Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • Journée d’été du CMR en Roannais

    Journée d’été du CMR en Roannais

    Par la belle journée ensoleillée du samedi 8 juillet, 32 deux personnes du CMR se sont réunies à la Minardière route de Saint Romain à Saint Martin de Boisy.

    Sous un magnifique chêne pluri centenaire, la journée a débuté avec Luc Thoral, diacre et secrétaire confédéral CFDT, qui a posé cette question à l’assemblée:

    « Que dit la doctrine sociale de l’Eglise sur le travail ? »

    Claudie, Régine et Nicolas de la compagnie de théâtre : « L’entracte Du Troup’O » nous ont remémoré par quelques saynètes les premiers travaux du samedi 25 mars sur le sujet. Tous les trois ont complété avec les témoignages de leur propre expérience.

    Dans quatre ateliers

    –             Le travail dans l’Eglise / spitrituel

    –             Le travail au sein de la famille / entre amis (es)

    –             Le travail professionnel

    –             Le travail au sein des associations / social

    Nous avons partagé nos connaissances, nos différents vécus, nos histoires. Nous avons continué nos échanges autour d’un repas partagé toujours à l’ombre du grand chêne.

    L’après-midi, Thierry De Cokborne, diacre et directeur de l’association AFIMAB (Association de Formation pour l’Insertion dans les Métiers de l’Artisanat et du Bâtiment) nous a témoigné de son expérience.

    A l’issue de la journée, chaque groupe a exprimé son ressenti de ces partages.

    Dans la belle église de Saint Martin, des habitants nous ont rejoints pour participer à la célébration eucharistique qui a clôturé cette belle rencontre.

     

  • Agriculture et commerce mondial : changer les règles du jeu pour lutter contre la faim

    Agriculture et commerce mondial : changer les règles du jeu pour lutter contre la faim

    Juin 2023 « Pour nourrir les populations de tous les pays et atteindre la souveraineté alimentaire, il faut changer les règles du commerce international »

    A quelques heures de la rencontre entre les ministres de l’agriculture européens et africains, des organisations de la société civile et une quinzaine d’élus soulignent, dans une tribune au « Monde », les conséquences pour l’Afrique de la dérégulation des marchés agricoles et financiers entre l’Union européenne et l’Union africaine.

    Vendredi 30 juin 2023, les ministres de l’agriculture européens et africains se réuniront à Rome pour « penser le futur de la coopération agricole entre l’Union africaine et l’Union européenne ». Malgré une volonté affichée de promouvoir des chaînes de valeur durables, ce sommet risque de passer totalement à côté de son ambition. Et pour cause, il fait fi des impacts catastrophiques d’un commerce international dérégulé sur le développement agricole et la souveraineté alimentaire, en particulier pour les pays africains. A l’échelle mondiale, nous produisons suffisamment, et même trop, et pourtant nous ne parvenons toujours pas à nourrir la planète : pour la sixième année consécutive, la faim continue d’augmenter. En effet, en encourageant la spécialisation des territoires plutôt que leur diversification, et en exposant les matières premières agricoles à la financiarisation, nous laissons le marché dérégulé décider à la place des populations et nous éloigner de notre souveraineté alimentaire. Loin de prendre la mesure de ces enjeux, la prochaine conférence UA-UE sur l’agriculture risque d’ouvrir un boulevard à la libéralisation à outrance des échanges agro-alimentaires entre les deux continents.

    Parler de régulation ne doit plus être un tabou : la souveraineté alimentaire doit guider les règles du commerce international. Loin du mythe de la concurrence pure et parfaite, nous oublions trop souvent que le marché met en compétition de manière faussée et déloyale des agricultures soumises à des normes et des contraintes très hétérogènes, disposant de moyens techniques et financiers très inégaux. Ce faisant, il limite l’essor de systèmes agricoles et alimentaires locaux et durables dans les pays du Sud, et précipite les modèles agricoles tournés vers l’export dans une course effrénée au moins-disant social et environnemental. Cette course à la matière première la moins chère coûte en réalité très cher à la société, et loin de résoudre le problème de la faim dans le monde, elle l’aggrave en accentuant la précarité et la vulnérabilité de la grande majorité des agriculteurs et des agricultrices. Les externalités de ce modèle sont largement sous-comptabilisées, alors qu’elles menacent la vie même des générations africaines présentes et à venir.

