Catégorie : (00) national

  • N°97 : Terre à ménager

    N°97 : Terre à ménager

    Éditorial

    Quelle grande illusion !

    Est-ce en rapport avec l’éloignement
    de la nature et du vivant que les
    humains en général sont devenus si
    peu lucides de la situation actuelle en ce qui
    concerne les changements climatiques, les
    crises énergétiques à venir, les pollutions qui
    marquent profondément notre planète, la
    surconsommation des ressources naturelles,
    l’extinction de nombreuses espèces de notre
    écosystème.

    Je pardonne à mes concitoyens et à moimême,
    tellement la vérité et la lucidité ne
    sont pas des vertus de notre époque. Dans
    ce carnaval médiatique où la légèreté, le
    mensonge et la bêtise – tel un diable à multiples
    têtes – prolifèrent, nous contaminent
    et nous influencent jusqu’à notre inconscient.
    L’efficacité de ce système fait que
    nous acceptons sans trop de problèmes les
    grandes inégalités, l’étalage et l’éloge des
    gaspillages ou des petits bonheurs sur des
    plages avec cocotiers, voire sur des yachts…

    Des libres et bien penseurs essaient pourtant
    de secouer les opinions politiques et
    publiques, mais comment entendre un
    musicien qui joue juste dans un orchestre
    désaccordé et sans chef.
    C’est vrai qu’il y a de quoi être effrayé tant
    les modes de vies de nos pays riches ne
    pourront pas tenir longtemps, tant la chute
    est proche et sera brutale. Comme écrit
    Philippe Squarzoni dans sa très belle BD
    « Saison Brune » après avoir mis ses lunettes
    fortes en lucidité : « Mais par quoi et par où
    commencer ? Tellement les dysfonctionnements
    sont nombreux et interdépendants,
    tant les modèles urbains actuels n’ont pas
    d’avenir, tant les voitures ont pris de la
    place … »

    Urgence, il y a urgence à changer de système
    socio-économique mais comment :
    Premièrement, il s’agit de revoir le « vivre ensemble
    » avec ses obligations, mais surtout
    ses atouts, pour sortir des lobbies
    individualistes, qui à mon avis ne sont pas
    cohérents avec la nature de l’homme et les
    possibilités de la planète. Un meilleur vivre ensemble
    ne va pas sans une grande volonté
    de réduction des fortes inégalités.

    Deuxièmement : revoir les notions de propriété
    et de biens communs (quel intérêt d’avoir sa voiture personnelle si je peux me
    déplacer en transport en commun)

    Troisièmement : consommer moins et
    mieux : habiter, se nourrir, s’habiller, se déplacer,
    travailler différemment, revoir aussi
    les temps de loisirs, etc.

    Bien sûr, cela va demander beaucoup de
    gymnastiques mentales vis-à-vis des notions
    de liberté et d’égalité individuelles. Mais,
    selon moi, le but de la vie c’est d’être (heureux,
    équilibré, sociable, en relation, cultivé,
    lucide, responsable…) et non d’avoir. Il faut
    arriver à déconnecter la recherche du bonheur
    d’avec le besoin de posséder personnellement.
    Nous le faisons facilement avec la
    nature et avec nos relations : j’aime le printemps,
    le soleil et pourtant ils ne s’achètent
    pas. J’apprécie de côtoyer mon copain sans
    le posséder, j’aime échanger en équipe CMR
    ou avec mon voisin gratuitement.

    Pour que les choses changent, il va falloir
    se bousculer et réfléchir avec les grands
    dirigeants. Et surtout se persuader de notre
    force :

    • comme consommateur
      comme épargnant financier (même les
      quatre sous sur notre compte en banque),
    • comme citoyen dans une démocratie qui
      peut évoluer,
    • comme soutien aux associations et autres
      ONG soucieuses de l’avenir de la planète,
      de justice sociale et du vivre-ensemble.
      Surtout se remettre dans la logique de la
      Vie et de l’Amour.

    Michel Doiezie

    Fédération Maine-et-Loire

    SOMMAIRE

    Vie du mouvement

    Éditorial

    Parole d’acteurs

    Aménagement sous contrainte

    Des déchets revalorisés

    Dossier

    Terre à ménager

    Débattre

    Agir en local vers une
    transition écologique

    Texte biblique

    Initiatives

    Regards croisés sur la
    disparition des terres

    Coup de coeur

    Partenaires

    Création d’un réseau européen
    en milieu rural

    Méditation

    La Terre est notre mère

  • Tous à vos appareils photos !

    Tous à vos appareils photos !

    L’enquête en image est lancée !

    Cette initiative proposée par le CMR national est une manière de s’exprimer autrement. Donc laissez vos stylos et papiers de côté, vous n’en aurez pas besoin.
    Seul votre appareil photo vous sera nécessaire, en l’utilisant comme moyen d’expression.
    Cette enquête en image prend la forme d’un concours photos légendées avec plusieurs prix à la clé. Pour en savoir plus cliquez sur les liens suivants :

    Le compte à rebours est lancé donc à vos appareils photos!

