemple l’exploitation peut être un lieu d’éducation. Elles ressentent le besoin de groupe d’échange professionnel féminin.

    Chloé a étudié la place des femmes dans la filière vin. Il n’y avait que des organisations où siégeaient des hommes et qui ne répondaient pas aux attentes des femmes.  C’est pourquoi elles ont eu besoin de créer des collectifs de femmes qui sont des réseaux d’entr’aide, de parole libre des femmes, avec des journées techniques, des outils de communication pour une meilleure commercialisation de leurs vins. Les circuits courts ont donné aux femmes l’occasion de communiquer avec les consommateurs, elles ont pu expérimenter et laisser s’exprimer leur créativité. Le bilan est positif, c’est durable, ça apporte une certaine indépendance et une autonomie financière meilleure ; mais une autre forme de pénibilité est apparue : les trajets pour la commercialisation.

    Regard croisé

    En seconde partie de journée, nous avons eu l’intervention de Bénédicte Willemart (action catholique rural des femmes, Belgique) qui nous a permis de comparer les différences avec l’agriculture belge. Ce petit pays a une population qui vit à 60% hors urbain, mais seulement 25% en rural, le reste étant appelé rurbain car très proche d’une ville. 72% des fermières ont travaillé en moyenne 7 ans à l’extérieur avant de s’installer. Parmi les jeunes femmes 37.5% ont repris la ferme de leurs parents. Elles ont majoritairement des tâches féminines : bureau, traite, alimentation des veaux… Leurs attentes principales : une information cohérente et bien vulgarisée, une simplification administrative, des occasions de se retrouver et d’échanger, un système d’écoute et de médiation performant. Elles se regroupent pour défendre et valoriser leurs droits.

    Puis des ateliers ont permis de sortir des chiffres et de rencontrer des femmes agricultrices ou retraitées. Pour ma part nous avons pu comparer le parcours d’une agricultrice et de sa fille qui a repris il y a 10 ans en association avec sa mère, au départ en retraite de son père, et avec son conjoint il y a 6 ans.  » Les façons de faire ont changé et nous avons parfois peur pour eux quand elle soigne ses vaches en homéopathie. C’est elle qui négocie avec les acheteurs et certaines personnes disent à son mari : « Alors toi, tu fais quoi à la ferme ? »

    L’égalité homme /femme à la ferme, ça n’est pas encore pour tout de suite !

    Patricia Thierry

  • Un pacte pour la transition écologique

    Un pacte pour la transition écologique

    Annie Rauwel, membre du CMR Nord-Lille, nous raconte son engagement au CMR mais aussi pour l’écologie, l’environnement et l’agriculture.

    Je viens du Nord, entre Lille et Dunkerque, dans les monts des Flandres. J’étais permanente à l’ACE et au MRJC quand j’étais jeune. Au niveau de l’assemblée diocésaine, je suis déléguée du CMR au CCFD – Terre solidaire. Je fais aussi partie d’Artisans du Monde et de Terre de Liens. Récemment, je me suis investie dans « Ensemble pour le climat Hauts de France (EPLC) et localement Flandre Climat » dans le but de créer un collectif pour faire avancer cette question-là auprès du politique. Chacun son petit geste pour l’écologie c’est très bien, mais il faut qu’au niveau des lois ça bouge.

    Cet été j’ai participé aux Université d’été du CMR parce que je me sens très concernée par la question de l’agriculture qui recoupe mes engagements par ailleurs : le CCFD – Artisans du Monde qui soutient les petits producteurs par le commerce équitable dans les pays du Sud, mais aussi de plus en plus dans le nord – Terre de Liens qui favorise l’installation des paysans sur quelques hectares pour une agriculture paysanne et biologique. Ça me paraissait cohérent d’essayer de faire avancer au CMR toute cette dimension internationale.

    Dans nos réflexions, nous avons relevé l’importance de prendre le temps, le temps de voir pousser, le temps d’échanger avec les producteurs, la joie d’être dans la nature, le fait que les paysans puissent vivre dignement de leur travail, le rôle primordial de l’alimentation au niveau de la santé, le fait d’être des consom’acteurs… On sait aujourd’hui qu’on est allé trop loin dans le productivisme. Pour notre santé comme pour celle de la terre et pour la biodiversité, aidons les agriculteurs à revenir à une agriculture plus raisonnable, à dimension humaine.

