Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • Commentaire de l’Évangile du lundi 13 avril

    Commentaire de l’Évangile du lundi 13 avril

    Commentaire à partir du texte de Matthieu 28/8-15

    Pour entrer dans le texte proposé aujourd’hui, regardons ce qui se passe dans le lieu que les deux femmes viennent visiter.

    Après le sabbat, au commencement du premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent voir le sépulcre, non pour embaumer le corps mais pour vénérer le lieu. Et voilà qu’il se fit un grand tremblement de terre : l’Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre sur laquelle il s’assit. L’Ange avait l’aspect de l’éclair et sa robe était blanche comme neige. À sa vue, les gardes tressaillirent d’effroi et devinrent comme morts

    À ce moment, les femmes entendent les paroles de l’Ange : « Ne craignez point, je sais que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n’est pas ici car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir le lieu où il gisait et vite allez dire à ses disciples : « Il est resuscité d’entre les morts, et voilà qu’Il vous précède en Galilée et c’est là que vous le verrez. » Voilà je vous l’ai dit. » Quelle nouvelle inouïe ! Il est ressuscité ! Quelle nouvelle pour Marie Madeleine et Marie mère de Jacques ! Elles reçoivent une mission : annoncer aux disciples où ils pourront désormais le rencontrer. Elles quittent vite le tombeau, émues pleines de joie elles coururent porter la bonne nouvelle.

    Dans ce passage, l’Ange invite les femmes à voir le tombeau. Elles entendent la nouvelle : Jésus le crucifié n’est pas ici. Il est resuscité d’entre les morts. La vie est plus forte que la mort. Nous pouvons et nous sommes invités en équipe à discerner dans notre vie et celles des autres les signes du Christ resuscité.

    Jésus vient lui-même à la rencontre des femmes. « Je vous salue. » Elles sont touchées par cette proximité de Jésus. Parfois, dans le « voir juger agir » il est bon de se poser un peu. Mais la force du Ressuscité fait courir ces femmes vers les disciples.

    « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’Ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

    J’ai participé à la rencontre des différentes fédés de ma région. C’est avec joie que nous avons constaté le besoin de se retrouver pour célébrer la vie ! Aujourd’hui, nous voyons dans les hôpitaux combien le personnel soignant se bat contre la mort et combien la fraternité est présente au cœur de nos fragilités. C’est au cœur des lieux de fracture que le Ressuscité nous donne rendez-vous !

    Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Vitrail du XVe siècle par Bernard Flower, église de Fairford.

     

  • La contagion de l’espérance

    La contagion de l’espérance

    C’est le souhait du pape François, le jour de Pâques. Il s’adressait « à la ville et au monde », seul, depuis l’immense place Saint-Pierre, à Rome, étonnamment vide. Selon lui, la contagion de l’espérance passe par l’indispensable respect des consignes de sécurité pour faire barrage au Covid-19 et par l’espoir de voir les nations plus solidaires pour faciliter et accélérer l’accès aux médicaments plutôt que la production des armes, mais aussi la levée des sanctions internationales, l’annulation des dettes des pays les plus pauvres et un traitement juste pour les migrants dans le monde entier.

    L’espérance, en effet, n’est pas un rêve béat, elle est le fruit des solidarités retrouvées et d’un combat sans répit, à l’image du combat acharné des scientifiques pour traquer le virus et chercher les traitements et vaccins appropriés, le combat des soignants, admirables et fatigués, celui des petites mains qui, sans bruit, fabriquent des sur-blouses et des masques, celui des anonymes, très nombreux, qui discrètement, à proximité des hôpitaux, préparent des repas pour les personnels soignants.

    Face à l’urgence du moment, le réel et le présent prennent un relief tout particulier et pèsent lourdement sur les décisions à prendre. Les projets et les prévisions programmés sont suspendus. Tout ce que nous avions planifié s’est évaporé, comme si on s’interdisait de penser le futur, comme si le futur était vide et qu’aucune promesse ne pouvait l’habiter, ni le faire vivre. Cette épreuve, pour les chrétiens, rappelle étrangement le silence du samedi avant Pâques. Nous sommes aujourd’hui les frères et les sœurs de ces hommes et de ces femmes qui, un soir de vendredi noir, ont vu leur monde et leur espérance s’effondrer avec, devant eux, un grand vide, une absence insoutenable et un tombeau également vide.

