Étiquette : agriculture

  • Les femmes une chance pour l’agriculture

    Les femmes une chance pour l’agriculture

    Le vendredi 29 novembre avait lieu à Paris la 8e journée annuelle du réseau Agriculture et Alimentation. Cette année le thème était « Les femmes, une chance pour l’agriculture ! »

    Après avoir pris un temps pour reprendre tous les clichés entendus ici ou là sur les femmes chefs d’entreprise agricole, plusieurs experts et témoins se sont succédé tout au long de la journée :

    Repères historiques et culturels

    Élisabeth Saint-Guily (enseignante en lycée agricole, diplômée de l’Institut supérieur d’agronomie de Lille) nous a parlé de son expérience et le regard porté sur le travail des femmes en agriculture chez nous et en Afrique. « Les femmes ont pris en charge la ferme pendant les guerres, puis elles ont disparu des champs lors de l’apparition du tracteur pour enfin réapparaître lors de la diversification actuelle avec les ventes à la ferme ou sur le marché. Dans certains pays africains, ce sont les femmes qui s’occupent des semences et le travail de la terre est fait uniquement par elles, toutes ensemble, les maris travaillant à l’extérieur. D’ailleurs elles vivent entre elles et mangent entre elles. C’est assez difficile de comprendre cela pour un occidental ! »

    Les femmes, premier rempart à la crise

    Puis Véronique Louazel nous a parlé du travail de » Solidarité Paysan », des difficultés de certains agriculteurs et comment les femmes interviennent dans la demande d’aide auprès de l’association.

    Souvent ce sont elles qui appellent, étant plus à la comptabilité, les relances de factures et les appels de la banque, ce sont elles qui les reçoivent. Si on voit plus de suicide chez les hommes, les femmes sont plus sujettes à des dépressions. Mais quand elles ont fait appel à l’association elles accordent plus facilement leur confiance et dévoilent rapidement la totalité des soucis contrairement aux hommes qui restent plus longtemps dans le déni et qui parlent d’un problème à la fois au lieu de révéler la situation complète. Pour les hommes seuls la demande arrive souvent tard, car Solidarité Paysan intervient que lorsque la personne le demande et qu’elle est prête à changer certaines choses dans sa façon de faire. Parfois il y a un élément qui permettait de s’en sortir qui entraine la désorganisation, le stress et un effet boule de neige : une mère qui faisait la traite qui tombe malade, une séparation, un accident… C’est en écoutant la parole du couple pour ce qui concerne l’exploitation, en apportant notre regard extérieur, qu’on peut voir avec eux les issues possibles. Lorsqu’une prise de décision se fait, ça marque une étape et c’est souvent la fin de prise en charge de Solidarité Paysans.

    Vous pouvez consulter le rapport en ligne :

    www.solidaritepaysans.org/des-agriculteurs-sous-pression-une-profession-en-souffrance

    Les femmes doivent prouver leur légitimité

    Alexis Annes et Chloé Lebrun, sociologues et chercheurs, nous ont parlé des études faites auprès de femmes impliquées dans la diversification agricole et les circuits courts. 1/4 des chefs d’exploitation sont des femmes. Parfois elles ne sont pas issues de familles d’agriculteurs. Le foncier et les prêts leur sont plus difficilement accordés, les cédants et les banques préférant un homme. Elles ont besoin de prouver leur légitimité. Elles apportent pourtant des nouvelles façons de penser la profession. Par exemple l’exploitation peut être un lieu d’éducation. Elles ressentent le besoin de groupe d’échange professionnel féminin.

    Chloé a étudié la place des femmes dans la filière vin. Il n’y avait que des organisations où siégeaient des hommes et qui ne répondaient pas aux attentes des femmes.  C’est pourquoi elles ont eu besoin de créer des collectifs de femmes qui sont des réseaux d’entr’aide, de parole libre des femmes, avec des journées techniques, des outils de communication pour une meilleure commercialisation de leurs vins. Les circuits courts ont donné aux femmes l’occasion de communiquer avec les consommateurs, elles ont pu expérimenter et laisser s’exprimer leur créativité. Le bilan est positif, c’est durable, ça apporte une certaine indépendance et une autonomie financière meilleure ; mais une autre forme de pénibilité est apparue : les trajets pour la commercialisation.

