Catégorie : federation

  • Être en équipe CMR c’est avoir le sens de l’engagement

    Être en équipe CMR c’est avoir le sens de l’engagement

    Laurent Misandeau et Joseph Braud sont les nouveaux co-présidents du CMR Maine-et-Loire(49). Élus depuis le mois de mai, ils partagent le sens de leur engagement.

    Qui êtes-vous et qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager au CMR ?

    Laurent Misandeau : Je suis né en 1975. Je me suis marié en 1999 et nous avons 4 garçons. Je suis enseignant en école primaire au Bourg d’Iré et à Segré. Aujourd’hui, je m’engage en tant que coprésident pour le mouvement. J’ai envie de porter la voix des chrétiens du monde rural dans une société en évolution. Je suis bien dans ce mouvement qui met l’Homme au centre de ses projets et de ses actions, comme le Christ qui nous montre cette voie.

    Il est important pour moi d’appartenir à un mouvement et de sentir la présence de ces visages d’Église qui ne fréquentent peut-être pas leur église. J’ai grandi dans cette mouvance et cet état d’esprit. A l’écoute du pape François, j’ose m’aventurer hors des sentiers battus.

    Joseph Braud : Je suis né en 1962, je me suis marié en 1985 et nous avons 7 enfants. J’ai été 31 ans enseignant en SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) et je suis depuis peu assistant familial.

    Ayant expérimenté la vie d’équipe au MRJC, j’ai pu goûter à la joie de mener des projets ensemble, de relire ce qui fait nos vies à la lumière de l’Évangile et de trouver une source d’émancipation. Attaché au monde rural, c’est dans cette continuité qu’avec mon épouse nous avons rejoint une équipe CMR.
    La vie d’équipe s’enrichit des moyens et des moments forts du mouvement, ce qui n’est possible que si des gens s’engagent et prennent des responsabilités.

    Qu’est-ce que ces réflexions vous amène à vivre, en équipe et dans la société ?

    Les personnes en équipe CMR se réunissent pour partager des faits de vie du quotidien, ils confrontent leurs points de vue, s’enrichissent de la parole des autres et relient cela à l’évangile ou aux textes bibliques. Le CMR nous invite à nous engager pour le monde, et c’est ainsi qu’on retrouve des membres dans différents collectifs et associations.

    Nos équipes sont des lieux de ressourcement qui permettent aux membres de prendre des engagements très diversifiés, en équipe ou individuellement : animation d’un collectif pour la transition écologique, responsables de commissions démocratiques, énergétiques et agricultures, organisation de ciné-débats pour éveiller les consciences, organisation de parcours autour de l’éducation des enfants, participation aux resto du cœur, à la préparation aux mariage ou au baptême, administration de collectifs pour les migrants ou de centres sociaux, organisation de soirées débat autour de la bioéthique, de la Politique Agricole Commune, de l’autonomie alimentaire, des grandes questions qui traversent l’Église …

    En tant que coprésident, quels vont être vos points d’attention, et quels sont vos espoirs pour le mouvement et ses membres ?

    Pour notre propre diocèse, dans la continuité de ces dernières années, nous allons veiller à ces trois points :

    • Prendre conscience de la place que l’on occupe dans la société : être des éveilleurs de consciences
    • Se constituer collectivement en force de proposition : en mettant le Christ au cœur de nos vies, au cœur de notre monde.
    • Expérimenter la capacité à agir avec nos contemporains : associer les intérêts de chacun pour le bien de tous.

    Outre le congrès national en 2020, en Anjou nous avons les projets d’organiser la veillée pascale dans une paroisse avec le MRJC et l’ACE et de développer spécialement la fondation d’équipe sur le secteur au nord-est d’Angers avec la présence d’un animateur.