    STOPPER LA PROLIFÉRATION D’ACCORDS ÉCONOMIQUES DESTRUCTEURS ENTRE L’EUROPE ET L’AFRIQUE

    Voilà pourquoi nous voulons réaffirmer que pour nourrir les populations de tous les pays de manière saine, équitable et durable, et atteindre la souveraineté alimentaire à tous les niveaux, il faut changer les règles du commerce international.

    Nous devons mettre un terme à la prolifération des accords inéquitables, comme les Accords de partenariat économique (APE), qui au nom du libre échange, déstabilisent profondément les filières locales, privent les États de leur souveraineté alimentaire et enferment bien souvent les agricultures dans des modèles coûteux, intensifs et polluants, dont les conséquences sont désastreuses pour la santé humaine et pour l’environnement – comme l’illustre la filière cacao.

    Il n’est plus tolérable pour l’UE de promouvoir sans complexe un modèle tourné vers l’export, dont les productions bénéficient largement des subventions de la Politique agricole commune (PAC).  Cette politique de soutien aux exportations, qui s’apparentent à du dumping alimentaire, exerce une prédation inacceptable sur la souveraineté alimentaire des pays tiers et le développement de leurs filières locales. A titre d’exemple, avant l’agression russe de l’Ukraine, la farine de blé français se vendait moins chère au Sénégal que les farines de mil ou de maïs produites et transformées localement.

    Enfin, à la dérégulation des échanges agricoles s’ajoute la dérégulation des marchés financiers : il est inadmissible de laisser les acteurs financiers spéculer et tirer des profits exceptionnels de la crise alimentaire, comme ce fut le cas l’été dernier sur les cours du blé de la Bourse de Paris. Au plus fort de la crise, en juin 2022, 80% des achats y étaient le fait de spéculateurs, nourrissant une flambée des prix du blé sans précédent partout dans le monde.

    La France, moteur  dans la lutte contre l’insécurité alimentaire mondiale, doit prendre ses responsabilités sur le sujet

    Nous demandons à la France  de défendre une position cohérente le 30 juin prochain, pour mettre les relations commerciales UA-UE au service de la souveraineté alimentaire.

    Nous nous faisons l’écho de la déclaration de la société civile et des organisations de producteurs  africaines pour mettre la justice et le droit à l’alimentation au cœur de la coopération entre l’Europe et l’Afrique, et défendre des systèmes alimentaires durables.

    Le commerce international dépassant largement les seules relations UA-UE, nous demandons également à la France d’initier, sous l’égide du Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale et avec le soutien des instances onusiennes adéquates, une initiative internationale visant à réguler les marchés et interdire toute spéculation financière excessive sur les prix de l’alimentation.

    Rédacteurs de la tribune : 

    Clotilde Bato, Déléguée Générale – SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires 

    Sylvie Bukhari-de Pontual, Présidente – CCFD-Terre Solidaire 

    Signataires de la tribune : 

