Étiquette : politique agricole commune

  • Agriculture et société, le point de vue d’une équipe

    Agriculture et société, le point de vue d’une équipe

    En équipe nous avons pris connaissance de l’article paru dans Agir en rural n° 120 : « Agriculture et société. Appel à l’écoute et au respect ». Nous pensons que certains aspects de la situation agricole n’ont pas été abordés et qui pourtant à nos yeux sont importants pour l’avenir de l’agriculture et pour la relation agriculteurs-société :

    • la remise en cause du système dominant de l’agriculture intensive, raisonnée, industrielle qui provoque de nombreux dégâts humains et écologiques : disparition de nombreuses fermes, moins de biodiversité, des sols stériles, le retournement des prairies naturelles, l’arrachage des haies (voir photos ci-dessous)…
    • l’endettement des jeunes : n’est-il pas dû en partie à la surenchère du prix des terres agricoles et à l’acceptation par la profession de la pratique des « pas de porte » élevés ?
    • une répartition plus équitable des aides PAC (qui devraient être basées sur le nombre de travailleurs et non sur la surface) limiterait la cause de l’agrandissement pour capter les subventions et favoriserait moins l’industrialisation des systèmes agricoles ;
    • nous devons également prendre en compte la souveraineté alimentaire pour nous et dans les pays du Sud.

    D’autres pratiques existent, celles de l’agriculture paysanne. Elles recherchent l’autonomie, le respect de l’environnement, le maintien de la biodiversité, la qualité des produits. Elles permettent à des structures à taille humaine de se maintenir et de se transmettre. Nous constatons que des jeunes désirent s’installer sur des petites surfaces et développent la vente directe par le système d’AMAP, en organisant des marchés locaux, de la vente à la ferme…

    Quelle place acceptons-nous de leur laisser ?

    Que faisons-nous pour leur permettre d’avoir accès à la terre ?

    Les accueillons-nous comme paysan·nes à part entière ?

    Prenons-nous en considération leur façon de concevoir le métier ?

    Pierre Descamps, Noël Bonamy (†) et Odile Bonamy, Marie-Pierre et Patrick Dupont, Chantal et Jean-Pierre Cornée, équipe CMR de la fédé du 59 Cambrai

     

    Photos de Pierre Descamps, tous droits réservés.

    Bocage de l’Avesnois.

     

    Un champ de maïs remplace les prairies.

     

    Les champs sans haies se substituent au bocage.

     

    Prairies retournées et haies non replantées.
  • Lettre ouverte aux paysans français d’aujourd’hui et de demain

    Lettre ouverte aux paysans français d’aujourd’hui et de demain

    © Jonathan SARAGO / MEAE. CC BY-NC.

    Chaque année, le Salon de l’agriculture expose ses produits de terroir, ses charolaises aux robes rutilantes, ses paysans fiers de partager les fruits de leur labeur avec les consommateurs. Reflet d’une profession heureuse tout entière dédiée à la qualité, ou plutôt image idyllique qu’une partie de la profession souhaite renvoyer ? En réalité, paysans et non paysans s’accordent sur le caractère alarmant de la situation actuelle du secteur : revenus agricoles dramatiquement bas, conscience de la demande croissante des consommateurs pour une alimentation de proximité exempte de produits de synthèse et respectueuse du bien-être animal, absence de renouvellement générationnel des actifs agricoles, menace du dérèglement climatique et de l’érosion massive de la biodiversité sur les capacités de production du pays, raréfaction de la ressource en eau, etc.

    Rappelons toutefois que la Politique agricole commune subventionne massivement les agriculteurs européens. Fin 2020, sa réforme sera scellée à la fois au niveau européen et au niveau national. Cette réforme constitue la dernière opportunité pour redonner une voie d’avenir au secteur agricole sur la prochaine décennie, avant que des tendances irréversibles ne soient franchies (en termes de nombre d’agriculteurs comme en matière d’écologie). Si nous sommes capables de partager les constats, nous devons être capables de nous entendre sur les solutions à préconiser pour la PAC post 2020.

