Catégorie : (00) national

  • Convention citoyenne pour le climat : face à l’urgence sociale et climatique, le gouvernement ne peut pas se dérober !

    Pendant neuf mois, à travers un exercice démocratique inédit, 150 citoyen·nes tiré·es au sort ont préparé une série de mesures visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, dans un esprit de justice sociale. Pour aboutir à la neutralité carbone en 2050, il faudrait viser une réduction de 65 % des émission en 2030. Mais nous, organisations chrétiennes, tenons à saluer l’engagement des membres de la Convention citoyenne et la qualité des solutions proposées.

    Car il y a une double urgence sociale et environnementale à agir. Il y a cinq ans, déjà, dans son texte Laudato si’, le pape François soulignait que lutter contre la pauvreté et pour la protection de la planète relève d’une même dynamique car « il n’y a pas deux crises séparées, une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale ».

    Partout, nos organisations le constatent : les plus pauvres sont les plus frappé·es par les dérèglements climatiques, alors qu’ils en sont les moins responsables. Nos partenaires internationaux nous rapportent combien la déforestation, la désertification, la raréfaction de l’eau potable, la vulnérabilité aux événements climatiques extrêmes, frappent de plein fouet les plus pauvres. En France même, les plus précaires ont moins de ressources pour s’adapter au dérèglement climatique, qui ne manquera pas d’accroître les inégalités.

    « Le défi urgent de sauvegarder notre maison commune inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer » (pape François, Laudato si’). Et pour cela, il faut des actes.

    Le président de la République Emmanuel Macron s’était engagé à reprendre les propositions de la Convention citoyenne sans filtre. Or une semaine après la remise du rapport, le travail des 150 citoyen·nes est déjà menacé. Les trois « jokers » sortis par le chef de l’État lors de son discours du 29 juin (la limitation à 110 km/h sur l’autoroute, la taxation à 4 % des dividendes financiers et la réécriture du préambule de la Constitution) en masquent en réalité quelques autres. Ils ont aussi ouvert la voie à la remise en cause par le gouvernement d’autres propositions structurantes pour la baisse des émissions de gaz à effet de serre et la justice sociale. Il en va ainsi de l’obligation de rénovation globale des logements dès 2024 pour mettre fin aux passoires énergétiques, gouffres financiers pour les plus modestes, ou de la non-ratification du CETA, un traité pourtant incompatible avec le nécessaire changement de nos systèmes alimentaires, pour une alimentation de qualité et une agriculture moins émettrice. Autres mesures symboliques déjà contestées : la baisse de la TVA sur le train, alors que le trafic aérien lui fait une concurrence déloyale et que nombre de nos concitoyen·nes sont dépendant·es de la voiture, ou l’interdiction de la publicité sur les produits les plus polluants.

    L’ambition initiale de la Convention ne doit pas être vidée de son sens. Le président de la République doit tenir parole. Les mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat auraient pu de longue date être adoptées par nos dirigeants s’ils en avaient eu le courage politique. Elles doivent désormais être mises en place sans délai, à l’exclusion de toute mesure dilatoire. Nous appelons le gouvernement et les parlementaires à ne pas détricoter le travail de la Convention. Les préconisations ont été pensées sous forme d’objectifs et il est nécessaire de ne pas les morceler pour garder leur cohérence d’ensemble.

    La Convention citoyenne apporte des réponses concrètes pour nous permettre de franchir une première étape dans la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, nécessaire pour la construction d’un monde juste et soutenable pour tous. Il faut donc aller jusqu’au bout de la démarche et mettre en application sans filtre les propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

    Signataires : Vincent Destival, délégué général du Secours catholique, Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre solidaire, Marcel Rémon, directeur du CERAS, Laura Morosini, responsable de Chrétiens unis pour la Terre, initiatrice du plan Climat pour Paris, Danielle Beauchet et Lionel Lecerf, présidente et président de l’ACO (Action catholique ouvrière), Dominique de Viviès et Jean-François Hivert, coprésidente et coprésident du CMR (Chrétiens dans le monde rural), Philippe Guttinger, président du Christianisme social, Olivier Bres, président du MPEF (Mouvement populaire évangélique de France)

    Texte paru dans La Croix le 10 juillet 2020.

