Catégorie : (00) national

  • Mot de rentrée

    Que nous réserve de beau, cette année ? Qu’en ferons-nous ?

    Au CA de juin, nous avons choisi un fil rouge :

    « Les chemins des possibles : La dignité humaine au cœur de notre société »

    Pour le vivre, cette année, nous allons continuer à développer les liens entre les FD et le national, et aussi entre les FD d’une même région. L’équipe nationale et les administrateurs s’y investissent.

    Les différentes commissions sont au travail. Leurs premiers interlocuteurs sont les FD. Ce sont elles qui nous interrogent et qui témoignent de leur vitalité.

    Des questions importantes sont à l’ordre du jour :

     inventer de nouvelles façons de faire mouvement, en particulier pour répondre aux besoins des plus jeunes. Le chantier fondation de nouvelles équipes est revitalisé et le CMR national en fait une de ses priorités.

     trouver et expérimenter de nouvelles façons de financer notre mouvement (helloasso, crowdfunding), construire avec les fédérations un nouveau de plan de cotisations

     entrer dans le débat dans cette année d’élections, faire de la politique autrement, promouvoir la citoyenneté avec les questions d’agriculture et d’alimentation, de précarité en milieu rural, la question des migrants … Nos partenaires nous interpellent au premier rang desquels le CCFD, le MRJC et les mouvements d’Action catholique et aussi la Confédération paysanne

     se former au sein de de nos associations sur la gouvernance, sur la compréhension de la société pour pouvoir mieux agir.

     améliorer notre communication à travers la réflexion d’un nouveau site, promouvoir et diffuser Agir en Rural

     participer au niveau européen à la dynamique avec les autres mouvements chrétiens ruraux au sein de la FIMARC

    Pour qu’être et faire mouvement ne soit pas seulement une idée ou des mots, mais se manifeste aussi par des actes, inventons, créons les uns avec les autres, partageons nos initiatives.

    Alors bonne rentrée à toutes et à tous !

    Anne-Marie Blanchard et Maïté Goarré
    Co-présidentes du CMR national

  • 3. Les Chemins des Possibles

    3. Les Chemins des Possibles

    Notre avenir sera affaire de volonté humaine

    Le Mouvement, dans sa préparation au congrès 2015, pensait qu’il lui fallait évaluer, « donner de la valeur » dirait Xavier Bonvoisin, notre président, aux orientations du Mouvement prises au congrès de Pontarlier :
    • Contribuer à un projet d’humanisation en contexte de ruralité,
    • Appelés à cheminer avec Jésus-Christ pour être porteurs d’Espérance,
    • Inventer de nouvelles formes de faire mouvement en misant sur les équipes.

    Mais cette idée, au départ, était, il faut le dire, un peu nébuleuse, aux contours flous, nous l’avons nommée démarche prospective…
    François, Evêque de Rome, qui a le sens de la formule, nous aurait dit : « Les amies-is, voici le temps de sortir de vos entre-soi, d’acter vos déclarations avant qu’elles ne deviennent des incantations. Je vous envoie aux périphéries du monde, commencez par écouter ceux que personne n’écoute, regardez l’envers du décor, voyez ceux qui sont exploités, ne détournez pas la tête face aux hommes et aux femmes utilisées-s pour enrichir une minorité, ne soyez pas indifférents aux injustices, trouvez des réponses aux besoins spirituels, économiques, éducatifs, culturels… »

    Notre Mouvement s’est donc immergé dans le monde et dans les territoires à la rencontre de toutes ces « révolutions tranquilles », des initiatives déjà repérées dans Le livre des Merveilles de Diaconia. Nous nous sommes laissés enseigner par toutes les merveilles qui germent aujourd’hui, du courage des familles, qui chaque matin se lèvent, la faim et la peur au ventre, pour assurer le quotidien à leurs enfants, des bénévoles associatifs qui prennent soin du mineur isolé, échoué sur les côtes du Nord, de l’élu qui ne se laisse pas corrompre par les puissances de l’argent, du syndicaliste qui rappelle la destination des richesses produites par les salariés. Ces mouvements citoyens poussent les pierres de nos enfermements.