    Source : https://www.diocese49.org/chretiens-dans-le-monde-rural-nouveaux-presidents-et-nouveaux-defis

  • A la découverte du monde agricole et du CMR

    A la découverte du monde agricole et du CMR

    Nouvellement arrivé au CMR de Lille et en équipe depuis peu, David nous raconte sa participation à la commission de la Terre à la table. Mise en place par la fédération départementale, cette commission propose aux membres du CMR de découvrir des producteurs locaux, de sensibiliser aux enjeux agricoles, des débats et conférences…

    Avec ma femme Juliette, nous avons été invités par le CMR de Lille, à visiter dans la Flandre, deux exploitations agricoles.

    C’était une bonne occasion de mieux connaître le mouvement. En effet, ayant intégrés récemment une équipe, nous étions quelque peu partagés. Convaincus de l’importance de nourrir sa vie de couple par des échanges en vérité avec d’autres. Mais incertains de l’adéquation du mot « rural » avec notre réalité, certes ancrée dans un village en bordure de ville, mais éloignés du monde agricole de par notre travail.

    Cette journée a été l’occasion de donner du sens à notre engagement et nous a remplis de joie.

    En tant que consommateurs et citoyens, nous avons pu toucher du doigt des enjeux économiques et alimentaires nous concernant directement.

    Par exemple, le rôle de la SAFER. Cette structure a permis au jeune couple, Louise et Bertrand des Jardins du NooteBoom, d’acquérir 8 hectares, alors qu’il n’était pas le plus riche ni le plus soutenu par les réseaux locaux. Seule la qualité du projet de maraîchage bio a prévalu dans les critères de choix.

    En tant que chrétiens, nous nous sommes réjouis de voir les fruits d’une action qui s’enracine dans l’Évangile.

    Par exemple, la maraîchère a fait preuve d’une grande honnêteté et d’une grande confiance à notre égard quand elle nous a confiés une de ses limites : elle ne savait pas bien vendre ses produits (pourtant très bons !).

    Autre exemple, quand le propriétaire, Elie des Vergers de Viveterres, nous a raconté qu’il avait orienté un de ses clients vers un autre producteur. Pour des raisons techniques, il n’était pas le meilleur. Il avait préféré la satisfaction de son client à son chiffre d’affaire. Enfin, lors du débriefe final, chaque visiteur a su dire simplement et profondément ce qui l’avait touché. La participation régulière aux groupes CMR avait permis à chacun d’identifier et de mettre en mots, ce qui l’animait.

  • Université d’été du CMR

    Université d’été du CMR

    Programme UE 2019Le CMR organise tous les 5 ans son Université d’été : un temps de formation-action important pour le mouvement. Cette année, cent personnes se retrouveront en Loire-Atlantique, dans la commune du Pellerin, pour préparer ensemble le contenu du Congrès 2020 du CMR et faire remonter l’expression des équipes et des fédérations du mouvement.

    Cet évènement de cinq jours s’inscrit dans cadre du projet de réflexion en équipe « La Clameur du monde rural dans l’espérance », lancé en 2018 pour une durée de 3 ans et s’appuie sur l’outil de réflexion « Imagine ton rural idéal » pour aborder 4 thématiques :

    • Fragilités sociales et solidarités de proximité
    • La famille au cœur de notre quotidien
    • Démocratie participative et citoyenneté
    • Agriculture, alimentation source de santé.     

    L’Université d’été 2019 constitue un point d’étape de ce projet et de la vie du mouvement et ont pour objectifs de :

    •  Mutualiser et valoriser les pratiques innovantes au sein du mouvement.
    •  Fournir des éléments d’éclairage sur les thèmes travaillés depuis un an en équipes et faire un état des lieux de la société.
    •  Prendre le temps d’analyser son quotidien au regard de l’Evangile, à travers des temps de célébration.
    •  Offrir un temps de formation dans un cadre conviviale et intergénérationnel, incluant des temps de repas partagés, ainsi que des moments de détente et de découverte.

