Catégorie : (00) national

  • Rapport d’étape de la mission “nouveaux facteurs de richesses“

    Si nous examinons dans quelles conditions la construction de notre actuelle
    comptabilité nationale a été réalisée après la seconde guerre mondiale nous
    constatons qu’elle a été intellectuellement pensée pendant les années d’entre deux
    guerres 1 et pleinement réalisée après la Libération grâce à une formidable
    fédération d’énergies, intellectuelles, institutionnelles et militantes, qui ont donné un nouveau souffle à la reconstruction de l’Etat et de l’économie française. C’est parce qu’ils ont pensé d’un même mouvement l’outil de la représentation de la richesse qu’était la comptabilité nationale, l’instrument statistique qui la rendait possible, et les nouveaux modes d’intervention publiques à travers des administrations de mission comme le Commissariat général du Plan, que la manière dont la nation se représentait la richesse a pu devenir un moyen privilégié de faire entrer pleinement la France dans la seconde révolution industrielle.

    Télécharger le rapport complet (135 pages)

  • Les pays où l’on est le plus heureux

    Extrait : « Où est-on le plus heureux dans le monde ? Pas forcément dans les pays les plus riches… De nombreux chercheurs se sont penchés sur la question, et leurs conclusions sont… inattendues. »

    (suite…)

  • A qui appartient le vivant ?

    « Aujourd’hui, c’est le printemps, nous partons nous promener avec les enfants, Lucas ramasse quelques fleurs, coquelicots, boutons d’or,… aidé de sa sœur. Au détour d’un chemin, nous croisons la brigade des brevets, après une expertise rigoureuse de notre cueillette, il s’avère que certaines fleurs ramassées par les enfants contiennent des substances brevetées par des multinationales. Nous sommes sous le choc. Nous écopons d’une amende et devons verser des royalties aux firmes en question. Notre journée est gâchée, nous nous sentons dépossédés d’une nature que nous fréquentons depuis des années. Nous nous interrogeons, comment a-t-on pu laisser faire ? »

    Heureusement, pour l’instant ceci n’est que pure fiction, mais pour combien de temps ? Où va-t-on ? Quel monde voulons-nous ? La question de l’appropriation du vivant par les brevets est complexe, mais urgente. En tant que citoyens nous devons nous informer, pour que demain ce qui est aujourd’hui fiction ne devienne pas la réalité.

    Le mouvement Chrétiens dans le Monde Rural est engagé depuis plusieurs années dans une réflexion sur ce thème et souhaite sensibiliser la population à cette question, afin de permettre à chacun de se faire son propre jugement.

    Les fédérations CMR de la Vienne, des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime vous invitent donc le samedi 11 décembre à une journée d’information de 10 h à 16 h 30, à la maison du Peuple de Poitiers (Vienne). Les intervenants seront :

    • Alain Claeys, maire de Poitiers mais également rapporteur parlementaire en 2001 et 2004 sur la question de la brevetabilité du vivant,

    • Frédéric Bouchareb, délégué régional de l’association Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF),

    • Yves Manguy, militant pour le droit à la reproduction des semences agricoles.

    La journée sera animée par Pierre Careil, permanent du CMR national chargé des questions d’agriculture et de brevetabilité du vivant.

    Contact : Pierre Careil – Tél. : 01 6973 19 54 – Courriel : pcareil@cmr.cef.fr

    Pour en savoir plus

    Cela fait maintenant plusieurs décennies que de grandes firmes multinationales s’approprient le vivant, en déposant des brevets sur des espèces, surtout végétales, ou sur des parties d’espèces (animales ou végétales). Il s’agit surtout de brevets déposés sur des gènes ou sur des principes actifs. Certains de ces gènes sont issus de modifications génétiques, mais d’autres existent à l’état naturel, les multinationales n’ont fait que les isoler et leur trouver une propriété inconnue jusque là. Une fois le gène isolé et sa propriété avérée, le gène peut être breveté (selon toutefois certaines conditions). Qui dit brevet dit jackpot ! Chaque personne qui voudra utiliser le gène ou une plante dans lequel se trouve ce gène devra verser des royalties à la firme possédant le brevet.

    Déjà, certaines régions du monde sont victimes d’une véritable « biopiraterie ». Ainsi, un américain a fait breveter aux Etats-Unis une variété de haricots jaunes, qu’il dit avoir créée, mais qui est utilisée depuis des millénaires par les mexicains. En Inde, une substance active qui se trouve dans le margousier suscite l’intérêt de grandes firmes ; le margousier est pourtant utilisé depuis la nuit des temps dans la pharmacopée traditionnelle. Les exemples sont variés mais tous ont le même résultat : sous prétexte de découverte de tel ou tel gène ayant telle ou telle propriété, on dépose un brevet, et on devient « détenteur » de ce gène, peu importe où on le retrouve.