    Marche pour le climat du 13 octobre 2018, Paris, par Jeanne Menjoulet, CC BY-ND.
  • Publication du Courrier du national n°6

    Publication du Courrier du national n°6

    Le Courrier du national n°6 à l’attention des équipes du CMR est paru ! Retrouvez-le en suivant ce lien.

  • Une assemblée générale vraiment extraordinaire !

    Une assemblée générale vraiment extraordinaire !

    Le samedi 13 juin, certes une assemblé générale extraordinaire était convoquée par le CMR en amont de son assemblée générale ordinaire, mais c’est son mode de fonctionnement qui a été innovant !

    76 personnes réunies en visioconférence, avec des temps de présentation courts, concis, afin de permettre des temps de questions/réponses et de dialogue.

    D’ailleurs, il a été noté que l’écoute et la prise de parole avaient semblé facilitées, renforcées.

    Une assemblée générale que tou·tes les participant·es avaient eu à cœur de préparer dans un réel souci d’efficacité, avec une organisation sans faille mise au point par l’équipe nationale des salarié·es.

    Le CMR, comme tous les mouvements d’Église, est dans la tourmente : baisse du nombre d’adhérent·es, baisse des recettes générées par les cotisations, « crise » de l’engagement d’une manière générale, difficulté à « fonder », à renouveler les bureaux fédéraux… et en plus, le congrès national annulé pour cause de pandémie mondiale.

    La mobilisation, l’analyse, les idées, les propositions ont nourri les temps de dialogue, avec un même objectif : relancer la machine, à tous les niveaux de responsabilités et d’engagements.

    « Faire du lien » : tel a été le fil rouge de ces discussions. Liens transversaux au sein même de l’association, liens entre les générations, liens à inventer puis à tisser avec les personnes restées au bord des chemins, liens à entretenir dans nos choix de vie quotidiens avec l’international, liens à renforcer avec l’Église.

    Des liens qui disent une gouvernance du mouvement que nous avons voulu affirmer politiquement, en modifiant les statuts de l’association : coprésidence, création et fonctionnement du comité de gouvernance ont ainsi été actés par le scrutin de l’assemblée générale extraordinaire.

    Nourries par ce temps de pause imposée, par l’Espérance exprimée dans la Clameur et dans le chant du congrès, « Au monde rural », les équipes ont affirmé, lors de ces temps d’assemblées générales, leur volonté d’avancer, ensemble, en débroussaillant, en analysant, en proposant, en projetant, en mettant en œuvre… en étant au cœur du « Voir, Juger, Agir ».

    Dominique de Viviès, coprésidente du CMR

  • Au monde rural

    Au monde rural

    Chant du CMR 2020. Paroles et musique de Marie Coutant.

    1. Nous vivons dans un jardin mondial
    Ce paradis c’est notre maison commune
    Démocratie, climat, urgences sociales !?
    Plus je consomme plus la planète se consume !
    Faisons des choix, chacun est digne
    Gardons l’espoir, bougeons les lignes
    Femmes et hommes, portons la clameur
    L’espérance au cœur du monde rural

    2. Nous habitons territoires et paysages
    Citoyens militants de la Terre
    De nos mains nous cultivons le partage
    Et récoltons mille façons de faire
    Produisons de la nourriture saine
    Embellissons nos relations humaines
    Femmes et hommes, portons la clameur
    L’espérance au cœur du monde rural

    3. Nous voulons une société fraternelle
    Plusieurs familles aux multiples visages
    Migrons ensemble vers un autre modèle
    Accueillons des réfugiés dans nos villages
    Poussons la voix, créons une danse
    Au nom du droit, de la tolérance
    Femmes et hommes, portons la clameur
    L’espérance au cœur du monde rural

