Auteur/autrice : sebastienserre
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N°85 Moins c’est plus – Vers une ruralité sobre et frugale
EDITORIAL
La durabilité à la campagne
Depuis deux ans, à l’échelle mondiale, il y a plus d’urbains que de ruraux et, pour la majorité des gens, la campagne, c’est le périurbain. Ne nous laissons pas submerger par la vision d’une campagne éclatée, séparée, reliée à l’urbain et non à elle-même ! Cette vision se base sur le principe de l’individualisation des modes de vie, y compris en rural, selon une vision urbaine de la vie « à la campagne ».
Nous ne sommes pas des éléments isolés, mais solidaires, avec un mode de vie et de pensée « tout autre ». Certes, l’urbanisation, qui nous impose l’uniformisation, va croissante, mais les gens quittent-ils la campagne pour un « mieux » ?
Au CMR, nous sommes passés de l’identité rurale à la relation à la ruralité. De notre point de vue, les agglomérations humaines font perdre le contact avec la nature, compensé par une vie artificielle et de consommation.
En rural, on est ainsi moins pris par la consommation, grâce à nos potagers, aux échanges locaux et aux solidarités, même si, globalement, les consommations énergétiques peuvent être plus importantes (déplacements, chauffages individuels). L’abondance frugale, une vie humaine équilibrée, sont plus faciles à atteindre.
Nous prenons conscience que le productivisme nous a menés « dans le mur » et, quand on va dans le mur, c’est toujours à grande vitesse, alors que nos projets, on les construit pas à pas. Face à l’urgence écologique et énergétique, nous remettons en cause nos modes de vie, vers plus d’humain et de qualitatif. Et vous, quelles ruptures êtes-vous amenés à vivre dans ces domaines ?Michel Doiezie, administrateur national du CMR
SOMMAIRE
Actus : Le CMR national en pleine mutation
Forum : La sobriété heureuse au quotidienDOSSIER
La prospérité sans croissance ?
Vivre à la campagne, est-ce durable ?
De l’abondance frugale au Pacte civique
Respect du sol, logique de vie
Une agriculture ancrée dans son territoire
Menos es mas (moins c’est plus)
Dieu créa la biodiversité, et il vit que cela était bon !
Travailler moins, pour vivre mieux
Demain, un revenu d’existence ?
Revenir à l’essentiel
Pour en savoir plus, pour aller plus loinInitiatives : Un espace pour la vie et la foi
Vacances formation 2011
Le Festival des boussoles
Coups de cœur
Témoignage : Sylvie Vanhems : une rurale dans la villeMéditation : Chemin de sainteté
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La réforme de la PAC présentée aux 50 ans du CCFD à Liévin
Un diaporama sur la réforme de la PAC a été préparé par les membres de la commission agricole. Il a été présenté lors de la fête des 50 ans du CCFD du Nord Pas de Calais le 2 avril 2011 à Liévin.
La commission a reçu des félicitations pour son travail de la part des responsables de la tente alimentation.
Les membres souhaitent que ce travail puisse servir à d’autres fédérations. Aussi, vous le trouverez ci-dessous en version Pdf.
Pour en disposer en version Powerpoint, n’hésitez pas à nous contacter. -
Dans une société plurielle, vivre l’Évangile en cohérence !
Observer le monde qui nous entoure
Les sessions de l’automne, que préparent actuellement les équipes régionales, seront le temps fort de cette réflexion. D’abord, en prenant un peu de recul pour jeter un regard sur la société plurielle et en analysant certains aspects :
Les uns, plus particuliers à certains territoires, comme par exemple :
• l’évolution des populations : ruraux-urbains, ou l’arrivée de migrants.
• la cohabitation de populations aux statuts et aux revenus très différents : très riches, très pauvres, travailleurs, chômeurs.
• le développement économique favorisant les uns, délaissant les autres.
D’autres, plus généraux dans notre société comme les évolutions concernant la structure familiale, la place de l’Eglise, le rôle des médias.Car, dans beaucoup de domaines, des situations nouvelles et variées apparaissent, plaçant l’Homme, le Citoyen devant des choix pour lesquels il est parfois mal préparé.
Vivre l’Évangile en cohérence
L’Évangile, c’est la parole pour une rencontre avec Jésus-Christ. Cette rencontre doit nous permettre d’entrer en communion avec Jésus-Christ et d’agir avec un regard plus fraternel.
Aussi, nous interrogerons-nous en toute humilité sur le sens de nos relations, de nos actions, dans les situations variées et parfois déroutantes qui se présentent à nous.A la recherche de repères, nous interrogerons la Doctrine Sociale de l’Eglise qui donne des préceptes concernant la dignité de la personne humaine, la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, le respect de soi-même et de chaque être humain, la solidarité.
Nous espérons être nombreux cet automne, retraités ou actifs, pour partager cette réflexion qui sera soutenue par l’apport d’éminents intervenants et de nombreux témoignages (voir ci-dessous dates et lieux des sessions).Découvrez les lieux sur la pièce jointe.