    Contenus :

    • Exposés théoriques
    • Échanges de savoirs
    • Conférences débats
    • Balade commentée et guidée dans les environs
    • Spectacle inter actif musical sur l’écologie intégrale
    • Fest Noz
    • Rencontres et partage d’expériences
    • Ateliers

    Mgr James, évêque de Nantes viendra échanger avec les personnes présentes le lundi 08 juillet, en fin d’après-midi.

    Programme UE 2019

    Retrouvez-nous également sur Radio Fidélité


    Contact :

    Florence Huet

    Chrétiens dans le Monde Rural de Loire Atlantique

    7 chemin de la Censive du Tertre 44322 NANTES

    02 49 62 22 57 / 07 66 51 37 93

    Mail : cmr44@nantes.cef.fr

  • Le CMR du Bas-Rhin a fêté ses 80 ans

    Le CMR du Bas-Rhin a fêté ses 80 ans

    Plus de 80 membres et amis de notre mouvement ce sont rassemblé le weekend du 15 et 16 juin afin de célébrer les 80 ans du CMR.

    Sébastien Laouer, aumônier du mouvement, et Luc Humbert, délégué épiscopal aux mouvements et association de fidèles, ont exprimé l’importance de l’engagement de chrétiens au cœur du monde, la joie d’un partage en équipes.

    80 ans c’est encore la belle jeunesse du CMR et quand on voit tout ce que le CMR peut apporter au gens, on espère que d’autres pourront encore en profiter, alors rendez-vous dans 20!

    Ils ont aussi remercié tous les membres et en particulier les co-présidentes Catherine Lecouffe et Isabelle Spitz.

    Le CMR c’est, dans le Bas-Rhin, 21 équipes de 6 à 10 personnes du Nord au Sud du département, qui partagent leur engagement dans la société au regard de leur foi.

    Les priorités mises en avant sont l’écologie intégrale, l’équilibre de vie au sein de la famille, l’alimentation et la santé, le soutien aux agriculteurs, l’Europe…

    En 1939, naissait la Ligue agricole catholique (LAC) pour permettre aux famille agricoles de réfléchir sur l’évolution de leur profession et du milieu rural.

    En 1945, la LAC devient le Mouvement Familial Rural (MFR) puis en 1966 le MFR fait place aux Chrétiens dans le Monde Rural (CMR).

    Pour clore cette belle journée, l’aumônier Sébastien Laouer a donné rendez-vous dans 20 ans pour les 100 ans d’un mouvement qui croit en son avenir.

  • BLABLACOM: le projet solidaire d’une équipe CMR de Vendée

    BLABLACOM: le projet solidaire d’une équipe CMR de Vendée

    Bénévoles associatifs, ils aident des personnes en situation de fragilité économique et/ou sociale et ont rapidement perçu la question des déplacements quotidiens comme une réelle problématique, voire un frein à l’emploi.

    Pas de permis, pas de voiture, trop faibles ressources au démarrage d’un emploi saisonnier…: cette petite équipe de bénévoles a reçu ces derniers temps plusieurs demandes de personnes en difficultés recherchant une aide pour se rendre au travail.

    Ils souhaitent  proposer aujourd’hui un projet d’entraide, complémentaire au « Transport Solidaire », co-construit et ouvert sur tout le Pays de La Châtaigneraie.

    Seriez-vous intéressés pour fédérer vos salariés avec nous autour d’un projet solidaire, au service de la mobilité locale ?

    Rejoignez-nous pour lancer ensemble la plateforme collective « BLABLACOM » !

    Le principe en serait le suivant :

    Les salariés renseignent leurs horaires de trajet « domicile-travail ».

    L’équipe de bénévoles les met en lien avec des travailleurs ou des stagiaires en recherche d’un moyen de locomotion régulier, pour une période donnée.

    Une petite participation est demandée aux personnes utilisant ce service.