    Je suis très enthousiaste d’aller au congrès à Tarare en 2020. Je crois que ce sera un moment très festif, très convivial et surtout très riche aussi bien pour chacun des participants que pour le mouvement en termes d’échanges pour faire avancer des idées.

    Malheureusement, il est en marche le dérèglement climatique. Il faudra s’adapter, mais il faut aussi prendre des mesures radicales pour retrouver un équilibre pour la terre, pour l’humain, pour la biodiversité, pour préserver les abeilles… Si certaines variétés d’arbres dans nos forêts sont en train de mourir, c’est à cause de tous ces dérèglements dus au réchauffement climatique. On nous a dit que nous avons deux ans, mais il y a déjà un an de passé. Et que font les politiques ? Ils prennent des mesures, mais elles sont très insuffisantes. Il faut vraiment un investissement massif et financier et des lois pour contenir le plus possible le dérèglement climatique. Il y a des marches pour le climat, des initiatives (zéro déchet par ex…) mais ce n’est pas suffisant. On ne peut pas dire aux gens « ne prenez plus votre voiture » et en même temps supprimer les petites gares. Il y a des choses qui clochent ; il faut être cohérent.

    Il faut agir à tous les niveaux. Artisans du Monde, ce n’est pas seulement de la vente, c’est aussi de l’éducation et du plaidoyer pour faire changer les lois ; c’est pareil pour le CCFD. Les plaidoyers ne sont pas du lobbying, ils servent le bien commun ; c’est pour la terre et non pour des intérêts privés.  Tout le monde peut agir par des pétitions ; ça a du poids. Il faut vraiment que les politiques bougent.

    A mon avis, c’est au niveau municipal qu’on peut déjà agir. Prochainement, il y aura des élections municipales. On peut créer des petits collectifs pour demander aux candidats de s’engager dans le « Pacte pour la transition ». Il existe un site : www.pacte-transition.org .

    Ce pacte propose 32 mesures : des propositions concrètes pour ralentir le dérèglement climatique, des propositions par rapport aux plus démunis, aux exclus, par rapport à l’environnement, par rapport à la restauration collective locale… On invite les candidats à s’engager sur au moins 10 d’entre elles. Une fois qu’ils sont élus, le collectif vérifie qu’ils tiennent leurs engagements. Notre rôle de citoyen n’est pas juste « donner notre voix » puis on s’en lave les mains. On peut travailler avec les élus, les accompagner et leur montrer qu’on est auprès d’eux pour que leurs engagements puissent aboutir.

    Des collectifs pour le climat existent déjà (comme par exemple Flandre Climat) et peuvent s’inscrire dans cette démarche. Mais les citoyens, ou les associations peuvent se mettre ensemble pour créer un nouveau collectif et ce, dans chaque village, (il y en a déjà 916) Rendez-vous sur le site : www.pacte-transition.org

    Annie Rauwel, en équipe CMR (fédération Nord Lille)

     

  • Les femmes, une chance pour l’agriculture

    Les femmes, une chance pour l’agriculture

    Les femmes, une chance pour l’agriculture

    Sous ce titre positif, le CMR vous invite à regarder ensemble la place et le rôle particuliers des femmes dans les évolutions du monde agricole.

    Les femmes en agriculture sont bien souvent :

    impliquées dans le lancement d’activités nouvelles qui permettent à la profession de s’ouvrir vers l’extérieur,

    défenseuses de l’égalité dans la répartition du travail,

    en première ligne pour regarder les difficultés en face,

    multi-fonction, multi-tâches, en exerçant parfois une profession extérieure pour garantir un certain équilibre, humain et financier,

    d’une influence réelle sur les activités d’élevage et leur évolution, notamment… et sur les décisions à prendre concernant la transition écologique.

    Une journée de témoignages et d’échanges à laquelle le réseau Agriculture et Alimentation du CMR est heureux de vous convier !