    Agnès Renauldon, Membre du Bureau collégial – Fédération Artisans du Monde Alice Picard, Porte-parole – Attac France Anne-Françoise Taisne, Déléguée Générale – CFSI Armelle de Saint Sauveur, Co-Présidente – Slow Food France Arnaud Le Gall, Député de la 9e circonscription du Val-d’Oise ; Aurélie Trouvé, Députée de la 9e circonscription de la Seine-Saint-Denis ; Benoît Biteau, Député européen ; Blaise DESBORDES, Directeur Général – Max Havelaar France Caroline Roose, Députée européenne ; Claude Gruffat, Député européen ; Clotilde Bato, Déléguée Générale – SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires Cyrille Moulin, Président – Bio Equitable France ;  Damien Carême, Député européen ; Daniel Breuiller, Sénateur du Val-de-Marne ; Daniel Salmon, Sénateur d’Ille-et-Vilaine ; David Cormand, Député européen ; Dominique Potier, Député de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle ;  Evelyne Boulongne, Administratrice et porte-parole – MIRAMAP François Alfonsi, Député européen ; Françoise Vernet, Présidente – Terre et Humanisme Frédéric Apollin, Directeur Général – AVSF Frédéric Pénard, Directeur général – Action contre la Faim Gwendoline Delbos-Corfield, Députée européenne ; Ibrahima Coulibaly, Président – ROPPA ; Jean-Claude TISSOT, Sénateur de la Loire ; Jean-Luc BAUSSON et Margot CHEVALIER, Co-président-e-s – CMR Jean-Paul SIKELI, Secrétaire Exécutif – COPAGEN Joël Labbé, Sénateur du Morbihan ;  José Tissier, Président – Commerce Equitable France Karima Delli, Député européenne ; Karine Jaquemart, Directrice – Foodwatch Laurence Marandola, Porte-parole – Confédération paysanne Luc Arnaud, Directeur Général – GRET ; Manon Aubry, Députée européenne ; Marie Toussaint, Députée européenne ; Massa Koné, Porte parole – Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau en Afrique de l’Ouest (CGLTE-AO) Mathilde Hignet, Députée de la 4e circonscription d’Ille-et-Vilaine ; Michèle Rivasi, Députée européenne ; Mounir Satouri, Député européen ; Nadège Abomangoli, Députée de la 10e circonscription de la Seine-Saint-Denis ; Nelly Vallance, Présidente – MRJC Pascal Savoldelli, Sénateur du val de marne ; Quentin Ghesquière, Chargé de plaidoyer Agriculture et sécurité alimentaire – Oxfam France Raymonde Poncet Monge, Sénatrice du Rhône ; Sandrine Le Feur, Députée de la 4e circonscription du Finistère ; Saskia Bricmont, Députée européenne ; Sylvie Bukhari-de Pontual, Présidente – CCFD-Terre Solidaire Robert Levesque, Président – AGter Tanguy Martin, Porte parole – Ingénieurs sans Frontières AGRISTA Violette Auberger, Représentante – Les Ami.e.s de la Confédération paysanne Yvan Savy, Directeur – CIWF Raja Jbali, Présidente – Terre et Humanisme Maroc ; Yannick Jadot, Député européen.

  • Pour agir, quel est mon territoire ? Session 2023-2024

    Pour agir, quel est mon territoire ? Session 2023-2024

    « POUR AGIR, QUEL EST MON TERRITOIRE ? »

    Une formation innovante…

    Qui associe en même temps salariés et bénévoles du mouvement

    Qui se délocalise au sein d’une fédération CMR pour mettre en pratique et expérimenter tout de suite !

    C’est pensé pour être pratique et transposable sur ta fédération !  Bref, c’est pour vous ! C’est pour toi !…

    Le CMR, mouvement d’éducation populaire, met en place cette formule nouvelle de formation qui veut associer les salariés du CMR (Animateurs Permanents Fédéraux -APF, et membres de l’équipe nationale (EN), et des membres bénévoles du CMR (administrateurs, membres des équipes fédérales, bénévoles mandatés par la fédération).

    Cette formation va vous permettre de mieux connaître votre fédération pour mieux y développer le CMR.

    Chaque participant deviendra beaucoup plus outillé pour :

    • Développer le CMR sur sa fédération (sur un territoire ciblé : canton, paroisse etc.)
    • Identifier les forces vives, les difficultés, les richesses de sa propre fédération
    • Connaître la réalité rurale de son territoire
    • Connaitre les différentes structures, personnes avec qui l’on pourrait collaborer, fonder, mobiliser sur les territoires
    • Mettre en œuvre des actions concrètes sur sa propre fédération
    • Se soutenir en étant deux par fédérations pour pouvoir mobiliser sa propre fédération
    • Donner envie à d’autres membres de sa fédé, de sa région de se mettre dans la même démarche et de reproduire la formation ailleurs.

    A travers cette démarche d’ALLER-VERS, vous sentez bien tout l’intérêt d’associer les salariés et les bénévoles dans la même formation.

