Étiquette : confinement

  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 13 mai

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 13 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean (15, 1-8)

    Au début de ce second discours d’adieu à ses disciples, Jésus utilise une image biblique qui leur « parle », l’image de la vigne et de ses sarments, cette vigne qui symbolise le peuple d’Israël. Saura-t-elle nous « parler » à nous aussi ?

    « Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu et ils brûlent. » Ils sont certainement présents dans notre vie ces anciens sarments tout secs qui ne laissent plus passer la sève, ces moments, ces attitudes qui ont été stériles. Brûlons-les allègrement. Cette crise que nous traversons ne révèle-t-elle pas, elle aussi,  des choix qui ne mènent pas à la vie ?

    « Tout sarment qui porte du fruit, [mon Père] le purifie en le taillant pour qu’il en porte davantage. » Oui, pour cela il faut des outils tranchants. La Parole de Dieu est coupante, elle aussi, tranchante, nette.

    Mais cela ne suffit pas ; sans soins réguliers, les rameaux perdent leur vigueur et les fruits leur éclat. « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits. » Jean utilise huit fois le verbe « demeurer » dans cet extrait. Ce sarment dans lequel la sève circule librement, est-ce moi en qui demeure et travaille la parole de Jésus ? Qu’est-ce que je fais de la sève du Christ, de la présence du Christ en moi ? Est-ce que je l’accueille ? Est-ce que je lui permets de donner des fruits en abondance ?

    Soyons attentifs à la présence de cette sève en nous. En ce début de sortie du confinement, n’oublions pas qu’il existe bien d’autres souffrances sur notre Terre. Permettons à cette Parole, à cette présence, de donner naissance à de nombreux fruits porteurs de vie.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo David Di Marcantonio, CC BY-SA
  • Commentaire de l’Évangile du mardi 12 mai

    Commentaire de l’Évangile du mardi 12 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean (14, 27-31)

    Quand les lecteurs découvrent ces paroles ou plutôt les méditations et autres réflexions de l’auteur sur la présence ou l’absence du Christ, ils sont en train de s’interroger sur le devenir de leur communauté… L’accord est loin d’exister sur la manière d’être témoins du Ressuscité alors que le souvenir de Jésus de Nazareth est maintenant lointain (soixante ans depuis l’événement de son procès et de sa crucifixion).

    Depuis son « départ vers le Père », des dissensions, des oppositions ont surgi et l’unité est menacée au point que certains s’apprêtent à quitter la communauté…

    Dans ces moments de tension, de fragilité, d’inimitié, il est plus que nécessaire d’entendre à nouveau cette promesse : je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… mais pas à la manière du monde ! De quelle paix s’agit-il ?

    Certainement pas cette paix où le vainqueur, tel un prince de ce monde, impose au vaincu sa loi, mais celle qui prend en compte les différentes sensibilités comme autant de richesses pour le bien de la communauté.

    Cette paix peut nous rassembler, si chacun-e de nous met sa confiance en ce Jésus qui a proclamé dans le Temple : « Celui qui croit en moi, de son sein couleront des fleuves d’eau vive. » (Jn 7, 38)

    Sortant de notre confinement, mais aussi de nos habitudes, de nos dépendances, de nos exclusivités, quelle que soit la société à laquelle nous voulons contribuer, comme citoyen-nes, comme chrétien-nes, prenons modèle sur ce Christ dont l’accueil fut à la mesure de cet amour sans conditions qu’il a reçu de son Père pour nous le transmettre à profusion.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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    Photographie Marc Delebarre.
  • Commentaire de l’Évangile du lundi 11 mai

    Commentaire de l’Évangile du lundi 11 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean (14, 21-26)

    « Que votre cœur ne se trouble pas. » Jn 14/1

    Par ce verset, Saint Jean commence ce chapitre 14. Le texte de ce jour, nous invite à nous ouvrir à la parole et à la « garder »

    « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui nous nous ferons une demeure. »

    Aujourd’hui, nous sortons de cette longue période de confinement. Nous avons hâte de nous retrouver tout en prenant soin des uns, des autres.

    Comment accueillir cette parole de Jean ?

    Dans Laudato si’ (§ 99) « Le prologue de l’Évangile de Jean (Jn 1/1-18) montre l’activité créatrice du Christ comme parole divine « s’est faite chair » (Jn 1/14). Une personne de la Trinité s’est insérée dans le cosmos créé, en y liant son sort jusqu’à la croix. Dès le commencement du monde, mais de manière particulière depuis l’incarnation, le mystère du Christ opère secrètement dans l’ensemble de la réalité naturelle, sans pour autant en affecter l’autonomie. »

    Dans cette reprise progressive de l’école, des activités économiques, cette crise sanitaire nous plonge dans le désarroi, la crainte d’une deuxième vague de propagation du virus. La capacité à s’adapter à un nouveau mode de vie, à se protéger soi et les autres sont les clés de la réussite de la sortie de ce confinement.