    Pour plus de renseignement : contactez la fédération de Vendée

     

  • Le CMR Maine-et-Loire répond présent à la « conversion » écologique du diocèse d’Angers

    Le CMR Maine-et-Loire répond présent à la « conversion » écologique du diocèse d’Angers

    L’église d’Anjou organisait, mercredi 8 mai, à la Pommeraye sa première journée diocésaine consacrée à l’écologie intégrale.

    L’occasion de fédérer les acteurs engagés dans cette transition à la lumière de l’encyclique Laudato Si’.

    Ils sont prêtres, diacre jardinier, mère de famille, vendeur d’éoliennes, militante associative ou permanente de l’Action catholique des enfants (ACE). Tous forment la commission « écologie » du diocèse d’Angers, fondée il y a deux ans pour soutenir les initiatives en faveur de l’environnement et tisser des liens avec des acteurs engagés dans ce domaine en dehors de l’Église. « Ce n’est pas anodin que cette commission réunit des jeunes parents car c’est une génération qui nous pousse à agir », commente le père Pascal Batardière, vicaire général.

    Pas si simple. « Le travail de sensibilisation des communautés chrétiennes n’est pas évident et l’on se heurte à des réticences, poursuit-il. Jusqu’alors, nous n’étions pas habitués à nous poser ce genre de questions, notamment dans la gestion de nos biens. » D’où l’organisation d’une journée diocésaine sur l’écologie intégrale – expression du pape François dans son encyclique Laudato Si’– pour faire connaître les initiatives en place et en encourager d’autres.

    Rencontres intergénérationnelles

    Curé de paroisse et délégué épiscopal du service Foi et cultures, qui abrite la commission « écologie », le père Jean-Marie Gautreau croit « aux rencontres intergénérationnelles pour faire évoluer les choses » : « Les personnes aux manettes dans les paroisses sont d’une génération, celle des Trente Glorieuses, sans doute moins sensible à ces questions. Il ne s’agit pas de juger mais de voir où l’on en est pour faire évoluer nos pratiques. »

    Son ancienne paroisse de Cholet a fait partie des premières à s’engager dans le label église verte, initiative œcuménique incitant les communautés chrétiennes à réaliser un « éco-diagnostic », allant de la gestion des bâtiments et des terrains à la liturgie et la prière. « On peut commencer par des choses très simples comme ne plus utiliser de plastique lors des pots de l’amitié », illustre-t-il.

    Pont vers les non croyants

    Dans le diocèse, certains mouvements ont pris une longueur d’avance. Lors d’un camp national réunissant 300 lycéens en juillet, le MRJC Anjou a organisé une fête « zéro déchets », en construisant des toilettes sèches et s’approvisionnant en produits bio et locaux. Alors que les Chrétiens dans le monde rural (CMR) du Maine-et-Loire multiplient les conférences autour de la conversion écologique, les bénédictines de Martigné ont quant à elles créé un jardin en permaculture après le départ à la retraite de leur jardinier.

    Nombre de jeunes parents entreprennent des actions, comme ceux de la paroisse Saint-Lazare Saint-Nicolas d’Angers, qui ont créé une fraternité alliant convivialité et projets écologiques (journée festive avec construction d’hôtels à insectes et fabrication de lessive verte, lancement d’un poulailler…). « Protéger la Création est un pont qui relie croyants comme non croyants », note Isabelle Lafond, laïque en mission ecclésiale et membre de la commission écologie, qui fait partie de cette fraternité avec son mari non croyant.

