Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • « Rejoindre chacun là où il est »

    « Rejoindre chacun là où il est »

    L’héritage du pape François pour l’Action catholique… et pour le CMR

    Le pape François nous a quittés. Avec émotion, nous rendons grâce pour la vie et le témoignage de celui qui, durant plus de dix ans, a incarné une Église proche des pauvres, des oubliés, des “périphéries”. Une Église en sortie, fidèle à l’Évangile et attentive aux réalités humaines. Pour les mouvements d’Action catholique, et pour le CMR, son message reste un appel vibrant, une boussole précieuse pour aujourd’hui et pour demain.

    Une parole puissante à Rome : l’Action catholique encouragée

    En janvier 2022, le pape François recevait à Rome les mouvements d’Action catholique. Lors de cette rencontre chaleureuse, profondément marquée par l’écoute mutuelle, il prononçait ces mots devenus emblématiques :

    “C’est votre mission, comme Action Catholique,
    de rejoindre les personnes telles qu’elles sont,
    de les faire grandir dans l’amour du Christ et du prochain…
    afin que le monde puisse changer.”

    Par cette parole, le pape exprimait toute sa confiance dans la capacité des mouvements d’Action catholique à tisser du lien, à susciter de l’engagement et à faire grandir la foi dans les lieux les plus ordinaires de la vie humaine.

    Une mission qui résonne au cœur du rural

    Au CMR, nous avons accueilli ce message comme une confirmation de notre intuition profonde : la mission d’Action catholique est toujours actuelle. Elle se vit dans les territoires ruraux, souvent éloignés des grands centres, là où la solitude, le sentiment d’abandon ou les inégalités sont bien réels… mais aussi là où se vivent solidarité, fraternité, initiatives locales et spiritualité incarnée.

    Notre vocation est bien de rejoindre chacun là où il est – dans son village, dans son quotidien, dans ses combats – pour l’écouter, partager, faire Église ensemble, et discerner comment agir à la lumière de l’Évangile.

    L’Action Catholique : une modernité qui ne dit pas son nom… mais qui se vit pleinement

    L’Action catholique souffre parfois d’une image surannée : celle d’un engagement d’un autre temps, réservé aux générations passées. Et pourtant… Ce qu’elle propose répond avec acuité aux enjeux d’aujourd’hui. Elle invite à prendre du recul, à relire collectivement ce que nous vivons, à donner du sens à l’action, à croiser la parole de l’Évangile avec la réalité sociale et politique. N’est-ce pas là une réponse précieuse à une époque marquée par la dispersion, le doute, l’individualisme ou le repli ?

    Dans un monde en quête de repères, l’Action catholique propose une spiritualité ancrée, une écoute active, une démarche participative. Elle valorise l’intelligence collective, la parole de chacun, et remet la dignité humaine au cœur des choix. Elle fait place à la complexité, sans dogmatisme, et encourage l’audace, sans naïveté. Elle est synodale par essence, bien avant que le mot ne devienne tendance.

    Ce n’est pas une méthode figée, mais une dynamique en mouvement. Une Église à hauteur d’hommes et de femmes, qui ne parle pas d’abord de structures, mais de rencontres, de chemins de vie, de transformations lentes et profondes. Bref, une Église… profondément moderne, parce qu’éminemment humaine.

    Loin d’être une structure du passé, l’Action catholique est une proposition de foi active pour aujourd’hui. Elle repose sur trois piliers simples et profonds : voir, juger, agir. C’est une méthode, mais aussi une spiritualité de l’écoute et de l’engagement.

    Le CMR, avec ses équipes locales, ses initiatives de formation, ses actions de terrain (comme le Festi’rural, les rencontres régionales, ou les groupes thématiques), incarne cette manière d’être Église : ancrée, populaire, audacieuse et fraternelle.

    Et ce que le pape François a vu dans les mouvements d’Action catholique, c’est cette capacité à renouveler la mission de l’Église en partant du bas, de la vie concrète, des liens tissés, des actions locales.

    Une mission pour aujourd’hui… et pour demain

    Alors que nous pleurons la disparition du pape François, nous entendons aussi son appel : ne pas nous replier, mais aller. Ne pas nous décourager, mais agir. Ne pas oublier le Christ, mais le faire rayonner au cœur du monde.

    « Ne perdez pas le lien avec le Christ,
    ni le contact avec la réalité. »

    Cette parole nous habite. Elle est un encouragement à continuer, avec d’autres, à faire Église autrement, à prier, discerner et transformer nos territoires, à croire que le monde peut changer, à commencer par nos propres vies.

    En guise de conclusion…

    Merci, pape François. Pour votre regard fraternel, votre confiance, votre espérance.

    Oui, l’Action catholique est bien vivante. Et elle le restera, tant qu’il y aura des femmes et des hommes désireux de croire ensemble, de réfléchir ensemble, et d’agir ensemble.