    Saurons-nous voir les blessures de cette pandémie ?

    Comment découvrir le sens de tous ces événements ?

    Nous poursuivons la lecture du texte : « Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit »

    La parole de ce jour nous invite à la confiance à l’Esprit qui nous anime dans la relecture de la vie en équipe !

    Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo Marianne Bevis. CC BY-ND.
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 8 mai

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 8 mai

    Commentaires à partir du texte de l’Évangile selon saint Jean (14, 1-6)

    Après le lavement des pieds, Jean nous présente ici un discours d’adieu de Jésus à ses apôtres. Ceux-ci s’attendaient toujours à ce qu’il sauve son peuple ; ils sont inquiets comme beaucoup d’entre nous actuellement.

    « Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » C’est une question que nos gouvernants se posent beaucoup en ce moment. Rouge ou vert ? Masque ou pas ? Quelle école ? Quelles priorités ? Et nous nous interrogeons, nous nous inquiétons. Nous raisonnons, nous nous posons beaucoup de questions. Peut-être ressemblons-nous souvent à Thomas et à Marthe.

    Imaginons-nous un instant Jésus assis avec moi, là où je me trouve en ce moment. Bien des choses me bouleversent certainement, me questionnent, m’indignent peut-être. Laissons les paroles de Jésus me réconforter. « Que votre cœur ne soit pas bouleversé. » « Je pars vous préparer une place. » Oui, à quelques heures de sa mort, Jésus rassure, il console. Plaçons notre confiance en Dieu.

    Jésus ne dit pas : je vais vous montrer le chemin, vous dire la vérité et vous apporter la vie. Non !  « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » Dieu a le désir de rassembler tous les hommes ; il y a une place pour chacun de nous. Quand est-ce que j’accomplis la volonté de Dieu ? Cette parole de Jésus m’est adressée. Elle m’invite à être en vérité sur la voie qui mène à la vie. Elle m’invite à chercher, à construire avec d’autres, cet après.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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    Photo
    David Clow, CC BY-NC-ND.
  • La clameur du confinement – quatrième partie : espérer

    La clameur du confinement – quatrième partie : espérer

    Pierre Descamps

    Au début, ça donnait l’impression d’une petite grippe. Vendredi 20 mars à minuit et demi, j’avais 40 de fièvre, je me suis dit c’est ça. J’ai fait le 15. Je sais que 98 % des gens s’en sortent. Je me suis appuyé sur les 98 %, j’avais une toux haletante comme je n’en avais jamais eu. J’ai été placé dans le coma, je me suis réveillé sans voix. Je me souviens d’une infirmière qui m’a présenté le respirateur. J’entends encore qu’on me dit « on fait ce qu’on peut, on a besoin de vous ». C’était pour dire qu’il fallait aussi que je sois l’artisan de ma guérison, c’est ça le message à faire passer. Je suis professeur, j’ai passé ma vie à expliquer, j’avais besoin d’explications [sur le protocole de soins]. À partir du moment où je les ai eues, j’ai adhéré. Les soignants, je les reconnaissais par leur voix, mais pas au visage. [Le plus dur, c’est d’]avoir eu l’impression d’être nulle part et hors du temps. J’ai eu un coup de cafard dans ma deuxième chambre car il y avait une horloge qui ne fonctionnait pas. C’est idiot, c’est un détail mais c’était devenu important le temps. La perspective de la société après le covid-19 m’effraie un peu. J’ai l’impression que cette crise est la première crise écologique qui se manifeste dans un contexte inattendu. C’est un signal. On a intérêt à en tenir compte. J’ai beaucoup aimé ce texte du poète colombien : « S’il y a un monde fatigué et malade qui craque et s’effondre, il doit y avoir un monde neuf en gestation qui nous défie. »

    Anne-Marie Blanchard

    Le confinement : un temps pour communiquer avec des amis, des proches que l’on ne voit pas souvent, des personnes seules dans le voisinage….

    Occasion de rendre service.

    Occasion de renouer des liens.

    Occasion de prendre le temps de remercier des personnes qui m’ont accompagnée, et m’ont permis de devenir ce que je suis aujourd’hui.

    Occasion de prendre le temps de jouer.

    Occasion de prendre tout simplement le temps de vivre.