    4. Nous moissonnons avec joie dans nos campagnes
    À chaque pas ce qui tisse du lien
    En équipe jusqu’au sommet de la montagne
    Ce qui compte c’est de faire le chemin
    Que soient vivantes les bonnes nouvelles
    Et que chacun y mette son grain de sel !
    Femmes et hommes, portons la clameur
    L’espérance au cœur du monde rural (ter)

    5. Nous t’invitons à inventer un idéal
    À rendre grâce à Dieu aujourd’hui
    Partageons le pain, le vin à cette table
    Et célébrons la beauté de la Vie !

  • Une année pour célébrer Laudato si’

    Une année pour célébrer Laudato si’

    « Le cinquième anniversaire de l’encyclique survient à un moment décisif – une pandémie mondiale – et le message de Laudato Si’ est tout aussi prophétique aujourd’hui qu’il l’était en 2015. L’encyclique peut, en effet, fournir la boussole morale et spirituelle nécessaire au voyage vers la création d’un monde plus attentionné, inclusif, pacifique et durable. »

    La brochure du Dicastère pour la promotion d’un développement humain intégral est à télécharger ici.

  • Découvrez Chemins, le journal de la FEDEAR

    Découvrez Chemins, le journal de la FEDEAR

    Le journal Chemins est la publication de la FEDEAR, Fédération d’équipes apostoliques de religieuses et religieux (cliquer ici pour la présentation de l’association). Voici l’édito du n° 199.

    « Qu’ils aient en eux ma joie » Jn 17,21

    Dans ce numéro de Chemins, je vous invite à entrer dans l’espace que nous a offert la dernière assemblée générale de la FEDEAR (19 novembre 2019).

    Vous allez être surpris, car si vous croyez savoir que le nombre des coordinatrices présentes à l’AG n’est pas en augmentation, qu’il y a des défections, que les âges sont à dominante « cheveux blancs » et que vous vous découragez en voyant votre équipe de révision de vie s’amenuiser… eh bien, je vais vous surprendre en reprenant la phrase célèbre de Socrate, « Je sais que je ne sais rien. » Oui, nous ne savons rien ou si peu de ce qui s’est vécu à l’AG si nous n’avons pas participé. Pour savoir et comprendre, laissez-vous guider.

    Entrez avec curiosité, entrez avec le désir de découvrir ce qu’elles et qu’ils ont bien pu vivre à cette AG ! Venez de nuit, parce qu’un vrai feu d’artifice vous attend. Laissez-vous guider.

    Ouvrez Chemins et laissez-vous imprégner des témoignages et des faits « porteurs de joie ». Magnifique et surprenant, tout ce vécu apporté sous différentes formes d’expression. Feu d’artifice de créativité, d’imagination, et de grande simplicité de partage. Ce sont des expressions fortes, des actes de foi en la vie, dans des situations et des lieux inattendus, comme étant « porteurs de joie ».

    Laissez-vous guider. C’est votre vie, notre vie de religieuses(x) apostoliques qui se déploie et qui se révèle, dans ce temps fort qu’est l’AG. En accueillant avec émotion et joie toute cette expérience faite de rencontres, de longs cheminements et de patience, en regardant les convictions et la foi des actrices et des acteurs d’un jour, j’ai pensé que les conditions étaient requises pour que nous vivions une joyeuse, belle et fraternelle assemblée.

    Laissez-vous guider par Nicole Fabre dans le psaume 1, qui commence par « Heureux ». Nous aurons toujours à choisir entre le chemin du juste et la marche avec les méchants : heureux ou mal faisant !

    Et si vous avez répondu en régions, aux questions préparatoires à l’AG, vous trouverez vos expressions, reprises par Suzanne David sous forme de Powerpoint. Regarder la réalité sans déni et repérer ce qui peut être force de vie et d’avenir. Nos points forts et nos points faibles dessinent peut-être l’ébauche d’une réflexion que nous aurons à engager ensemble à la rencontre nationale 2021.

