Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 9 avril

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 9 avril

    Commentaire à partir du texte de Jean, chapitre 13, versets 1 à 15

    Nous voici au cœur d’une Semaine sainte que nous n’aurions pas pu imaginer ne serait-ce qu’un mois et demi avant. La pandémie prend une dimension mondiale et, peu à peu, chaque pays, chaque culture sont confrontées à la maladie, à sa contagion très rapide, à la mort qui l’accompagne. Nos célébrations ne nous rassembleront pas directement et nous nous devons d’inventer une manière de célébrer autre ; nous sommes invité-es à un acte de Foi. C’est Dieu qui est communion, et quand nous pouvons nous réunir physiquement, nos rassemblements ne sont que le sacrement de l’union en Christ. Croyons à la force du rassemblement même quand nous sommes loin physiquement et sachons inventer une manière autre de prier.

    La Semaine sainte vécue en climat de pandémie nous invite à suivre un chemin qui a bien des points communs avec le chemin du Christ, les dernières semaines de sa vie comme homme mortel. De l’entrée triomphante mais contestée dans Jérusalem, il va cheminer en affrontant les humiliations de plusieurs procès, la destruction progressive de son corps, la mort sur la croix, mort ô combien humiliante. Il est pratiquement seul sur la croix, comme sont pratiquement seul-es celles et ceux qui meurent aujourd’hui, particulièrement en réanimation.

    C’est au cœur de cette marche vers l’humiliation que Jésus fait le don de l’eucharistie à ses disciples, donc à nous, à la suite des personnes baptisées avant nous. La liturgie catholique a choisi, en ce jour de mémoire du don de l’Eucharistie, de nous inviter à méditer la scène du lavement des pieds. En effet, l’évangéliste Jean a choisi de ne pas reprendre les mots de l’institution de l’Eucharistie. Il souligne ainsi, de manière extraordinairement forte, que l’Eucharistie ne peut être célébrée qu’en acceptant d’être servante ou serviteur. Oui, mais servante et serviteur de qui ?

    Eh bien, en célébrant la consécration du pain et du vin, nous acceptons d’être celles et ceux qui ont vu le monde tel qu’il est et qui déposons notre « voir » sur la table/autel sous la forme du pain qui donne la force et du vin, du bon vin qui irrigue.

    Alors le Christ peut s’en saisir et, en communion avec les servantes et les serviteurs, l’offrir à son Père. Cette offrande conduit le Fils, serviteur des serviteurs, à la croix et à la mort qu’il accepte. C’est l’unique chemin pour que l’Amour du Père vienne donner vie à l’humanité en Christ.

    Nous allons vivre ce chemin très confiné-es, très seul-es. Nous sommes, pour beaucoup, à l’image de Marie, à Béthanie, qui reste confinée à la maison pendant que Marthe agit et va au-devant de Jésus.

    Prions fortement pour que les « Marthes » qui agissent au service des malades, des pauvres, de la société. Prions et ayons confiance. Sans pouvoir se réunir, pourtant nous sommes en communion avec ceux qui élèvent le corps et le sang ensemble, symbole de la Croix, car la résurrection se vit par, avec et en Jésus Christ.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Arcabas, Les Disciples d’Emmaüs, 1993-1994, église Torre de Roveri, Bergame
  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 8 avril

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 8 avril

    Évangile selon saint Matthieu (26, 14-25)

    La lecture de ce jour nous invite à découvrir toutes les tensions qui se vivent entre Judas, les disciples et Jésus.

    Dans cet extrait, Judas entre en scène. Comment cet homme que Jésus a nommé, qui a vu tant de miracles, vu tant de détresses soulagées, entendu tant de sagesse, a-t-il pu progressivement devenir celui qui lâche Jésus ? Il vient de s’offusquer de ce que lui (et les disciples) considèrent comme un gaspillage avec ce parfum déversé sur Jésus par Marie. Il est profondément déçu, dépité. Et le voilà devenu le pire adversaire du Christ. Il n’accepte pas Jésus tel qu’il est et rejette la lumière. Il ne voit pas que c’est à lui de changer.

    Les disciples s’interrogent, sont incertains, peut-être saisis par le doute. Mais ils suivent jésus avec confiance.