    En immersion sur le terrain

    La formation sera réalisée en partie sur le « terrain », au sein d’un territoire et plus particulièrement cette année dans le département de la Moselle où nous serons accueillies par les membres de la fédération de Moselle. Nous serons hébergés à Saint Jean de Bassel. Cette immersion nous permettra d’être concret et en relation avec des réalités locales. Quelques modules seront aussi proposés en visioconférence

    La formation pour qui ?

    Cette formation s’adresse :

    • Aux Animateurs Permanents Fédéraux (APF), et aux membres de l’Equipe nationale ;
    • Aux membres élus des fédérations (Equipe Fédérale, CA), aux membres élus du CA National
    • Aux bénévoles des fédérations mandatés pour faire la formation et qui auront pour mission de la mettre en œuvre, ensuite, au sein de leur propre fédération et/ou région.

    Pour permettre une appropriation de cette formation par les participants, chaque fédération sera composée de deux personnes.

    • Pour les fédérations sans APF : 2 membres par fédération (dans la mesure du possible avec au moins une personne membre du CA de la fédération)
    • Pour les fédérations avec APF : 1 APF + 1 membre de la fédération

    Quelles fédérations sont concernées par cette action ?

    Les places étant limitées, nous ne pouvons pas former toutes les fédérations en même temps. L’an dernier nous avons organisée une première formation avec les régions Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Auvergnes Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur.

    Cette année c’est autour des fédérations des régions : Grand-Est, Iles de France, Hauts de France, et Bourgogne Franche-Comté

    Les personnes de votre région qui auront été formées auront pour mission de faire partager le contenu de la formation aux fédérations qui n’auront pas pu y participer, en organisant sur les régions un temps d’échange, voir en expérimentant la formation au niveau local.

    Dates de la formation pour 2023-2024

    Nous alternerons des temps en visioconférence et des temps pratique sur la fédération.

    La durée totale de la formation est de 39 heures répartie sur 6.5 jours.

       Année 2023-2024
    Séquences Jours Nombre d’heures Types et horaires
               1 Mercredi 20 décembre 2023 3 En zoom – 19h à 22h
    2 Samedi 20 janvier 2024 3 En zoom – 9h à 12h
    3 Vendredi 23 et samedi 24 février 2024

    Les participants arrivent la veille, le jeudi 22 février en soirée pour commencer le vendredi à 9h00

    12 En présentiel à Saint-Jean-de Bassel
    4 Samedi 9 mars 2024 3 En zoom – 9h à 12h
    5 Vendredi 22 et samedi 23 mars 2024

    Les participants arrivent la veille, le jeudi 21 mars en soirée, pour commencer le vendredi à 9h00

    12 En présentiel à Saint-Jean-de Bassel
    6 Samedi 4 mai 2024 6 En présentiel à Paris

     

    Le cout de la formation

    Le tarif de la formation comprend : les frais pédagogiques ainsi que les frais de nourritures et d’hébergement.

    Attention : Les frais de transports des séquences 3, 5 et 6 ne sont pas compris dans le montant de la formation, ils sont à la charge des fédérations, ainsi que le montant des frais pédagogiques et de restaurations.

    • Pour les APF : vous pouvez solliciter vos OPCO (Opérateur de Compétences), mais aussi vos diocèses. Vous aurez pour cela besoin de divers documents se rapprocher du CMR national. Il ne faudra pas tarder à faire les demandes.

    Nous avons demandé une subvention nationale au FDVA qui viens en déduction du montant global de la formation pour chaque bénévole.  Par ailleurs les fédérations qui rencontreraient des difficultés pour financer cette formation, peuvent solliciter la caisse de solidarité du CMR.

      Pour les salariés du mouvement (APF et EN) Pour les membres du CMR
    Frais hébergements et nourriture 218 €00 218 €00
    Frais pédagogique 914 €00 914 €00
    La part FDVA pour les bénévoles 0€00 (- 195 €00)
    TOTAL 1132 € 00 par personne 937 €00 par personne

    Attention les tarifs sont à titres indicatifs, nous attendons le devis du lieu d’hébergement pour affiner les tarifs.