    Notre démarche s’est alors construite au fil du temps, grâce aux croisements de l’action et de la pensée, fidèle en cela aux pratiques de l’Education populaire.

    Comme mouvement d’Eglise, éclairé par sa pensée sociale, nous aimons rappeler à notre mémoire l’intuition profonde du Père Louis-Joseph Lebret, inspirateur de l’encyclique ‘Populorum progressio’ : « Pour qu’il y ait développement, il faut qu’il y ait, à la fois, développement économique, développement scientifique, développements administratif, culturel et éthique. Si tous ces développements ne vont pas de pair, il n’y a pas développement. En réalité, on déséquilibre un pays et l’homme n’est pas sain. »

    Alors nourri de ces découvertes, désirant prendre en compte les différents aspects de notre vie personnelle et collective, notre Mouvement veut continuer à accompagner cette recherche de comment faire advenir tout cela ? Comment donner plus de vie à nos territoires ruraux ? Et nous invite à avancer sur « Les chemins des possibles »

    Vous en découvrirez une première étape dans les pages qui vont suivre….

    Claude Chevassu et Christian Quintin

    Les six fiches thématiques :

     Une personne, une voix, ou faire de la politique autrement

     Epanouissement personnel et vivre-ensemble

    – Egalité et fraternité : la dignité pour chacun

     Une économie co-opérante au service du bien commun

     Consommer autrement, habiter la Terre

     Le CMR : un lieu de vie en Eglise

  • N°106 : Une économie co-opérante au service du bien commun

    N°106 : Une économie co-opérante au service du bien commun

    Pour lire ce numéro et recevoir les prochains, abonnez-vous à la revue Agir en Rural, en cliquant ICI

    Éditorial

    Sur les sentiers de l’économie co-opérante

    Avec ce nouveau numéro d’AGIR en rural, nous voici donc sur l’un des six « Chemins des Possibles » que le CMR a tracés depuis plus d’un an.
    D’autres avant nous l’ont emprunté ce chemin. Dès le 19è siécle, les socialistes utopistes indignés par la misère de la condition ouvrière rêvaient déjà d’un autre modèle économique plus respectueux de l’homme et jetaient les bases du mouvement mutualiste, coopératif et associatif.

    Au siècle dernier, nos aînés de la JAC et du MFR ont su concilier le développement économique du monde rural avec les principes de la Doctrine sociale de l’Eglise : sous leur impulsion, coopératives, mutuelles et CUMA se sont multipliés dans nos territoires.
    Plus près de nous, le socialisme autogestionnaire incarné par un certain Michel Rocard a favorisé la reconnaissance de l’économie sociale.

    La mondialisation et la financiarisation des échanges économiques, la montée des inégalités et des précarités, chez nous et à l’autre bout du monde, suscitent aujourd’hui une nouvelle prise de conscience que l’économie doit rester au service de l’homme. D’autant qu’un nouveau risque majeur est apparu, dont on n’avait pas conscience autrefois : notre planète est carrément menacée par l’exploitation excessive de ses ressources.

    Ce risque offre paradoxalement une chance de renouveau pour l’économie coopérante. La mutation énergétique (économies d’énergie dans le bâtiment ou les transports, énergies renouvelables), l’économie dite circulaire (réutilisation des objets, valorisation des déchets) sont autant de champs d’expérimentation pour les producteurs et les consommateurs que nous sommes tous. C’est ce que nous explique bien Gaël Giraud, économiste et par ailleurs prêtre, qui soutient qu’une autre économie est possible en mettant à profit la transition écologique (« L’illusion financière » Editions de l’atelier, « Economie sociale et solidaire- de nouveaux référentiels pour tempérer la crise » Editeur IGPDE).