    Regard croisé

    En seconde partie de journée, nous avons eu l’intervention de Bénédicte Willemart (action catholique rural des femmes, Belgique) qui nous a permis de comparer les différences avec l’agriculture belge. Ce petit pays a une population qui vit à 60% hors urbain, mais seulement 25% en rural, le reste étant appelé rurbain car très proche d’une ville. 72% des fermières ont travaillé en moyenne 7 ans à l’extérieur avant de s’installer. Parmi les jeunes femmes 37.5% ont repris la ferme de leurs parents. Elles ont majoritairement des tâches féminines : bureau, traite, alimentation des veaux… Leurs attentes principales : une information cohérente et bien vulgarisée, une simplification administrative, des occasions de se retrouver et d’échanger, un système d’écoute et de médiation performant. Elles se regroupent pour défendre et valoriser leurs droits.

    Puis des ateliers ont permis de sortir des chiffres et de rencontrer des femmes agricultrices ou retraitées. Pour ma part nous avons pu comparer le parcours d’une agricultrice et de sa fille qui a repris il y a 10 ans en association avec sa mère, au départ en retraite de son père, et avec son conjoint il y a 6 ans.  » Les façons de faire ont changé et nous avons parfois peur pour eux quand elle soigne ses vaches en homéopathie. C’est elle qui négocie avec les acheteurs et certaines personnes disent à son mari : « Alors toi, tu fais quoi à la ferme ? »

    L’égalité homme /femme à la ferme, ça n’est pas encore pour tout de suite !

    Patricia Thierry

  • Un pacte pour la transition écologique

    Un pacte pour la transition écologique

    Annie Rauwel, membre du CMR Nord-Lille, nous raconte son engagement au CMR mais aussi pour l’écologie, l’environnement et l’agriculture.

    Je viens du Nord, entre Lille et Dunkerque, dans les monts des Flandres. J’étais permanente à l’ACE et au MRJC quand j’étais jeune. Au niveau de l’assemblée diocésaine, je suis déléguée du CMR au CCFD – Terre solidaire. Je fais aussi partie d’Artisans du Monde et de Terre de Liens. Récemment, je me suis investie dans « Ensemble pour le climat Hauts de France (EPLC) et localement Flandre Climat » dans le but de créer un collectif pour faire avancer cette question-là auprès du politique. Chacun son petit geste pour l’écologie c’est très bien, mais il faut qu’au niveau des lois ça bouge.

    Cet été j’ai participé aux Université d’été du CMR parce que je me sens très concernée par la question de l’agriculture qui recoupe mes engagements par ailleurs : le CCFD – Artisans du Monde qui soutient les petits producteurs par le commerce équitable dans les pays du Sud, mais aussi de plus en plus dans le nord – Terre de Liens qui favorise l’installation des paysans sur quelques hectares pour une agriculture paysanne et biologique. Ça me paraissait cohérent d’essayer de faire avancer au CMR toute cette dimension internationale.

    Dans nos réflexions, nous avons relevé l’importance de prendre le temps, le temps de voir pousser, le temps d’échanger avec les producteurs, la joie d’être dans la nature, le fait que les paysans puissent vivre dignement de leur travail, le rôle primordial de l’alimentation au niveau de la santé, le fait d’être des consom’acteurs… On sait aujourd’hui qu’on est allé trop loin dans le productivisme. Pour notre santé comme pour celle de la terre et pour la biodiversité, aidons les agriculteurs à revenir à une agriculture plus raisonnable, à dimension humaine.

    Je suis très enthousiaste d’aller au congrès à Tarare en 2020. Je crois que ce sera un moment très festif, très convivial et surtout très riche aussi bien pour chacun des participants que pour le mouvement en termes d’échanges pour faire avancer des idées.

    Malheureusement, il est en marche le dérèglement climatique. Il faudra s’adapter, mais il faut aussi prendre des mesures radicales pour retrouver un équilibre pour la terre, pour l’humain, pour la biodiversité, pour préserver les abeilles… Si certaines variétés d’arbres dans nos forêts sont en train de mourir, c’est à cause de tous ces dérèglements dus au réchauffement climatique. On nous a dit que nous avons deux ans, mais il y a déjà un an de passé. Et que font les politiques ? Ils prennent des mesures, mais elles sont très insuffisantes. Il faut vraiment un investissement massif et financier et des lois pour contenir le plus possible le dérèglement climatique. Il y a des marches pour le climat, des initiatives (zéro déchet par ex…) mais ce n’est pas suffisant. On ne peut pas dire aux gens « ne prenez plus votre voiture » et en même temps supprimer les petites gares. Il y a des choses qui clochent ; il faut être cohérent.

