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  • AFR : L’Homme au coeur de l’Ecologie

    Le Carrefour de l’Eglise en Rural propose une formation : l’Année de Formation rurale (AFR). Celle-ci permet et donne des moyens d’analyse pour comprendre justement ces évolutions sociétales. Elle allie à ces approches socioéconomiques, les dimensions philosophiques, Bibliques, théologiques et la connaissance de la pensée sociale de l’Eglise, ainsi que la méthodologie de projet. Elle accompagne les personnes en formation dans la mise en place de projets au service du « vivre ensemble », de la fraternité, sur les territoires, en mouvements…

    Pour la rentrée prochaine ; la thématique-fil rouge concerne une problématique très actuelle : l’Homme au cœur de l’écologie. Bon nombre de personnes et de courants parlent de l’écologie, de la préservation de la planète…L’Eglise prend part aussi à cette question essentielle pour le présent et l’avenir non seulement de la nature mais avec elle, celui de l’Homme.

    Former des acteurs, animateurs ou formateurs locaux à dimension pastorale, capable d’aborder cette question fondamentale pour l’humanité, à l’aide des textes fondateurs, de rencontres de témoins acteurs, d’intervenants…ETC. peut constituer un atout pour la vie de l’Eglise locale et plus largement et apporter la singularité de la responsabilité et du regard chrétien sur la création à la société.

    Nous vous appelons et invitons à transmettre cette proposition de formation à toutes les personnes que vous connaissez qui pourraient être intéressées. Vous-même peut-être ?

    Il existe des possibilités de prises en charge pour les salariés. En ce qui concerne les bénévoles, des répartitions de frais sont souvent organisées entre la paroisse, un mouvement ou service et le participant.

    La formation constitue un investissement pour l’avenir et une mise en dynamique pour le présent.
    Elle redonne souvent du souffle pour les personnes, dans les équipes et au sein du mouvement…

    PrésentationTract

    Bulletin d’inscription

  • Sessions des aînés 2014

    Voici le tableau récapitulatif des différentes dates des sessions d’automne 2014 : AGIR AUJOURD’HUI POUR BÂTIR DEMAIN

    Sessions ainés 2014

  • N°98 : Construire une économie coopérative

    Editorial


    Investissez dans l’humain !

    Voici le temps d’une nouvelle
    économie : investissez dans l’humain,
    une valeur qui a la cote !
    Les entreprises, par leur développement
    économique, créent de la richesse qui
    hélas ne profite pas à tous. Je dirais même
    que notre modèle de développement se
    retourne contre l’humanité, en condamnant
    une partie des hommes et des
    femmes à vivre dans la misère (en France
    2 128 000 vivent avec 642 € par mois,
    chiffre INSEE). Tandis qu’en face, une
    autre partie s’enrichit démesurément par
    le jeu de la finance.

    Tout est bon d’ailleurs pour s’enrichir !
    Les usines d’armement, le commerce de la
    drogue… Ainsi les actionnaires des multinationales,
    dans leur prédation financière,
    induisent des scénarios catastrophes :
    le drame du Rana Plaza au Bangladesh,
    le maintien des conflits armés, la brevetabilité
    du vivant, voire une catastrophe
    nucléaire. En effet, ils s’enrichissent sur
    le dos des travailleurs précaires et de
    l’exploitation sauvage de nos ressources
    naturelles. Il n’y a pas de limite à la
    construction du Veau d’or mondial.

    De plus, j’apprends par Témoignage
    Chrétien que l’Italie vient d’intégrer le
    revenu de la prostitution dans leur PIB !
    Et pourquoi ne pas légaliser les pratiques
    marchandes de la mafia. Notre système
    économique tourné vers la seule finance
    et l’enrichissement est criminogène. N’en
    devenons pas complice par nos silences.
    Voici le temps de réformer ce capitalisme
    comme nous y invite le jésuite Gaël
    Giraud1. A la suite de saint François nous
    devons faire des ruptures avec les richesses
    stériles qui aujourd’hui s’accumulent dans
    les paradis fiscaux. Devenons des utopistes
    concrets comme l’ont été les frères
    mineurs qui, avec les « monts-de-piété »,
    ont créé des alternatives aux pratiques
    usurières faites sur le dos des pauvres.