    Jésus sait que toute vie humaine est faite de diverses périodes et traverse l’épreuve. Il désire vivre humainement en agissant dans le sens de la vie, de la promesse faite par Dieu. Il laisse Judas faire ce que ce dernier a décidé et ne lui ferme pas la porte.

    Depuis le début de ce confinement, nous sommes assaillis par des doutes, des incompréhensions, des incertitudes, des questions, peut-être des remises en cause. C’est peut-être le moment de discerner ce que le Seigneur attend de nous. Avec tout ce que nous pouvons entendre, voir, vivre, nous pourrons envisager de nouvelles perspectives pour le CMR. Agissons comme Pierre et Jean, avec amour et confiance.

    Cette semaine sainte, c’est l’heure de Jésus mais c’est aussi notre heure, l’heure du choix. Nous sommes invité-es à marcher près de Jésus, avec Lui.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Chapiteau de l’abbatiale Saint-Austremoine d’Issoire.
  • Revenir à l’essentiel

    Revenir à l’essentiel

    Édito de la lettre aux équipes du CMR 59 Cambrai

    Pas facile d’écrire quelques lignes en ces temps très particuliers où la vie semble avoir pris un chemin inattendu. Dans nos sociétés occidentales, nous avons pris l’habitude que tout soit formaté, planifié, optimisé, calculé, budgété, contraint… Et voilà qu’un minuscule virus vient tout bouleverser.
    Tout cela, parce que nous avons perdu, individuellement et collectivement, notre capacité à faire face aux imprévus. Nous avons oublié, parait-il, l’essentiel ! Mais c’est quoi l’essentiel ? Tout bêtement, nous redécouvrons que c’est pouvoir se nourrir, être soigné dans les meilleurs conditions possibles, aller à l’école, pouvoir vivre de son travail, aller voir nos proches ! Rien de vraiment neuf sous le soleil ! Revenir à ces valeurs, c’est remettre l’économie à l’endroit. On prend conscience que les personnes qui sont au service de cet essentiel sont souvent les personnes les moins considérées et les moins payées : les soignants, les producteurs, les magasiniers, les éboueurs, les travailleurs saisonniers…

    Nous sommes donc en période de crise, au sens où une crise est une transition, un passage vers autre chose. Lors de la crise d’adolescence, on passe de l’état d’enfant à celui d’adulte. Dans une crise, il y a toujours un avant et un après et au passage, notre vision du monde a changé. Mais quel sera cet après ? Personne ne peut le dire avec certitude. Nous allons peut être reprendre certaines de nos habitudes (bonnes ou mauvaises). Peut-être allons-nous aussi tirer certaines leçons de cette situation ! Relocaliser la production, apprendre à se débrouiller par soi-même, consommer autrement, être plus attentifs aux personnes, à nos voisins, nos proches…

    Et je voudrais terminer cet édito en citant Hervé Coves qui était l’intervenant de la réco de mars, malheureusement annulée. Dans une conférence filmée disponible sur Internet, il nous rappelle que la vie est belle et que la nature qui nous porte sait trouver des solutions souvent inattendues, la nature et la
    création dont nous faisons pleinement partie. La vie est belle, mais fragile, et comme nous le rappelait le pape François dans l’encyclique Laudato si’, une de nos missions est d’en prendre soin, en particulier dans ce qu’elle a de plus fragile.

    Jean-Marie Lefrancq, CMR 59 Cambrai

  • Lettre de la Fimarc aux ruraux et rurales du monde

    Lettre de la Fimarc aux ruraux et rurales du monde

    La Fimarc (Fédération internationale des mouvements d’adultes catholiques) adresse ses salutations à tous les ruraux et leur souhaite de joyeuses Pâques.

    Le pape François, dans son message de Carême, a expliqué le « style de vie » dans lequel nous devons marcher « ces temps », en concrétisant les gestes traditionnels de Carême. Et cette année, outre les événements et situations traditionnels bien connus, il nous encourage à « vivre à la suite du Christ », cette « pandémie », le COVID-19, qui a été déclenchée. Et qu’il est important que nous soyons responsables les uns des autres, non seulement dans ce temps présent mais aussi pour le futur.

    Lire l’intégralité du texte ici : LMR 101 -Paques 2020 FR.

