Étiquette : foi

  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 29 avril

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 29 avril

    Commentaires à partir du texte de Matthieu (11, 25-30)

    « Tout m’a été remis par mon Père. » Oui, TOUT ! Jésus est là pour faire le lien avec son Père. Il trace dans notre vie une voie qui n’est pas obscurcie par le fait de posséder et d’être ainsi possédé par un pouvoir.

    Il est libre, il respire, rien ne l’enferme. Il sait qu’il peut toujours revenir à Celui qui lui a tout confié.

    C’est à cette attitude qu’il nous invite en nous proposant de venir à Lui, d’être avec Lui, simplement. Il nous offre de partager son joug. (Le joug est cette pièce de bois qu’on met sur la tête d’un attelage d’animaux de trait leur permettant d’avancer ensemble sur le chemin, de conjuguer leurs forces.)

    Il nous offre sa manière de vivre ; il nous propose de marcher à côté de Lui. « Venez avec moi. » Faisons-le dans cette période où les questionnements foisonnent, où les prises de décision de reprise vont se multiplier bien vite. Les fardeaux de la vie peuvent submerger ceux qui n’ont pas la parole, ceux qui peinent et ploient. Soyons à leurs côtés en nous souvenant que nous ne sommes pas seuls.

    Le CMR nous invite à faire entendre la clameur du confinement, à porter la clameur du rural. Ne soyons pas accablé-es par l’énormité des chantiers qui nous attendent. Partageons notre joug pour avancer et soyons ouvert-es à ce que Dieu veut nous donner.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Image par Jeff Jacobs de Pixabay.
  • Commentaire de l’Évangile du mardi 28 avril

    Commentaire de l’Évangile du mardi 28 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean chapitre 6, versets 30-35

    La foule vient de faire une expérience inédite du partage : 5 000 personnes nourries avec cinq pains d’orge et deux poissons… et voilà qu’elle réclame à Jésus des signes ! C’est à n’y rien comprendre. Plus que voir, les auditeurs de Jésus ont été au cœur de l’évènement et pourtant, ils ne mettent toujours pas leur confiance en Jésus, ils ne sont pas près de croire en lui… Peut-être veulent-ils le réduire à n’être qu’un faiseur de miracles, refusant alors de se laisser surprendre par Dieu, par son envoyé, retombant dans les mêmes ornières que leurs pères, incrédules malgré la manne, malgré l’eau du rocher…

    Et nous, que demandons-nous en cette période de pandémie ? Que, miraculeusement, il interrompe la contagion et ses conséquences ? S’il y a encore des amis du Christ aujourd’hui (on peut l’espérer), c’est avec eux, en eux et par eux que des signes nous sont donnés de sa présence, pour peu que ces amis et disciples réalisent l’œuvre de Dieu en partageant avec d’autres, leur temps, leurs forces, leurs compétences, leurs disponibilités pour donner le pain et l’eau dont ont besoin ici et maintenant nos contemporains.

    Être activement présent-es sur les lieux de fracture de la société (et ils nous sont devenus visibles) pour redonner à tou-tes et à chacun-e de la confiance en l’autre, de l’espérance en l’avenir, et cette fraternité sans laquelle nous mourrons tous de faim et de soif. Alors le pain que nous partagerons dans nos rencontres fraternelles et liturgiques sera vraiment un pain de vie, cette vie que Dieu veut répandre en tous pour que nous n’ayons plus faim…

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Reconstitution de la Cène à l’hôpital de la Salpêtrière, Paris.
  • Commentaire de l’Évangile du lundi 27 avril

    Commentaire de l’Évangile du lundi 27 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean chapitre 6, versets 22-29

    Que s’est-il passé la veille ? (Jean 6/1-15)

    La Pâque, la fête juive est proche. Une foule de pêcheurs habitant près du lac de Tibériade suit Jésus avec ses disciples. Jésus gravit la montagne, à la vue de cette foule, Jésus dit à Philippe « Où achèteront-nous des pains pour que mangent ces gens ? »

    La question de Jésus rejoint le questionnement d’aujourd’hui : où chercher les différents tests pour permettre un déconfinement qui limite les risques d’infection. Nos entreprises proches, celles qui en ont la capacité, se sont mises à fabriquer des masques.

    Que va-t-il se passer avec cette foule ? (Jean 6/22-29)

    Elle ne lâche pas Jésus. Elle le cherche.

    « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasié-es. »

    En CMR, nous sommes attentifs aux besoins de la société.  Aujourd’hui , nous sommes rejoints par Jésus qui nous dit : « N’ayez pas peur. » Repérez les signes de la présence du Ressuscité dans le pain et le vin.