    En agriculture, la question des semences est aussi grave. Les paysans n’ont pas le droit de vendre ni même d’échanger gratuitement leurs propres semences. Le fait de ressemer le grain récolté ou de planter ses propres boutures est en partie toléré, mais de plus en plus taxé et surveillé.

  • A qui appartient le vivant ?

    « Aujourd’hui, c’est le printemps, nous partons nous promener avec les enfants, Lucas ramasse quelques fleurs, coquelicots, boutons d’or,… aidé de sa sœur. Au détour d’un chemin, nous croisons la brigade des brevets, après une expertise rigoureuse de notre cueillette, il s’avère que certaines fleurs ramassées par les enfants contiennent des substances brevetées par des multinationales. Nous sommes sous le choc. Nous écopons d’une amende et devons verser des royalties aux firmes en question. Notre journée est gâchée, nous nous sentons dépossédés d’une nature que nous fréquentons depuis des années. Nous nous interrogeons, comment a-t-on pu laisser faire ? »

    Heureusement, pour l’instant ceci n’est que pure fiction, mais pour combien de temps ? Où va-t-on ? Quel monde voulons-nous ? La question de l’appropriation du vivant par les brevets est complexe, mais urgente. En tant que citoyens nous devons nous informer, pour que demain ce qui est aujourd’hui fiction ne devienne pas la réalité.

    Le mouvement Chrétiens dans le Monde Rural est engagé depuis plusieurs années dans une réflexion sur ce thème et souhaite sensibiliser la population à cette question, afin de permettre à chacun de se faire son propre jugement.

    Les fédérations CMR de la Vienne, des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime vous invitent donc le samedi 11 décembre à une journée d’information de 10 h à 16 h 30, à la maison du Peuple de Poitiers (Vienne). Les intervenants seront :

    • Alain Claeys, maire de Poitiers mais également rapporteur parlementaire en 2001 et 2004 sur la question de la brevetabilité du vivant,

    • Frédéric Bouchareb, délégué régional de l’association Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF),

    • Yves Manguy, militant pour le droit à la reproduction des semences agricoles.

    La journée sera animée par Pierre Careil, permanent du CMR national chargé des questions d’agriculture et de brevetabilité du vivant.

    Merci de vous inscrire car le nombre de places est limité.
    Pour tout renseignement et inscription : CMR 79, 3 route de Neuvy Bouin, 79350 Clessé Tél. : 05 49 72 56 89 ou 06 87 38 11 62 – Courriel : cmr79@wanadoo.fr


    Pique-nique possible dans une salle à proximité de la Maison du Peuple.

    Pour en savoir plus

    Cela fait maintenant plusieurs décennies que de grandes firmes multinationales s’approprient le vivant, en déposant des brevets sur des espèces, surtout végétales, ou sur des parties d’espèces (animales ou végétales). Il s’agit surtout de brevets déposés sur des gènes ou sur des principes actifs. Certains de ces gènes sont issus de modifications génétiques, mais d’autres existent à l’état naturel, les multinationales n’ont fait que les isoler et leur trouver une propriété inconnue jusque là. Une fois le gène isolé et sa propriété avérée, le gène peut être breveté (selon toutefois certaines conditions). Qui dit brevet dit jackpot ! Chaque personne qui voudra utiliser le gène ou une plante dans lequel se trouve ce gène devra verser des royalties à la firme possédant le brevet.

    Déjà, certaines régions du monde sont victimes d’une véritable « biopiraterie ». Ainsi, un américain a fait breveter aux Etats-Unis une variété de haricots jaunes, qu’il dit avoir créée, mais qui est utilisée depuis des millénaires par les mexicains. En Inde, une substance active qui se trouve dans le margousier suscite l’intérêt de grandes firmes ; le margousier est pourtant utilisé depuis la nuit des temps dans la pharmacopée traditionnelle. Et que dire de l’Amazonie où se concentrent plus des ¾ de la biodiversité mondiale. Les exemples sont variés mais tous ont le même résultat : sous prétexte de découverte de tel ou tel gène ayant telle ou telle propriété, on dépose un brevet, et on devient « détenteur » de ce gène, peu importe où on le retrouve.

    En agriculture, la question des semences est aussi grave. Les paysans n’ont pas le droit de vendre ni même d’échanger gratuitement leurs propres semences. Le fait de ressemer le grain récolté ou de planter ses propres boutures est en partie toléré, mais de plus en plus taxé et surveillé.