    Ils restent alors confinés dans leurs maisons, l’horizon bouché, repliés sur eux-mêmes, jusqu’au jour où, leurs peurs déverrouillées, ils osent sortir. Là, ils sont ébranlés par un immense coup de vent qui les projette en avant, dans un nouvel élan pour un nouveau départ. Ce Souffle devient pour eux source d’énergie pour le présent et d’inspiration pour le futur.

    Brusquement, ils découvrent qu’ils n’ont jamais été abandonnés et que les chemins d’espérance et de vie qui leur ont été enseignés l’ont été pour une expérience à vivre dans la condition ordinaire de tous les jours. Dans une langue que tous les peuples de la terre comprennent, ils annoncent que désormais ils devront apprendre à vivre tout autrement, de même que nous, aujourd’hui, nous devons revoir nos priorités, distinguer le futile du nécessaire et l’accessoire de l’essentiel qui fait vivre, qui est porteur de sens et mérite qu’on s’y donne tout entier. Et il nous faudra encore nous laisser entraîner par un souffle de vie beaucoup plus fort pour aider la planète et l’humanité malades à respirer un peu mieux. Ainsi, avec beaucoup d’autres qui, individuellement ou avec leurs associations, prennent un peu partout, en rural comme ailleurs, des initiatives tout à fait nouvelles et prometteuses, nous croyons qu’un autre monde est possible et que peut donc se propager la contagion de l’espérance.

    Pâques 2020 – Pierre Miot, prêtre accompagnateur du CMR 74

    Jörg Bergmann, ermitage San Isidro, La Gomera, îles Canaries, CC BY-NC-ND.
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 10 avril

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 10 avril

    Pour beaucoup, le Vendredi saint est le jour du chemin de croix… dont les stations ont vu le jour progressivement… Si vous méditez les évangiles, vous n’y retrouvez pas toutes les étapes. Cette inventivité de la part des chrétien-nes peut aussi être la nôtre, en fonction de ce que nous sommes en train de vivre.

    Un temps de Carême, de quarantaine, un peu particulier, puisqu’il concerne tou-es les habitant-es de notre Terre. Ce qui, avec le temps, était devenu une propriété des seu-els chrétien-nes concerne aujourd’hui toute l’humanité, selon ce que Jésus, dans l’Évangile de Jean (dont la Passion est lue aujourd’hui), annonce entre l’onction de Béthanie et le geste du lavement des pieds : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (12,32).

    Les stations du chemin de croix concernent chacun-e de nous à divers titres ; nous pouvons être de ceux et celles qu’il faut consoler, de celles et ceux qui tombent et se relèvent, de celles et ceux qui épongent le visage des condamné-es d’aujourd’hui… Elles nous mènent devant celui qui, Fils de l’homme (i.e. symbolisant toute l’humanité), est là, agonisant sur la croix, ceint non pas d’un pagne, mais du tablier du serviteur. Cet habit donne à cette mort ignominieuse, son sens profond, celui du service accompli jusqu’au bout : c’est en serviteur  aimant que Jésus mène sa mission à l’accomplissement (13,1 « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à l’accomplissement » > 19,30 « Tout est accompli »).

    Nos chemins, aussi divers soient-ils, prennent vraiment leur sens quand ils se rejoignent dans le service commun de cette humanité que Dieu aime… et à laquelle il a, non pas remis, mais transmis l’esprit (19,30), dont il a dit à Nicodème (3,8) qu’il soufflait où il veut, et dont il a révélé à la Samaritaine (4,23), que c’est en lui et en vérité que nous devons adorer Dieu.