    Rejoignez-nous. Là où vous êtes. Avec ce que vous vivez. Parce que, vraiment, « le monde peut changer ». Et cela commence ici.

  • Un réseau d’élus au CMR : un espace d’échange et de partage

    Un réseau d’élus au CMR : un espace d’échange et de partage

    Le CMR, dans son engagement pour le développement des territoires ruraux, a mis en place un réseau d’élus locaux. Ce nouveau dispositif permet aux élus de divers horizons de se rencontrer, d’échanger et de partager leurs expériences dans le cadre de leur fonction.

    Un espace de convergence

    Ce réseau est un espace conçu pour favoriser la collaboration entre élus, qu’ils soient maires, conseillers municipaux, ou membres d’autres collectivités locales. Il leur offre un lieu d’échange libre où ils peuvent discuter des défis qu’ils rencontrent au quotidien, des solutions qu’ils mettent en place et des bonnes pratiques qui fonctionnent dans leurs territoires. En mettant en lumière les réalités de chacun, ce réseau permet une meilleure compréhension des enjeux spécifiques aux zones rurales, mais aussi des dynamiques locales.

    Partage d’expériences et soutien mutuel

    L’un des principaux objectifs de ce réseau est de renforcer les liens entre élus. Grâce à des rencontres régulières et des échanges numériques, ils peuvent bénéficier du soutien de leurs pairs et apprendre des expériences vécues. Que ce soit pour discuter de projets de développement rural, de gestion de crises ou d’initiatives locales innovantes, ce réseau devient un véritable catalyseur de solidarité et d’entraide.

    Rejoignez le réseau d’élus locaux du CMR

    Le CMR invite tous les élus des territoires ruraux à rejoindre ce réseau dynamique. Que vous soyez expérimenté ou nouvellement élu, vous trouverez dans cet espace un soutien précieux et une occasion unique de faire entendre votre voix dans les débats qui façonnent l’avenir de nos régions.

    Plus d’infos : mldenoray@cmr.cef.fr

  • C’est quoi une équipe CMR ?

    C’est quoi une équipe CMR ?

    Au cœur de l’association « Chrétiens dans le Monde Rural » (CMR), il y a des équipes. Mais qu’est-ce qu’une équipe CMR et comment fonctionne-t-elle ?

    Une équipe, un lieu de partage et d’engagement

    Une équipe CMR est avant tout un groupe de personnes qui se rassemblent pour vivre ensemble une expérience de solidarité, d’échange et d’engagement au service de leur territoire rural. Que ce soit à travers des actions de développement local, des événements comme le Festi’rural, ou des projets communautaires, chaque équipe contribue à la mission du CMR : animer et dynamiser les zones rurales en s’appuyant sur des valeurs chrétiennes.

    Des membres engagés au service des autres

    Une équipe CMR est composée de membres engagés, tous animés par un même désir : améliorer la vie de leur communauté rurale tout en vivant leur foi. Ces membres se rencontrent régulièrement pour partager des réflexions, des projets et des moments conviviaux. L’entraide, la solidarité et le respect des diversités sont des valeurs fondamentales qui caractérisent chaque équipe.

    La diversité au cœur des équipes

    Une équipe CMR n’est jamais un groupe fermé. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent s’impliquer, que ce soit des jeunes, des adultes, ou des retraités. Cette diversité permet d’enrichir les échanges et de construire ensemble un projet qui répond aux besoins spécifiques de chaque territoire rural.

    Un collectif au service de la mission

    Une équipe CMR ne se limite pas à une simple réunion de bénévoles. C’est un collectif qui se soutient mutuellement dans ses actions. Chaque membre apporte ses compétences et ses idées pour faire avancer les projets, qu’il s’agisse d’initiatives locales, de campagnes de solidarité, ou de soutien aux agriculteurs et aux familles rurales.

    Des projets à l’échelle locale

    Les équipes CMR agissent concrètement à l’échelle locale. Elles sont souvent à l’origine de projets variés, comme des campagnes de financement pour le Festi’rural, des actions de soutien aux plus démunis ou encore des initiatives culturelles et éducatives pour dynamiser les villages. Chaque équipe est libre d’adapter ses actions selon les besoins de son environnement, mais toutes partagent un objectif commun : la promotion du bien-être rural.

    Un esprit d’équipe fondé sur la foi et la fraternité

    Enfin, être dans une équipe CMR, c’est vivre un engagement nourri par la foi chrétienne. Les membres des équipes se soutiennent dans leur cheminement spirituel et cherchent à vivre selon les valeurs évangéliques dans leur vie quotidienne.

    En résumé, une équipe CMR, c’est bien plus qu’un groupe de personnes travaillant ensemble. C’est un lieu où les valeurs chrétiennes se vivent au quotidien au service des autres, et où chacun, à sa manière, contribue à rendre la vie rurale plus solidaire, plus humaine et plus engagée.