    Il faut agir à tous les niveaux. Artisans du Monde, ce n’est pas seulement de la vente, c’est aussi de l’éducation et du plaidoyer pour faire changer les lois ; c’est pareil pour le CCFD. Les plaidoyers ne sont pas du lobbying, ils servent le bien commun ; c’est pour la terre et non pour des intérêts privés.  Tout le monde peut agir par des pétitions ; ça a du poids. Il faut vraiment que les politiques bougent.

    A mon avis, c’est au niveau municipal qu’on peut déjà agir. Prochainement, il y aura des élections municipales. On peut créer des petits collectifs pour demander aux candidats de s’engager dans le « Pacte pour la transition ». Il existe un site : www.pacte-transition.org .

    Ce pacte propose 32 mesures : des propositions concrètes pour ralentir le dérèglement climatique, des propositions par rapport aux plus démunis, aux exclus, par rapport à l’environnement, par rapport à la restauration collective locale… On invite les candidats à s’engager sur au moins 10 d’entre elles. Une fois qu’ils sont élus, le collectif vérifie qu’ils tiennent leurs engagements. Notre rôle de citoyen n’est pas juste « donner notre voix » puis on s’en lave les mains. On peut travailler avec les élus, les accompagner et leur montrer qu’on est auprès d’eux pour que leurs engagements puissent aboutir.

    Des collectifs pour le climat existent déjà (comme par exemple Flandre Climat) et peuvent s’inscrire dans cette démarche. Mais les citoyens, ou les associations peuvent se mettre ensemble pour créer un nouveau collectif et ce, dans chaque village, (il y en a déjà 916) Rendez-vous sur le site : www.pacte-transition.org

    Annie Rauwel, en équipe CMR (fédération Nord Lille)

     

  • Les femmes, une chance pour l’agriculture

    Les femmes, une chance pour l’agriculture

    Les femmes, une chance pour l’agriculture

    Sous ce titre positif, le CMR vous invite à regarder ensemble la place et le rôle particuliers des femmes dans les évolutions du monde agricole.

    Les femmes en agriculture sont bien souvent :

    impliquées dans le lancement d’activités nouvelles qui permettent à la profession de s’ouvrir vers l’extérieur,

    défenseuses de l’égalité dans la répartition du travail,

    en première ligne pour regarder les difficultés en face,

    multi-fonction, multi-tâches, en exerçant parfois une profession extérieure pour garantir un certain équilibre, humain et financier,

    d’une influence réelle sur les activités d’élevage et leur évolution, notamment… et sur les décisions à prendre concernant la transition écologique.

    Une journée de témoignages et d’échanges à laquelle le réseau Agriculture et Alimentation du CMR est heureux de vous convier !

    Intervenants :

    Véronique Louazel ( réseau Solidarités Paysan) / Bénédicte Willemart (ACRF-Femmes en milieu rural, Belgique) / Alexis Annes (sociologie rurale, ESAP-Toulouse)

     

    Le vendredi 29 novembre 2019 de 9h30 à 16h30

    Salle Jussieu (CCFD) 12 rue Guy de la Brosse 75005 Paris

    métro : Jussieu (lignes 7 et 10)

     

     

    Inscrivez-vous ! https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfBAMAu7_VXYqdzy0EDOfYFbmUuGQagAClhznWzl4N6OoPZEA/viewform

    Contact : Marie-Laure de Noray-Dardenne, CMR

    01 69 73 25 29  mldenoray@cmr.cef.fr

    CMR standard : 01 69 73 25 25

     

  • Une rencontre avec nos homologues européens sur les spécificités culturelles Est/Ouest

    Une rencontre avec nos homologues européens sur les spécificités culturelles Est/Ouest

    Les représentants de 10 mouvements ou associations de chrétiens de 10 pays européens se sont retrouvés pendant 5 jours à Cluj Napoca en Roumanie.

    Cette rencontre était financée par le programme européen Erasmus+ de l’Union Européenne dans le cadre du projet Prorure.