    C’est justement l’exercice conduit par la plateforme Pour une autre PAC, forte de l’expérience de terrain de nos organisations paysannes couplée à la prise en compte de tous les enjeux sur lesquels la PAC a un impact : accès à une alimentation saine, diversifiée et accessible à tous, dynamisme des zones rurales, renouvellement des générations, bien-être des animaux d’élevage, préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, lutte contre le changement climatique, souveraineté alimentaire, santé publique. Entre monde paysan et représentants des citoyens, le dialogue, le partage d’une vision politique et la co-construction de propositions politiques sont possibles ! Ainsi, la plateforme Pour une autre PAC a élaboré un projet complet de réforme pour la PAC post 2020, à la fois ambitieux dans les choix politiques qu’il dessine et ouvert à tous les paysans, quelles que soient leurs pratiques actuelles. Il ne met de côté aucun des défis que la prochaine PAC devra relever – de l’encadrement des marchés agricoles à l’accompagnement de la transition agroécologique, car l’ensemble de la société est concerné par chacun d’entre eux.

    Dans le cadre des négociations pour la réforme de la PAC, un débat public sera lancé dimanche 23 février et ouvert jusqu’à fin mai. Il représente l’occasion d’éviter une fermeture sur lui-même du monde agricole, à l’heure où la société tout entière devrait considérer le caractère indispensable du travail des paysans et où le système agricole dans son ensemble doit être revu pour répondre à l’intérêt général. En effet, seule une réorientation du modèle agricole et alimentaire pourra sortir les agriculteurs de l’ornière dans laquelle ils se trouvent, prisonniers d’un système. Cependant, l’ampleur et le rythme des changements requis se heurtent à l’opposition farouche des représentants de certains syndicats agricoles et lobbies de l’agro-industrie, à l’image de récentes tentatives de réforme des politiques agricoles allant pourtant dans le sens d’une alimentation plus saine, plus respectueuse de l’environnement et du bien-être animal.

    Unissons-nous pour demander aux responsables politiques qui arpenteront les allées du Salon de l’agriculture dans les prochains jours d’oser une vraie réforme de la PAC ! Transformons-la en un nouveau PAACte (pacte fondé sur une Politique agricole et alimentaire commune) entre les paysans et la société, permettant tout à la fois aux premiers de vivre fièrement de leur métier et à leurs concitoyens de bénéficier des bienfaits de leur activité.

    Liste des 41 signataires et membres de la plate-forme :

    Organisations paysannes

    Afac – Agro-foresteries, Confédération paysanne, FADEAR, FNAB, MRJC, RENETA, Réseau CIVAM, Terre de liens, Terre et Humanisme, UNAF.

    Organisations de protection de l’environnement et du bien-être animal

    Agir pour l’environnement, CIWF, Fédération des CEN, Fédération des PNR,

    FNH, FNE, Générations futures, Greenpeace, Humanité et Biodiversité, Les Amis de la Terre, LPO, Réseau Action Climat, Welfarm, WWF.

    Organisations de solidarité internationale

    ActionAid France, Agter, ATTAC, CFSI, ISF-Agrista, SOL, Réseau Foi et Justice Afrique Europe.

    Organisations de citoyen·ne·s — consommateur·rice·s

    Bio Consom’acteurs, Citoyens pour le climat, CMR, Commerce équitable France, Générations Cobayes, Les Amis de la Conf, Miramap, Resolis, Secours Catholique, Slow Food.

    (1) La plateforme Pour une autre PAC rassemble 41 organisations paysannes, environnementales, de bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens-consommateurs.

    Cottenchy, petit village près d’Amiens sous une brume de pollution. Dominique Levesque, CC BY-ND.
  • Politique agricole commune : «Servir l’intérêt général plutôt que l’agrobusiness»

    Politique agricole commune : «Servir l’intérêt général plutôt que l’agrobusiness»

    Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, « La plateforme Pour une autre PAC », dont le CMR est membre, invite paysans et citoyens à se rassembler le 22 octobre devant le Parlement européen à Strasbourg. Le CMR 67 participera à cette action avec le CMR national.