    Occasion de célébrer autrement, de penser, de méditer, de réfléchir.

    Le confinement : un temps long qui s’étire et use,

    Un temps qui fait ressentir le manque de la présence physique des autres.

    Le confinement : on ne frappe plus à la porte à l’improviste,

    Pas de visite inattendue.

    Le confinement : espérer des lendemains plus fraternels, plus soucieux du bien commun, plus justes.

    Espérer la nouveauté de nos modes de vie, de consommation, de production, de soin, de relation au travail…

  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 7 mai

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 7 mai

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 13, versets 16-20

    Le serviteur des servantes et serviteurs, Jésus Christ nous fait confiance. Il nous a choisi, celles et ceux qui confirment leurs baptêmes. Nous vivons dans notre société contemporaine qui nous reçoit. Alors c’est le Christ qui est reçu, qui, à travers nous, s’incarne. Et c’est le chemin qui permet à l’Esprit d’Amour de s’inscrire dans l’à-venir comme la force de vie.

    Dans quelques jours, notre communauté française et républicaine s’apprête à commencer son « déconfinement ». Beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens perçoivent tout le risque de cette démarche et l’inconnu qui s’ouvre à nouveau devant nous. Le virus n’est pas éradiqué. Mais nous ne pouvions pas rester enfermer dans notre petit monde plus ou moins protégé. Nous découvrons à nouveau que nous sommes des êtres de relation. Dieu merci, nous ne sommes pas isolés, mais bien en relation avec les autres, avec des degrés différents d’implication affective. Nous sommes dépendant-es oui, et nous sommes solidaires car nous savons que la Terre est notre maison commune construite par Dieu et entretenu par chaque femme et chaque homme.

    Et Dieu aime visiter la maison commune. Notre service de disciple, c’est de permettre, au travers de nos vies de visiter les étages de la maison comme son jardin.

    Ne nous laissons pas aller à la tentation du désespoir ou de la peur de ce qui vient. Au contraire, approfondissons notre espérance. Car les tombeaux sont ouverts. Il faut que nous fassions résonner l’Appel du Christ : Sors… Déliez-lui les pieds et les mains et laissez-le aller.

    Chacune et chacun de nous, en équipe, en mouvement, sortons du confinement avec l’intelligence, la sagesse de l’Esprit et engageons-nous à construire la vie nouvelle promise par Dieu, déjà là comme le dit si bien notre pape François dans Laudato si’.

    Joie, courage, et service pour les jours qui viennent.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Photo Lawrence OP, BY-NC-ND.
  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 6 mai

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 6 mai

    Commentaires à partir de Jean, chapitre 12 versets 44-50

    Nous sommes à la fin du ministère public de Jésus, juste avant la dernière Cène et le lavement des pieds. C’est le dernier appel de Jésus à ses auditeurs (à nous ?). Comme souvent chez Jean, on lit ici des références à des opposés : lumière et ténèbres, vision et cécité, action et inaction.

    Le déconfinement se précise avec son appel à la vie mais aussi ses motifs d’inquiétude et ses nombreuses zones d’ombre, ces nouvelles précarités qui risquent bien d’apparaître, cet environnement qui va à nouveau se dégrader, cette crainte que la pandémie ne redémarre. Dans ce quotidien souvent lourd d’angoisses et de désillusions, nous avons besoin d’être rétablis dans la confiance par la Lumière. Lumière que cette vie qui renaît dans nos territoires, ces relations auxquelles nous pourrons donner un peu plus de chair, cette reprise d’activité des personnes retournant au travail, ces enfants qui vont pouvoir retrouver un peu de vie sociale.

    Dans notre vie, recherchons en vérité nos propres zones d’ombre pour discerner les zones de lumière. Jean nous rappelle que Jésus, véritable Lumière, est venu dans le monde afin d’ouvrir aux hommes le chemin de la vie. Cette vie est une longue marche vers Dieu, faite d’amour les uns pour les autres, à l’image de l’amour qu’il nous donne.

    Soyons à l’écoute de cette Parole pour ne pas rester dans les ténèbres mais pour regarder vivre le monde et y prendre notre place.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    William Holman Hunt, La Lumière du monde (1851-1856). Wikicommons.
  • La clameur du confinement – quatrième partie : en famille

    La clameur du confinement – quatrième partie : en famille

    La famille de La Salle, du CMR 42 Nord

    Nous sommes une famille avec trois enfants âgés entre 10 mois et 5 ans. Nous habitons dans une maison dans un petit village avec des chemins forestiers très proches de notre maison. Nous devions partir en vacances cette semaine en Allemagne retrouver de très bons amis qui habitent là-bas et que nous voyons rarement du fait de la distance. Pour nos vacances confinées, nous avons choisi de proclamer chaque matin aux autres membres de la famille un objectif-plaisir que nous souhaitons atteindre avant la fin de la journée.

