Catégorie : (00) national

  • Commentaire de l’Évangile du lundi 27 avril

    Commentaire de l’Évangile du lundi 27 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean chapitre 6, versets 22-29

    Que s’est-il passé la veille ? (Jean 6/1-15)

    La Pâque, la fête juive est proche. Une foule de pêcheurs habitant près du lac de Tibériade suit Jésus avec ses disciples. Jésus gravit la montagne, à la vue de cette foule, Jésus dit à Philippe « Où achèteront-nous des pains pour que mangent ces gens ? »

    La question de Jésus rejoint le questionnement d’aujourd’hui : où chercher les différents tests pour permettre un déconfinement qui limite les risques d’infection. Nos entreprises proches, celles qui en ont la capacité, se sont mises à fabriquer des masques.

    Que va-t-il se passer avec cette foule ? (Jean 6/22-29)

    Elle ne lâche pas Jésus. Elle le cherche.

    « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasié-es. »

    En CMR, nous sommes attentifs aux besoins de la société.  Aujourd’hui , nous sommes rejoints par Jésus qui nous dit : « N’ayez pas peur. » Repérez les signes de la présence du Ressuscité dans le pain et le vin.

    « Sanctifie ces offrandes » : fruit du labeur des hommes, ces offrandes sont déjà issues d’un « travail » d’enfantement. Elles sont les signes de la transfiguration de notre terre. En face de l’angoisse de la crise économique qui touche les petites entreprises, repérons les gestes de solidarité et d’attention.

    Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo Jeanne Menjoulet, licence CC BY.
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 24 avril

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 24 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 6, versets 1-15

    Est-ce que nous avons assez de stock pour faire face à la situation ? Avons-nous assez de matériel médical pour juguler cette pandémie ? Question d’aujourd’hui, question d’hier… Une foule en attente d’être prise en charge, d’être nourrie : comment faire ? En effet, « cinq pains d’orge et deux poissons » pour 5 000 personnes, ce n’est pas vraiment rassurant. Et pourtant, Jésus demande de commencer la distribution… Il ne multiplie rien sauf la confiance qui permet d’entrer dans un processus de partage qui portera ses fruits, puisque avec les restes, douze paniers seront remplis.

    Quand Jésus anticipe le résultat en rendant grâce à Dieu, il exprime surtout sa confiance envers celles et ceux qui sont là et qui peuvent entrer dans la logique du partage. Et si certains préfèrent garder jalousement pour eux, d’autres choisissent de mettre à disposition même le peu qu’ils ont, car la vie partagée ouvre sur le « surplus ». Des pays, des États ferment leurs frontières, ignorent le mot solidarité, d’autres par contre optent pour le partage des moyens matériels et humains… C’est ainsi qu’ils sauvent l’humanité.

    Ce récit (6 versions dans les 4 évangiles) qui a tout l’allure d’une parabole nous invite à croire que, si nous entrons dans la logique du partage, avec le peu que nous avons, nous pouvons initier un monde nouveau. Celui-ci a besoin, non pas de quelque chef ou roi providentiel, mais de cette humanité, un peu plus ancrée en nous, qui invite à se soucier de ses frères et sœurs en humanité. C’est une belle manière d’apporter sa pierre à la construction de la maison commune.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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    Photo Andrew 3000, CC BY-NC.
    Photo M. Cacace, CMR.
  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 23 avril

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 23 avril

    Commentaires à partir de Jean, chapitre 3, versets 31 à 36

    Jean Baptiste parle du Christ : Jésus vient du « ciel ». Il témoigne de la vie en Dieu. C’est une vie d’Amour qui anime Dieu. Et cet Amour, c’est l’Amour de l’humanité, celle qui sera en Christ à la fin des temps. Oui, l’humanité est appelée à vivre en Dieu, par, avec et en Christ. Et cet Amour qui circule entre Dieu et l’humanité, et bien c’est l’Esprit qui est totalement en Christ et depuis Pâques, continue sa présence dans l’humanité, au-delà de toute mesure.

    Oui l’Esprit de Dieu, son Amour sans mesure de l’humanité, est bien présent et, nous les disciples, nous devons voir, discerner sa présence chez nos sœurs et nos frères les humains que nous rencontrons. Nous devons agir. Nous devons vivre l’amour des autres en actes. Nous devons rencontrer Dieu pour qu’il soit présent dans nos eucharisties, dans nos prières. Dire que Christ est ressuscité, c’est dire que l’Esprit de Dieu se rend présent dans notre monde.