    Trois ans après Laudato si’, des catholiques se mettent à l’écologie intégrale

    Même souci d’agir chez Antoine Rigalleau, développeur éolien et membre de la commission diocésaine : « Le sujet de l’effondrement des espèces, comme jeune chrétien et jeune père, me touche beaucoup. Il y a des tas de chantiers à mener dans l’Église, ne serait-ce que transformer les jardins des presbytères en refuges de biodiversité. »

    Écouter les « prophètes »

    L’encyclique Laudato Si’ constitue en ce sens un excellent point d’appui. « Ce texte va marquer toute une génération », estime le père Dominique Lang, assomptionniste et journaliste à Pèlerin, intervenant de cette journée diocésaine : « Il nous rappelle que tout est créature de Dieu et que l’homme n’est pas le seul qui doit être sauvé. C’est cette théologie qu’il faut raviver. » « Dans notre diocèse, les formations à la doctrine sociale de l’Église font florès. Y intégrer l’écologie intégrale peut être un ressort très fort », confirme le vicaire général. Le père Lang enjoint aussi les chrétiens à laisser plus de place aux « prophètes, à ceux qui nous interpellent ». Florence Denier-Pasquier, membre de la commission écologie du diocèse et vice-présidente de la fédération France Nature environnement (FNE), en est un bon exemple. Membre d’une fraternité franciscaine, elle articule pleinement son engagement pour l’environnement avec sa foi. « L’écologie n’est pas triste et on peut s’y engager ensemble, lance-t-elle. C’est en multipliant les rencontres qu’on finit par se transformer soi-même. »

     

  • Prévention du suicide et accompagnement des familles : des chrétiens se mobilisent

    Prévention du suicide et accompagnement des familles : des chrétiens se mobilisent

    Depuis un peu plus d’un an, une équipe diocésaine travaille sur la prévention du suicide et l’accompagnement des familles. Cette démarche a commencé avec des membres du CMR qui se questionnaient sur la façon d’agir pour éviter les suicides dans le milieu agricole en particulier ou sur l’attitude a avoir avec les proches d’une personne qui se suicide. Nous nous sentons parfois impuissants, désarmés. Et pourtant, nous avons l’intuition que nous devons agir.

    Très vite, des personnes de la pastorale de la santé et de la pastorale de la famille ont rejoints l’équipe. Ensemble, ils ont partager sur leurs motivations à participer à ce groupe. « En général, nous avons été touchés par une histoire ou plusieurs, autour de nous : tentative de suicide, suicide accompli… »

    Céline Danloy, psychologue qui travaille avec les personnes toxicomanes et les agriculteurs en difficultés, en Belgique est intervenue pour  mettre en lumière les risques suicidaires et aider les participants à sortir du sentiment de culpabilité. Il est important de montrer que nous sommes tous en capacité d’agir, pour construire et entretenir des liens avec les autres, en particulier les personnes fragiles.

    En parallèle, l’équipe diocésaine a fait un inventaire des actions associatives et diocésaines qui existent en France, pour la prévention du suicide.
    « Nous avons eu envie de partager ce que nous avons appris et de proposer à un plus grand nombre de personnes de s’impliquer. Nous avons donc animé 4 soirées similaires, à Raismes, Orchies, Avesnes sur Helpe et Cambrai, intitulées : Face au suicide, tous concernés, entre fin janvier et fin avril. A chaque fois, nous avons écouté des témoignages de personnes qui ont pu agir pour aider une personne qui était en risque suicidaire, ou qui ont dû accompagner les proches d’une personne qui s’était suicidé. Puis nous avons fait appel à personne compétente en psychologie pour qu’elle nous donne des repères. »

    Si vous aussi vous souhaitez rejoindre ce groupe d’une manière ou d’une autre, vous pouvez vous manifester auprès de Sylvie : cmr@cathocambrai.com

  • Regard d’un citoyen européen

    Regard d’un citoyen européen

    Tony et Marga Werner, d’origine et de nationalité allemandes, ont passé la majeure partie de leur vie professionnelle en France. Anciens du KLIB (Katholische Land Jugend Bewegung), ils sont membres de longue date du CMR et continuent de faire le lien avec le KLB (Katholische Landvolk Bewegung).

    Quel est leur regard sur la construction européenne ?