  • Sur les routes du Festi’Rural : les fédérations du CMR unies à vélo pour rejoindre l’événement

    Sur les routes du Festi’Rural : les fédérations du CMR unies à vélo pour rejoindre l’événement

    À l’occasion du prochain Festi’Rural, les fédérations du CMR se lancent un défi inspirant : parcourir un circuit à vélo reliant différentes étapes pour rejoindre le lieu de ce grand rendez-vous rural ! Ce périple à travers nos campagnes n’est pas seulement un moyen de déplacement, mais un geste fort, symbolisant notre attachement aux territoires, notre esprit d’équipe, et notre engagement pour une mobilité respectueuse de l’environnement.

    Un itinéraire plein de sens et de découvertes

    Le circuit a été pensé pour permettre à chaque fédération de s’immerger dans les paysages de nos régions et d’échanger avec les acteurs locaux. À chaque étape, nos cyclistes s’arrêteront pour des moments de rencontre, que ce soit avec des agriculteurs, des artisans, ou des associations locales. Ces pauses seront autant d’occasions d’échanger, de découvrir les réalités locales, et de valoriser les richesses culturelles et patrimoniales des territoires.

    La solidarité et l’engagement, au cœur de l’événement

    Ce voyage à vélo incarne les valeurs du CMR : le sens du collectif, la solidarité, et l’envie de construire ensemble un monde rural plus humain et durable. En reliant leurs forces pour pédaler vers un but commun, les membres des fédérations montrent leur engagement concret et leur volonté de porter haut les valeurs du CMR.

    Rejoignez-nous dans cette aventure !

    Le départ aura lieu le mardi 19 aout à la Roche-sur Yon (Vendée) pour une arrivée au Lioran (Cantal) le vendredi 22 aout. Chacun est invité à encourager les cyclistes ou même à pédaler avec eux pour une étape. Suivez leur parcours en temps réel sur nos réseaux sociaux, où nous partagerons des photos, des anecdotes, et des moments forts de ce périple.

    Ce circuit est une belle occasion de vivre un moment de fraternité avant de se retrouver au Festi’rural. Ensemble, faisons de ce trajet un moment fort de partage et de rencontre, à l’image de nos territoires et de notre engagement commun !

    Ce circuit s’adresse à des cyclos entrainés à l’endurance avec des étapes qui peuvent durer entre 5 et 8 h de vélo par jour selon la longueur de l’étape et le dénivelé.

    Un minibus avec 1 ou 2 accompagnateurs et avec remorque suivra les cyclos pour le transport des bagages et la récupération d’éventuels abandons sur le trajet ainsi que le retour du Lioran.

    Plus d’infos : cmr@cmr.cef.fr ou contact@festirural.org

  • Elections européennes : agir à la lumière de Laudato si

    Elections européennes : agir à la lumière de Laudato si

    le CMR a co-signé la lettre ouverte d’interpellation des candidats aux élections européennes proposée par le Mouvement Laudato Si à l’occasion de la Journée de l’Europe le 9  mai. Voici cette lettre :  la publication d’une lettre ouverte,

    Cette lettre a fait l’objet d’une tribune dans La Croix qui présente la démarche et les idées portées par la trentaine de signataires.

    Nous vous invitons, en tant que citoyens, à relayer à votre tour cette lettre aux députés européens, pour décupler et personnaliser cette interpellation. Pour ce faire, voici la démarche à suivre :

    Voici les étapes à suivre, proposé par le Mouvement Laudato Si France : 

    1. Téléchargez la lettre au format PDF en cliquant ici
    1. Rédigez un email personnalisé et joignez la lettre en PDF. Vous pouvez vous inspirer des propositions suivantes en complétant les passages surlignés

    Bonjour madame, bonjour monsieur,

    Vous vous portez candidat(e) aux prochaines élections européennes, ce qui est une grande responsabilité, au service du bien commun. Je m’appelle XXX et j’habite à XXX. Chrétien engagé dans XXX, inspiré par ma foi, je pense que la protection de notre maison commune me semble être un enjeu très important  pour l’Europe dans les années à venir. 

    Une trentaine d’organisations catholiques et chrétiennes ont écrit une lettre qui vous est adressée, afin de connaître vos engagements sur des mesures concrètes allant dans le sens de l’écologie intégrale. Je suis pleinement en accord avec cette lettre, que je me permets de vous envoyer en copie de cet email.

    En comptant sur votre engagement pour le bien commun et la protection de notre maison commune, je vous prie d’accepter mes plus sincères salutations. 