    Dans cette pandémie, pendant la remise en cause de notre société, aussi bien au niveau local, régional, national, européen et mondial, l’Esprit d’Amour de Dieu est bien présent. Nous laissant libre, n’attendons pas qu’il arrête l’épidémie d’un coup de baguette magique. Non, il est présent chez les femmes, surtout les femmes et quelques hommes, qui prennent soin des autres ; pensons aux aides soignantes, infirmières, médecins. Pensons aux caissières, éboueurs, et autres  métiers tournés vers le service des autres. L’esprit est là. Arrêtons de mépriser ce « petit peuple » qu’on regarde à peine, habituellement. Il est traversé par la présence de Dieu. C’est là, chez celles et ceux qui prennent soin des autres qu’est la preuve que Dieu existe, qu’il est amour. C’est d’abord par eux que nous pourrons construire une nouvelle société fondée sur la solidarité, que nous pourrons permettre au royaume donné par Dieu depuis Pâques de surgir en pleine lumière.

    Disciples, travaillons, avec notre humanité, à faire surgir l’Amour et prions pour que Dieu continue de nous donner son royaume sans mesure.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 22 avril

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 22 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean chapitre 3, versets 16-21

    L’enjeu de l’incarnation du Fils de Dieu en un homme n’est pas pour accabler l’humanité. Non, c’est un acte d’Amour fou de Dieu qui est Père. Avoir confiance en l’Amour de Dieu nous fait échapper au jugement. Car ce qui juge, c’est le côté éclairant du Christ. Il est comme un phare qui éclaire toute l’humanité. Et ce phare d’Amour, c’est un phare super puissant qui ne laisse aucune zone dans l’ombre.

    N’est-ce pas un enjeu de cette pandémie qui vient désorganiser à la fois, nos vies personnelles, nos vies de famille, nos vies de travail, nos relations amicales ou professionnelles ?

    Dans les commentaires de cette pandémie, voilà que des zones d’ombre, d’obscurité totale apparaissent. La pandémie met les hôpitaux sous tension, certes. Mais l’hôpital allait suffisamment mal avant la pandémie pour que toutes les strates professionnelles pensent à démissionner ou se mettre en grève. Et l’organisation de la santé en dehors de l’hôpital n’allait pas mieux : fermeture de maternités en rural, difficulté de remplacer les médecins de campagne à cause entre autres de la dureté de leurs vies, difficultés des infirmières à domicile tellement mal rémunérées, difficulté pour la prise en charge des personnes âgées désirant rester à domicile, etc.

    La lumière, peu à peu, apparaît, car l’Esprit d’Amour ne s’arrête jamais d’éclairer l’humanité, quelquefois à son insu. Elle éclaire le dévouement des professionnels de la santé, le dévouement surtout des femmes, à l’hôpital, dans les magasins encore ouverts, ou bien dans les services des ordures ou du nettoyage des lieux publics. C’est cette même lumière qui fait qu’une partie de la population se met à applaudir…Mais la lumière éclaire aussi l’égoïsme qui traverse notre humanité…la mauvaise gestion des masques, les choix politiques qui nous conduisent à vivre un confinement qui bloque l’économie certes, mais qui remet en cause toutes les relations sociales, le fait qu’il faudrait déconfiner en testant toute la population, mais sans en avoir les moyens faute de ne pas avoir prévu. Dieu ne juge pas… Il éclaire… Eh bien, nous sommes invité-es, nous les disciples, à nous transformer en petite table ou Dieu peut poser sa lumière. Il pourra ainsi éclairer le chemin que l’humanité, dès aujourd’hui, doit prendre pour sauver la planète au niveau écologique, pour éviter que les pandémies suivantes ne conduisent aux confinements. Travaillons en acte et en prière pour que l’humanité choisisse enfin le seul chemin de vie : celui de l’amour de nos sœurs et nos frères en humanité.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Photo Josselin Berger
  • Commentaire de l’Évangile du mardi 21 avril

    Commentaire de l’Évangile du mardi 21 avril

    « L’égalité […] n’existera d’une manière véritable que lorsque chacun […] produira selon ses facultés et consommera selon ses besoins. »
    Louis Blanc, 1839