    Mardi prochain, le candidat à la fonction de commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski, sera auditionné par les eurodéputés, qui devront juger de son adéquation au poste. Qui est-il ?

    D’un côté, à la Cour des comptes européenne, il a soutenu des positions audacieuses sur le bien-être animal, les petites fermes, et dénoncé le manque d’ambition écologique des propositions de la Commission pour la réforme de la politique agricole commune (PAC). D’un autre côté, il émane d’une famille politique à l’ambition environnementale minime et hostile à un cadre européen fort. Les eurodéputés obtiendront-ils de lui assez de garanties pour lui accorder leur confiance ?

    Par ailleurs, Frans Timmermans, probable vice-président de la Commission chargé de la stratégie verte de l’UE, devrait poser les fondements d’une politique alimentaire intégrée, « de la fourche à la fourchette ». Cela permettrait une convergence cohérente entre agriculture, santé, environnement, bien-être animal et développement. Une perspective dans laquelle la réforme de la PAC doit s’inscrire.

    Enfin, Phil Hogan, ancien commissaire à l’agriculture, chantre du libre-échange et de la dérégulation, passerait au commerce, ce qui est inquiétant pour la souveraineté alimentaire globale. En résumé, ces choix augurent d’un difficile exercice d’équilibre pour la nouvelle Commission si elle veut se montrer à la hauteur de l’enjeu vital auquel nous faisons face !

    Aujourd’hui en Europe, les campagnes sont dans l’impasse du modèle productiviste. Au lieu d’être nourricière, l’agriculture est majoritairement organisée comme une industrie : productions uniformisées niant la diversité des territoires, concurrence internationale exacerbée, chimie de synthèse et mécanisation systématisées, négation de la sensibilité et des besoins des animaux, obsession quantitative et non qualitative… Les feux de cet été en Amazonie, liés notamment à nos importations de soja, ont rappelé les conséquences écologiques folles de cette course au moindre coût économique.

    Ce faisant, l’agriculture industrielle a significativement appauvri les savoir-faire locaux des paysans, ignoré le bien-être animal, dégradé la biodiversité, altéré la fertilité du sol et contribué à la crise climatique. Le modèle productiviste a un temps fait illusion mais aujourd’hui les rendements et les revenus des paysans sont à la baisse. L’impasse est totale : environnementale, sociale, sanitaire, culturelle et éthique.

    En soutenant ce modèle, la PAC nous mène à l’échec. Aujourd’hui, elle incite les agriculteurs à produire plus, sur des surfaces toujours plus grandes, pour une rentabilité toujours plus faible : nombre d’entre eux ne s’y retrouvent plus et ne s’en sortent pas.

    En parallèle, soutenant des « fleurons » de l’agroalimentaire avec l’argent public, la PAC contribue aux prix artificiellement bas de nos exportations dans les pays du Sud dont elle sape l’agriculture vivrière, tout en ralentissant l’essor d’alternatives justes, saines et durables chez nous. La PAC est en cours de réforme. Celle-ci doit être radicale pour sortir de l’impasse !

    Pour une autre PAC propose d’utiliser les milliards d’euros de la PAC pour une transition effective de l’agriculture européenne. En moins de dix ans, nous pouvons accompagner tous les producteurs vers l’agroécologie paysanne, notamment via l’agriculture biologique. C’est possible et indispensable ! Cela rétablira aussi la confiance entre paysans et consommateurs.

    L’avenir de notre agriculture et de notre alimentation est entre les mains de nos dirigeants européens. C’est pourquoi, le mardi 22 octobre 2019, avec nos partenaires allemands, nous organisons devant le Parlement européen de Strasbourg un rassemblement de paysans et citoyens venus de toute l’Europe. Exigeons que la prochaine PAC soit enfin juste, saine et durable, pour servir l’intérêt général et non celui de l’agrobusiness. Rejoignez-nous !

  • Une rencontre avec nos homologues européens sur les spécificités culturelles Est/Ouest

    Une rencontre avec nos homologues européens sur les spécificités culturelles Est/Ouest

    Les représentants de 10 mouvements ou associations de chrétiens de 10 pays européens se sont retrouvés pendant 5 jours à Cluj Napoca en Roumanie.