    Ces journées furent riches en échanges sur la culture du pays, sur la vie économique en monde rural, sur l’importance de l’Histoire dans ce pays d’Europe centrale. Les différents intervenants, chacun dans son domaine de compétences, nous ont fait découvrir combien la Roumanie est une mosaïque faite de différentes influences culturelles, religieuses, politiques, qu’elle a été soumise à de nombreuses convoitises qui marquent encore aujourd’hui sa population. Peut-on faire confiance aux autres, à des organisations collectives quand on a subi l’oppression, le manque de liberté ? Il faut du temps, de la patience mais aussi de la volonté pour se réconcilier, pour avancer vers une construction européenne pacifiée. Les acteurs de ce pays (maire, enseignants, chercheurs) nous ont exprimé leur désir de développer une agriculture familiale, d’une économie et d’un développement structurel offert à tous et toutes, même aux plus petites communes et exploitations agricoles.

    Markus Vennewald de la COMECE (Conférence européenne des évêques, Bruxelles) nous invite à travailler ensemble pour demander à l’UE de changer de politique. Nous devons soutenir les territoires ruraux en Europe.

     

    Dans nos collectifs, comme « Pour une autre PAC » nous devons avoir le souci des plus petits pour qu’ils aient les mêmes droits que les autres, que l’humain soit la priorité des décisions européennes.

    Nous avons aussi découvert que nous ne pouvons pas demander aux autres de se lancer « tête baissée » dans des projets sans les écouter, les comprendre, sans respecter leur rythme.

    Nous avons aussi été reçus par des villageois pour célébrer et pour un repas convivial. Nous avons visité un jeune agriculteur qui vient de s’installer.

    Nos échanges d’expériences sont fraternels, respectueux, ouverts. Des liens d’amitié se créent, nous avons du bonheur à nous retrouver et à connaître la vie des autres.

    Avram Fitiu, professeur à la faculté d’agriculture de Cluj (Roumanie) nous a alerté sur la situation des agriculteurs roumains, qui sont très nombreux et qui ont beaucoup de mal à s’en sortir. Ils ont en moyenne 3-4 ha. La PAC profite aux grandes exploitations de plusieurs milliers d’ha qui ont été rachetées par des investisseurs étrangers. Oui nous avons besoin d’une autre PAC.

    La délégation CMR à Cluj (Roumanie) pour la rencontre Prorure qui regroupe les associations de chrétiens dans le monde rural de 11 pays d'Europe.
    La délégation CMR à Cluj (Roumanie) pour la rencontre Prorure qui regroupe les associations de chrétiens dans le monde rural de 11 pays d’Europe.
  • Journée Agriculture & alimentation

    Cette année la journée annuelle Agriculture & alimentation, organisée chaque année par le réseau Agrialim du CMR aura pour thème « femme en agriculture ».

  • Université d’été du CMR

    Université d’été du CMR

    Programme UE 2019Le CMR organise tous les 5 ans son Université d’été : un temps de formation-action important pour le mouvement. Cette année, cent personnes se retrouveront en Loire-Atlantique, dans la commune du Pellerin, pour préparer ensemble le contenu du Congrès 2020 du CMR et faire remonter l’expression des équipes et des fédérations du mouvement.

    Cet évènement de cinq jours s’inscrit dans cadre du projet de réflexion en équipe « La Clameur du monde rural dans l’espérance », lancé en 2018 pour une durée de 3 ans et s’appuie sur l’outil de réflexion « Imagine ton rural idéal » pour aborder 4 thématiques :

    • Fragilités sociales et solidarités de proximité
    • La famille au cœur de notre quotidien
    • Démocratie participative et citoyenneté
    • Agriculture, alimentation source de santé.     

    L’Université d’été 2019 constitue un point d’étape de ce projet et de la vie du mouvement et ont pour objectifs de :

    •  Mutualiser et valoriser les pratiques innovantes au sein du mouvement.
    •  Fournir des éléments d’éclairage sur les thèmes travaillés depuis un an en équipes et faire un état des lieux de la société.
    •  Prendre le temps d’analyser son quotidien au regard de l’Evangile, à travers des temps de célébration.
    •  Offrir un temps de formation dans un cadre conviviale et intergénérationnel, incluant des temps de repas partagés, ainsi que des moments de détente et de découverte.