    Le petit dernier participe quand ça le concerne mais ne choisit bien évidemment pas d’objectif.

    Nos idées sont très variées selon l’auteur et les journées et elles nous remplissent de joie.

    Quelques exemples : « fabriquer un château fort », « aller ramasser un bouquet de fleurs », « regarder les albums photos tous ensemble », « ranger l’établi », « aller courir », etc.

    Ce matin, nous avons même invité nos enfants au manège dans le salon. Quelques chaises disposées, un cheval de bois, un pompon (pour gagner des tours supplémentaires quand on l’attrape), des tickets, une musique de manège et c’est parti pour un tour avec des rires garantis. Ce confinement nous permet de réveiller encore plus en chacun de nous notre créativité.

    Notre clameur est « Osons aller vers une sobriété heureuse » et, plus spécifique pour les parents de jeunes enfants, « Faisons confiance à l’imaginaire de nos enfants ».

     

    Par Laurent Misandeau. Merci de ne pas relayer sur Facebook pour respecter son choix.

     

    Thibaud, 7 ans

    S’ils ont fait le confinement, c’est pour voir grandir ses enfants.

  • Commentaire de l’Évangile du mardi 5 mai

    Commentaire de l’Évangile du mardi 5 mai

    Commentaires à partir du texte des Actes des Apôtres, 11, 19-26

    À l’inverse de ce que produit le confinement, après la lapidation d’Étienne, les frères se dispersent, entrent en diaspora… et ce qui a pu d’abord être vécu comme une catastrophe devient une opportunité pour répandre la Bonne Nouvelle… À partir d’un événement qualifié de tourmente (nous en vivons une aussi en ce moment), de nouvelles rencontres ont eu lieu qui ont permis de vivre autrement l’invitation du Ressuscité à sortir de nos enclos, de nos pratiques habituelles : c’est ainsi qu’un certain Barnabé a pu devenir, en quelque sorte, le mentor de Saul… L’histoire retiendra surtout le nom de Saul, oubliant que, sans Barnabé, Saul ne serait peut-être jamais devenu Paul, nom qu’il a pris lors de son passage à Chypre, avec comme compagnon le Chypriote Barnabé.

    Ce compagnonnage à Antioche (ville où les disciples du Christ deviennent des « chrétiens ») puis sur les routes, a bouleversé la vie de l’un et de l’autre, comme peut le faire aussi cette pandémie, qui nous remet, ainsi que nos contemporains, devant les questions essentielles : de quoi avons-nous vraiment besoin pour vivre, de quelles nourritures, de quelles rencontres, de quel accompagnement ? Les vies de Barnabé et de Saul ont sans aucun doute, pris une autre dimension… quand ensemble, ils ont laissé résonner en eux la voix du Christ… ce « bon pasteur » qui invite à le suivre, lui qui nous indique le chemin de la vie vivante. Oui, si sa voix trouve en nous un écho, alors laissons-la résonner partout où les événements nous envoient.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    St Barnabé et St Paul, cathédrale de Glasgow. Photo Lawrence OP, CC BY-NC-ND.
  • La clameur du confinement – troisième partie : manifester

    La clameur du confinement – troisième partie : manifester

    Marie-Lucie Schmitt

    Lors du dernier CA à Mulhouse, Christophe et Marie-Noëlle se sont attardés sur le mot « clameur ».

    Nous avons cherché la définition dans le dictionnaire et voilà ce qu’il disait le Petit Robert : « Cris violents et tumultueux indiquant, en particulier, une véhémente protestation, un grand enthousiasme, etc. »

    Il faut les entendre, même si au début c’est de la révolte, de la colère, c’est la réalité du moment. De belles choses se vivent, des solidarités se mettent en placent, des consciences se réveillent… et elles arriveront.

    Michel Bourgeois

    Nous sommes dans la même situation qu’en 1643. La peste frappe le sud de la France mais épargne Lyon. Depuis cette date, les Lyonnais organisent un cortège solennel jusqu’à Fourvière pour remercier Marie. D’abord chaque 8 septembre puis chaque 8 décembre depuis 1852, date de l’inauguration de la basilique Notre-Dame de Fourvière.

    Redemandons à Marie d’épargner Lyon, mais aussi la France, mais aussi toute la planète.

    Prenez soin de vous.

    Par Michel Bourgeois.