    Intervenants :

    Véronique Louazel ( réseau Solidarités Paysan) / Bénédicte Willemart (ACRF-Femmes en milieu rural, Belgique) / Alexis Annes (sociologie rurale, ESAP-Toulouse)

     

    Le vendredi 29 novembre 2019 de 9h30 à 16h30

    Salle Jussieu (CCFD) 12 rue Guy de la Brosse 75005 Paris

    métro : Jussieu (lignes 7 et 10)

     

     

    Inscrivez-vous ! https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfBAMAu7_VXYqdzy0EDOfYFbmUuGQagAClhznWzl4N6OoPZEA/viewform

    Contact : Marie-Laure de Noray-Dardenne, CMR

    01 69 73 25 29  mldenoray@cmr.cef.fr

    CMR standard : 01 69 73 25 25

     

  • Témoignage : de la JAC au CMR

    Témoignage : de la JAC au CMR

    En l’an 2000, lorsque l’âge de sa retraite a sonné, signant son retour au pays, Jacquelin Séphard a rejoint une équipe CMR. Elle évoque les bienfaits de son engament au sein de notre mouvement.

    Dans ma jeunesse, après mon bas, j’ai fait « un service social », suggéré par mon père, qui considérait que la pension nous coupait du monde et de la vraie vie ! Je me mis donc au service de jeunesse de Mazangé, créant une équipe de « Cœurs Vaillants » et « Ames Vaillantes » (ACE), et fis connaissance de la Jeunesse Agricole Catholique (JAC), mouvement d’éducation populaire où les échanges en équipe de la vie de chacun me firent connaître le milieu paysan.

    Quand je revins au pays, après ma professionnelle d’institutrice, mes amis d’antan m’invitèrent au congrès CRM à Lourdes en 2000, pour me présenter ce qu’était devenu le mouvement. Ce fut une expérience extraordinaire de voir toute la France rurale représentée avec, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, toutes les particularités, les productions dans chaque région et la fierté de s’exprimer, par des sketches, des chants ou des ateliers. On ressentait une joie, une dignité, une espérance dans l’avenir qui faisait chaud au cœur. Le congrès choisit comme slogan : « Des ruraux bâtissent un avenir solidaire, pourquoi pas vous ? ».

    A travers le congrès quinquennal, le CMR crée, invente avec d’autres, des solutions pour mettre plus de « vivre ensemble » dans les zones rurales. Nous voulons bâtir un avenir solidaire, une espérance partagée. Au congrès 2020, la Clameur du Rural prendra toute son importance. Il aura lieu à Tarare dans le Rhône.

    Démarche de réflexion chrétienne

    Mais…en attendant ce grand rendez-vous, que se passe-t-il à la base ?

    Plusieurs équipes se retrouvent régulièrement. Nous nous rassemblons chaque mois chez l’un ou l’autre pour partager, chacun en confiance, un fait de vie, une action, un événement heureux ou angoissant, dans lequel il est impliqué.

    Nous réagissons, débattons, approfondissons nos convictions sur l’un des faits évoqués par l’un d’entre nous. Nous nous mettons à l’écoute de la parole de Dieu, un texte d’évangile pour éclairer ce fait de vie.

    Nous cherchons ce que nous pouvons entreprendre pour mieux vivre ensemble.

    Fête de l’amitié et vacances-formation

    En septembre, une équipe invite tous les membres du département à la découverte de son village. Chaque été, le CMR organise des vacances-formation dans des régions différentes. L’an dernier, ce fut à Cudos en Gironde ; que 76 personnes de 2 à 82 ans, venues de toute la France, ont posé leur valise pour une semaine de formation sur le thème suivant : « une semaine pour parler de dignité », en se référant à la pensée sociale de l’Église et à l’évangile. Les enfants et les adolescents ont aussi échangé sur le respect à l’école et dans le sport. Chaque après-midi, des sorties à la découverte de la région étaient proposées par nos hôtes ou nous pouvions la découvrir librement en famille.