    Voici le temps de s’engager dans des actions
    innovantes, des créations de richesses
    répondant aux besoins sociaux de tous
    les hommes avec tous les hommes. Ces
    projets pilotes dans le champ de l’économie
    existent, nous les avons rencontrés
    depuis que le mouvement est entré dans
    sa démarche prospective. Ces initiatives
    associent développement durable, solidarité,
    lutte contre la grande pauvreté,
    création d’emplois, gentillesse dans leur
    gouvernance. Des bonnes pratiques
    ré-enchantent l’économie, requalifient
    l’action politique, combattent la misère.
    Voici le temps d’intégrer d’autres indicateurs
    pour mesurer toute la richesse
    de notre humanité. Notre PNB (produit
    national brut) est obsolète, incapable de
    dire la beauté de la création, les joies et
    les souffrances de notre monde. Il nous
    faut valoriser le courage des familles qui
    éduquent leurs enfants, les bénévoles
    associatifs qui retissent du lien social, le
    coup de main du voisin, activités qui ne
    sont pas prises en compte, qui ne sont pas
    rémunérées.

    Enfin voici le temps de nous ajuster à
    l’enseignement évangélique par l’action
    créatrice d’une autre humanité. Jésus
    lui-même nous donne essentiellement
    pour signes les actes qu’il accomplit pour
    mettre debout les victimes et les précaires,
    les pauvres et les exploités. « Les
    aveugles retrouvent la vue et les boiteux
    marchent droit, les lépreux sont purifiés
    et les sourds entendent, les morts ressuscitent
    et la Bonne Nouvelle est annoncée
    aux pauvres ».
    La venue de Dieu dans notre monde se
    fait à travers nos actes fraternels capables
    d’agir sur les causes et les structures.

    Claude Chevassu
    Administrateur national

    SOMMAIRE

    Vie du mouvement

    Parole d’économiste
    La société française face à l’impératif du changement

    Dossier
    Construire une économie coopérative

    Débattre
    Se réapproprier l’économie

    Texte biblique

    Témoignage
    Quand confiance rime avec Espérance

    Coup de cœur

    Partenaires
    Responsabilité sociétale des entreprises

    Méditation

  • A la rencontre de militants ruraux catholiques des 5 continents

    Le CMR représente la France à la FIMARC, Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques. L’assemblée mondiale s’est tenue du 16 au 28 mai dernier en Allemagne, près de Würzburg. Jean-Paul PERRIN, délégué sortant, et Jean-Claude GERMON, nouveau délégué, étaient les représentants du CMR. Les fédérations CMR d’Alsace ont quant à elles accueilli une délégation internationale de la FIMARC sur leurs terres. Bref compte rendu, par Jean-Claude Germon, CMR 21 et Trésorier de la FIMARC.

    Réunie tous les 4 ans, cette assemblée mondiale constitue un moment privilégié et a rassemblé 70 représentants des mouvements de laïcs chrétiens impliqués dans le développement rural, issus de 35 pays. Partage de préoccupations, confrontation des approches du développement, volonté de définir une assise commune de références et de valeurs, tels étaient les enjeux de cette rencontre avec une même préoccupation, thème central de la rencontre : « en période de crises mondiales, chercher à ouvrir les chemins d’un développement alternatif reposant sur la démocratie, l’autonomie et la dignité pour tous ».

    Ce thème a été décliné en 5 domaines d’intervention qui sont les piliers des modes de développement proposés :

      Le droit à l’alimentation et les droits des paysans. La FIMARC met ainsi l’accent sur la priorité à donner à la satisfaction des besoins alimentaires plutôt qu’aux autres finalités de la production agricole, telles que les biocarburants. Elle participe aussi aux travaux de l’ONU sur la définition et le respect des droits des paysans, souvent maltraités à travers le monde.

      La dignité et l’autonomie des paysans et des communautés rurales. Le développement agricole doit se faire dans le respect des communautés paysannes et rurales, avec leur participation effective aux décisions qui concernent leur devenir. Dans les pays en développement, les membres de la FIMARC s’engagent ainsi à soutenir l’agriculture vivrière par rapport à l’agriculture de rente, le maintien de l’accès aux ressources naturelles (l’eau) et à la terre, le maintien des populations en milieu rural en s’opposant aux manœuvres d’accaparement des terres.