    Cette rencontre était financée par le programme européen Erasmus+ de l’Union Européenne dans le cadre du projet Prorure.

    Ces journées furent riches en échanges sur la culture du pays, sur la vie économique en monde rural, sur l’importance de l’Histoire dans ce pays d’Europe centrale. Les différents intervenants, chacun dans son domaine de compétences, nous ont fait découvrir combien la Roumanie est une mosaïque faite de différentes influences culturelles, religieuses, politiques, qu’elle a été soumise à de nombreuses convoitises qui marquent encore aujourd’hui sa population. Peut-on faire confiance aux autres, à des organisations collectives quand on a subi l’oppression, le manque de liberté ? Il faut du temps, de la patience mais aussi de la volonté pour se réconcilier, pour avancer vers une construction européenne pacifiée. Les acteurs de ce pays (maire, enseignants, chercheurs) nous ont exprimé leur désir de développer une agriculture familiale, d’une économie et d’un développement structurel offert à tous et toutes, même aux plus petites communes et exploitations agricoles.

    Markus Vennewald de la COMECE (Conférence européenne des évêques, Bruxelles) nous invite à travailler ensemble pour demander à l’UE de changer de politique. Nous devons soutenir les territoires ruraux en Europe.

     

    Dans nos collectifs, comme « Pour une autre PAC » nous devons avoir le souci des plus petits pour qu’ils aient les mêmes droits que les autres, que l’humain soit la priorité des décisions européennes.

    Nous avons aussi découvert que nous ne pouvons pas demander aux autres de se lancer « tête baissée » dans des projets sans les écouter, les comprendre, sans respecter leur rythme.

    Nous avons aussi été reçus par des villageois pour célébrer et pour un repas convivial. Nous avons visité un jeune agriculteur qui vient de s’installer.

    Nos échanges d’expériences sont fraternels, respectueux, ouverts. Des liens d’amitié se créent, nous avons du bonheur à nous retrouver et à connaître la vie des autres.

    Avram Fitiu, professeur à la faculté d’agriculture de Cluj (Roumanie) nous a alerté sur la situation des agriculteurs roumains, qui sont très nombreux et qui ont beaucoup de mal à s’en sortir. Ils ont en moyenne 3-4 ha. La PAC profite aux grandes exploitations de plusieurs milliers d’ha qui ont été rachetées par des investisseurs étrangers. Oui nous avons besoin d’une autre PAC.

    La délégation CMR à Cluj (Roumanie) pour la rencontre Prorure qui regroupe les associations de chrétiens dans le monde rural de 11 pays d'Europe.
    La délégation CMR à Cluj (Roumanie) pour la rencontre Prorure qui regroupe les associations de chrétiens dans le monde rural de 11 pays d’Europe.
  • Je mange donc je vote

    Je mange donc je vote

    Tribune. La campagne des élections européennes s’achève. Elle n’aura que très peu abordé la Politique Agricole Commune, plus gros budget de l’Union Européenne. Pourtant, savoir si et comment nous pourrons nous nourrir demain est un enjeu primordial.

    La Politique Agricole Commune (PAC) représente près de 40% du budget de l’Union Européenne (UE). C’est la seule politique de l’UE qui nous touche aussi directement, chaque fois que nous mangeons. Prévue dans les deux ans à venir, sa réforme sera votée par les eurodéputé·e·s élu·e·s dimanche prochain. Elle déterminera rien de moins que notre capacité, ou non, à produire l’alimentation de 600 millions d’Européens de manière juste, saine et durable.

    Une nécessité à portée de vote

    Aujourd’hui, la grande partie des 58 milliards d’euros de budget annuel de la PAC est attribuée aux paysan·ne·s suivant des règles obsolètes et inéquitables, sans considérations sociales, éthiques ou environnementales. Résultat, elle n’incite pas à sortir du modèle productiviste du siècle passé qui a des conséquences désastreuses : chute drastique du nombre de paysan·ne·s, érosion de la biodiversité – notamment par l’utilisation massive de pesticides -, importantes émissions de gaz à effet de serre, pollution des sols et des eaux, et non-respect du bien-être animal.