    Contenus :

    • Exposés théoriques
    • Échanges de savoirs
    • Conférences débats
    • Balade commentée et guidée dans les environs
    • Spectacle inter actif musical sur l’écologie intégrale
    • Fest Noz
    • Rencontres et partage d’expériences
    • Ateliers

    Mgr James, évêque de Nantes viendra échanger avec les personnes présentes le lundi 08 juillet, en fin d’après-midi.

    Programme UE 2019

    Retrouvez-nous également sur Radio Fidélité


    Contact :

    Florence Huet

    Chrétiens dans le Monde Rural de Loire Atlantique

    7 chemin de la Censive du Tertre 44322 NANTES

    02 49 62 22 57 / 07 66 51 37 93

    Mail : cmr44@nantes.cef.fr

  • Je mange donc je vote

    Je mange donc je vote

    Tribune. La campagne des élections européennes s’achève. Elle n’aura que très peu abordé la Politique Agricole Commune, plus gros budget de l’Union Européenne. Pourtant, savoir si et comment nous pourrons nous nourrir demain est un enjeu primordial.

    La Politique Agricole Commune (PAC) représente près de 40% du budget de l’Union Européenne (UE). C’est la seule politique de l’UE qui nous touche aussi directement, chaque fois que nous mangeons. Prévue dans les deux ans à venir, sa réforme sera votée par les eurodéputé·e·s élu·e·s dimanche prochain. Elle déterminera rien de moins que notre capacité, ou non, à produire l’alimentation de 600 millions d’Européens de manière juste, saine et durable.

    Une nécessité à portée de vote

    Aujourd’hui, la grande partie des 58 milliards d’euros de budget annuel de la PAC est attribuée aux paysan·ne·s suivant des règles obsolètes et inéquitables, sans considérations sociales, éthiques ou environnementales. Résultat, elle n’incite pas à sortir du modèle productiviste du siècle passé qui a des conséquences désastreuses : chute drastique du nombre de paysan·ne·s, érosion de la biodiversité – notamment par l’utilisation massive de pesticides -, importantes émissions de gaz à effet de serre, pollution des sols et des eaux, et non-respect du bien-être animal.

    Cette situation n’est pas une fatalité, c’est un choix politique. Nos futur·e·s député·e·s européen·ne·s voteront la prochaine réforme de la PAC. Par son importance budgétaire, nous devons en faire un formidable levier de transformation du modèle agricole et alimentaire européen au bénéfice de toutes et tous. Pour cela, elle doit accompagner la transition agroécologique et soutenir l’agriculture biologique, organiser les marchés pour rémunérer décemment les paysan·ne·s tout en réaffirmant l’objectif de souveraineté alimentaire des peuples en Europe et ailleurs, et favoriser des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. Assurer la pérennité d’une alimentation saine et diversifiée accessible à toutes et à tous n’est pas une chimère : c’est une nécessité, à portée de vote.

    Proportionnelle et vote de conviction

    Au cours du mois de mai, la plateforme Pour une autre PAC a organisé une trentaine de débats partout en France avec les groupes locaux de nos organisations membres. Citoyen·ne·s, paysan·ne·s et candidat·e·s (plus de 70 !), y ont échangé sur ce sujet qui nous concerne tou·te·s : comment faire pour que le contenu de nos assiettes rémunère dignement les producteurs et productrices, tout en préservant la planète et notre santé ? Par ces rencontres, nous avons amené les candidat·e·s à s’emparer de ce sujet central.

    Notre conclusion à l’issue de ces débats : nombreuses sont les listes dont le programme inclut des mesures favorables à une agriculture plus écologique mais seulement certaines proposent une vision globale cohérente, c’est-à-dire qui ne soumet pas l’agriculture européenne au libéralisme économique et préserve le principe de solidarité de l’UE.

    Les élections européennes se font à la proportionnelle : il suffit qu’une liste obtienne 5% des voix pour qu’elle soit représentée au parlement européen. Une opportunité de voter pour un programme par choix, sans se demander si la liste qui le porte arrivera en tête.

    Le 26 mai, chaque vote aura un impact direct sur le contenu de nos assiettes, celles de nos enfants, en Europe et dans le monde. Dimanche, je mange donc je vote !