    Entrez dans la vie de la FEDEAR. La vie des régions reste dynamique et des journées de formations régionales sont proposées.

    Laissez-vous guider. La trame profonde de cette journée, c’est la joie. Et saint Jean nous le dit avec conviction : « Qu’ils aient en eux ma joie » (Jn 17, 21). La joie du Christ, puisée dans la manière dont il regarde et accueille ses frères abîmés, exclus, malades… ceux qu’il relève et qui se mettent debout. Sa joie nous tient éveillés quand nous la recevons et quand nous la transmettons, quand nous vivons en esprit de sortie et de visitation.

    Marie-Lise Milhé, sœur de Gethsémani

    Chemins, n° 199, mars 2020.
  • Non à l’importation de viande bovine mexicaine en Europe. Oui à la souveraineté alimentaire, en Europe et dans le monde !

    Non à l’importation de viande bovine mexicaine en Europe. Oui à la souveraineté alimentaire, en Europe et dans le monde !

    Le 28 avril 2020, la Commission européenne a proposé un accord international permettant l’importation de 20 000 tonnes de viande bovine mexicaine en Europe, à droit de douane réduit. Cet accord doit à présent être voté par le Conseil des ministres de l’UE et par le Parlement européen.

    Cette proposition a fait réagir l’interprofession de la viande (Interbev) et les principaux syndicats agricoles en France, qui sont tous opposés à cette mesure, rappelant que jusqu’à présent, la viande bovine mexicaine était interdite d’importation en Europe faute de garanties suffisantes sur le plan sanitaire. De plus, la crise du Covid-19 a rappelé aux États l’importance de la souveraineté alimentaire en période de limitation des transports : pouvoir produire une alimentation de qualité localement est un atout.

    Au sein du mouvement Chrétiens dans le monde rural, nous sommes particulièrement sensibles aux questions agricoles et alimentaires. Avec les agriculteurs et agricultrices membres de notre association, nous avons à cœur de réfléchir, de débattre et d’agir pour des systèmes alimentaires durables. Le CMR soutient tous les agriculteurs et agricultrices : personne ne doit être laissé de côté. Mais nous ne soutenons pas tous les modèles agricoles.

    Encouragé-es par l’encyclique du pape François, Laudato si’, sortie il y a cinq ans, nous voulons réaffirmer nos aspirations au sujet de l’agriculture et l’alimentation et en particulier, aujourd’hui, sur la production et la consommation de viande.

    Notre politique de l’alimentation doit viser à diminuer notre consommation de viande, pour assurer à toutes les populations qui en ont besoin de manger une viande de meilleure qualité, produite localement, qui permette une digne rémunération des éleveurs. En France, les éleveurs de bovins-viande sont parmi les plus bas revenus. Leur nombre diminue. Leur disparition pourrait encore accroître notre dépendance vis-à-vis du marché mondial. De plus, l’élevage bovin permet le maintien de prairies, utiles à la biodiversité, à la gestion de l’eau et à la lutte contre le changement climatique, et à l’entretien des massifs de moyenne montagne.

    Nous nous opposons à la libéralisation des marchés internationaux qui orientent les systèmes agricoles vers des modèles non durables (déforestation, accaparement des terres, culture intensive du soja et du maïs, absence de traçabilité).

    Il est aussi nécessaire de se questionner sur ce paradoxe : ce sont parfois les mêmes personnes qui dénoncent les accords internationaux qui pénalisent nos producteurs, qui « en même temps » défendent à cor et à cri la vocation exportatrice de notre agriculture. Si nous sommes opposés à l’importation de viande bovine mexicaine en Europe, de la même manière, nous sommes solidaires des paysan-nes d’Afrique de l’Ouest victimes des exportations de poudre de lait de l’UE, encore aggravées depuis le Covid-19.