    Commentaires à partir d’Actes des Apôtres 4,32-37 & Jean 3,7b-15

    En lisant cet extrait des Actes des Apôtres, je suis demandé dans quelle utopie j’étais soudain transporté ! En effet, tout mettre en commun, même après la pandémie que nous vivons, j’ose à peine y croire… Il aurait déjà fallu commencer par les masques, les respirateurs, les moyens hospitaliers, et cela, pas seulement entre les régions, mais aussi les pays et même les continents, alors que le réflexe premier est celui de la fermeture…

    Rendre témoignage de la Résurrection, c’est à dire de l’entrée dans une vie nouvelle, c’est veiller nous dit Saint Luc à ce que personne ne soit dans l’indigence, au point de distribuer à chacun-e en fonction de ses besoins… et, continuons à rêver, remettre les dettes, les compteurs à zéro pour pouvoir repartir avec les mêmes chances ; en finir avec les profits éhontés (peut-être avez-vous aussi reçu cette proposition : comment tirer profit – financier – de la crise ?), et choisir avec détermination la solidarité.

    Pour cela, « il nous faut naître d’en haut », dit Jésus à Nicodème. Mais « comment cela peut-il se faire ? » En se laissant porter par un souffle nouveau qui peut nourrir notre vie intérieure (de confiné-e), de quoi nous mettre à l’écoute de cette voix tout aussi intérieure, que les bruits de la société avaient progressivement occultée.

    Inspirons-nous du titre de ce livre de Christiane Singer : Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? Mais il faut du temps et du silence pour croire, pour mettre notre confiance en Celui qui nous parle des choses du ciel, non pas pour que nous nous évadions de la terre, mais pour que nous y vivions avec le désir de contribuer ensemble à l’émergence d’une vie nouvelle au service d’une maison commune pour toute l’humanité.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Eric Delcroix, Cyberlabe
  • Réunions virtuelles pour fédérations départementales

    Réunions virtuelles pour fédérations départementales

    Le vendredi 3 avril, l’équipe nationale du CMR a rencontré les membres des fédérations, épaulée par quelques membres du conseil d’administration (CA) et de l’équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD). Chaque fédération départementale a été consultée par mail en amont de la décision de l’annulation du congrès par le CA, Ces retours, nombreux, ont été pris en considération. Mais nous voulions aussi, autant qu’il nous est possible, nous parler, nous voir les un-es les autres pour avoir des échanges plus « humains ». En ces temps de confinement, la visioconférence s’est imposée comme solution, malgré les contraintes. 76 membres des bureaux des FD ayant répondu à l’appel, nous avons tenu cette réunion en quatre moments : avec les fédérations du nord-ouest, du sud-ouest, du nord-est et du sud-est (dont les FD Rhône, Loire sud et nord qui devaient nous accueillir à Tarare). Avec un peu de préparation et de discipline, il nous a été possible d’ouvrir des moments d’échange dont voici un compte-rendu.

    1er temps : introduction

    Chaque participant-e se présente avec son nom et sa FD. Celles et ceux qui n’arrivent pas à se connecter par Internet le font par téléphone. Quand tout le monde est là, la réunion peut commencer.

    2e temps : après le congrès, quelle suite ?

    Antonio, coordinateur national, prend la parole pour expliquer les raisons qui ont mené à l’annulation du congrès. Le CA a choisi d’annuler mais recule sa décision sur la forme des prochaines rencontres nationales. Pour se donner le temps dans le contexte très incertain du confinement, mais aussi pour laisser le nouveau CA s’emparer de cette question. C’est lui qui portera la décision qu’il sera amené à prendre, conformément à nos statuts. Cette décision sera prise au vu des contraintes financières, techniques et humaines (qui pour porter ces projets ?) mais elle sera inspirée par les retours des FD, une centaine à ce jour de réponses par mail riches de propositions pour la suite.

    L’assemblée générale, qui devait avoir lieu pendant le congrès, est reportée au samedi 13 juin. Nous nous retrouverons en Île de France en présentiel ou en visioconférence – ou encore un mélange des deux selon les modalités régionales du déconfinement. Les représentant-es du CA et de l’ENAD rappellent que six administrateurs et administratrices sont en fin de mandat, pour un-e entrant, et que l’ENAD devrait perdre à la fin de l’été trois de ses membres. Ces instances ont besoin de forces vives, avis aux fédérations !