    Découvrir les 12 priorités de la plateforme Pour une autre PAC

    Parcourir les compte-rendus des tables de débat citoyen organisées partout en France

    Les 35 organisations signataires de cette tribune sont membres de la plateforme « Pour une autre PAC ». Elle réunit des organisations paysannes, de protection de l’environnement et du bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens et citoyennes engagés dans leurs modes de consommation. Ensemble nous portons une vision nouvelle pour la Politique Agricole Commune : juste, saine et durable.

  • Les modèles agro-écologiques ont fait leurs preuves

    Les modèles agro-écologiques ont fait leurs preuves

    Le CMR fait parti de la plateforme « Pour une Autre PAC » aux côtés de trente-cinq organisations de défense des paysans et de protection de l’environnement. Cette plateforme milite pour une PAC plus juste et plus durable.

    A l’occasion du Salon de l’Agriculture la plateforme présente, dans une tribune au « Monde », douze priorités pour une autre politique agricole commune.

     

  • Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    A l’occasion de l’ouverture du Salon de l’Agriculture 2019 à Paris, Le Jour du Seigneur consacre la partie magazine de l’émission au monde agricole autour de la question : Quelle solidarité avec le monde agricole ?

    En pleine mutation, le monde agricole est confronté à la multiplication d’enjeux à relever : des difficultés de vivre de son travail, un agriculteur se suicide tous les deux jours en France, un rapport à la terre qui change, une confiance rompue avec le monde urbain, des normes contraignantes, une baisse des prix, un modèle de production plus en plus pluriel, … La situation et la voix des agriculteurs semblent pourtant, aujourd’hui, peu écoutées. Dans ce secteur, des initiatives émergent pour améliorer les conditions de vie et de travail des paysans. De plus en plus de consommateurs défendent, eux aussi, une agriculture en proposant de nouveaux modes de consommation, plus justes et solidaires.

    Pour parler de ces sujet, David Milliat reçoit Patrick Bougeard, président de l’association Solidarité Paysans, et Anne-Marie Blanchard, présidente du mouvement Chrétiens dans le Monde Rural.

    https://www.lejourduseigneur.com/revoir-lemission/

  • Pour une autre PAC : « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES »

    Pour une autre PAC : « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES »

    Pour une autre PAC est une plateforme française inter – organisations, dont le CMR fait parti, constituant un espace commun de réflexion et d’action, en vue de la refonte de la politique agricole commune (PAC).

    Pour une autre PAC défend une révision complète de l’actuelle politique agricole commune en faveur d’une nouvelle politique agricole et alimentaire commune (PAAC) mise au service de tou·te·s les citoyen·ne·s, en conciliant des objectifs de :

    • Valorisation du métier de paysan·ne

    • Durabilité de l’agriculture

    • Souveraineté alimentaire

    • Respect du bien-être animal

    • Dynamisme du tissu rural

    • Cohérence avec le développement des paysan·ne·s du Sud

    • Lutte contre les changements climatiques

    La campagne « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES » est née de la volonté d’organisations françaises réunies autour des questions de valorisation du métier de paysan, de mettre en lumière les rôles des paysan·ne·s encore trop méconnus. La plateforme Pour une autre PAC se mobilise pour défendre une nouvelle politique agricole commune valorisant notamment l’agriculture paysanne en Europe et ailleurs. Elle porte, en ce début d’année 2019, cette campagne de sensibilisation sur les multiples facettes du métier de paysan.ne et les différents enjeux associés, qui nous concernent tou·te·s, en tant que citoyen·ne·s du monde et acteur·trice·s de notre société. « TABLONS SUR NOS PAYSAN.NES » vise à faire prendre conscience au grand public de la richesse des apports de l’agriculture paysanne à la société. Cette campagne est la première étape d’une appropriation du sujet par les citoyen·ne·s, nécessaire afin de nourrir l’envie d’agir à nos côtés pour exiger, de nos dirigeant·e·s, une autre politique agricole commune : juste, saine et durable.

    La plateforme Pour une autre PAC au travers de la campagne « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES » sera présente au Salon International de l’agriculture, dans le hall 4 (stand 4D017). Le stand est construit autour d’une table, symbole phare de la campagne, choisi pour sa capacité à réunir en un même endroit une multitude d’acteur·rice·s pour un moment de convivialité ou d’échange. Le stand accueillera tour à tour ateliers, débats, interviews, témoignages, conférences et autres ; autrement dit, une diversité de types d’animation visant tantôt un public expert ou professionnel, tantôt des visiteur·se·s moins informé·e·s.