    « Sanctifie ces offrandes » : fruit du labeur des hommes, ces offrandes sont déjà issues d’un « travail » d’enfantement. Elles sont les signes de la transfiguration de notre terre. En face de l’angoisse de la crise économique qui touche les petites entreprises, repérons les gestes de solidarité et d’attention.

    Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Photo Jeanne Menjoulet, licence CC BY.
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 24 avril

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 24 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 6, versets 1-15

    Est-ce que nous avons assez de stock pour faire face à la situation ? Avons-nous assez de matériel médical pour juguler cette pandémie ? Question d’aujourd’hui, question d’hier… Une foule en attente d’être prise en charge, d’être nourrie : comment faire ? En effet, « cinq pains d’orge et deux poissons » pour 5 000 personnes, ce n’est pas vraiment rassurant. Et pourtant, Jésus demande de commencer la distribution… Il ne multiplie rien sauf la confiance qui permet d’entrer dans un processus de partage qui portera ses fruits, puisque avec les restes, douze paniers seront remplis.

    Quand Jésus anticipe le résultat en rendant grâce à Dieu, il exprime surtout sa confiance envers celles et ceux qui sont là et qui peuvent entrer dans la logique du partage. Et si certains préfèrent garder jalousement pour eux, d’autres choisissent de mettre à disposition même le peu qu’ils ont, car la vie partagée ouvre sur le « surplus ». Des pays, des États ferment leurs frontières, ignorent le mot solidarité, d’autres par contre optent pour le partage des moyens matériels et humains… C’est ainsi qu’ils sauvent l’humanité.

    Ce récit (6 versions dans les 4 évangiles) qui a tout l’allure d’une parabole nous invite à croire que, si nous entrons dans la logique du partage, avec le peu que nous avons, nous pouvons initier un monde nouveau. Celui-ci a besoin, non pas de quelque chef ou roi providentiel, mais de cette humanité, un peu plus ancrée en nous, qui invite à se soucier de ses frères et sœurs en humanité. C’est une belle manière d’apporter sa pierre à la construction de la maison commune.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Photo Andrew 3000, CC BY-NC.
    Photo M. Cacace, CMR.
  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 23 avril

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 23 avril

    Commentaires à partir de Jean, chapitre 3, versets 31 à 36

    Jean Baptiste parle du Christ : Jésus vient du « ciel ». Il témoigne de la vie en Dieu. C’est une vie d’Amour qui anime Dieu. Et cet Amour, c’est l’Amour de l’humanité, celle qui sera en Christ à la fin des temps. Oui, l’humanité est appelée à vivre en Dieu, par, avec et en Christ. Et cet Amour qui circule entre Dieu et l’humanité, et bien c’est l’Esprit qui est totalement en Christ et depuis Pâques, continue sa présence dans l’humanité, au-delà de toute mesure.

    Oui l’Esprit de Dieu, son Amour sans mesure de l’humanité, est bien présent et, nous les disciples, nous devons voir, discerner sa présence chez nos sœurs et nos frères les humains que nous rencontrons. Nous devons agir. Nous devons vivre l’amour des autres en actes. Nous devons rencontrer Dieu pour qu’il soit présent dans nos eucharisties, dans nos prières. Dire que Christ est ressuscité, c’est dire que l’Esprit de Dieu se rend présent dans notre monde.

    Dans cette pandémie, pendant la remise en cause de notre société, aussi bien au niveau local, régional, national, européen et mondial, l’Esprit d’Amour de Dieu est bien présent. Nous laissant libre, n’attendons pas qu’il arrête l’épidémie d’un coup de baguette magique. Non, il est présent chez les femmes, surtout les femmes et quelques hommes, qui prennent soin des autres ; pensons aux aides soignantes, infirmières, médecins. Pensons aux caissières, éboueurs, et autres  métiers tournés vers le service des autres. L’esprit est là. Arrêtons de mépriser ce « petit peuple » qu’on regarde à peine, habituellement. Il est traversé par la présence de Dieu. C’est là, chez celles et ceux qui prennent soin des autres qu’est la preuve que Dieu existe, qu’il est amour. C’est d’abord par eux que nous pourrons construire une nouvelle société fondée sur la solidarité, que nous pourrons permettre au royaume donné par Dieu depuis Pâques de surgir en pleine lumière.

    Disciples, travaillons, avec notre humanité, à faire surgir l’Amour et prions pour que Dieu continue de nous donner son royaume sans mesure.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 22 avril

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 22 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean chapitre 3, versets 16-21

    L’enjeu de l’incarnation du Fils de Dieu en un homme n’est pas pour accabler l’humanité. Non, c’est un acte d’Amour fou de Dieu qui est Père. Avoir confiance en l’Amour de Dieu nous fait échapper au jugement. Car ce qui juge, c’est le côté éclairant du Christ. Il est comme un phare qui éclaire toute l’humanité. Et ce phare d’Amour, c’est un phare super puissant qui ne laisse aucune zone dans l’ombre.