    Exprimez-vous autrement : en image !

    Tract : enquête en imagePrésentation de l’enquête en image

  • Initiative des Citoyens Européens

    Pour sortir l’Union européenne de sa léthargie, le Pacte Civique a décidé d’apporter son appui à une Initiative des Citoyens Européens (article 11 du traité de Lisbonne) en faveur d’un « Plan européen extraordinaire de développement durable et pour la création d’emplois », et par conséquent de participer à la collecte du million de signatures dans sept pays qui est requis pour que la Commission la prenne en considération. Les adhérents et amis du Pacte civique sont donc appelés à signer cette pétition et à recueillir des signatures autour d’eux.

  • La lettre aux équipes : n°2

    Du 14 au 16 mai 2015, le CMR tiendra son congrès national à Hazebrouck. Ce sera un congrès d’ajustement, où nous ferons un plein de sens pour un avenir qu’ensemble nous voulons construire. Cet ajustement à mi-parcours va nous permettre de nous rapprocher au mieux des orientations qui ont été définies en 2010 jusqu’à 2020. Autrement dit, ce temps fort doit nous permettre de réajuster notre façon d’agir, en identifiant des leviers d’action.

    Lettre aux équipes. CouleurLettre aux équipes. Version imprimable

  • EVACUER ET APRES ?

    Qu’on le veuille ou non, des images font honte ! A ceux qui n’ont rien, la force vient enlever même ce qu’ils n’ont pas. Une fois de plus, les refuges de fortune dressés par les migrants aux abords du port de Calais ont été démantelés et leurs occupants dispersés. Ils étaient insalubres : personne ne prétendra le contraire ! Ils étaient devenus le repère de la gale, ce n’est pas une surprise. Les migrants rassemblés constituent une proie facile pour des exploiteurs sans scrupules. La misère n’est pas perdue pour tout le monde.

    Le scandale n’est pas fondamentalement dans la démolition de ces camps improvisés, mais dans les raisons de leur apparition. Jusques à quand se poursuivra sur nos rivages un déni d’humanité qu’une sournoise indifférence s’efforce de cacher ? Il n’y a pas des migrants dont l’errance gêne et dérange. Chacun d’entre eux a un visage, porte une histoire, crie une souffrance, fuit une détresse, redoute une persécution. Aucun être humain ne se coupe de son pays, de sa famille, de sa culture, de sa dignité sans y être poussé par d’impérieux motifs. D’autres êtres humains peuvent-ils à leur égard demeurer sourds et aveugles ?

    Il n’appartient pas aux seuls Calaisiens, aux seuls Français, d’assumer les conséquences de décisions politiques anciennes ou récentes qui défient le bon sens. Les pouvoirs nationaux, européens et mondiaux ont, un jour, sollicité le droit et l’honneur de gouverner leurs semblables. Ils ne peuvent pas se dérober à la lourde responsabilité de gérer ensemble le délicat problème des migrations et des causes qui les engendrent.

    La difficile recherche de solutions concertées et durables ne saurait justifier la mise entre parenthèses de la grandeur et de la valeur de chaque être humain. Il n’est pas davantage acceptable d’abandonner à des bénévoles plus merveilleux les uns que les autres la sauvegarde du minimum de respect qui est dû à chaque membre de la famille humaine quelles que soient ses origines, son appartenance, sa langue et sa culture. Un abri, l’hygiène, les soins, un simple repas : est-ce déjà trop demander ?

    Les récentes consultations électorales ont souligné les énormes défis que doit relever notre communauté nationale. Elle ne le fera qu’en retrouvant les valeurs susceptibles de reconstituer le tissu d’un vouloir-vivre commun trop abîmé. La solidarité au-delà des frontières a toujours renforcé l’unité à l’intérieur de notre pays. Le véritable service du frère n’appauvrit pas. Il ajoute toujours un surcroit d’humanité. Nous en avons bien besoin.

    Mercredi 28 mai 2014

    Jean-Paul JAEGER –
    Evêque d’Arras

  • Retour sur les sessions des accompagnateurs 2013

    Comment rendre compte des différentes sessions qui ont eu lieu en 2013 à Limonest, Portieux, Montauban, Nantes et Amiens ? Nous faisons le choix de vous donner en quelques mots le contenu de chaque session à travers les interventions reçues sur chaque lieu. Ce n’est pas un résumé ; c’est seulement les différents angles sous lesquels ont été abordés le sujet de l’espérance et la question du service de l’accompagnement.

    Retour de l’ENAD sur les sessions des accompagnateurs 2013

    Ensuite, si l’un des thèmes vous donne envie, vous pouvez cliquer sur les exposés des intervenants ou ce que les accompagnateurs perçoivent de leur mission à travers une lettre qu’ils ont écrite. Cette lettre, c’est celle que le Christ leur écrit par les équipes qu’ils accompagnent.