     

  • Travail : un monde en mutation

    Travail : un monde en mutation

    Découvrez le nouveau numéro d’Agir en Rural

    Le travail, c’est la santé…

    L’origine du mot travail est sans ambiguïté: le «tripalium» était un instrument de torture, triple pal. La Genèse en rajoute «une couche » puisque qu’il est dit au chapitre 3, verset 19: « A la sueur de ton front tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes à la terre».
    Nous voila donc condamnés au labeur «ad vitam aeternam» et dans des temps plus récents, Coluche disait: « le travail est bien une maladie, la preuve: il y a la médecine du travail ! »
    Alors pourquoi le travail a-t-il pris une si grande importance dans nos sociétés?
    Ne confondons-nous pas travail et salaire? Le mot salaire vient du latin salarium, dérivé de sal, le sel. « Payement pour travail ou service rendu », il désignait initialement la ration de sel fournie aux soldats romains (salarium), puis désigna l’indemnité en argent versée pour acheter le sel et autres vivres (salarium). Donc le salaire nous sert à subsister alors pourquoi nous acharnons-nous à «travailler plus pour gagner plus» comme se plaisait à le dire un ex- président? Et pourtant Matthieu nous dit (6:26) : «Observez les oiseaux : ils ne sèment pas, ne moissonnent pas et ne font pas de réserves ; pourtant, votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas plus de valeur qu’eux ? »
    Gagner plus pour acquérir quoi? Les derniers gadgets à la mode ? Un «I-pote triple X »? Une voiture plus puissante? Un jacuzzi ? Une garde-robe de star? En avons-nous vraiment besoin ? Avons-nous besoin de toujours produire plus alors que notre planète est limitée? Pourquoi toujours la croissance?
    N’y a-t-il pas de choses plus importantes que le travail? La présence en famille, avec son conjoint et les enfants, la culture, le temps passé avec les amis, le repos dominical, la lecture, les loisirs?
    Et pourtant le travail est un facteur d’intégration: pour le demandeur d’asile qui ainsi rejoint la société, pour le chômeur de longue durée qui retrouve sa dignité, pour la femme qui acquiert son indépendance, pour le jeune qui devient adulte!
    Alors œuvrons pour que le « taf, le boulot, le turbin » ne soient plus asservissement mais libération. Travaillons, mais « avec modération » !

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  • Mettez-vous à table avec un·e euro-député·e

    Mettez-vous à table avec un·e euro-député·e

    Dans moins de deux mois, le 26 mai prochain, se tiennent les élections pour choisir nos futur.es député.es européen.nes. Leur résultat aura un impact déterminant, via la Politique Agricole Commune (PAC), sur notre modèle agricole et alimentaire, dans nos champs et dans nos assiettes.

    Le CMR fait partie du collectif « Pour une autre PAC » qui rassemble 35 organisations françaises. Depuis plus de deux ans, le collectif porte auprès des dirigeant.es politiques le souhait d’un nouveau modèle d’agriculture et d’alimentation au niveau européen.

    Ce collectif a lancé en février la campagne « Tablons sur nos paysans » à laquelle le CMR participe. C’est dans ce cadre que l’on a organisé les causeries-débats au Salon de l’Agriculture sur le stand Pour une autre PAC.

    Dans cette dynamique, le collectif propose aujourd’hui à tous ses membres d’organiser des TABLES CITOYENNES pour une autre politique agricole commune.

    Nous vous proposons d’agir sur cet enjeu qui nous concerne toutes et tous, en organisant localement une rencontre courant mai avec l’appui de l’équipe d’organisation de Pour une autre PAC, en lien avec l’équipe nationale du CMR.

    C’est l’opportunité pour les membres du CMR de partager nos réflexions actuelles sur « le rural idéal » qui nous anime dans le cadre de la préparation des futurs UE et congrès.

    Pour cela, signalez-vous en répondant à ce mail et en remplissant ce rapide formulaire.

    Ces évènements, à organiser selon vos choix, auront pour but de rassembler candidat.es, paysan.nes et autres citoyen.nes pour discuter de l’enjeu agricole et alimentaire, informer les citoyen.nes sur la PAC et interpeller les candidat.es sur leurs engagements. L’ambition est de créer des espaces de dialogues conviviaux pour discuter ensemble du modèle d’agriculture et d’alimentation que nous voulons.

    L’équipe Pour une autre PAC met à votre disposition -après inscription- les outils nécessaires pour une organisation fluide et rapide de ces « Tables de débat citoyen » ainsi que les contacts avec des candidats aux élections européennes.

    Le tout est résumé sur le flyer de présentation de l’action TABLES CITOYENNES.

    Pour en savoir plus, découvrez les courtes vidéos sur la chaine youtube de la plateforme. Découvrez aussi le clip sur la PAC et le résumé des 12 priorités que l’on porte pour la prochaine PAC.