    La souveraineté alimentaire devrait être la pierre angulaire de toutes les politiques agricoles et alimentaires dans le monde. Elle est incompatible avec les traités de libre-échange. La défense de la souveraineté alimentaire est une expression de solidarité internationale.

    Nous encourageons donc les citoyens et les citoyennes à écrire aux eurodéputé-es à ce sujet.

    Anne-Marie Blanchard et Dominique de Vivies, co-présidentes du CMR

    Photo myri_bonnie, CC BY-NC-ND.
  • Commentaire de l’Évangile du vendredi 29 mai

    Commentaire de l’Évangile du vendredi 29 mai

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 15, verset 19

    Après sa résurrection, Jésus se manifeste à quelques-uns de ses apôtres, au bord du lac de Tibériade. Dans cet extrait, il prend son apôtre Pierre à part pour lui confier une mission : «Sois le berger de mes brebis. »

    Avant de lui confier cette mission, il lui pose trois fois la même question : « M’aimes-tu ? » Remarquons bien qu’il ne demande pas à Pierre ce qu’il a retenu de son compagnonnage de trois ans avec lui, ni quels sont ses projets. Non ! Une seule question, à trois reprises : « M’aimes-tu ? » Ce ne sont pas les qualités de Pierre, son autorité ou ses compétences, mais la reconnaissance de l’amour donné qui fonde sa charge de pasteur.

    Quelle est la réponse de Pierre ? « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Il a conscience de sa faiblesse, lui qui a renié Jésus trois fois dans la cour du grand-prêtre. Il dépasse la honte de son triple reniement ; il sait qu’il est pardonné. Il ne répond même pas en « je » mais en « tu » : « Tu sais que… » Il ne se met pas en avant, il ne jure pas de sa bonne foi mais en appelle au savoir de Jésus.

    Écoutons maintenant Jésus nous poser cette même question : « M’aimes-tu ? »  Comment répondrons-nous ? Nos actions ne semblent-elles pas refléter le contraire ? Répondrons-nous avec la même confiance, la même humilité que Pierre ? Cette expérience de Pierre, d’échec et de reniement, est celle de chacune et chacun de nous dans notre cheminement avec Jésus. Mais nous pouvons être certains du pardon qu’il nous accorde.

    « Suis-moi. » C’est l’invitation que Jésus adresse à Pierre. C’est aussi à nous qu’il l’adresse. Être disciple, ce n’est pas tout comprendre, ni tout réussir, mais conformer sa vie à celui qui est le seul pasteur. C’est ainsi que nous porterons la clameur du rural dans l’espérance. En cette veille de Pentecôte, laissons l’Esprit nous conduire.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Depuis le début du confinement, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) a été heureuse de vous proposer un commentaire de l’Évangile du jour. Nous espérons que cette initiative vous a aidé-e à vivre cette traversée et vous invitons à continuer à porter la clameur du rural.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Saint-Pierre en Gallicante, Jérusalem. Photo archidiocèse de Boston, CC CC BY-ND (détail).
  • Commentaire de l’Évangile du jeudi 28 mai

    Commentaire de l’Évangile du jeudi 28 mai

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 17, versets 20-26

    Jean nous parle d’une dernière prière du Christ avant sa mort. Au moment d’affronter la souffrance, l’humiliation et la mort, le Christ prie son Père, non pas pour lui, mais pour les autres.

    Sa prière est pour toutes les personnes qui croient en Lui. Mais celles-ci ne pourront croire qu’à la condition qu’il y ait des disciples pour prononcer la Parole. Cette dernière est à la fois amour qui agit et conversation qui dit l’amour.

    Soyons confiants : Le Père ne refuse rien au Fils. Aussi, oui, sachons-le : le Père nous donne l’unité qui est signe du Royaume d’Amour de Dieu. Le monde ne peut croire en l’Amour que si nous acceptons de témoigner de notre unité. Et nous sommes uni-es les unes, les uns aux autres parce que disciples nous acceptons d’entrer, en particulier par l’Eucharistie en Christ et d’être déjà maintenant un en Dieu.