    XXX

    1. Envoyez un email aux listes et candidats que vous souhaitez (en mettant eloi@laudatosimovement.org en copie cachée (cci) afin de pouvoir compter le nombre d’emails envoyés au total). Tenez-nous au courant si vous avez une réponse à votre email. Voici pour vous aider une liste des principales têtes de listes et leur adresse email.
    Les RépublicainsFrançois-Xavier Bellamyfrancois-xavier.bellamy@europarl.europa.eu
    Les EcologistesMarie Toussaintmarie.toussaint@europarl.europa.eu
    France Insoumise (LFI)Manon Aubrymanon.aubry@europarl.europa.eu
    PS/Place publiqueRaphael Glucksmannraphael.glucksmann@europarl.europa.eu
    RenaissanceValérie Hayervalerie.hayer@europarl.europa.eu
    Rassemblement nationalJordan Bardellajordan.bardella@europarl.europa.eu

    contacter eloi@laudatosimovement.org pour toute question.

  • La mobilité en milieu rural : feu rouge pour les personnes les plus précaires

    La mobilité en milieu rural : feu rouge pour les personnes les plus précaires

    Le Secours Catholique-Caritas France publie un rapport sur la mobilité en milieu rural afin de mettre en lumière ses constats en partant du vécu des personnes accompagnées et des actions menées à leurs côtés. L’élaboration de ce rapport est également le fruit d’un groupe de travail réuni par le Secours Catholique qui regroupe huit associations partenaires : la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), Chrétiens dans le Monde Rural (CMR), la Croix-Rouge française, Emmaüs France, le Réseau Action Climat (RAC), France Nature Environnement (FNE), la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) et le Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC).

    L’objectif est de faire front commun et de mettre en avant 11 propositions en matière de politiques publiques pour faire de la mobilité inclusive et durable une réalité dans les territoires ruraux. L’enjeu est aussi de lancer un appel à la responsabilité des pouvoirs publics, car on ne peut se satisfaire ni de la précarité dans laquelle la dépendance à la voiture et l’éloignement des services enferment trop d’habitants des territoires ruraux, ni des conséquences environnementales et sanitaires de la dépendance à la voiture.

    Lire le rapport

  • PROJET DE LOI D’ORIENTATION AGRICOLE : UN TEXTE NI COHÉRENT, NI AMBITIEUX

    PROJET DE LOI D’ORIENTATION AGRICOLE : UN TEXTE NI COHÉRENT, NI AMBITIEUX

    Après de nombreux reports, le gouvernement a présenté le 29 mars son projet de loi d’orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations agricoles  en Conseil des Ministres. Le Collectif Nourrir regrette l’absence de cap sur le renouvellement des générations, le manque d’ambition et de cohérence avec les enjeux de transition écologique, et une vision trompeuse et lacunaire de la souveraineté alimentaire. Le Collectif Nourrir invite les parlementaires à se saisir de ses propositions pour que cette loi réponde réellement aux objectifs de renouvellement de générations agricoles en capacité de faire face aux enjeux du changement climatique et des équilibres mondiaux.

    La France doit respecter la définition de souveraineté alimentaire reconnue par le droit international 

    Le texte propose d’ériger la souveraineté alimentaire comme une priorité stratégique des politiques publiques. Or il s’appuie sur une vision de la souveraineté alimentaire qui va à l’encontre de la définition reconnue au niveau international (UNDROP 2018), laquelle s’applique pourtant à tous les Etats membres de l’ONU. Pour se mettre en conformité et répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux sous-jacents à ce concept, les dimensions suivantes doivent être intégrées : droits des paysans et droit à l’alimentation, démocratie alimentaire — à savoir l’inclusion des citoyens et de la société civile dans la construction des politiques agricoles et alimentaires, fin des pratiques commerciales françaises et européennes de dumping alimentaire fragilisant les paysans ailleurs dans le monde, rééquilibrage des échanges commerciaux au profit d’un commerce plus juste et d’une reterritorialisation des systèmes alimentaires, réduction drastique de la dépendance aux importations d’intrants. 

    Le dispositif pour l’installation doit être neutre et pluriel, c’est une question de démocratie

    L’objectif initial du texte de loi était d’assurer le renouvellement des générations agricoles face à la disparition massive d’agriculteurs en France. Pourtant, aucun cap n’est fixé quant au nombre d’installations agricoles visées chaque année, ce qui devrait être la pierre angulaire de la stratégie de renouvellement des générations, et aucun article ne traite de l’accès au foncier, point de passage obligatoire pour toute installation en agriculture. Par ailleurs, la réforme du parcours à l’installation agricole et à la transmission des fermes, dans sa préfiguration, ne pose pas les bases nécessaires pour répondre aux besoins de tous les porteurs de projets et n’oriente pas clairement vers l’agroécologie et l’agriculture biologique. Le futur dispositif “France services agriculture” (FSA) manque de mécanismes concrets pour cadrer les missions des Chambres d’agriculture et ne respecte pas le principe de neutralité, en omettant de prendre en compte la diversité des acteurs de l’installation agricole. 