    Cette situation n’est pas une fatalité, c’est un choix politique. Nos futur·e·s député·e·s européen·ne·s voteront la prochaine réforme de la PAC. Par son importance budgétaire, nous devons en faire un formidable levier de transformation du modèle agricole et alimentaire européen au bénéfice de toutes et tous. Pour cela, elle doit accompagner la transition agroécologique et soutenir l’agriculture biologique, organiser les marchés pour rémunérer décemment les paysan·ne·s tout en réaffirmant l’objectif de souveraineté alimentaire des peuples en Europe et ailleurs, et favoriser des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. Assurer la pérennité d’une alimentation saine et diversifiée accessible à toutes et à tous n’est pas une chimère : c’est une nécessité, à portée de vote.

    Proportionnelle et vote de conviction

    Au cours du mois de mai, la plateforme Pour une autre PAC a organisé une trentaine de débats partout en France avec les groupes locaux de nos organisations membres. Citoyen·ne·s, paysan·ne·s et candidat·e·s (plus de 70 !), y ont échangé sur ce sujet qui nous concerne tou·te·s : comment faire pour que le contenu de nos assiettes rémunère dignement les producteurs et productrices, tout en préservant la planète et notre santé ? Par ces rencontres, nous avons amené les candidat·e·s à s’emparer de ce sujet central.

    Notre conclusion à l’issue de ces débats : nombreuses sont les listes dont le programme inclut des mesures favorables à une agriculture plus écologique mais seulement certaines proposent une vision globale cohérente, c’est-à-dire qui ne soumet pas l’agriculture européenne au libéralisme économique et préserve le principe de solidarité de l’UE.

    Les élections européennes se font à la proportionnelle : il suffit qu’une liste obtienne 5% des voix pour qu’elle soit représentée au parlement européen. Une opportunité de voter pour un programme par choix, sans se demander si la liste qui le porte arrivera en tête.

    Le 26 mai, chaque vote aura un impact direct sur le contenu de nos assiettes, celles de nos enfants, en Europe et dans le monde. Dimanche, je mange donc je vote !

    Découvrir les 12 priorités de la plateforme Pour une autre PAC

    Parcourir les compte-rendus des tables de débat citoyen organisées partout en France

    Les 35 organisations signataires de cette tribune sont membres de la plateforme « Pour une autre PAC ». Elle réunit des organisations paysannes, de protection de l’environnement et du bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens et citoyennes engagés dans leurs modes de consommation. Ensemble nous portons une vision nouvelle pour la Politique Agricole Commune : juste, saine et durable.

  • Mettez-vous à table avec un·e euro-député·e

    Mettez-vous à table avec un·e euro-député·e

    Dans moins de deux mois, le 26 mai prochain, se tiennent les élections pour choisir nos futur.es député.es européen.nes. Leur résultat aura un impact déterminant, via la Politique Agricole Commune (PAC), sur notre modèle agricole et alimentaire, dans nos champs et dans nos assiettes.

    Le CMR fait partie du collectif « Pour une autre PAC » qui rassemble 35 organisations françaises. Depuis plus de deux ans, le collectif porte auprès des dirigeant.es politiques le souhait d’un nouveau modèle d’agriculture et d’alimentation au niveau européen.

    Ce collectif a lancé en février la campagne « Tablons sur nos paysans » à laquelle le CMR participe. C’est dans ce cadre que l’on a organisé les causeries-débats au Salon de l’Agriculture sur le stand Pour une autre PAC.

    Dans cette dynamique, le collectif propose aujourd’hui à tous ses membres d’organiser des TABLES CITOYENNES pour une autre politique agricole commune.

    Nous vous proposons d’agir sur cet enjeu qui nous concerne toutes et tous, en organisant localement une rencontre courant mai avec l’appui de l’équipe d’organisation de Pour une autre PAC, en lien avec l’équipe nationale du CMR.

    C’est l’opportunité pour les membres du CMR de partager nos réflexions actuelles sur « le rural idéal » qui nous anime dans le cadre de la préparation des futurs UE et congrès.