    Le fond de solidarité :

    Le CMR national dispose d’un « fond de solidarité » qui peut être sollicité par les fédérations qui auraient des difficultés à mobiliser les fonds nécessaires ; Pour cela vous devrez envoyer un mail à asilveira@cmr.cef.fr en précisant le montant sollicité. Celui-ci ne peut-être qu’une partie des frais pédagogiques.

    Organisme de formation

    La formation est assurée par le CIEDEL (Centre International d’Etudes pour le Développement Local) plus d’infos www.ciedel.org

    Inscriptions

    Nous vous ferons parvenir au mois de septembre un formulaire d’inscriptions, mais d’ore et déjà vous pouvez nous envoyer un mail pour nous dire que votre fédération est intéressée pour suivre cette formation.

    Contacts

     

     

    Antonio SILVEIRA

    Coordinateur national

    Tél. 01 69 73 25 25Port. 06 44 84 43 64

    Email. asilveira@cmr.cef.fr

      Jean-Luc BAUSSON

    Co-président national

    Port. 06 78 52 91 49

    Email. baussonjeanlucmariclaire@gmail.com

  • Une vie en mouvement : « les mouvements d’action catholiques ont été des soutiens »

    Une vie en mouvement : « les mouvements d’action catholiques ont été des soutiens »

    Germaine et Pierre Frey se sont mariés en 1960. De leur union sont nés trois enfants qui leur ont donnés 8 petits enfants, 1 arrière petit enfant et 2 sont annoncés en juin et août prochain. Depuis leur retraite, Germaine et Pierre habitent à Villers.

    A l’occasion de notre rencontre, ils ont donné le témoignage suivant.

    Le papa de Germaine était un tisseur à bras (l’un des derniers). Germaine est la plus jeune d’une fratrie de 5 enfants. Sa sœur a été placée dans les maisons bourgeoises à Roanne. Ses frères ont été ouvriers agricoles. Après leur régiment, ils ont pu choisir leur métier. A Chandon, Germaine a appris à tisser, puis elle a travaillé à Charlieu, chez Boffet, jusqu’à son mariage avec Pierre, en 1960.

    Germaine et Pierre étaient membres de la JAC (Jeunesse Action Catholique). En tant que fiancés, puis jeunes mariés, le MFR (Mouvement Familial Rural) a été une évidence pour eux, jeunes agriculteurs. Les échanges étaient en confiance. Il y avait souvent des témoignages professionnels. Le Père Brunelin, qui les accompagnait, reliait toujours le fait de vie à la foi. Ces réunions ouvraient à beaucoup d’entraide : pour le matériel ; le « faire ensemble » lors des gros travaux à la ferme.

    A cette période, dans le monde agricole, la Loire était un département de départ, l’Allier un département d’accueil. Germaine et Pierre ont été des « migrants » : des personnes venant du département de départ : « la Loire ». L’accueil a été agréable. Par exemple, lors de leur installation en voyant leur camion de déménagement, leurs voisins polonais sont venus se proposer pour les aider. Ces personnes leur ont donné un vrai soutien. Après, la relation de voisinage a été plus facile. Pierre remarque que : « les personnes qui bougent sont plus ouvertes. Ils ont eu besoin de l’accueil des autres, là où ils s’installaient… » L’aumônier de la JAC de l’Allier a aidé Germaine et Pierre dans leur recherche d’installation. C’était du relationnel concret. Des opportunités se sont présentées, telle que cette ferme dont le propriétaire espérait que son fils reprenne, mais, celui-ci a préféré travailler en ville.

    A Nandax, 13 enfants ont fait la joie de la famille Frey, parents de Pierre. En septembre 1965, Germaine et Pierre sont revenus sur la ferme. Durant 10 ans, ils ont travaillé avec les parents de Pierre, ceux-ci vivaient à 2 km de l’exploitation. Pour remplacer les chevaux par un tracteur, leur choix a été d’emprunter auprès d’une banque (plus tôt que de faire des dettes chez un artisan). Germaine découvrait au fur et à mesure ce métier qu’elle n’avait pas envisagé jeune fille. De nos jours, c’est une vrai richesse que l’éducation permette de réfléchir, de choisir une activité au plus proche de ses souhaits, de ses capacités…

    Tout au long de ces changements de départements en départements, de villages en villages, les mouvements catholiques ont été des soutiens. Tout naturellement, Germaine et Pierre ont rejoint l’équipe CMR locale. A leur retraite, Germaine et Pierre se sont installés à Villers. A 88ans pour Germaine et 86 ans pour Pierre, ils sont heureux des belles rencontres que le CMR leur a permis et leur permet toujours. Tous deux ont beaucoup à partager avec les adhérents plus jeunes. Merci à eux de leur enthousiasme, de leur dynamisme et de leur soutien.