  • La vraie richesse des nations : Les chemins du développement humain

    Rapport sur le développement humain 2010

    Édition du 20e anniversaire du RDH

    La vraie richesse des nations : Les chemins du développement humain

    http://hdr.undp.org/en/media/HDR10%20FR%20summary_without%20table.pdf »>Télécharger le document

  • Offrons-nous un avenir Les biens communs sont notre richesse

    Le Collectif chrétien « Vivre autrement » lance sa 11e campagne de sensibilisation et d’action en faveur de la préservation de l’environnement et de la Création. Il propose de réfléchir aux conditions de préservation et de partage entre tous des biens communs que sont l’eau, l’air, la terre, la paix, la santé, la justice et l’éducation.

    (suite…)

  • Commandez les actes du congrès 2010

    Les actes du congrès sont parus !

    Un document de synthèse de 76 pages qui reprend les principales interventions et débats du congrès, illustrés par de nombreuses photos.

    Attractifs et invitant facilement à la lecture, ces Actes offrent une trace écrite de ce qui s’est dit et peuvent permettre de poursuivre ensemble la route ouverte à Pontarlier.

    Une mine dans laquelle vous pouvez puiser pour approfondir votre réflexion en fédé et/ou organiser des événements thématiques sur de très nombreux sujets.

    Prix de vente : 11 € pièce (frais de port inclus)

    Lien direct vers le bon de commande :

  • n°83 Brevets sur le vivant, quels enjeux ? + Echos du congrès

    n°83 Brevets sur le vivant, quels enjeux ? + Echos du congrès

    Editorial

    Jusqu’où ira-t-on ?

    Que l’on parte des préoccupations quotidiennes des agriculteurs, ou que l’on se place du point de vue éthique, difficile de rester indifférent au coût croissant des semences, à l’industrialisation de la production agricole, à l’accaparement des terres. Jusqu’où ira-t-on dans l’appropriation du vivant par quelques-uns, au nom d’un besoin de rentabilité ? Quelle régulation pour protéger le bien commun ?

    Agriculteurs ou consommateurs, posons-nous la question : en quoi, à notre niveau, sommes-nous responsables de cette situation qui s’installe ? Que pouvons-nous faire, ou ne pas faire, pour sortir de cette logique inquiétante ?

    Au CMR, nous avons d’ores et déjà pris le parti d’informer. Et ce n’est pas rien ! Une formidable vague de conférences et de débats est lancée à travers la France, sur ce sujet jusque-là méconnu. Même si, au sein même du CMR, les visions sur l’avenir de l’agriculture pour nourrir les hommes sont loin d’être homogènes, de nombreuses consciences se mobilisent. Et si les choses sont loin d’être clarifiées pour des agriculteurs embarqués dans une logique qu’ils ne maîtrisent plus, ils ne sont plus seuls, et peuvent retrouver le goût de la lutte… ou de la résistance ! Une « résistance créatrice » chère également à Patrick Viveret, un de nos intervenants au congrès du CMR.

    Un Congrès qui a, lui aussi, accompagné une belle vague d’enthousiasme et d’espérance : plus d’un millier de personnes, de retour dans leur fédération, s’engagent dans la mise en œuvre des orientations. Le Congrès, on n’a pas fini d’en parler ! Voici de nouveaux éclairages des débats, forums et ateliers, mais aussi quelques indiscrétions de l’Assemblée générale, et des perspectives intéressantes en fédé ! Une affaire à suivre de près…

    Régulation, résistance et espérance, voici donc les ingrédients pour cette rentrée. 

    Pierre-François Bernard, président

    Sommaire

    Actus : le Bureau national du CMR
    Forum : après le Congrès… des pistes pour agir

    DOSSIER

     Le vivant, une question qui nous concerne

     L’engrenage de la sélection

     Produire pour l’industrie ?

     Les positions syndicales

     Subsistance et liberté : les enjeux de l’autoproduction

     Pépé, tu me dois de l’argent !

     Itinéraire vers la (bio)diversité

     Former à la souveraineté alimentaire

     Un débat politique, par Alain Claeys

     Semences paysannes : résister en réseau

     L’accaparement des terres

     La vie entre nos mains ?

     Pour en savoir plus, pour aller plus loin

    ÉCHOS DU CONGRES

    Table ronde

     Réalités, défis, enjeux pour le mouvement

     La question du bénévolat

     La vitalité des territoires ruraux

    Ateliers et forums

     Accueil des migrants et désobéissance civile

     Innover pour financer !

     Le CMR doit-il prendre position ?

     Individu et action collective

     Et aussi…

     Elaborer ensemble les orientations

     Des symboles pour célébrer

     Itinéraire d’un « clown »

     En fédé avant et après le Congrès

    Coups de cœur

    Annonces

    Portrait Jean-Luc Bausson, président régional

    Méditation : passeurs d’Espérance