    Il est urgent d’assumer une orientation de l’agriculture vers l’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique

    62% des agriculteurs estiment que la transition écologique est une nécessité et 23% une opportunité*. Mais loin de faire de ce projet de loi un levier de la transition, le texte présenté ce jour se caractérise à l’inverse par des reculs environnementaux importants – notamment en facilitant l’arrachage de haies, le développement d’élevages industriels et les méga-bassines. En faisant l’amalgame entre simplifications administratives — nécessaires — et dérégulations environnementales, le gouvernement prend le risque de retarder une nouvelle fois les évolutions indispensables pour assurer la survie de l’agriculture et de notre souveraineté alimentaire à long terme. L’ajout dans l’article 1 de la notion “d’intérêt général majeur” pour l’agriculture, dont l’impact doit encore être soumis à débat juridique, tend à confirmer une volonté d’opposer développement agricole et environnement. Alors que les impacts des dérèglements climatiques sont au premier rang des préoccupations des agriculteurs, il est pourtant essentiel, pour prévenir les futures crises, de renforcer l’incitation et l’accompagnement humain, technique et financier vers l’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique. 

    “Les mobilisations agricoles ne doivent pas être instrumentalisées au profit de reculs sur le plan sociétal et environnemental. Elles sont au contraire le signe de l’impérieuse nécessité d’une modification en profondeur de notre système agricole et alimentaire. Nos organisations appellent à ce que le débat parlementaire permette un renforcement de l’ambition et de la cohérence du texte, et annulent les reculs. Nous avons des propositions concrètes et nous comptons sur les parlementaires pour faire du renouvellement des générations, de la transition agroécologique et du renforcement de la souveraineté alimentaire non pas un slogan mais une réalité.” estime Clotilde Bato, co-présidente du Collectif Nourrir.

    Plus d’infos : retrouvez la campagne “Avec ou Sans Paysan·nes”

    *Enquête réalisée auprès de 607 agriculteurs par BVA Xsight en partenariat avec le Collectif Nourrir et Terra Nova

  • Un modèle agricole à bout de souffle

    Un modèle agricole à bout de souffle

    Comment ne pas comprendre la colère du monde agricole qui monte aujourd’hui en France et dans d’autres pays européens ?

    Le CMR, Chrétiens dans le monde rural, parce qu’il est fortement ancré sur les territoires ruraux et compte nombreux agriculteurs et agricultrices parmi ses membres, constate depuis de nombreuses années les inégalités et incertitudes croissantes, la précarité, l’isolement et le désespoir de personnes écrasées par les dettes. Également la perte de sens d’un métier pourtant indispensable à la société, dont l’un des marqueurs est le nombre croissant de suicide dans cette profession (on parle de 1 par jour).

    Que nous révèle cette crise ?
    – Un système économique, basé sur des accords de libre-échange et leur capacité à exporter partout dans le monde, ce qui appauvrit et fragilise des femmes et des hommes en France et au-delà
    – Une appropriation, voire une privatisation au profit de quelques-uns, des biens communs universels que sont la terre et l’eau
    – Une aliénation de la dignité de chaque homme et chaque femme
    – Une marchandisation toujours plus importante de l’agriculture, alors que son rôle premier est de satisfaire une fonction principale : se nourrir correctement avec une alimentation de qualité
    – Une nécessaire prise en compte du réchauffement climatique, qui demande une adaptation inévitable et urgente de tous nos systèmes d’activités, y compris dans l’agriculture.

    Le CMR se veut être force de proposition et propose ainsi de bâtir ensemble une éthique pour une culture agricole et rurale, soucieuse de satisfaire les besoins alimentaires sur tous les territoires, avec une gestion du milieu vivant pour le bien de l’humanité, dans le respect du bien commun, de sa richesse et sa diversité et dans le respect de la dignité des personnes.

    Pour cela, le CMR en appelle à la responsabilité :
    – Des consommatrices et consommateurs que nous sommes, tous prêts à nous interroger sur les conséquences de nos façons de consommer pour les producteurs d’ici et d’ailleurs et l’environnement.
    – Des citoyennes, des citoyens à interpeller les députés, à questionner les orientations en matière d’agriculture et d’environnement pour la préservation du vivant sous toutes ses formes (Les élections européennes approchent , quels enjeux? quelles orientations? )
    – Des agricultrices et agriculteurs dans leurs interrogations sur les conséquences de leurs façons de produire, de valoriser et de vendre leurs produits, pour les humains et la nature.
    – Des organisations agricoles et para-agricoles dans la mise en place des moyens humains pour accompagner les agricultrices et agriculteurs dans le changement de leurs pratiques culturales en vue d’une agriculture qui réponde mieux aux défis du dérèglement climatique, aux défis environnementaux et aux enjeux de justice sociale et de sécurité alimentaire (notamment par le développement d’une agriculture paysanne résiliente)
    – Des organisations coopératives en particulier, en vue de retrouver ou de réaffirmer le sens de la solidarité qui les a fait naître,
    – Des structures de transformation et de distribution afin de restituer à leurs fournisseurs que sont les paysans, la part de la valeur ajoutée qui leur revient dans une logique de juste prix (application de la loi Egalim)
    – Des pouvoirs politiques et publics pour assumer le rôle de régulateur garant du bien commun qui leur incombe, du local au global
    – De la société civile qui a un rôle à jouer pour inciter et soutenir les pouvoirs publics à agir en matière de régulation des marchés agro-alimentaires et de politiques de souveraineté alimentaire.

    Nos pistes d’action :

    1. Réduire la charge administrative trop pesante. Nous proposons que les agricultrices et les agriculteurs définissent eux-mêmes leur cahier des charges avec des mesures adaptées à leur exploitation.
    2. Proposer un système qui permettrait de stabiliser les revenus. On a parlé d’assurance revenu mais qu’en est-il à ce jour ? Il y a une loi Egalim que le gouvernement ne fait pas respecter, il y a de la concurrence déloyale avec les importations de denrées produites dans des conditions qui ne sont pas autorisées en France.
    3. Mettre en place un système de régulation des imports/exports qui éviterait de nuire autant à l’agriculture française qu’à celle du pays exportateur
    4. Permettre une retraite décente en réduisant la fiscalité et en réadaptant le régime de cotisations sociales spécifiques qui oblige à cotiser à une caisse de retraite complémentaire si leurs revenus le leur permettent.
    5. Redéfinir la place et le rôle de l’agrofourniture et de l’agroalimentaire.
    6. Encourager l’autonomie des systèmes de production, l’accompagnement à la transition écologique et les circuits courts.

    Le CMR est un lieu propice pour vivre ces débats actuels, passionnés, mais dans le discernement. Comme citoyens, mais aussi comme chrétiennes, chrétiens, comment ne pas nous laisser interpeller par l’Evangile, comment ne pas répondre à l’appel du pape François qui nous demande de prendre soin de « notre maison commune », de prendre soin des femmes et des hommes qui l’habitent ! Le CMR réaffirme son soutien aux paysannes et paysans, dans leur diversité.

    Les co-présidents nationaux du CMR
  • 201 personnalités appellent à marcher contre la loi immigration

    201 personnalités appellent à marcher contre la loi immigration

    Il serait faux de dire qu’Emmanuel Macron ne coalise pas. Seulement, le chef de l’État agrège contre lui, ses choix politiques et ses compromissions avec une droite qui n’a plus de républicaine que le nom et une extrême droite revendiquant sa « victoire idéologique ».

    Preuve en est avec l’appel à manifester, le 21 janvier prochain, contre sa récente loi immigration, que l’Humanité copublie avec le site d’informations Mediapart. Au total, ce sont plus de 200 personnalités qui entrent ainsi en résistance devant ce « tournant dangereux de notre République » et un texte rédigé « sous la dictée des marchands de haine qui rêvent d’imposer à la France leur projet de « préférence nationale » ».

    Un « appel historique », selon le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, signataire du texte, puisqu’il rassemble amplement, au-delà des frontières de la gauche. Ce front du rejet unit du coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard à l’ancien ministre de Jacques Chirac et ex-défenseur des droits, Jacques Toubon, en passant par Marine Tondelier (Les Écologistes), Olivier Faure (PS), Benjamin Saint-Huile (Liot) ainsi que la députée apparentée Renaissance, Cécile Rilhac.

    Mais il s’étend aussi en dehors des sphères politiques partisanes avec les représentants des principales centrales syndicales, dont Sophie Binet (CGT) et Marylise Léon (CFDT), des responsables associatifs comme Dominique Sopo (SOS Racisme), Henri Masson (Cimade) et Véronique Devise (Secours Catholique), des artistes (Josiane Balasko, Nicolas Mathieu, Marina Foïs…), des universitaires et intellectuels émérites (Valérie Masson-Delmotte, Cédric Villani, Pierre Rosanvallon…), et même des personnalités des trois grandes religions monothéistes.

    « Si on veut mener le combat prioritaire des valeurs, contre l’extrême droite, il faut un large rassemblement, dépassant les différences politiques et d’engagement. Nous condamnons cette loi parce qu’elle porte atteinte à beaucoup de fondamentaux de notre République et de notre devise », rappelle Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l’Homme.

    L’initiative, née au lendemain du vote de la loi immigration à l’Assemblée nationale le 19 décembre, aboutit autour d’un objectif : rassembler un maximum de personnes dans les rues pour demander à Emmanuel Macron la non-promulgation du texte. « Le président de la République a tout fait pour que cette loi soit « adoptée » avant les fêtes de fin d’année pour qu’on n’en parle plus, explique Fabien Roussel. Mais beaucoup de gens m’ont interpellé pour savoir comment nous allions réagir contre cette loi votée par le RN et qui n’apporte pas les réponses aux grands enjeux liés à l’immigration. »

    « C’est un moment de clarification : cette loi est un révélateur, une frontière claire entre celles et ceux prêts à basculer et renier le programme du Conseil national de la Résistance jusqu’à reprendre les thèses de l’extrême droite, et les autres », estime la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.

    Fin de l’universalité des droits, introduction de la préférence nationale, remise en cause du droit du sol, restriction de l’accès au séjour… La députée de l’aile gauche de la Macronie Cécile Rilhac a tranché : « Ce texte grandement issu du Sénat est allé trop loin. J’ai beaucoup réfléchi et je voulais être en cohérence avec moi-même (en signant la tribune – NDLR). Il me paraissait important qu’au sein de la majorité à laquelle je suis toujours attachée, des gens continuent à dire que la loi n’est pas celle du gouvernement pour laquelle nous voulions légiférer. »

    « Sous une apparence banale, ce texte me paraît, pour l’une des premières fois, mettre en cause des principes importants, des libertés et des droits sociaux dont tout le monde doit pouvoir jouir sur notre territoire, qu’ils soient nationaux ou étrangers. Savoir si nous allons installer un système de préférence nationale me paraît valoir une prise de position », justifie Jacques Toubon.

    « Il faut que nous soyons nombreux le 21 pour faire en sorte de protéger les potentielles victimes de ce texte », espère Marine Tondelier. Il s’agit là d’un enjeu important « pour remettre des points de repères dans le débat public face à l’obsession ethnicisante d’une partie du monde politique », selon Dominique Sopo, président de SOS Racisme. D’où le mot d’ordre de la manifestation du 21 janvier : « Marchons pour la Liberté, l’Égalité, la Fraternité ».

    Marchons pour la Liberté, l’égalité, la fraternité

    Dans notre diversité d’idées, d’engagements, de professions, nous exprimons notre grande inquiétude après le vote de la loi dite « asile-immigration ». C’est un tournant dangereux dans l’histoire de notre République.

    D’abord parce que cette loi ne répond pas aux causes de l’exil forcé d’hommes, de femmes, d’enfants fuyant les guerres ou le réchauffement climatique, ni aux défis de l’accueil dans la dignité, ni au défi de la définition d’une politique digne et humaine d’intégration.

    Ensuite, parce qu’elle a été rédigée sous la dictée des marchands de haine qui rêvent d’imposer à la France leur projet de « préférence nationale ». Elle torpille les piliers porteurs de notre pacte républicain, hérité du Conseil national de la Résistance. Elle s’attaque ainsi au droit du sol autant qu’aux droits fondamentaux proclamés par la Constitution : au travail, à l’éducation, au logement, à la santé… Ce faisant, tous et toutes, Français autant qu’étrangers, nous nous trouvons menacés.

    Victor Hugo écrivait : « Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles. »

    Soucieux de rassemblement et de solidarité plutôt que de division sans fin de notre société, nous demandons au Président de la République de ne pas promulguer cette loi. Le dimanche 21 janvier nous appelons à manifester dans notre diversité notre attachement à la devise de la République : « Liberté, égalité, fraternité. »

    Voir les signataire

  • Loi immigration : l’appel des associations chrétiennes contre le « fanatisme de l’indifférence »

    Loi immigration : l’appel des associations chrétiennes contre le « fanatisme de l’indifférence »

    L’examen parlementaire en cours concernant notre politique migratoire s’oppose aux récentes paroles du Pape François à Marseille en septembre dernier.

    A rebours de l’agitation politique souvent irraisonnée sur ce sujet, le souverain pontife nous invite à
    cultiver la fraternité qui « féconde la bonté humaine » contre la culture de l’indifférence qui «
    ensanglante la Méditerranée ». Une parole forte d’espérance dont toutes celles et ceux qui se
    reconnaissent dans les valeurs de l’Evangile doivent se faire l’écho dans la Cité, tout particulièrement en cette Journée internationale des personnes migrantes et ce temps de l’Avent.

    Déjouer les passions tristes

    Le projet de loi sur l’asile et l’immigration qui sera discuté à partir d’aujourd’hui au sein d’une
    commission mixte paritaire offre une vision étriquée de notre société, repliée sur elle-même, pétrifiée par la peur de l’autre, et prompt à le transformer en bouc-émissaire des maux multiples qui la frappent.

    D’une telle approche, ne peuvent émerger que des mesures visant à limiter l’accueil ou à accroître les possibilités de réprimer, enfermer et expulser. C’est bien dans cet esprit que le débat politique a été orienté depuis plusieurs mois, uniquement guidé par de savants calculs électoralistes et flattant les peurs, attisant les amalgames.

    A Marseille, le Pape François a évoqué cette vision soutenue par ce qu’il a appelé des « passions tristes », sentiments qui peuvent rendre malade notre société européenne et la rendre indifférente à l’autre.