    Eh oui, nous sommes baptisés et nous avons la chance de connaître l’Évangile, c’est à dire le chemin d’Amour de Dieu. Aussi avons-nous une grande responsabilité, un grand service à rendre : nous devons permettre à Christ de s’incarner dans la société d’aujourd’hui, dans son histoire. Par notre baptême, par l’Esprit qui est en nous depuis ce jour, invitons le Christ à vivre avec nous la pandémie, le confinement, le déconfinement, la situation socio-économique douloureuse que nous allons vivre dans le monde entier. Refusons le désespoir, mais discernons les signes d’Espérance et ils sont nombreux.

    Saint Jean, dans son Évangile, nous l’affirme. Parce que Dieu Père aime l’humanité et lui donne vie, parce que Dieu Fils continue son incarnation jusqu’à la fin des temps, parce que Dieu esprit est totalement présent et agissant dans la vie de l’humanité, alors Dieu est avec nous et nous fait déjà entrer en unité avec Lui. Alors, nous pouvons avoir confiance : nous ne sommes pas seules ou seuls : Quand nous agissons avec nos sœurs et nos frères, quand nous nous réunissons pour voir, discerner et agir, quand nous prions et célébrons, Christ est avec nous et nous relie au Père qui nous remplit de l’Esprit. Quelles que soient nos faiblesses et nos « petites morts », il nous relève et nous permet de porter témoignage de son Amour. Ayons confiance et acceptons notre mission de servante et serviteur. Fort de l’Esprit Saint de Pentecôte, Dieu saura transformer nos petits gestes en Sacrement de son Amour.

    Philippe, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Photo Delphine Ménard, CC BY-SA.
  • Commentaire de l’Évangile du mercredi 27 mai

    Commentaire de l’Évangile du mercredi 27 mai

    Commentaires à partir du texte de Jean, chapitre 17, versets 11b-19

    Dans ce chapitre 17, Jésus adresse une longue prière à son Père avant sa Passion, prière qui conclut son discours d’adieu.

    Que lui demande-t-il pour ses disciples? Durant sa vie apostolique, il les a protégés, guidés, soutenus. Il demande à son Père de les aider à rester fidèles à son nom, à transmettre cette joie de vaincre la mort, à être guidés par cette joie. Ce message ne s’adresse-t-il pas aussi à nous dans ces moments d’interrogations diverses que nous traversons?

     « De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. »

    « Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. »

    « Je ne te prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. »

    Jean souligne l’opposition entre les disciples et le monde : ils sont laissés dans le monde ; ils n’en font cependant pas partie. Ils n’y seront pas mieux accueillis que Jésus et seront haïs à leur tour. Mais Jésus prie pour qu’ils ne se retirent pas du monde. Jésus prie pour, qu’au contraire, ils agissent en son sein et témoignent de l’amour de Dieu.

    Cette prière exprime le désir de vivre bien attaché à la vérité que Dieu nous a révélée. La tentation peut être grande de se retirer dans un petit îlot avec l’espoir, un peu vain, de vivre dans la paix et l’harmonie. Comment « ne pas être du monde » tout en « n’étant pas enlevé du monde » ? En nous tenant en ce lieu qu’est la Parole. L’Évangile nous tire du côté des chemins de vie, non de perdition.

    Nous appartenons au monde avec tout son désordre. Ne cherchons pas une existence épargnée par la lutte. Notre mission est d’être sel de la terre et lumière du monde, en témoignant de la vérité et de l’amour de Dieu.

    Jean-Marie, équipe nationale d’aumônerie diversifiée (ENAD)

    Pour vous accompagner pendant ces prochaines semaines, l’ENAD (Équipe nationale d’aumônerie diversifiée) du CMR vous propose chaque jour un petit texte ou un commentaire d’Évangile.

    Vous pourrez trouver les textes référencés en vous rendant par exemple sur le site https://www.aelf.org/.

    Christ en majesté, église abbatiale de Saint-Chef (Isère).