    N’est-ce pas un enjeu de cette pandémie qui vient désorganiser à la fois, nos vies personnelles, nos vies de famille, nos vies de travail, nos relations amicales ou professionnelles ?

    Dans les commentaires de cette pandémie, voilà que des zones d’ombre, d’obscurité totale apparaissent. La pandémie met les hôpitaux sous tension, certes. Mais l’hôpital allait suffisamment mal avant la pandémie pour que toutes les strates professionnelles pensent à démissionner ou se mettre en grève. Et l’organisation de la santé en dehors de l’hôpital n’allait pas mieux : fermeture de maternités en rural, difficulté de remplacer les médecins de campagne à cause entre autres de la dureté de leurs vies, difficultés des infirmières à domicile tellement mal rémunérées, difficulté pour la prise en charge des personnes âgées désirant rester à domicile, etc.

    La lumière, peu à peu, apparaît, car l’Esprit d’Amour ne s’arrête jamais d’éclairer l’humanité, quelquefois à son insu. Elle éclaire le dévouement des professionnels de la santé, le dévouement surtout des femmes, à l’hôpital, dans les magasins encore ouverts, ou bien dans les services des ordures ou du nettoyage des lieux publics. C’est cette même lumière qui fait qu’une partie de la population se met à applaudir…Mais la lumière éclaire aussi l’égoïsme qui traverse notre humanité…la mauvaise gestion des masques, les choix politiques qui nous conduisent à vivre un confinement qui bloque l’économie certes, mais qui remet en cause toutes les relations sociales, le fait qu’il faudrait déconfiner en testant toute la population, mais sans en avoir les moyens faute de ne pas avoir prévu. Dieu ne juge pas… Il éclaire… Eh bien, nous sommes invité-es, nous les disciples, à nous transformer en petite table ou Dieu peut poser sa lumière. Il pourra ainsi éclairer le chemin que l’humanité, dès aujourd’hui, doit prendre pour sauver la planète au niveau écologique, pour éviter que les pandémies suivantes ne conduisent aux confinements. Travaillons en acte et en prière pour que l’humanité choisisse enfin le seul chemin de vie : celui de l’amour de nos sœurs et nos frères en humanité.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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    Photo Josselin Berger
  • Commentaire de l’Évangile du mardi 21 avril

    Commentaire de l’Évangile du mardi 21 avril

    « L’égalité […] n’existera d’une manière véritable que lorsque chacun […] produira selon ses facultés et consommera selon ses besoins. »
    Louis Blanc, 1839

    Commentaires à partir d’Actes des Apôtres 4,32-37 & Jean 3,7b-15

    En lisant cet extrait des Actes des Apôtres, je suis demandé dans quelle utopie j’étais soudain transporté ! En effet, tout mettre en commun, même après la pandémie que nous vivons, j’ose à peine y croire… Il aurait déjà fallu commencer par les masques, les respirateurs, les moyens hospitaliers, et cela, pas seulement entre les régions, mais aussi les pays et même les continents, alors que le réflexe premier est celui de la fermeture…

    Rendre témoignage de la Résurrection, c’est à dire de l’entrée dans une vie nouvelle, c’est veiller nous dit Saint Luc à ce que personne ne soit dans l’indigence, au point de distribuer à chacun-e en fonction de ses besoins… et, continuons à rêver, remettre les dettes, les compteurs à zéro pour pouvoir repartir avec les mêmes chances ; en finir avec les profits éhontés (peut-être avez-vous aussi reçu cette proposition : comment tirer profit – financier – de la crise ?), et choisir avec détermination la solidarité.

    Pour cela, « il nous faut naître d’en haut », dit Jésus à Nicodème. Mais « comment cela peut-il se faire ? » En se laissant porter par un souffle nouveau qui peut nourrir notre vie intérieure (de confiné-e), de quoi nous mettre à l’écoute de cette voix tout aussi intérieure, que les bruits de la société avaient progressivement occultée.

    Inspirons-nous du titre de ce livre de Christiane Singer : Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? Mais il faut du temps et du silence pour croire, pour mettre notre confiance en Celui qui nous parle des choses du ciel, non pas pour que nous nous évadions de la terre, mais pour que nous y vivions avec le désir de contribuer ensemble à l’émergence d’une vie nouvelle au service d’une maison commune pour toute l’humanité.

    Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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    Eric Delcroix, Cyberlabe
  • Commentaire de l’Évangile du lundi 20 avril

    Commentaire de l’Évangile du lundi 20 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean 3, 1-8

    Pourquoi Nicodème rencontre-t-il Jésus de nuit ?

    Qui est-il ?

    -un notable juif pharisien qui cherche la vérité : « Rabbi, nous le savons, tu viens de la part de Dieu comme un Maître : personne ne peut faire les signes que tu fais, si Dieu n’est pas avec lui. »

    Jésus lui répond : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais d’où il ne vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

    -un membre du sanhédrin qui prend la parole : « Notre Loi juge-telle un homme sans d’abord l’entendre et savoir ce qu’il fait » ? (Jn 7/49)

    -un disciple de Jésus qui le dépose avec Joseph d’Arimathie dans le tombeau du jardin. Nicodème apporte cent livres de mélange de myrrhe et d’aloès. (Jn 19/39)

    Merci Nicodème !

    Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

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    Photo Gaël Davaux
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 17 avril

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 17 avril

    Commentaires à partir du texte de Jean 21 , 1-14

    Les apôtres sont désœuvrés. Christ est ressuscité. Mais il les laisse seuls. Que faire, sinon leur métier, la pêche ? Et ils partent sur la mer, plutôt hostile car c’est la nuit… Et ils ne prennent rien. C’est le matin. La fatigue est là. Et quelqu’un les interpelle de manière familière pour demander de la nourriture. Ils ne peuvent que dire leur inefficacité. Et voici cet homme sur la berge qui leur demande de pêcher à nouveau. Ils le font. Et les filets sont pleins… Alors le disciple le plus aimant reconnaît Jésus. Il ouvre les yeux de Pierre qui, comme dans le jardin d’Éden, se rencontre qu’il est nu et qu’il faut qu’il remette son habit avant de plonger dans la mer hostile pendant que les autres reconduisent tranquillement les barques.

    Oh, ironie de Dieu ! Sur un feu de braise, des poissons sont déjà préparés… Depuis des années, disciples du Christ, nous naviguons dans les mers hostiles. L’humain est tellement capable de tout, mais particulièrement du pire. Tant de crises économiques, tant de guerres, tant de génocides et quelquefois des génocides au nom du Christ ! Et puis, ce virus qui actuellement met à mal toute l’organisation de la planète, cette organisation qui nous a été vendue par les marchands du temple, ceux qui font de la maison commune du Père une maison de commerce, comme la seule organisation économique possible ! Nous jetons nos filets dans la mer hostile comme nous pouvons, souvent avec prudence et sans bruit pour ne pas effrayer le poisson.

    Soyons dans la confiance, dans la Foi : Jésus est là sur le bord. Il a tout préparé. Et laissons inviter à jeter encore et encore nos filets, sans aucune peur. Oui, partageons pour l’humanité à la fois merveilleuse et triste à regarder, le pain et le poisson, le corps et le sang du Christ.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Roger Clorennec, La Pêche miraculeuse, 1968, église Sainte-Bernadette d’Orvault
  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 16 avril

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 16 avril

    Commentaires à partir de Luc, chapitre 24, versets 35 à 48

    A Emmaüs, les deux disciples vivent la frustration de l’Eucharistie. Jésus Christ, aussitôt le pain partagé, disparaît.

    Cependant, cette première messe après la Cène, les met en mouvement et les voici à nouveau en communion avec l’ensemble des disciples. Et cette unité entre celles et ceux qui croient, permet au Christ de se rendre présent. La vie continue. Le Christ a le même corps souffrant. Il peut manger.

    La vie continue, mais elle est autre. Il nous invite à la voir et à l’expérimenter. « Voyez mes mains et mes pieds. » « Touchez à mon corps. » Il nous invite à discerner. Lisons l’écriture. Il ouvre notre intelligence, notre Esprit. Il nous invite à agir.

    Majoritairement confiné-es, nous venons de vivre Pâques autrement. Voyons notre monde. Laissons le Christ ouvrir notre intelligence en lisant et relisant, seul-e ou à plusieurs, l’Écriture. Alors nous serons prêt-es à agir : nous pouvons partager avec celles et ceux qui nous entourent , nos actions de construction d’une nouvelle société  fondée sur l’Amour  (caritas : l’amour en action). Partageons notre Espérance. C’est la certitude qu’au cœur de la croix, et la pandémie en fait partie, Dieu nous donne le royaume à construire. Il nous invite à nous retourner et à retrouver nos communautés pour recevoir le royaume des mains du Christ, c’est-à-dire la nouvelle vie promise.

    Et le service que notre baptême nous impose, c’est de témoigner au monde que le royaume, c’est la mise en œuvre d’une société fondée sur l’amour fraternel. Au cœur du confinement, Christ est là. Il nous invite à sortir dès que cela sera possible. Et nous pourrons et devrons dire au monde, par nos petites et grandes actions, l’inouï de l’Évangile : l’amour inconditionnel de Dieu, amour de l’humanité entière en donnant priorité aux plus pauvres.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

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    Véronique Gouy, La Pêche miraculeuse