    Témoignage recueilli par Florence Vindrier

  • La terre que nous habitons

    La terre que nous habitons

     Ce samedi 8 avril, nous nous sommes retrouvés à Desvres, à la salle St Joseph pour notre traditionnelle marche de Pâques.

    Pour débuter et avant de constituer les petits groupes, les participants qui avaient apporté un objet évoquant la Terre se sont exprimés et cela a permis aux différents membres du groupe de faire connaissance et de se mettre en marche vers les différents ateliers.

    Rue du gazon nous avons rejoint un animateur et son photo langage sur les événements climatiques et les catastrophes naturelles ; A partir de notre réflexion nous avons rédigé une demande de pardon en répondant à ces 2 questions : « Qu’est-ce qui dépend de nous ? Qu’est-ce qui nous révolte, nous interpelle, nous abat, nous mobilise ? »

    L’intervenant suivant  nous a présenté l’association EDEN 62. Durant notre chemin vers lui, nous avons réfléchi ensemble à comment je prends en compte la terre dans mon quotidien ? Cette question fut une introduction à son atelier.

    Puis nous avons découvert l’évolution du paysage avec les interventions humaines et sur le chemin du retour, près de l’étang, nous avons pris le temps de lire un texte d’Evangile. Les groupes ont exprimé ce qu’ils ont découvert, dans ce texte ou lors de la marche, en participant soit à un atelier terre/modelage ou à un atelier d’écriture.

    De retour à la salle pour le goûter nous nous sommes retrouvés avec les autres participants et on a pu partager sur ce que nous venions de vivre. La célébration du samedi saint  fut célébrée par Monseigneur Boulanger, et c’est au cours de celle-ci  que certains participants ont présenté leur objet en terre et la raison pour laquelle ils l’ont choisi  pour nous la montrer. Puis ce fut la demande de pardon, et enfin les créations littéraires et modelées, préparées pendant le parcours. Merci pour ce bon moment de partage où même le temps était de la partie. A l’année prochaine !

  • Offre d’emploi : Animateur.rice/coordinateur.rice MRJC et CMR

    Offre d’emploi : Animateur.rice/coordinateur.rice MRJC et CMR

    Le CMR des Vosges est à la recherche du ou de la futur.e animateur.rice – permanent.e pour le CMR et le MRJC

    Fiche de poste permanent CMR MRJC 2023

  • Sainte-Soline : non à la violence et oui à la destination universelle des biens !

    Sainte-Soline : non à la violence et oui à la destination universelle des biens !

    Devant les événements qui se sont produits à Sainte-Soline, le 25 mars dernier, le mouvement Chrétiens dans le Monde Rural (CMR) se sent concerné. Nous voulons affirmer notre opposition à toute forme de violence et nous souhaitons rappeler notre attachement à la destination universelle des biens communs de l’humanité que sont : l’eau, la terre, la biodiversité, le vivant.

    1) En CMR, nous réaffirmons notre opposition à toute forme de violence

    La violence qui détourne la manifestation de son objectif ou qui fait peur au point de ne plus oser rejoindre les lieux de rassemblements. La violence provoquée par l’exercice du pouvoir, ses méthodes, son acharnement à vouloir passer en force au service de l’intérêt de quelques-uns. La violence par le déploiement de tant de moyens, le 25 mars (plus de 3000 CRS, 4000 grenades, hélicoptères, drones, brigades motorisées à quad…).
    Tout ceci provoque notre indignation.
    Sur cette question, nous rejoignons et adhérons aux propos de Don Helder Camara dans son analyse sur la violence.
    « Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
    La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
    La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
    Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. » (Don Helder Camara)