    Une volonté commune se dessine déjà, celle que la richesse de la préparation du congrès soit mise en valeur et partagée, qu’il s’agisse des quatre thématiques ou du thème de Lazare. Notre journal trimestriel Agir en rural en rendra compte. Convaincu-es que les mouvements d’action catholique auront un rôle à jouer pour la société dans ce nouveau contexte, nous souhaitons utiliser tous nos moyens pour faire connaître les réflexions et les propositions de notre mouvement, riche de ses quatre-vingts années d’existence.

    Laurence, chargée de l’animation du réseau, prend le relais. Suite à l’annulation du congrès, des actions commencent à être mises en place. Le groupe de travail (GT) « Être en mouvement », qui devait accompagner le congrès avec son « Tarare’ment vu ça », change de mission pour envisager une autre façon de faire entendre notre clameur, au national comme dans les FD.

    3e temps : questions et remarques

    Globalement tou-tes les participant-es comprennent l’annulation du congrès de mai 2020. Beaucoup tiennent à remercier, à féliciter l’équipe organisatrice pour tout le travail déjà réalisé.

    Certain-es cependant souhaitent un rassemblement national pour son côté fédérateur et dynamisant et sont prêt-es à se mobiliser dans un an. D’autres pensent que des rassemblements à l’échelle régionale pourraient suffire. Tou-tes s’accordent sur le fait qu’il ne faut pas en rester là et qu’il est nécessaire de prévoir une suite, tant pour valoriser le travail et les réflexions déjà avancées en FD, qu’en réponse/réaction à tous les évènements qui nous frappent actuellement.

    D’autres FD s’inquiètent de perdre la dynamique qu’insuffle le congrès, de ne pas pouvoir mobiliser une nouvelle fois les personnes qui étaient venues pour le congrès.

    Enfin les fédés organisatrices ne regrettent en rien leur engagement pour le congrès mais ne sont pas toutes partantes pour « repartir » un an de plus, sachant que la préparation les occupe depuis déjà plus de deux ans. Certain-es soulignent qu’une préparation aussi importante et longue n’est peut-être pas raisonnable pour « seulement » deux jours et demi de congrès. Cette annulation est peut-être l’occasion de réfléchir à nos modes de fonctionnement.

    Le confinement et l’actualité interpellent tout le monde et de nombreux participant-es s’accordent à souligner le besoin de travailler sur cette situation et ce qu’elle apportera dans notre monde.

    Les membres de l’ENAD soulignent « la dimension ecclésiastique de nos rencontres et le besoin de célébrer ensemble, en plus du voir-discerner-agir concernant le confinement ».

    4e temps : relations entre fédérations et équipes nationales, une proposition de l’EN

    Laurence, qui jusqu’ici était seule en charge du lien avec les FD, présente la proposition portée par l’EN pour avoir un meilleur contact entre FD et national. C’est l’ensemble de l’EN qui se met à la disposition des régions ; c’est aussi le cas du CA, avec une moindre disponibilité des administrateurs et administratrices, et l’ENAD complète le dispositif pour être aux côtés des FD.

    Il s’agit de faire circuler les expériences, de rapprocher national et FD pour faire mouvement. Il n’y a pas de grandes et de petites FD, toutes peuvent faire de belles choses et Laurence espère que l’EN puisse être un révélateur de cette dynamique. Antonio précise que le national n’a pas les moyens humains et financiers de faire des visites trop fréquentes, seulement lors de temps forts et à l’initiative des FD selon leurs besoins. L’EN ne pourra pas faire à la place des FD. Elles sont déjà très actives, il faut seulement les valoriser, soutenir leurs dynamiques propres.

    Il ne s’agit pas non plus de créer un nouvel échelon mais de constater qu’une dynamique régionale (ex-régions ou nouvelles régions) existe, qu’elle peut servir de modèle pour compléter l’accompagnement des FD. L’action des APF devrait aller dans ce sens et on profite de ce temps pour y réfléchir ensemble.

    Le mouvement a décidé de mettre l’accent là-dessus car important d’être en proximité et de travailler avec vous : faire équipe, et s’enrichir les uns les autres.

    5e temps : questions et remarques

    Globalement l’accueil de ce nouveau dispositif est fonction des réalités de terrain. Certaines FD travaillent déjà en inter-FD, à deux ou plus, avec même dans certains cas une structure régionale formelle qui les épaule et les soutient, quand les FD faiblissent et que les équipes restent isolées par exemple.

    D’autres à l’inverse n’envisagent pas cet échelon, alors qu’il n’est déjà pas évident de mobiliser au niveau national.

    Cependant la richesse des échanges et de l’entraide que l’on peut recevoir « de celui d’à côté » est soulignée, comme source d’inspiration ou pour mutualiser les outils. Le lien avec le national peut lui aussi contribuer à cette circulation, cette optimisation et cette valorisation du travail des FD.

    Concrètement, l’échelon régional pose la question de l’éloignement géographique et de découpages régionaux à taille inhumaine. A cela deux réponses : les FD sont invitées à travailler ensemble, selon leurs besoins, selon les modalités qui leur conviennent et selon leurs réalités de terrain, sans souci des découpages administratifs. Et le constat est fait que nous pouvons aussi apprendre à faire autrement, en nous emparant d’outils de communication comme la visioconférence ou les conférences téléphoniques. L’attention aux personnes « pas connectées » est un point de vigilance.

    En guise de conclusion, un administrateur nous rappelle qu’il est « important que l’équipe nationale soit proche des FD pour faire mouvement […] Mais il ne faut pas trop attendre du national, la réalité c’est un mouvement fait des FD et de leur dynamisme propre. Les APF ne suffisent pas non plus, il faut des CA qui prennent leurs responsabilités. Le problème du CMR est celui de son renouvellement, dans sa base et dans ses instances. »

    La réunion se clôt sur une invitation à garder le contact et sur des invitations des membres de l’EN à des prochains temps forts de fédérations ou de régions.

  • Commentaire de l’Évangile du lundi 20 avril

    Commentaire de l’Évangile du lundi 20 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean 3, 1-8

    Pourquoi Nicodème rencontre-t-il Jésus de nuit ?

    Qui est-il ?

    -un notable juif pharisien qui cherche la vérité : « Rabbi, nous le savons, tu viens de la part de Dieu comme un Maître : personne ne peut faire les signes que tu fais, si Dieu n’est pas avec lui. »

    Jésus lui répond : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais d’où il ne vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

    -un membre du sanhédrin qui prend la parole : « Notre Loi juge-telle un homme sans d’abord l’entendre et savoir ce qu’il fait » ? (Jn 7/49)

    -un disciple de Jésus qui le dépose avec Joseph d’Arimathie dans le tombeau du jardin. Nicodème apporte cent livres de mélange de myrrhe et d’aloès. (Jn 19/39)

    Merci Nicodème !

    Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Photo Gaël Davaux
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 17 avril

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 17 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean 21 , 1-14

    Les apôtres sont désœuvrés. Christ est ressuscité. Mais il les laisse seuls. Que faire, sinon leur métier, la pêche ? Et ils partent sur la mer, plutôt hostile car c’est la nuit… Et ils ne prennent rien. C’est le matin. La fatigue est là. Et quelqu’un les interpelle de manière familière pour demander de la nourriture. Ils ne peuvent que dire leur inefficacité. Et voici cet homme sur la berge qui leur demande de pêcher à nouveau. Ils le font. Et les filets sont pleins… Alors le disciple le plus aimant reconnaît Jésus. Il ouvre les yeux de Pierre qui, comme dans le jardin d’Éden, se rencontre qu’il est nu et qu’il faut qu’il remette son habit avant de plonger dans la mer hostile pendant que les autres reconduisent tranquillement les barques.

    Oh, ironie de Dieu ! Sur un feu de braise, des poissons sont déjà préparés… Depuis des années, disciples du Christ, nous naviguons dans les mers hostiles. L’humain est tellement capable de tout, mais particulièrement du pire. Tant de crises économiques, tant de guerres, tant de génocides et quelquefois des génocides au nom du Christ ! Et puis, ce virus qui actuellement met à mal toute l’organisation de la planète, cette organisation qui nous a été vendue par les marchands du temple, ceux qui font de la maison commune du Père une maison de commerce, comme la seule organisation économique possible ! Nous jetons nos filets dans la mer hostile comme nous pouvons, souvent avec prudence et sans bruit pour ne pas effrayer le poisson.