    Photo congerdesign, Pixabay.
  • Commentaire de l’Évangile du mardi 7 avril

    Commentaire de l’Évangile du mardi 7 avril

    Ce que beaucoup de nos contemporains vivent en ce moment trouve un écho dans cette semaine que la tradition chrétienne qualifie de sainte, qui est aussi celle de la Passion… Les chrétien-nes sont en effet invité-es à faire mémoire des jours qui ont conduit Jésus à sa condamnation à mort et à son exécution… Pas facile d’accompagner même un ami jusqu’au lieu de son supplice et d’être témoin de la dispersion progressive de ses ami-es à l’approche de cette échéance.

    Aujourd’hui l’extrait d’Évangile (Jean 13,21-33.36-38) nous fait le récit de l’abandon de Jésus par Judas (celui qui le livre) puis par Pierre (« tu vas me renier ! »). Après avoir été entouré de ses disciples, et des foules qui l’accompagnaient, Jésus va se retrouver seul, comme confiné dans sa souffrance et sa tristesse (« Mon âme est triste à en mourir »). Durant cette pandémie, malgré les efforts des soignants, ils sont nombreux celles et ceux qui meurent seuls loin de leurs proches.

    En ce moment où les solidarités sont indispensables dans nos sociétés, accompagner jusqu’au bout tant les soignant-es que les soigné-es est exigeant ; nous pouvons être tenté-es de laisser d’autres agir, mais nous pouvons aussi inventer une manière d’être (certains applaudissent, d’autres proposent leur service, d’autres encore accueillent…). Laisser nos actions, quelles qu’elles soient, être traversées par la sollicitude, la tendresse, l’écoute active, la simple présence… les choix sont multiples.

    Et après ! Une fois la souffrance et la mort passées, il sera temps de re-susciter la vie, redonner espérance, le goût de vivre et surtout prendre vraiment soin de notre « maison commune » ?

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

  • Commentaire de l’Évangile du lundi 6 avril

    Commentaire de l’Évangile du lundi 6 avril

    Commentaires à partir de Jean, 12/1-11

    Aujourd’hui, je suis encore saisie par l’ambiance du dernier conseil d’administration exceptionnel. Une ambiance grave où chacun et chacune s’est exprimé-e avec la plus grande liberté. Le sujet était d’une haute importance : reporter ou annuler le congrès ? Après avoir écouté chacun et chacune, l’assemblée se dirige vers un consensus : dans ce contexte, le congrès ne peut avoir lieu.

    La lecture de ce jour nous emmène à Béthanie. Les retrouvailles de Jésus avec les siens évoquent l’ambiance du CA. (suite…)

  • Masterclass de permaculture avec Hervé Coves

    Masterclass de permaculture avec Hervé Coves

    « La vie est belle ! N’essayons pas de la comprendre, aimons-la ! Aimons-nous ! »

    Herve Coves

     

    Vendredi 13 mars 2020 au monastère Notre Dame de Wargnies le Petit, nous avons découvert avec émerveillement :

    -En premier lieu, la terre en vidéo, mais pas n’importe quelle image de notre planète, celle du mouvement des animaux ayant été « pucés » à l’oreille par des scientifiques. Ce que l’on découvre, ce sont des couloirs vivants de migrations dont nombreux sont ceux qui partent de l’Europe du Nord (oiseaux, mammifères…) pour se rendre en Éthiopie, zone où selon l’altitude, tous les climats de la planète existent et qui constitue un des trois hot spots de la planète où la vie est plus dense qu’ailleurs… d’ailleurs, n’est-ce pas là que l’on situe l’origine de l’être humain ?

    -En second lieu, nous découvrons où se trouve le hot spot de vie le plus proche de nous… eh bien, c’est dans la petite zone humide du plus vieil arbre du jardin, de la prairie ou du champ voisin ! Car c’est le vieil arbre qui dispose d’un potentiel de résistance supérieur aux autres (puisqu’il est encore là après avoir vu nombre de gelées, sécheresses et tempêtes…). (suite…)

  • Pâques confiné, restons en communion

    Pâques confiné, restons en communion

    Chrétiens dans le monde rural vous propose de rester en communion malgré le confinement.

    Nous vous invitons à écrire la suite du poème ci-joint et à nous envoyer vos œuvres, avec votre signature ou non selon votre choix, pour une future publication à cmr.pasdecalais@wanadoo.fr

    Dans le courant de la semaine prochaine, une deuxième proposition vous sera faite autour d’un article de presse et, lors de la semaine sainte, vous pourrez prolonger votre réflexion à partir d’un ou deux textes bibliques.

    Alors à vos stylos ! Euh non : à vos claviers ! Mais si vous préférez écrire à la main, rien ne vous empêche de scanner ou de photographier.

    N’hésitez pas à partager ceci à d’autres personnes et, en attendant de vous lire, prenez soin de vous et de votre entourage.

    Sylvie pour l’Équipe d’aumônerie diversifiée du CMR

    Cette initiative est aussi à retrouver sur le site du CMR 62.

     

  • Lettre ouverte aux paysans français d’aujourd’hui et de demain

    Lettre ouverte aux paysans français d’aujourd’hui et de demain

    © Jonathan SARAGO / MEAE. CC BY-NC.

    Chaque année, le Salon de l’agriculture expose ses produits de terroir, ses charolaises aux robes rutilantes, ses paysans fiers de partager les fruits de leur labeur avec les consommateurs. Reflet d’une profession heureuse tout entière dédiée à la qualité, ou plutôt image idyllique qu’une partie de la profession souhaite renvoyer ? En réalité, paysans et non paysans s’accordent sur le caractère alarmant de la situation actuelle du secteur : revenus agricoles dramatiquement bas, conscience de la demande croissante des consommateurs pour une alimentation de proximité exempte de produits de synthèse et respectueuse du bien-être animal, absence de renouvellement générationnel des actifs agricoles, menace du dérèglement climatique et de l’érosion massive de la biodiversité sur les capacités de production du pays, raréfaction de la ressource en eau, etc.

    Rappelons toutefois que la Politique agricole commune subventionne massivement les agriculteurs européens. Fin 2020, sa réforme sera scellée à la fois au niveau européen et au niveau national. Cette réforme constitue la dernière opportunité pour redonner une voie d’avenir au secteur agricole sur la prochaine décennie, avant que des tendances irréversibles ne soient franchies (en termes de nombre d’agriculteurs comme en matière d’écologie). Si nous sommes capables de partager les constats, nous devons être capables de nous entendre sur les solutions à préconiser pour la PAC post 2020.

    C’est justement l’exercice conduit par la plateforme Pour une autre PAC, forte de l’expérience de terrain de nos organisations paysannes couplée à la prise en compte de tous les enjeux sur lesquels la PAC a un impact : accès à une alimentation saine, diversifiée et accessible à tous, dynamisme des zones rurales, renouvellement des générations, bien-être des animaux d’élevage, préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, lutte contre le changement climatique, souveraineté alimentaire, santé publique. Entre monde paysan et représentants des citoyens, le dialogue, le partage d’une vision politique et la co-construction de propositions politiques sont possibles ! Ainsi, la plateforme Pour une autre PAC a élaboré un projet complet de réforme pour la PAC post 2020, à la fois ambitieux dans les choix politiques qu’il dessine et ouvert à tous les paysans, quelles que soient leurs pratiques actuelles. Il ne met de côté aucun des défis que la prochaine PAC devra relever – de l’encadrement des marchés agricoles à l’accompagnement de la transition agroécologique, car l’ensemble de la société est concerné par chacun d’entre eux.

    Dans le cadre des négociations pour la réforme de la PAC, un débat public sera lancé dimanche 23 février et ouvert jusqu’à fin mai. Il représente l’occasion d’éviter une fermeture sur lui-même du monde agricole, à l’heure où la société tout entière devrait considérer le caractère indispensable du travail des paysans et où le système agricole dans son ensemble doit être revu pour répondre à l’intérêt général. En effet, seule une réorientation du modèle agricole et alimentaire pourra sortir les agriculteurs de l’ornière dans laquelle ils se trouvent, prisonniers d’un système. Cependant, l’ampleur et le rythme des changements requis se heurtent à l’opposition farouche des représentants de certains syndicats agricoles et lobbies de l’agro-industrie, à l’image de récentes tentatives de réforme des politiques agricoles allant pourtant dans le sens d’une alimentation plus saine, plus respectueuse de l’environnement et du bien-être animal.

    Unissons-nous pour demander aux responsables politiques qui arpenteront les allées du Salon de l’agriculture dans les prochains jours d’oser une vraie réforme de la PAC ! Transformons-la en un nouveau PAACte (pacte fondé sur une Politique agricole et alimentaire commune) entre les paysans et la société, permettant tout à la fois aux premiers de vivre fièrement de leur métier et à leurs concitoyens de bénéficier des bienfaits de leur activité.

    Liste des 41 signataires et membres de la plate-forme :

    Organisations paysannes

    Afac – Agro-foresteries, Confédération paysanne, FADEAR, FNAB, MRJC, RENETA, Réseau CIVAM, Terre de liens, Terre et Humanisme, UNAF.

    Organisations de protection de l’environnement et du bien-être animal

    Agir pour l’environnement, CIWF, Fédération des CEN, Fédération des PNR,

    FNH, FNE, Générations futures, Greenpeace, Humanité et Biodiversité, Les Amis de la Terre, LPO, Réseau Action Climat, Welfarm, WWF.

    Organisations de solidarité internationale

    ActionAid France, Agter, ATTAC, CFSI, ISF-Agrista, SOL, Réseau Foi et Justice Afrique Europe.

    Organisations de citoyen·ne·s — consommateur·rice·s

    Bio Consom’acteurs, Citoyens pour le climat, CMR, Commerce équitable France, Générations Cobayes, Les Amis de la Conf, Miramap, Resolis, Secours Catholique, Slow Food.

    (1) La plateforme Pour une autre PAC rassemble 41 organisations paysannes, environnementales, de bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens-consommateurs.

    Cottenchy, petit village près d’Amiens sous une brume de pollution. Dominique Levesque, CC BY-ND.
  • Municipales : une interpellation en intermouvement

    Municipales : une interpellation en intermouvement

    Des équipes du Vignoble interpellent sur les programmes électoraux

    Le 3 Février 2020, les équipes locales du Secours Catholique, du CCFD Terre solidaire, de Chrétiens en Monde Rural et de l’ Action Catholique Ouvrière se sont réunis pour préparer une lettre qui sera adressée aux membres des listes municipales candidat-e -s pour les élections 2020.

    Mesdames, Messieurs,
    Vous vous présentez pour les élections municipales 2020. En tant que mouvements d’Église, nous nous permettons de vous interpeller sur des préoccupations que nous portons dans nos actions au niveau local, national, voire international. Nous aimerons savoir comment votre programme prend en compte les sujets suivants :

    Fraternité-Solidarité : Quelles actions pour favoriser l’accueil d’urgence dans votre commune ? Comment envisagez-vous agir auprès des acteurs œuvrant dans le champ de l’économie sociale et solidaire ? Quels engagements pour l’insertion et l’accès au travail des personnes privées d’emploi ? Quelles aides à la mobilité ? Quels accès à la culture et aux loisirs (ex piscine, cinéma, bibliothèque..) ? Quels soutiens pour les familles en difficulté (ex : aide à la restauration scolaire..) ?

    Les migrants : C’est une compétence de l’État mais comment envisagez-vous être soutenant pour l’accueil des familles ou personnes seules migrantes ?

    L’écologie : Quelle gestion de l’espace public communal ? Comment envisagez-vous de favoriser la biodiversité ? Quels projets pour favoriser le déplacement doux ? Quelle complémentarité avec l’agglomération pour agir auprès des citoyens sur la gestion des déchets ? Quelles actions de sensibilisation ? Quels soutiens locaux pour favoriser le tri des déchets, le compostage (individuel ou collectif) ?

    La restauration scolaire : quelles actions envisagées pour promouvoir une alimentation saine et locale ?

    Soutien à une agriculture saine, locale capable de nourrir la population de son territoire : Comment votre liste envisage t-elle d’agir pour favoriser une agriculture locale, responsable et préserver les surfaces agricoles ?
    Même si tous ces sujets ne sont pas compétences communales, la commune peut être un levier et aller au delà de ses compétences par une politique volontariste.

    Vous pouvez nous répondre par mail ou courrier ou si vous le souhaitez, proposer une rencontre.

    D’avance, nous vous remercions pour l’éclairage que vous pourrez nous apporter.

    Secours Catholique CCFD Terre Solidaire CMR, ACO .