    L’Allemagne, la France et l’Europe, j’en aime bien des aspects, mais il convient de continuer la construction de ce qui va bien et d’améliorer ce qui va moins bien. Après « Industrie 4.0 il est temps de penser « Démocratie 5.0 » en Europe, avec le retour de raisonnements empreints d’humanité, au-delà des négociations de compromis.

    Il y a nombre de bonnes raisons pour l’Europe.

    Mon Top 1 3 :

    • Depuis ma naissance : paix, sécurité, liberté.
    • Diplômes et formations reconnus partout
    • Liberté de choix pour le domicile et l’emploi
    • Aucun risque, en cas de perte d’emploi, de perdre le droit de séjour Liberté de circulation sans visa ni change
    • Pas d’attente ni de contrôles aux frontières
    • Faire ses études dans tous les pays européens
    • L’euro, une monnaie stable et commune
    • Facilité des transactions bancaires

    Paiements par carte bancaire et retraits aux guichets automatiques

    • Téléphoner sans supplément de prix
    • Promotion de la protection de l’environnement en regard de la politique agricole
    • En cas d’urgence, validité de la carte européenne d’assurance maladie dans tous les pays membres

    Tony Werner

  • Vivre en rural ? Retour sur le Grand Débat national

    Vivre en rural ? Retour sur le Grand Débat national

    Depuis novembre dernier l’actualité a mis en lumière de façon inattendue et brutale les difficultés d’une grande part de la population, particulièrement en rural, à vivre au jour le jour et à être entendue par nos dirigeants. A l’occasion de sa journée départementale, le CMR Loiret a proposé aux équipes de prendre une part active au débat qui nous est proposé, à nous y engager, à faire entendre notre espérance de Chrétiens face aux enjeux de cette crise démocratique, écologique et sociale. Le but de cette journée était de mettre en commun nos engagements dans ce débat et d’oser une parole commune sur ces questions si complexes. Elle a réuni 35 personnes en lien avec le CMR ou engagée dans d’autres mouvements, paroisses, municipalités.

    Nous avons commencé par un échange sur ce que nous avons vécu de cette crise.

    Au-delà du problème de la taxe sur le prix du gazole nous avons compris que les mécontentements étaient nombreux et profonds. Et peut-être toujours pas entendu par le gouvernement. Les gens n’ont plus de porte-parole ils se sentent seuls à l’exemple d’une femme en difficulté sociale qui va tous les samedis sur le rond-point : « j’ai trouvé une famille ! »

    Comment nous nous sommes engagés dans le débat national ?

    Dans quelques communes, des débats ont été proposés par les municipalités. D’autres débats ont eu lieu à l’initiative de citoyen ou d’association locale (Beaune la Rolande, Nogent, St Germain des prés). Les débats ont pu rassembler 40 à 50 personnes mais pas ou peu de « gilets jaunes ». Des gens de milieux très différents avec pour certains des discours assez agressifs et contestataires. Les gens n’ont pas l’habitude d’échanger, de discuter et d’écouter. Quelques personnes engagées dans les manifestations sont venues dire leur souhait d’aller plus loin, de dialoguer. D’autres ont dit leur désarroi de ne pas pouvoir entrainer les autres « gilets jaunes » dans une réflexion constructive. On note partout une forte demande d’écoute des gens par les responsables politiques.

    Pour 2 équipes CMR la participation au Grand Débat a été le sujet d’une ou plusieurs rencontres pour mieux comprendre ; pour réfléchir à des propositions ; pour repérer les signes d’espérances ?

    Au-delà des difficultés et des inquiétudes pour l’avenir quels signes d’Espérance ?

    Les manifestations ont permis à des gens qui n’en n’avaient jamais fait l’expérience de s’exprimer, de s’écouter. Quelques-uns ont envie de continuer à réfléchir autrement et à s’engager. Ensuite trois groupes se sont constitués pour réfléchir à des propositions. Dans chacun des groupes les échanges ont été riches avec des propositions qui mériteront d’être remontées à nos élus à l’occasion des échéances électorales par exemple.