    Soyons dans la confiance, dans la Foi : Jésus est là sur le bord. Il a tout préparé. Et laissons inviter à jeter encore et encore nos filets, sans aucune peur. Oui, partageons pour l’humanité à la fois merveilleuse et triste à regarder, le pain et le poisson, le corps et le sang du Christ.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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    Roger Clorennec, La Pêche miraculeuse, 1968, église Sainte-Bernadette d’Orvault
  • Faire entendre la clameur du confinement

    Faire entendre la clameur du confinement

    Il y a quelques semaines nous vous proposions de venir à Tarare « porter la clameur du rural dans l’Espérance ». L’actualité mondiale en a décidé autrement…

    Nous voilà aujourd’hui tous et toutes confiné-es, comme perdu-es dans nos maisons, avec parfois un sentiment d’immobilisme, de solitude, de crainte mais aussi une envie de sortir de cette situation différent-es, en mettant ce temps à profit.

    Nombreux-ses sont ceux et celles qui s’engagent pour apporter leur aide, aux soignant-es, aux oublié-es, aux isolé-es…

    Aussi il nous parait important de permettre à tou-tes ceux et celles qui le souhaitent de faire entendre

    la clameur du confinement.

    En d’autres mots, permettre, aux équipes CMR, fédé, citoyen-nes, groupe de jeunes… de s’exprimer avec le mode d’expression qui leur convient (chant, danse, photo, vidéo, dessin, texte, témoignage audio…) sur ce qu’ils et elles souhaitent nous dire, nous faire entendre sur ce temps que nous vivons.

    Comment arrivons-nous à transformer ce que nous vivons, avec toutes les difficultés de nos quotidiens, en quelque chose de positif, de beau, porteur d’espérance ?

    Pas de consignes techniques particulières. Une clameur peut être un témoignage, un récit, la photo d’une action, d’une rencontre, le résultat d’une réflexion… Soyez apôtres de ces clameurs !


    Alors à vos crayons, claviers, instruments de musique, appareil photo… faites nous entendre ces témoignages, ces clameurs, nous les relayerons dans un premier temps (si vous en êtes d’accord) via le site internet du CMR et les réseaux sociaux.

    Envoyez votre clameur à l’adresse suivante : communication@cmr.cef.fr.

  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 16 avril

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 16 avril

    Commentaires à partir de Luc, chapitre 24, versets 35 à 48

    A Emmaüs, les deux disciples vivent la frustration de l’Eucharistie. Jésus Christ, aussitôt le pain partagé, disparaît.

    Cependant, cette première messe après la Cène, les met en mouvement et les voici à nouveau en communion avec l’ensemble des disciples. Et cette unité entre celles et ceux qui croient, permet au Christ de se rendre présent. La vie continue. Le Christ a le même corps souffrant. Il peut manger.

    La vie continue, mais elle est autre. Il nous invite à la voir et à l’expérimenter. « Voyez mes mains et mes pieds. » « Touchez à mon corps. » Il nous invite à discerner. Lisons l’écriture. Il ouvre notre intelligence, notre Esprit. Il nous invite à agir.

    Majoritairement confiné-es, nous venons de vivre Pâques autrement. Voyons notre monde. Laissons le Christ ouvrir notre intelligence en lisant et relisant, seul-e ou à plusieurs, l’Écriture. Alors nous serons prêt-es à agir : nous pouvons partager avec celles et ceux qui nous entourent , nos actions de construction d’une nouvelle société  fondée sur l’Amour  (caritas : l’amour en action). Partageons notre Espérance. C’est la certitude qu’au cœur de la croix, et la pandémie en fait partie, Dieu nous donne le royaume à construire. Il nous invite à nous retourner et à retrouver nos communautés pour recevoir le royaume des mains du Christ, c’est-à-dire la nouvelle vie promise.

    Et le service que notre baptême nous impose, c’est de témoigner au monde que le royaume, c’est la mise en œuvre d’une société fondée sur l’amour fraternel. Au cœur du confinement, Christ est là. Il nous invite à sortir dès que cela sera possible. Et nous pourrons et devrons dire au monde, par nos petites et grandes actions, l’inouï de l’Évangile : l’amour inconditionnel de Dieu, amour de l’humanité entière en donnant priorité aux plus pauvres.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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    Véronique Gouy, La Pêche miraculeuse