    Chemin de croix, mais aussi chemin de vie et de résurrection, pour peu qu’il soit au service de cette maison commune qu’est l’humanité.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    D’après Crucifixion blanche, Marc Chagall, 1938, Art Institute of Chicago.
  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 9 avril

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 9 avril

    Commentaire à partir du texte de Jean, chapitre 13, versets 1 à 15

    Nous voici au cœur d’une Semaine sainte que nous n’aurions pas pu imaginer ne serait-ce qu’un mois et demi avant. La pandémie prend une dimension mondiale et, peu à peu, chaque pays, chaque culture sont confrontées à la maladie, à sa contagion très rapide, à la mort qui l’accompagne. Nos célébrations ne nous rassembleront pas directement et nous nous devons d’inventer une manière de célébrer autre ; nous sommes invité-es à un acte de Foi. C’est Dieu qui est communion, et quand nous pouvons nous réunir physiquement, nos rassemblements ne sont que le sacrement de l’union en Christ. Croyons à la force du rassemblement même quand nous sommes loin physiquement et sachons inventer une manière autre de prier.

    La Semaine sainte vécue en climat de pandémie nous invite à suivre un chemin qui a bien des points communs avec le chemin du Christ, les dernières semaines de sa vie comme homme mortel. De l’entrée triomphante mais contestée dans Jérusalem, il va cheminer en affrontant les humiliations de plusieurs procès, la destruction progressive de son corps, la mort sur la croix, mort ô combien humiliante. Il est pratiquement seul sur la croix, comme sont pratiquement seul-es celles et ceux qui meurent aujourd’hui, particulièrement en réanimation.

    C’est au cœur de cette marche vers l’humiliation que Jésus fait le don de l’eucharistie à ses disciples, donc à nous, à la suite des personnes baptisées avant nous. La liturgie catholique a choisi, en ce jour de mémoire du don de l’Eucharistie, de nous inviter à méditer la scène du lavement des pieds. En effet, l’évangéliste Jean a choisi de ne pas reprendre les mots de l’institution de l’Eucharistie. Il souligne ainsi, de manière extraordinairement forte, que l’Eucharistie ne peut être célébrée qu’en acceptant d’être servante ou serviteur. Oui, mais servante et serviteur de qui ?

    Eh bien, en célébrant la consécration du pain et du vin, nous acceptons d’être celles et ceux qui ont vu le monde tel qu’il est et qui déposons notre « voir » sur la table/autel sous la forme du pain qui donne la force et du vin, du bon vin qui irrigue.

    Alors le Christ peut s’en saisir et, en communion avec les servantes et les serviteurs, l’offrir à son Père. Cette offrande conduit le Fils, serviteur des serviteurs, à la croix et à la mort qu’il accepte. C’est l’unique chemin pour que l’Amour du Père vienne donner vie à l’humanité en Christ.

    Nous allons vivre ce chemin très confiné-es, très seul-es. Nous sommes, pour beaucoup, à l’image de Marie, à Béthanie, qui reste confinée à la maison pendant que Marthe agit et va au-devant de Jésus.

    Prions fortement pour que les « Marthes » qui agissent au service des malades, des pauvres, de la société. Prions et ayons confiance. Sans pouvoir se réunir, pourtant nous sommes en communion avec ceux qui élèvent le corps et le sang ensemble, symbole de la Croix, car la résurrection se vit par, avec et en Jésus Christ.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Arcabas, Les Disciples d’Emmaüs, 1993-1994, église Torre de Roveri, Bergame
  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 8 avril

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 8 avril

    Évangile selon saint Matthieu (26, 14-25)

    La lecture de ce jour nous invite à découvrir toutes les tensions qui se vivent entre Judas, les disciples et Jésus.

    Dans cet extrait, Judas entre en scène. Comment cet homme que Jésus a nommé, qui a vu tant de miracles, vu tant de détresses soulagées, entendu tant de sagesse, a-t-il pu progressivement devenir celui qui lâche Jésus ? Il vient de s’offusquer de ce que lui (et les disciples) considèrent comme un gaspillage avec ce parfum déversé sur Jésus par Marie. Il est profondément déçu, dépité. Et le voilà devenu le pire adversaire du Christ. Il n’accepte pas Jésus tel qu’il est et rejette la lumière. Il ne voit pas que c’est à lui de changer.

    Les disciples s’interrogent, sont incertains, peut-être saisis par le doute. Mais ils suivent jésus avec confiance.