    Faire entendre notre espérance de Chrétiens face aux enjeux de cette crise démocratique, écologique et sociale

    Démocratie et citoyenneté

    • Adapter les modes de représentations pour instaurer un vrai dialogue entre la population et les élus. Créer des lieux de proximité ou les différentes questions des citoyens pourraient trouver une réponse
    • Passer de l’information à l’éducation pour un changement de mentalité
    • Dépasser le sentiment d’impuissance qui nous paralyse face à la complexité des problèmes.
    • Promouvoir une vraie justice fiscale et une équité dans les revenus.

    Organisation de l’état et des collectivités publiques

    • Promouvoir les services publics dont on a besoin sur nos territoires de vie ?
    • Nécessité de plus de communication entre les citoyens et les dirigeants et de décisions prises à l’échelon concerné.
    • Transition écologique
    • Privilégier les initiatives basées sur la recherche du bien commun.
    • Prioriser l’éducation sur ces sujets
    • Aller vers une sobriété heureuse collective ?
  • Les enjeux des élections européennes

    Les enjeux des élections européennes

    Le CMR de Côte d’Or et les Amis de la Vie avaient donné carte blanche à Dominique Potier, député de Meurthe et Moselle, pour parler de son engagement en faveur de l’Europe lors de cette conférence-débat qui a réuni 120 personnes de Dijon et des territoires ruraux périphériques.

    Dominique Potier a rappelé la nécessité de replacer la politique européenne sur des références éthiques et dans un cadre global en réponse aux préoccupations actuelles. Au plan social il a fait référence à la loi dont il a été rapporteur sur le « devoir de vigilance des entreprises », en faveur de l’obligation du respect des droits humains des personnes que les multinationales font travailler à travers le monde. Concernant la préservation de notre planète, il a fait état de son engagement dans les projets de loi visant à lutter contre l’accaparement des terres cultivables et pour faire respecter leur caractère de bien commun de l’humanité. Autre enjeu international, celui d’une agriculture en phase avec le respect des ressources naturelles et de la biodiversité, avec une moindre utilisation de pesticides. Avec en arrière-plan la nécessité d’œuvrer pour préserver à la fois l’homme et la terre.

    Son engagement en faveur de l’Europe repose en premier lieu sur la pacification de nos rapports au sein de l’Europe, engagement qui s’enracine dans les stigmates des 3 derniers conflits franco-allemands que porte encore son territoire des Vosges. Le besoin d’Europe, c’est aussi le constat réaliste de notre place sur la planète, et la nécessité d’un positionnement collectif dans un environnement dominé par des puissances de taille continentale. L’Europe demeure une référence que nous voulons conserver comme entité porteuse des valeurs de liberté, d’égalité homme- femme, du droit à la santé pour tous… En réaction au risque de se laisser emporter par une Europe désenchantée, la politique européenne qu’il nous invite à promouvoir est celle qui refuse l’individualisme dans lequel nous enferme le libéralisme actuel. La vision d’une « Europe inachevée » qui développe une culture de solidarité et d’esprit civique, et accorde une plus grande place à sa jeunesse, faisant confiance à sa capacité de mobilisation pour la défense de la dignité humaine et la préservation de notre maison commune.

    Parmi les initiatives qu’il met en avant, nous avons retenu ses propositions pour la définition d’un modèle européen de l’entreprise visant à une plus grande équité sociale et une meilleure gestion environnementale, un appel à une coopération européenne renouvelée avec l’Afrique et la promotion d’une Europe culturelle accessible à tous : « Une Europe qui ne se limitera pas à la reconnaissance de Chopin, mais dans laquelle tous les enfants seront capables de jouer de la musique ».

    La salle attentive a été particulièrement réceptive aux propos qui entraient en résonance avec l’humanisme proposé par le journal créé par George Hourdin et les « Chemins des Possibles » qu’explore le CMR.