      La relocalisation de l’économie et le développement local et régional. Les organisations membres de la FIMARC qui travaillent au soutien de projets économiques en milieu rural ont conscience d’être à la fois les acteurs du développement des territoires ruraux, et les promoteurs d’un mode de développement durable, préférable à la concentration et au chômage des zones périurbaines.

      La transition des modèles de production et leurs liens avec les modes de consommation. Dans leurs pays respectifs, souvent à faibles ressources économiques, les mouvements de la FIMARC soutiennent des projets de développement agricole à faibles niveaux d’intrants chimiques reposant sur la valorisation des ressources naturelles et évitant un endettement ruineux. Ils tentent en même temps de faire comprendre à leur population l’intérêt économique et environnemental d’une consommation en phase avec les contraintes de la production agricole.

      Les liens entre les populations rurales et les populations urbaines, solidarité et coopération. Dans les pays développés les paysans sont marginalisés dans l’ensemble d’une population très urbanisée ; dans les pays en développement, les paysans déplacés vers les milieux périurbains deviennent les parents pauvres de la société. Les mouvements de la FIMARC s’interrogent sur les initiatives à prendre et les solidarités à mettre en œuvre pour améliorer les échanges entre populations rurales et populations urbaines.

    Cet ensemble de préoccupations a conduit les membres de la FIMARC à réaffirmer leur soutien aux mouvements qui travaillent à la promotion d’une agriculture familiale et rurale, avec pour objectifs l’assurance de l’autonomie alimentaire des pays en développement, le maintien d’activités économiques en milieu rural, et la préservation des ressources naturelles et de leur renouvellement.

    Résolution finale

  • Retours sur les reflexions menées en régions dans le cadre de la démarche vers le congrès 2015.

    Retours sur les reflexions menées en régions dans le cadre de la démarche vers le congrès 2015.

    Il y a un an, le CMR national vous invitait à entrer dans une démarche « prospective », dans la perspective du congrès 2015.

    Au cours de cette année, vous avez pu:

    • Définir collectivement le périmètre de votre thématique et vous accorder sur un langage commun.
    • Faire un état des lieux : analyser ce qui est positif, porteur d’avenir et ce qui pose problème.
    • Identifier et étudier des expériences innovantes, qui permettent de dépasser ou de sortir de la problématique repérée.
    • Repérer les leviers du changement : ce sur quoi on peut s’appuyer pour que l’initiative soit porteuse.

    Les universités d’été du CMR, qui ont eu lieu à Bressuire cet été, ont permis une présentation de vos travaux et réflexions en régions, FD ou équipes, mais aussi d’en faire la synthèse.

    C’est ainsi qu’un texte rédigé par la commission prospective (issu des ateliers écritures menés au cours de ces universités) vous sera proposé et soumis à vos amendements au cours du dernier trimestre 2014.

    Mais pour les plus curieux…

    Classées par thématiques, vous pouvez prendre connaissance des remontées faites par les régions.
    Pour ce faire, cliquez sur le lien ci dessous:

    Réflexions menées en régions

    Bonne lecture.

  • Compte rendu des universités d’été 2014

    Compte rendu des universités d’été 2014

    Cette semaine du mois d’août s’est organisée autour de différents temps nous permettant :

    • Une construction et appropriation collective des différentes thématiques de la démarche prospective
    • Un état des lieux et un diagnostic pour chaque thématique
    • Une analyse des initiatives « porteuses d’avenir » sous forme d’ateliers d’échange de savoir
    • Un repérage des pistes d’actions
    • Un complément d’information sur nos perspectives : grâce à des interventions sur les Nouvelles Technologies d’informations et de communication, les précarités et la notion de Bien Commun
    • L’ébauche d’un plan d’action autour des questions :
      Que faire ? Comment ? Avec qui ?

    Elle s’est conclue par un envoi vers le congrès prévu en mai 2015 à Hazebrouck.

    Pour accéder au compte rendu de la semaine, cliquer ici.

    Bonne lecture.

    Pièces jointes: