Ce que beaucoup de nos contemporains vivent en ce moment trouve un écho dans cette semaine que la tradition chrétienne qualifie de sainte, qui est aussi celle de la Passion… Les chrétien-nes sont en effet invité-es à faire mémoire des jours qui ont conduit Jésus à sa condamnation à mort et à son exécution… Pas facile d’accompagner même un ami jusqu’au lieu de son supplice et d’être témoin de la dispersion progressive de ses ami-es à l’approche de cette échéance.
Aujourd’hui l’extrait d’Évangile (Jean 13,21-33.36-38) nous fait le récit de l’abandon de Jésus par Judas (celui qui le livre) puis par Pierre (« tu vas me renier ! »). Après avoir été entouré de ses disciples, et des foules qui l’accompagnaient, Jésus va se retrouver seul, comme confiné dans sa souffrance et sa tristesse (« Mon âme est triste à en mourir »). Durant cette pandémie, malgré les efforts des soignants, ils sont nombreux celles et ceux qui meurent seuls loin de leurs proches.
En ce moment où les solidarités sont indispensables dans nos sociétés, accompagner jusqu’au bout tant les soignant-es que les soigné-es est exigeant ; nous pouvons être tenté-es de laisser d’autres agir, mais nous pouvons aussi inventer une manière d’être (certains applaudissent, d’autres proposent leur service, d’autres encore accueillent…). Laisser nos actions, quelles qu’elles soient, être traversées par la sollicitude, la tendresse, l’écoute active, la simple présence… les choix sont multiples.
Et après ! Une fois la souffrance et la mort passées, il sera temps de re-susciter la vie, redonner espérance, le goût de vivre et surtout prendre vraiment soin de notre « maison commune » ?
Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.
Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.