    Ce sentiment général de tristesse alimente un « cœur plat, froid, installé dans la vie tranquille, qui se
    blinde dans l’indifférence et devient imperméable, qui s’endurcit, insensible à toute chose et à tout le monde, même au tragique rejet de la vie humaine qui est aujourd’hui refusée à nombre de personnes qui émigrent », a-t-il ainsi affirmé.

    Contrer l’indifférence

    Ce constat ne doit pas mener à la fermeture de nos esprits, ni à ce que le Pape a appelé le « fanatisme de l’indifférence ». Car il s’agit bien de cela.

    Particulièrement depuis 2015, les drames sur les routes migratoires s’enchaînent, avec leurs lots de
    cadavres, de disparus, de mauvais traitements, et parfois de tortures, infligées volontairement à nos
    frontières. Les réactions politiques, répressives à l’égard des personnes exilées, dissuasives vis-à-vis de celles et ceux qui prônent la solidarité et la fraternité, entretiennent – lorsqu’elles ne nourrissent pas -les conditions pour que cette tragédie humaine ne s’arrête pas, tout en affirmant poursuivre l’objectif inverse.

    Cette perte totale de repères et ce sentiment que le politique n’a aucune prise sur cet état de fait
    migratoire mènent à une déshumanisation des personnes exilées, favorisant peu à peu une
    indifférence et finalement un désengagement.

    « Ne nous habituons pas à considérer les naufrages comme des faits divers et les morts en mer comme des numéros : non, ce sont des noms et des prénoms, ce sont des visages et des histoires, ce sont des vies brisées et des rêves anéantis », a ainsi rappelé le Pape François, avant d’inviter à un moment de silence face au Monument aux Héros et Victimes de la mer à Marseille.

    Les noms de ces victimes sont aujourd’hui écrits sur de longues banderoles ou scandés à l’occasion de rassemblements de commémoration, à Calais ou à Briançon, ou encore à Kalamata en Grèce, Zarzis en Tunisie ou Nador au Maroc. Tous ces actes, tous ces discours sont autant de luttes contre l’inaction et l’oubli face à ces milliers de vies sacrifiées.

    Retrouver le goût de la fraternité

    Aujourd’hui, ces drames ne sont pourtant pas le centre du débat national et européen sur l’asile et
    l’immigration. Ce silence face aux morts de la migration et les manières de préserver la vie
    questionnent les motivations profondes de nos gouvernements quant à notre politique migratoire.

    A quels problèmes réels et objectifs est confrontée notre société en la matière ? Où se situent les
    échecs aujourd’hui ? Dans le droit de chacune et chacun à se déplacer, ou dans les politiques mises en place depuis des décennies ? A quelles valeurs souhaitons-nous faire appel pour guider nos actions ?

    Nos responsables politiques doivent changer de boussole. « Ceux qui se réfugient chez nous ne doivent pas être considérés comme un fardeau à porter : si nous les considérons comme des frères, ils nous apparaîtront surtout comme des dons » a ainsi suggéré le Pape François.

    Cette approche n’est pas inatteignable ou utopique. Elle est au contraire profondément concrète et se joue dans chaque acte posé, chaque parole prononcée. Chaque décideur, chaque citoyen, peut, à sa place, prendre sa part et se l’approprier en se posant ces questions : quel avenir suis-je appelé à
    construire ? Un monde confortable et certain régit par l’indifférence ? Ou un projet de société exigeant et à construire, plaçant en son centre le respect de toute vie humaine, le pari que de la rencontre de l’autre naissent passions et enthousiasmes ?

    L’humanité et la fraternité gagneront à être au cœur de toutes nos réflexions et politiques sur le fait
    migratoire.

    Liste des signataires :

    CCFD-Terre Solidaire Sylvie Bukhari-de Pontual (présidente)

    Action catholique des femmes Véronique Genelle (vice-présidente)

    Action catholique des milieux indépendants (ACI) Marc Deluzet (président)

    Action catholique ouvrière (ACO) Karine Cornily et Lionel Lecerf (co-président·es)

    Chrétiens dans le monde rural (CMR) Jean-Luc Bausson et Margot Chevalier (co-président·es)

    Chrétiens dans l’enseignement public (CdEP) Philippe Leroux (président)

    Communauté de vie chrétienne CVX Jean-Louis Girard et Catherine Colin de Verdière (délégué·es)

    Délégation catholique pour la coopération (DCC) Arnoult Boissau (président)

    Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) L’équipe nationale

    JRS France Véronique Albanel (présidente)

    Mouvement chrétien des retraités Daniel Godard (secrétaire général)

    Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) Manon Rousselot-Pailley (présidente)

    Pax Christi France Alfonso Zardi (délégué général)

    Secours Catholique-Caritas France Véronique Devise (présidente)