     A Amiens :

    Lettre du Christ aux participants

    Intervention de Paul TIERSEN

     A Limonest

    Lettre du Christ aux participants

    Intervention de Patiaret BERGERET

     A Montauban

    Lettre du Christ aux participants

    Intervention de Isabelle PARMENTIER

     A Nantes

    Lettre du Christ aux participants

    Intervention de Monique GOUTHIERE

     A Portieux

    Lettre du Christ aux participants

    Intervention de Olivier BOURION

  • N°96 : Vivre autrement : ENSEMBLE !

    N°96 : Vivre autrement : ENSEMBLE !

    Editorial

    Le CMR est unanime sur l’importance
    du « vivre ensemble » dans la société.
    C’est la raison pour laquelle nous en
    avons fait un des thèmes de réflexion, développés
    en région par les fédérations. Cette
    notion est au coeur de ce numéro d’Agir en
    rural, en exposant les différentes façons de
    vivre ensemble au quotidien.

    Ce thème s’inscrit dans une actualité,
    puisque nous sommes dans une année
    d’élections, locales avec les municipales,
    globales avec les européennes. Ces élections
    font partie de ce « vivre ensemble »,
    d’ailleurs les deux sont liées plus qu’on ne
    le croit.

    L’Europe a permis de mettre en place des
    jumelages et cela a contribué à promouvoir
    le « vivre ensemble » au-delà des frontières.
    Ma petite commune a bénéficié de ce dispositif
    avec trois autres voisines en établissant
    une relation avec une ville allemande,
    ainsi qu’avec deux paroisses anglaises. Nous
    pouvons dire que les jumelages ont été
    une véritable réussite puisqu’ils ont largement
    participé à la réconciliation entre les
    peuples, à la construction européenne. Ils
    nous ont appris beaucoup sur ce que vivent
    les différents peuples.

    Nous nous sommes rendus un samedi
    dans le Devon, commune au sud-ouest de
    l’Angleterre, accueillis par nos amis anglais
    dans le temple méthodiste. La salle habituellement
    d’usage était indisponible en
    raison de l’élection locale1 du chairman2 de
    la paroisse, le lendemain. J’ai alors découvert
    que cette élection ne ressemblait en rien
    à nos municipales : aucun article dans la
    presse locale le lundi matin, un seul candidat
    et très peu de votants.

    L’ancien chairman m’a alors expliqué qu’il
    n’avait pratiquement aucun pouvoir au sein
    de la paroisse. L’école, la voirie, ne font pas
    partie de ses responsabilités d’élu. C’est
    pourquoi il arrive dans le meilleur des cas
    qu’un seul candidat accepte de se présenter,
    amenant les électeurs à se désintéresser
    des élections. « Tout se décide à Londres ».
    De ce fait la construction européenne ne
    les intéresse pas du tout. « Bruxelles, c’est
    Londres en pire, c’est encore plus loin. »

    La construction européenne est finalement
    une idée très originale, car elle tente d’unir
    et de faire vivre ensemble des peuples ayant
    des histoires fort différentes. Nous avons
    tendance à comparer les Etats membres de
    l’Union Européenne aux Etats-Unis d’Amérique.
    Or ces-derniers ont une langue commune,
    un peuple commun (les premiers
    habitants étaient hélas totalement ignorés).
    L’Europe, quant à elle, dispose d’une hétérogénéité
    de langues, de coutumes et des
    façons de vivre ensemble. Pour parvenir à
    une cohésion, il faut arriver à un respect des
    diversités et tenir compte des autres. Sur ce
    point, nous avons encore tout à inventer.

    L’exemple de nos amis du Devon montre
    que l’existence de pouvoirs locaux, de décisions
    proches du citoyen, est nécessaire,
    pour que le besoin d’une citoyenneté à
    l’échelon national, européen et mondial soit
    vivable. En contrepoint, nos amis du Devon
    ont une capacité à s’organiser et à faire fonctionner
    des choses tout à fait remarquable.
    Pendant la guerre, avant le débarquement,
    ils ont eu à héberger une foule de soldats.
    Ils se sont admirablement comportés. Tout
    s’est passé au mieux, chacun a fait sa part du
    travail, sans administration, sans heurts, en
    secret bien gardé.

    Il est vrai que leur comité de jumelage n’a
    pas de subvention municipale. Cependant,
    il fonctionne tout aussi efficacement que le
    comité de jumelage allemand dans lequel le
    maire est très actif et très présent. Certes,
    la commune allemande n’est pas encore
    jumelée avec nos paroisses anglaises, mais
    on peut toujours espérer, du moins si le
    peuple anglais ne largue pas les amarres de
    la construction européenne.

    Claude Daviau, Administrateur national

    Sommaire

    Vie du mouvement

    Les initiatives du « vivre ensemble » en Alsace-Loraine

    Editorial

    Parole de militant

    Se battre pour l’ensemble


    Dossier

    Comment « vivre ensemble »?

    Débattre

    Citoyen européen, exprime-toi !


    Initiatives

    La solidarité en milieu rural

    Coup de cœur

    Partenaires

    Méditation