-un notable juif pharisien qui cherche la vérité : « Rabbi, nous le savons, tu viens de la part de Dieu comme un Maître : personne ne peut faire les signes que tu fais, si Dieu n’est pas avec lui. »
Jésus lui répond : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais d’où il ne vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
-un membre du sanhédrin qui prend la parole : « Notre Loi juge-telle un homme sans d’abord l’entendre et savoir ce qu’il fait » ? (Jn 7/49)
-un disciple de Jésus qui le dépose avec Joseph d’Arimathie dans le tombeau du jardin. Nicodème apporte cent livres de mélange de myrrhe et d’aloès. (Jn 19/39)
Merci Nicodème !
Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.
Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.
Les apôtres sont désœuvrés. Christ est ressuscité. Mais il les laisse seuls. Que faire, sinon leur métier, la pêche ? Et ils partent sur la mer, plutôt hostile car c’est la nuit… Et ils ne prennent rien. C’est le matin. La fatigue est là. Et quelqu’un les interpelle de manière familière pour demander de la nourriture. Ils ne peuvent que dire leur inefficacité. Et voici cet homme sur la berge qui leur demande de pêcher à nouveau. Ils le font. Et les filets sont pleins… Alors le disciple le plus aimant reconnaît Jésus. Il ouvre les yeux de Pierre qui, comme dans le jardin d’Éden, se rencontre qu’il est nu et qu’il faut qu’il remette son habit avant de plonger dans la mer hostile pendant que les autres reconduisent tranquillement les barques.
Oh, ironie de Dieu ! Sur un feu de braise, des poissons sont déjà préparés… Depuis des années, disciples du Christ, nous naviguons dans les mers hostiles. L’humain est tellement capable de tout, mais particulièrement du pire. Tant de crises économiques, tant de guerres, tant de génocides et quelquefois des génocides au nom du Christ ! Et puis, ce virus qui actuellement met à mal toute l’organisation de la planète, cette organisation qui nous a été vendue par les marchands du temple, ceux qui font de la maison commune du Père une maison de commerce, comme la seule organisation économique possible ! Nous jetons nos filets dans la mer hostile comme nous pouvons, souvent avec prudence et sans bruit pour ne pas effrayer le poisson.
Soyons dans la confiance, dans la Foi : Jésus est là sur le bord. Il a tout préparé. Et laissons inviter à jeter encore et encore nos filets, sans aucune peur. Oui, partageons pour l’humanité à la fois merveilleuse et triste à regarder, le pain et le poisson, le corps et le sang du Christ.
Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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Roger Clorennec, La Pêche miraculeuse, 1968, église Sainte-Bernadette d’Orvault
Commentaires à partir de Luc, chapitre 24, versets 35 à 48
A Emmaüs, les deux disciples vivent la frustration de l’Eucharistie. Jésus Christ, aussitôt le pain partagé, disparaît.
Cependant, cette première messe après la Cène, les met en mouvement et les voici à nouveau en communion avec l’ensemble des disciples. Et cette unité entre celles et ceux qui croient, permet au Christ de se rendre présent. La vie continue. Le Christ a le même corps souffrant. Il peut manger.
La vie continue, mais elle est autre. Il nous invite à la voir et à l’expérimenter. « Voyez mes mains et mes pieds. » « Touchez à mon corps. » Il nous invite à discerner. Lisons l’écriture. Il ouvre notre intelligence, notre Esprit. Il nous invite à agir.
Majoritairement confiné-es, nous venons de vivre Pâques autrement. Voyons notre monde. Laissons le Christ ouvrir notre intelligence en lisant et relisant, seul-e ou à plusieurs, l’Écriture. Alors nous serons prêt-es à agir : nous pouvons partager avec celles et ceux qui nous entourent , nos actions de construction d’une nouvelle société fondée sur l’Amour (caritas : l’amour en action). Partageons notre Espérance. C’est la certitude qu’au cœur de la croix, et la pandémie en fait partie, Dieu nous donne le royaume à construire. Il nous invite à nous retourner et à retrouver nos communautés pour recevoir le royaume des mains du Christ, c’est-à-dire la nouvelle vie promise.