    Jésus sait que toute vie humaine est faite de diverses périodes et traverse l’épreuve. Il désire vivre humainement en agissant dans le sens de la vie, de la promesse faite par Dieu. Il laisse Judas faire ce que ce dernier a décidé et ne lui ferme pas la porte.

    Depuis le début de ce confinement, nous sommes assaillis par des doutes, des incompréhensions, des incertitudes, des questions, peut-être des remises en cause. C’est peut-être le moment de discerner ce que le Seigneur attend de nous. Avec tout ce que nous pouvons entendre, voir, vivre, nous pourrons envisager de nouvelles perspectives pour le CMR. Agissons comme Pierre et Jean, avec amour et confiance.

    Cette semaine sainte, c’est l’heure de Jésus mais c’est aussi notre heure, l’heure du choix. Nous sommes invité-es à marcher près de Jésus, avec Lui.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Chapiteau de l’abbatiale Saint-Austremoine d’Issoire.
  • Revenir à l’essentiel

    Revenir à l’essentiel

    Édito de la lettre aux équipes du CMR 59 Cambrai

    Pas facile d’écrire quelques lignes en ces temps très particuliers où la vie semble avoir pris un chemin inattendu. Dans nos sociétés occidentales, nous avons pris l’habitude que tout soit formaté, planifié, optimisé, calculé, budgété, contraint… Et voilà qu’un minuscule virus vient tout bouleverser.
    Tout cela, parce que nous avons perdu, individuellement et collectivement, notre capacité à faire face aux imprévus. Nous avons oublié, parait-il, l’essentiel ! Mais c’est quoi l’essentiel ? Tout bêtement, nous redécouvrons que c’est pouvoir se nourrir, être soigné dans les meilleurs conditions possibles, aller à l’école, pouvoir vivre de son travail, aller voir nos proches ! Rien de vraiment neuf sous le soleil ! Revenir à ces valeurs, c’est remettre l’économie à l’endroit. On prend conscience que les personnes qui sont au service de cet essentiel sont souvent les personnes les moins considérées et les moins payées : les soignants, les producteurs, les magasiniers, les éboueurs, les travailleurs saisonniers…

    Nous sommes donc en période de crise, au sens où une crise est une transition, un passage vers autre chose. Lors de la crise d’adolescence, on passe de l’état d’enfant à celui d’adulte. Dans une crise, il y a toujours un avant et un après et au passage, notre vision du monde a changé. Mais quel sera cet après ? Personne ne peut le dire avec certitude. Nous allons peut être reprendre certaines de nos habitudes (bonnes ou mauvaises). Peut-être allons-nous aussi tirer certaines leçons de cette situation ! Relocaliser la production, apprendre à se débrouiller par soi-même, consommer autrement, être plus attentifs aux personnes, à nos voisins, nos proches…

    Et je voudrais terminer cet édito en citant Hervé Coves qui était l’intervenant de la réco de mars, malheureusement annulée. Dans une conférence filmée disponible sur Internet, il nous rappelle que la vie est belle et que la nature qui nous porte sait trouver des solutions souvent inattendues, la nature et la
    création dont nous faisons pleinement partie. La vie est belle, mais fragile, et comme nous le rappelait le pape François dans l’encyclique Laudato si’, une de nos missions est d’en prendre soin, en particulier dans ce qu’elle a de plus fragile.

    Jean-Marie Lefrancq, CMR 59 Cambrai

  • Lettre de la Fimarc aux ruraux et rurales du monde

    Lettre de la Fimarc aux ruraux et rurales du monde

    La Fimarc (Fédération internationale des mouvements d’adultes catholiques) adresse ses salutations à tous les ruraux et leur souhaite de joyeuses Pâques.

    Le pape François, dans son message de Carême, a expliqué le « style de vie » dans lequel nous devons marcher « ces temps », en concrétisant les gestes traditionnels de Carême. Et cette année, outre les événements et situations traditionnels bien connus, il nous encourage à « vivre à la suite du Christ », cette « pandémie », le COVID-19, qui a été déclenchée. Et qu’il est important que nous soyons responsables les uns des autres, non seulement dans ce temps présent mais aussi pour le futur.