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Face à la sécheresse, soyons solidaires !
La sécheresse sévit actuellement en France. « Nous sommes en situation de crise », affirme Mme Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie. La moitié des départements français est concernée à des degrés divers. L’agriculture est particulièrement touchée, mais d’autres secteurs sont aussi concernés : ne parle-t-on pas de menaces qui pèsent sur les centrales électriques ?
La situation vendéenne est particulièrement préoccupante. Le manque de précipitations du printemps, l’état d’avancement des cultures, dont certaines irriguées, la chaleur précoce favorable à l’accueil de touristes, tout cela fait que nos réserves sont déjà en l’état d’un mois de juillet. Cela provoque de légitimes inquiétudes, relayées par les mesures de restriction en eau, les incitations à s’organiser… Le spectre de la sécheresse de 1976 resurgit. Des appels au civisme et à la responsabilité citoyenne ont été lancés.
Chrétiens dans le Monde Rural, au nom de l’Evangile, soucieux d’articuler solidarité, économie et environnement, nous nous sentons pleinement impliqués dans ce qui se met en place. Au nom de la fraternité à vivre, nous invitons chaque agriculteur vendéen à être solidaire, qu’il soit céréalier ou éleveur, irrigant ou non, syndiqué ou non. Tous les producteurs sont touchés, tous sont concernés par la baisse de rendements prévisible. Mais certains, en raison de leur situation financière et morale déjà fragile, le seront encore plus. Nous espérons que, dans la difficulté, ces hommes et ces femmes ne seront pas livrés à eux-mêmes.
Aussi, nous voulons saluer toutes les initiatives d’organisation solidaire qui se mettent en place :
• La demande du préfet aux exploitants céréaliers, les invitant à faire preuve d’une solidarité exemplaire avec les éleveurs du département en s’interdisant le broyage des pailles pour les mettre à disposition des éleveurs, en vue de l’indispensable entretien du cheptel.
• La volonté des organisations agricoles dans leur ensemble, qui souhaitent aller plus loin en moralisant les contrats, en favorisant les échanges de manière à éviter la spéculation, qui interpellent aussi l’État pour l’utilisation des jachères, la prise en charge du transport des fourrages…Les sécheresses passées ont souvent été sources de conflits dans et hors agriculture, peut-être par manque de compréhension face à la complexité et aux différences de situation :
• Eleveurs en manque de fourrage, tentés ou obligés de vendre prématurément des animaux pour soulager leur trésorerie.
• Céréaliers non irrigants, touchés de plein fouet par la sécheresse et qui pour la plupart ont engagé la vente de leurs produits sur des bases qu’ils ne pourront honorer.
• Irrigants, certes sécurisés partiellement par l’arrosage, mais au prix de lourds investissements, avec des contraintes variables selon les localisations…Ce rapprochement entre éleveurs et céréaliers, le recensement et la répartition des besoins et des disponibilités exigeront des moyens et une organisation de tous les acteurs de la filière (CUMA, entrepreneurs, Chambre d’Agriculture…). Tous, et chacun comme citoyen, nous sommes interpellés à créer ou développer des initiatives de partage et d’entraide autour de l’eau et de son utilisation.
Mais tout n’est pas maîtrisable. Croyants ou non, cette sécheresse ne devrait-elle pas nous rendre plus humbles face à la Création et plus conscients de notre devoir de la respecter ? Ne devons-nous pas nous interroger sur notre course à l’exploitation maximale des ressources pour aller vers des modes de production plus économes… ? Enfin, la sécheresse inclinera-t-elle notre cœur à la solidarité avec les populations qui, vivant en permanence dans des régions arides, sont obligées de fuir leurs terres pour survivre ?…La Commission Agricole et Le Conseil Fédéral CMR 85
Téléchargez le texte : Communiqué CMR de Vendée
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«Grandir dans la crise»
Un ouvrage paru au mois de mars à découvrir :
4ème de couverture :
«Grandir dans la crise»
Au moment où la crise financière laissait apercevoir son ampleur, les évêques du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France publiaient un premier communiqué, Au coeur de la crise : faire crédit, faire confiance, le 8 octobre 2008. Le 21 juin 2010, à la veille du G 20, alors que, faute de volonté politique internationale, les mesures envisagées peinent à se mettre en place, les mêmes évêques invitaient les autorités gouvernementales, les institutions financières et les entreprises à s’engager fortement dans des processus qui permettent de Restaurer la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis des pouvoirs publics et des marchés.
Grandir dans la crise invite à prendre la mesure des mutations en profondeur que la crise économique et financière a révélées, et à consentir à vivre autrement. Ceci suppose une réflexion anthropologique et des décisions d’ordre éthique.
Tel est le but de ce nouveau document rédigé par les évêques et leurs collaborateurs du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France.
Ouvrage de 89 pages comprenant à la fin des questions pour réfléchir ou débattre en équipe.
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Plan cotisations adopté à l’AG 2011
Retrouvez dans ce document les résolutions votées, le nouveau mode de calcul, la définition de l’adhérent CMR, etc.