    2) Face à la crise climatique que nous traversons, nous devons préserver et partager nos ressources en eau

    • « L’eau ne doit ni être gaspillée ni utilisée à mauvais escient, ni être raison de guerres, mais doit
    être préservée pour nous et les générations futures » (Pape François – 22 mars 2023)
    • Précisément pour cela, prendre soin des sources et des bassins hydriques est un impératif urgent.
    Aujourd’hui, plus que jamais, il faut un regard qui aille au-delà de l’immédiat, au-delà du critère
    utilitariste d’efficacité et de productivité pour le bénéfice individuel. Toute privatisation du bien
    naturel de l’eau au détriment du droit humain de pouvoir y avoir accès est inacceptable ». (Pape
    François – Sept 2018)
    Le CMR est très proche du monde agricole et de ses acteurs. Nous reconnaissons que l’eau est indispensable en agriculture : bien sûr, c’est une évidence, mais pour quelle agriculture, quelles productions ? Quel modèle agricole préservera au mieux la ressource ?

    Là encore, l’équipe CMR peut être un lieu propice pour vivre ces débats, passionnés, mais dans le discernement : « En tant que chrétiens et chrétiennes, que nous disent la Bible et la Pensée sociale de l’Eglise ? Que nous dit le Pape François dans Laudato Si et Fratelli Tutti ? »

    Il est urgent de nous questionner : Quelle planète, quelle terre allons-nous laisser à nos enfants et nos petits enfants ? « Tous frères et sœurs, c’est ensemble que nous avons à pèleriner sur cette terre » (Fratelli Tutti).

    Margot Chevalier, Jean Luc Bausson, Co Présidents

    07 04 2023 Ste Soline Eau Violence Communiqué CMR final

     

  • Les F’Estivales 2023 du CMR

    Les F’Estivales 2023 du CMR

    Pendant de très nombreuses années chaque été le mouvement organisait en relation avec des fédérations ou régions les « Vacances Formation ». Pendant 7 jours, plus particulièrement des membres du CMR se retrouvaient pour réfléchir autour d’un sujet et pour visiter une région. Après plusieurs années avec le nom « Vacances Formation », nous avons décidé de changer de format et de leur donner un nouveau nom « Les F’Estivales ».

    Aller-vers et cheminer avec
    Nous souhaitons mettre l’accent sur l’invitation et notre « slogan » « Aller vers et cheminer avec » et remettre au cœur de nos démarches : La dimension des territoires ruraux, et renforcer nos démarches d’éducation populaire.

    Une thématique au cœur de notre démarche d’éducation populaire
    Une thématique sera le fil conducteur : Cette année « les familles » avec pour objectif que toutes les productions aboutissent à une parole du CMR sur cette question.

    Deux journées seront consacrées au « Voir » : avec des temps de présentation des participants, de préparation des visites et entretiens. Nous irons par petits groupes à la rencontre d’une diversité d’acteurs qui sont impliqués sur le sujet et nous expérimenterons des outils d’éducation populaire.
    Une autre journée sera consacrée au « juger-discerner » qui permettra de creuser le thème à partir des rencontres et des visites de terrain. Nous serons accompagnés pour cela par une ou des personnes qualifiées sur le sujet. Ces personnes peuvent être des « intervenants extérieurs », soit des participants qui ont une expérience sur le sujet.
    Une journée sera consacrée à « l’agir » pour regarder en quoi cette thématique nous interpelle personnellement, mais aussi quelles pistes d’actions pour le mouvement au niveau local et national. Nous aurons aussi des temps pour célébrer tout cela, par des temps spirituels et de célébration eucharistique.
    Des visites touristiques :
    Pendant les 5 jours, des visites du patrimoine, des balades seront proposées pour connaître le territoire qui nous accueille. Si vous avez des enfants ou des ados et jeunes, nous travaillerons avec l’ACE et le MRJC pour leur proposer des temps spécifiques.

    CMR – Programme des Rencontres F’Estivales 2023

    Plaquette F’Estivales 2023

    Les rencontres F’EstIVALES DU CMR (2)


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