Et le service que notre baptême nous impose, c’est de témoigner au monde que le royaume, c’est la mise en œuvre d’une société fondée sur l’amour fraternel. Au cœur du confinement, Christ est là. Il nous invite à sortir dès que cela sera possible. Et nous pourrons et devrons dire au monde, par nos petites et grandes actions, l’inouï de l’Évangile : l’amour inconditionnel de Dieu, amour de l’humanité entière en donnant priorité aux plus pauvres.
Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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Commentaires à partir de l’Évangile selon saint Luc (24, 13-35)
Deux disciples rentrent chez eux après avoir perdu tout espoir ; le premier est nommé, c’est Cléophas ; le second, c’est peut-être chacun-e d’entre nous.
« Ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. » Ils racontent à l’inconnu qui les a rejoints les événements passés. Le prophète Jésus est mort sans résistance. Dieu a choisi un chemin qu’ils n’avaient pas prévu. lls sont tristes et déçus. Dans notre actualité, nous le sommes aussi. Nous essayons de comprendre ce qui se passe avec cette pandémie. Nous nous informons, nous écoutons les médias.
« Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. »
« Reste avec nous. » Les disciples invitent l’inconnu à s’asseoir à leurs côtés. C’est Jésus mais il ne peut plus être vu avec les yeux du corps. Et nous, le reconnaissons-nous dans ce que nous vivons ? Pourtant il chemine avec nous. C’est ce que nous essayons de découvrir lorsque nous nous plongeons dans la Parole de Dieu, seuls ou en équipe (c’est possible, même confiné-es !).
« Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent mais il disparut à leurs regards.» Les deux disciples se lancent au milieu de la nuit et repartent tout joyeux vers la communauté, vers Jérusalem. Ils racontent ce qui s’est passé avec un regard nouveau, la lumière de la foi. Avec toutes les interrogations qui se posent à notre société en ce moment, ce chemin, celui d’Emmaüs, s’offre à chacun-e de nous.
Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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Velázquez, Le Souper à Emmaüs, vers 1620, New York Metropolitan Museum of Art
Après Marie, la mère de Jésus, Marie de Magdala est la femme la plus citée de toutes les femmes dans les évangiles (vingt fois); elle recevra de la part d’Hippolyte de Rome, le titre d’« apôtre des apôtres » ; elle est aussi la première à avoir eu le privilège de la rencontre avec le Ressuscité comme l’atteste Saint Marc (16,9)… En Jean 20, elle est la femme « disciple bien-aimée », à l’image de la bien-aimée du Cantique des Cantiques qui sort à l’aube pour retrouver son bien-aimé, le cherchant sans d’abord le trouver… de là cette rencontre et ce dialogue amoureux entre Jésus et elle… (« Myriam ! » « Rabbouni ! »).
Rencontre étonnante et peut-être même dérangeante au point que ce récit n’a pas été retenu dans les textes dominicaux choisis par des hommes ! Comment accepter qu’une femme puisse avoir « vu » Jésus vivant, au même titre que Pierre (Lc 24,34) et Paul (1 Co 15,8)… Déjà et toujours la question de la place de la femme dans notre Église !
Elle a vu le Ressuscité après s’être retournée par deux fois (20,14.16)… comme si au retournement extérieur venait s’ajouter un retournement intérieur. Elle se situe dans la ligne du prophète de l’Apocalypse de Jean : « Me retournant, je vis comme un fils d’homme. » (Ap 1,10-19) La voilà devenue prophète visionnaire au même titre que Myriam, la sœur de Moïse.
Ensuite, pour bien souligner son statut d’apôtre, l’auteur de cet Évangile fait de Marie de Magdala, une évangélisatrice auprès des disciples… remplissant tous les critères de l’apostolicité donnés par Paul : elle a vu le Seigneur ressuscité, elle annonce l’Évangile de Jésus, et elle s’adresse à une communauté fraternelle (« Va trouver mes frères »).
Ne sommes-nous pas là témoins de l’irruption d’un monde nouveau, ce Royaume inauguré par Jésus lui-même ? A nous de participer activement à sa mise en œuvre.
Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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Dmitry Shkolnik, Marie-Madeleine et le Christ ressuscité, église Saint Paul, Dayton, Ohio. Photo Ted.
Pour entrer dans le texte proposé aujourd’hui, regardons ce qui se passe dans le lieu que les deux femmes viennent visiter.
Après le sabbat, au commencement du premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent voir le sépulcre, non pour embaumer le corps mais pour vénérer le lieu. Et voilà qu’il se fit un grand tremblement de terre : l’Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre sur laquelle il s’assit. L’Ange avait l’aspect de l’éclair et sa robe était blanche comme neige. À sa vue, les gardes tressaillirent d’effroi et devinrent comme morts
À ce moment, les femmes entendent les paroles de l’Ange : « Ne craignez point, je sais que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n’est pas ici car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir le lieu où il gisait et vite allez dire à ses disciples : « Il est resuscité d’entre les morts, et voilà qu’Il vous précède en Galilée et c’est là que vous le verrez. » Voilà je vous l’ai dit. » Quelle nouvelle inouïe ! Il est ressuscité ! Quelle nouvelle pour Marie Madeleine et Marie mère de Jacques ! Elles reçoivent une mission : annoncer aux disciples où ils pourront désormais le rencontrer. Elles quittent vite le tombeau, émues pleines de joie elles coururent porter la bonne nouvelle.
Dans ce passage, l’Ange invite les femmes à voir le tombeau. Elles entendent la nouvelle : Jésus le crucifié n’est pas ici. Il est resuscité d’entre les morts. La vie est plus forte que la mort. Nous pouvons et nous sommes invités en équipe à discerner dans notre vie et celles des autres les signes du Christ resuscité.
Jésus vient lui-même à la rencontre des femmes. « Je vous salue. » Elles sont touchées par cette proximité de Jésus. Parfois, dans le « voir juger agir » il est bon de se poser un peu. Mais la force du Ressuscité fait courir ces femmes vers les disciples.
« Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’Ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
J’ai participé à la rencontre des différentes fédés de ma région. C’est avec joie que nous avons constaté le besoin de se retrouver pour célébrer la vie ! Aujourd’hui, nous voyons dans les hôpitaux combien le personnel soignant se bat contre la mort et combien la fraternité est présente au cœur de nos fragilités. C’est au cœur des lieux de fracture que le Ressuscité nous donne rendez-vous !
Béatrice, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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Vitrail du XVe siècle par Bernard Flower, église de Fairford.
Pour beaucoup, le Vendredi saint est le jour du chemin de croix… dont les stations ont vu le jour progressivement… Si vous méditez les évangiles, vous n’y retrouvez pas toutes les étapes. Cette inventivité de la part des chrétien-nes peut aussi être la nôtre, en fonction de ce que nous sommes en train de vivre.
Un temps de Carême, de quarantaine, un peu particulier, puisqu’il concerne tou-es les habitant-es de notre Terre. Ce qui, avec le temps, était devenu une propriété des seu-els chrétien-nes concerne aujourd’hui toute l’humanité, selon ce que Jésus, dans l’Évangile de Jean (dont la Passion est lue aujourd’hui), annonce entre l’onction de Béthanie et le geste du lavement des pieds : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (12,32).
Les stations du chemin de croix concernent chacun-e de nous à divers titres ; nous pouvons être de ceux et celles qu’il faut consoler, de celles et ceux qui tombent et se relèvent, de celles et ceux qui épongent le visage des condamné-es d’aujourd’hui… Elles nous mènent devant celui qui, Fils de l’homme (i.e. symbolisant toute l’humanité), est là, agonisant sur la croix, ceint non pas d’un pagne, mais du tablier du serviteur. Cet habit donne à cette mort ignominieuse, son sens profond, celui du service accompli jusqu’au bout : c’est en serviteur aimant que Jésus mène sa mission à l’accomplissement (13,1 « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à l’accomplissement » > 19,30 « Tout est accompli »).
Nos chemins, aussi divers soient-ils, prennent vraiment leur sens quand ils se rejoignent dans le service commun de cette humanité que Dieu aime… et à laquelle il a, non pas remis, mais transmis l’esprit (19,30), dont il a dit à Nicodème (3,8) qu’il soufflait où il veut, et dont il a révélé à la Samaritaine (4,23), que c’est en lui et en vérité que nous devons adorer Dieu.
Chemin de croix, mais aussi chemin de vie et de résurrection, pour peu qu’il soit au service de cette maison commune qu’est l’humanité.
Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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D’après Crucifixion blanche, Marc Chagall, 1938, Art Institute of Chicago.
Commentaire à partir du texte de Jean, chapitre 13, versets 1 à 15
Nous voici au cœur d’une Semaine sainte que nous n’aurions pas pu imaginer ne serait-ce qu’un mois et demi avant. La pandémie prend une dimension mondiale et, peu à peu, chaque pays, chaque culture sont confrontées à la maladie, à sa contagion très rapide, à la mort qui l’accompagne. Nos célébrations ne nous rassembleront pas directement et nous nous devons d’inventer une manière de célébrer autre ; nous sommes invité-es à un acte de Foi. C’est Dieu qui est communion, et quand nous pouvons nous réunir physiquement, nos rassemblements ne sont que le sacrement de l’union en Christ. Croyons à la force du rassemblement même quand nous sommes loin physiquement et sachons inventer une manière autre de prier.
La Semaine sainte vécue en climat de pandémie nous invite à suivre un chemin qui a bien des points communs avec le chemin du Christ, les dernières semaines de sa vie comme homme mortel. De l’entrée triomphante mais contestée dans Jérusalem, il va cheminer en affrontant les humiliations de plusieurs procès, la destruction progressive de son corps, la mort sur la croix, mort ô combien humiliante. Il est pratiquement seul sur la croix, comme sont pratiquement seul-es celles et ceux qui meurent aujourd’hui, particulièrement en réanimation.
C’est au cœur de cette marche vers l’humiliation que Jésus fait le don de l’eucharistie à ses disciples, donc à nous, à la suite des personnes baptisées avant nous. La liturgie catholique a choisi, en ce jour de mémoire du don de l’Eucharistie, de nous inviter à méditer la scène du lavement des pieds. En effet, l’évangéliste Jean a choisi de ne pas reprendre les mots de l’institution de l’Eucharistie. Il souligne ainsi, de manière extraordinairement forte, que l’Eucharistie ne peut être célébrée qu’en acceptant d’être servante ou serviteur. Oui, mais servante et serviteur de qui ?
Eh bien, en célébrant la consécration du pain et du vin, nous acceptons d’être celles et ceux qui ont vu le monde tel qu’il est et qui déposons notre « voir » sur la table/autel sous la forme du pain qui donne la force et du vin, du bon vin qui irrigue.
Alors le Christ peut s’en saisir et, en communion avec les servantes et les serviteurs, l’offrir à son Père. Cette offrande conduit le Fils, serviteur des serviteurs, à la croix et à la mort qu’il accepte. C’est l’unique chemin pour que l’Amour du Père vienne donner vie à l’humanité en Christ.
Nous allons vivre ce chemin très confiné-es, très seul-es. Nous sommes, pour beaucoup, à l’image de Marie, à Béthanie, qui reste confinée à la maison pendant que Marthe agit et va au-devant de Jésus.
Prions fortement pour que les « Marthes » qui agissent au service des malades, des pauvres, de la société. Prions et ayons confiance. Sans pouvoir se réunir, pourtant nous sommes en communion avec ceux qui élèvent le corps et le sang ensemble, symbole de la Croix, car la résurrection se vit par, avec et en Jésus Christ.
Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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Arcabas, Les Disciples d’Emmaüs, 1993-1994, église Torre de Roveri, Bergame
La lecture de ce jour nous invite à découvrir toutes les tensions qui se vivent entre Judas, les disciples et Jésus.
Dans cet extrait, Judas entre en scène. Comment cet homme que Jésus a nommé, qui a vu tant de miracles, vu tant de détresses soulagées, entendu tant de sagesse, a-t-il pu progressivement devenir celui qui lâche Jésus ? Il vient de s’offusquer de ce que lui (et les disciples) considèrent comme un gaspillage avec ce parfum déversé sur Jésus par Marie. Il est profondément déçu, dépité. Et le voilà devenu le pire adversaire du Christ. Il n’accepte pas Jésus tel qu’il est et rejette la lumière. Il ne voit pas que c’est à lui de changer.
Les disciples s’interrogent, sont incertains, peut-être saisis par le doute. Mais ils suivent jésus avec confiance.
Jésus sait que toute vie humaine est faite de diverses périodes et traverse l’épreuve. Il désire vivre humainement en agissant dans le sens de la vie, de la promesse faite par Dieu. Il laisse Judas faire ce que ce dernier a décidé et ne lui ferme pas la porte.
Depuis le début de ce confinement, nous sommes assaillis par des doutes, des incompréhensions, des incertitudes, des questions, peut-être des remises en cause. C’est peut-être le moment de discerner ce que le Seigneur attend de nous. Avec tout ce que nous pouvons entendre, voir, vivre, nous pourrons envisager de nouvelles perspectives pour le CMR. Agissons comme Pierre et Jean, avec amour et confiance.
Cette semaine sainte, c’est l’heure de Jésus mais c’est aussi notre heure, l’heure du choix. Nous sommes invité-es à marcher près de Jésus, avec Lui.
Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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Chapiteau de l’abbatiale Saint-Austremoine d’Issoire.
Ce que beaucoup de nos contemporains vivent en ce moment trouve un écho dans cette semaine que la tradition chrétienne qualifie de sainte, qui est aussi celle de la Passion… Les chrétien-nes sont en effet invité-es à faire mémoire des jours qui ont conduit Jésus à sa condamnation à mort et à son exécution… Pas facile d’accompagner même un ami jusqu’au lieu de son supplice et d’être témoin de la dispersion progressive de ses ami-es à l’approche de cette échéance.
Aujourd’hui l’extrait d’Évangile (Jean 13,21-33.36-38) nous fait le récit de l’abandon de Jésus par Judas (celui qui le livre) puis par Pierre (« tu vas me renier ! »). Après avoir été entouré de ses disciples, et des foules qui l’accompagnaient, Jésus va se retrouver seul, comme confiné dans sa souffrance et sa tristesse (« Mon âme est triste à en mourir »). Durant cette pandémie, malgré les efforts des soignants, ils sont nombreux celles et ceux qui meurent seuls loin de leurs proches.
En ce moment où les solidarités sont indispensables dans nos sociétés, accompagner jusqu’au bout tant les soignant-es que les soigné-es est exigeant ; nous pouvons être tenté-es de laisser d’autres agir, mais nous pouvons aussi inventer une manière d’être (certains applaudissent, d’autres proposent leur service, d’autres encore accueillent…). Laisser nos actions, quelles qu’elles soient, être traversées par la sollicitude, la tendresse, l’écoute active, la simple présence… les choix sont multiples.
Et après ! Une fois la souffrance et la mort passées, il sera temps de re-susciter la vie, redonner espérance, le goût de vivre et surtout prendre vraiment soin de notre « maison commune » ?
Marc, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)
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