    Pour cela, signalez-vous en répondant à ce mail et en remplissant ce rapide formulaire.

    Ces évènements, à organiser selon vos choix, auront pour but de rassembler candidat.es, paysan.nes et autres citoyen.nes pour discuter de l’enjeu agricole et alimentaire, informer les citoyen.nes sur la PAC et interpeller les candidat.es sur leurs engagements. L’ambition est de créer des espaces de dialogues conviviaux pour discuter ensemble du modèle d’agriculture et d’alimentation que nous voulons.

    L’équipe Pour une autre PAC met à votre disposition -après inscription- les outils nécessaires pour une organisation fluide et rapide de ces « Tables de débat citoyen » ainsi que les contacts avec des candidats aux élections européennes.

    Le tout est résumé sur le flyer de présentation de l’action TABLES CITOYENNES.

    Pour en savoir plus, découvrez les courtes vidéos sur la chaine youtube de la plateforme. Découvrez aussi le clip sur la PAC et le résumé des 12 priorités que l’on porte pour la prochaine PAC.

     

  • Les modèles agro-écologiques ont fait leurs preuves

    Les modèles agro-écologiques ont fait leurs preuves

    Le CMR fait parti de la plateforme « Pour une Autre PAC » aux côtés de trente-cinq organisations de défense des paysans et de protection de l’environnement. Cette plateforme milite pour une PAC plus juste et plus durable.

    A l’occasion du Salon de l’Agriculture la plateforme présente, dans une tribune au « Monde », douze priorités pour une autre politique agricole commune.

     

  • Pour une autre PAC : « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES »

    Pour une autre PAC : « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES »

    Pour une autre PAC est une plateforme française inter – organisations, dont le CMR fait parti, constituant un espace commun de réflexion et d’action, en vue de la refonte de la politique agricole commune (PAC).

    Pour une autre PAC défend une révision complète de l’actuelle politique agricole commune en faveur d’une nouvelle politique agricole et alimentaire commune (PAAC) mise au service de tou·te·s les citoyen·ne·s, en conciliant des objectifs de :

    • Valorisation du métier de paysan·ne

    • Durabilité de l’agriculture

    • Souveraineté alimentaire

    • Respect du bien-être animal

    • Dynamisme du tissu rural

    • Cohérence avec le développement des paysan·ne·s du Sud

    • Lutte contre les changements climatiques

    La campagne « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES » est née de la volonté d’organisations françaises réunies autour des questions de valorisation du métier de paysan, de mettre en lumière les rôles des paysan·ne·s encore trop méconnus. La plateforme Pour une autre PAC se mobilise pour défendre une nouvelle politique agricole commune valorisant notamment l’agriculture paysanne en Europe et ailleurs. Elle porte, en ce début d’année 2019, cette campagne de sensibilisation sur les multiples facettes du métier de paysan.ne et les différents enjeux associés, qui nous concernent tou·te·s, en tant que citoyen·ne·s du monde et acteur·trice·s de notre société. « TABLONS SUR NOS PAYSAN.NES » vise à faire prendre conscience au grand public de la richesse des apports de l’agriculture paysanne à la société. Cette campagne est la première étape d’une appropriation du sujet par les citoyen·ne·s, nécessaire afin de nourrir l’envie d’agir à nos côtés pour exiger, de nos dirigeant·e·s, une autre politique agricole commune : juste, saine et durable.

    La plateforme Pour une autre PAC au travers de la campagne « TABLONS SUR NOS PAYSAN·NES » sera présente au Salon International de l’agriculture, dans le hall 4 (stand 4D017). Le stand est construit autour d’une table, symbole phare de la campagne, choisi pour sa capacité à réunir en un même endroit une multitude d’acteur·rice·s pour un moment de convivialité ou d’échange. Le stand accueillera tour à tour ateliers, débats, interviews, témoignages, conférences et autres ; autrement dit, une diversité de types d’animation visant tantôt un public expert ou professionnel, tantôt des visiteur·se·s moins informé·e·s.