    Lire l’intégralité du texte ici : LMR 101 -Paques 2020 FR.

    Photo congerdesign, Pixabay.
  • Commentaire de l’Évangile du mardi 7 avril

    Commentaire de l’Évangile du mardi 7 avril

    Ce que beaucoup de nos contemporains vivent en ce moment trouve un écho dans cette semaine que la tradition chrétienne qualifie de sainte, qui est aussi celle de la Passion… Les chrétien-nes sont en effet invité-es à faire mémoire des jours qui ont conduit Jésus à sa condamnation à mort et à son exécution… Pas facile d’accompagner même un ami jusqu’au lieu de son supplice et d’être témoin de la dispersion progressive de ses ami-es à l’approche de cette échéance.

    Aujourd’hui l’extrait d’Évangile (Jean 13,21-33.36-38) nous fait le récit de l’abandon de Jésus par Judas (celui qui le livre) puis par Pierre (« tu vas me renier ! »). Après avoir été entouré de ses disciples, et des foules qui l’accompagnaient, Jésus va se retrouver seul, comme confiné dans sa souffrance et sa tristesse (« Mon âme est triste à en mourir »). Durant cette pandémie, malgré les efforts des soignants, ils sont nombreux celles et ceux qui meurent seuls loin de leurs proches.

    En ce moment où les solidarités sont indispensables dans nos sociétés, accompagner jusqu’au bout tant les soignant-es que les soigné-es est exigeant ; nous pouvons être tenté-es de laisser d’autres agir, mais nous pouvons aussi inventer une manière d’être (certains applaudissent, d’autres proposent leur service, d’autres encore accueillent…). Laisser nos actions, quelles qu’elles soient, être traversées par la sollicitude, la tendresse, l’écoute active, la simple présence… les choix sont multiples.

    Et après ! Une fois la souffrance et la mort passées, il sera temps de re-susciter la vie, redonner espérance, le goût de vivre et surtout prendre vraiment soin de notre « maison commune » ?

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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  • Commentaire de l’Évangile du lundi 6 avril

    Commentaire de l’Évangile du lundi 6 avril

    Commentaires à partir de Jean, 12/1-11

    Aujourd’hui, je suis encore saisie par l’ambiance du dernier conseil d’administration exceptionnel. Une ambiance grave où chacun et chacune s’est exprimé-e avec la plus grande liberté. Le sujet était d’une haute importance : reporter ou annuler le congrès ? Après avoir écouté chacun et chacune, l’assemblée se dirige vers un consensus : dans ce contexte, le congrès ne peut avoir lieu.

    La lecture de ce jour nous emmène à Béthanie. Les retrouvailles de Jésus avec les siens évoquent l’ambiance du CA. (suite…)

  • Masterclass de permaculture avec Hervé Coves

    Masterclass de permaculture avec Hervé Coves

    « La vie est belle ! N’essayons pas de la comprendre, aimons-la ! Aimons-nous ! »

    Herve Coves

     

    Vendredi 13 mars 2020 au monastère Notre Dame de Wargnies le Petit, nous avons découvert avec émerveillement :

    -En premier lieu, la terre en vidéo, mais pas n’importe quelle image de notre planète, celle du mouvement des animaux ayant été « pucés » à l’oreille par des scientifiques. Ce que l’on découvre, ce sont des couloirs vivants de migrations dont nombreux sont ceux qui partent de l’Europe du Nord (oiseaux, mammifères…) pour se rendre en Éthiopie, zone où selon l’altitude, tous les climats de la planète existent et qui constitue un des trois hot spots de la planète où la vie est plus dense qu’ailleurs… d’ailleurs, n’est-ce pas là que l’on situe l’origine de l’être humain ?

    -En second lieu, nous découvrons où se trouve le hot spot de vie le plus proche de nous… eh bien, c’est dans la petite zone humide du plus vieil arbre du jardin, de la prairie ou du champ voisin ! Car c’est le vieil arbre qui dispose d’un potentiel de résistance supérieur aux autres (puisqu’il est encore là après avoir vu nombre de gelées, sécheresses et tempêtes…). (suite…)