    Devenir co-opérateur de cette économie au service du bien commun suppose sans doute d’abord de s’interroger chacun, mais aussi en équipe. « Dans les choix que je fais, les actes que je pose comme producteur, indépendant ou salarié, comme consommateur, comme citoyen, comment est-ce que je suis co-opérant (ou pas) ? Qu’est-ce que je ne fais pas et que je pourrais peut –être faire ? Mieux, qu’est-ce qu’on pourrait faire ensemble en équipe, en mouvement, avec d’autres, pour ainsi témoigner que c’est possible ! »

    Dans ce numéro, nous découvrons des initiatives qui le montrent et qui peut-être nous feront penser à d’autres, plus près de chez nous. N’en doutons pas, le changement ne viendra pas d’en haut, mais bien de nous, par nos initiatives même les plus modestes.

    Jean-François Hivert
    Administrateur national

    Sommaire

    Vie du mouvement
    Donner du sens à ses vacances

    Parole d’économiste
    L’ombre cachée de la flexibilité

    Dossier
    Une économie co-opérante au service du bien commun

    Débattre
    Proposition de Démarche de Réflexion Chrétienne

    Texte biblique

    Initiative
    Vers un projet alimentaire territorial

    Coup de cœur

    Partenaires

    Transparence fiscale : la proposition inutile du Sénat

    Méditation

  • Le Réseau Agriculture & Alimentation du CMR fait sa rentrée !

    Le Réseau Agriculture & Alimentation du CMR fait sa rentrée !

    1. Que font les FD du CMR sur les questions agricoles et alimentaires ?
    Vous trouverez ICI un tableau des dynamiques locales qui sont remontées jusqu’aux membres de l’équipe d’animation du réseau. N’hésitez pas à corriger ou compléter en écrivant à : eherve@cmr.cef.fr

    2. Comment soutenir et encourager le développement de ces dynamiques au CMR ?

    Nous lançons une campagne de crowdfunding (financement participatif )

    Cliquez sur ce lien (cf. ci-dessous) pour découvrir et soutenir le projet et diffusez le autour de vous!
    https://www.helloasso.com/associations/chretiens-dans-le-monde-rural-cmr/collectes/pour-une-nouvelle-culture-agricole-et-alimentaire

    3. Quand aura-lieu la rencontre annuelle du Réseau ?
    La rencontre aura lieu le 9 décembre prochain à Paris. Retenez la date dès maintenant et transmettez la aux personnes qui pourraient être intéressées et ne sont pas inscrites au Réseau! En attendant une invitation en bonne et due forme voici les ateliers que nous proposons de construire pour la journée du 9/12:

    Atelier 1 : Solidarité – Accompagner les agriculteurs en situation difficile
    Echanges autour d’un projet-pilote CMR/Solidarité paysans suite à l’aggravation de la crise agricole: « Coopérer pour mieux lutter contre les précarités en rural »

    Atelier 2: Débat-partage – Créer/animer des lieux d’échanges, des groupes de parole entre agriculteurs en souhait de transition autour de leur métier
    Comment proposer des lieux de rencontre, d’échanges entre agriculteurs et agricultrices pour réfléchir ensemble au sens de leur métier, favoriser l’entraide et le partage, lutter contre l’isolement… ?


    Atelier 3 : Débat-partage – Créer/animer des lieux d’échanges, des groupes de parole entre agriculteurs et non agriculteurs autour de l’alimentatio
    n
    Comment favoriser le dialogue entre agriculteurs et non agriculteurs pour mieux se comprendre et réfléchir ensemble aux liens entre l’alimentation et l’agriculture mais aussi l’aménagement du territoire, l’emploi, la gestion de la nature… ?

    Atelier 4: Démocratie-politique – Interpeller les élus (du local à l’international)
    Sommes-nous capables de propositions propres en CMR ? Les interrogations de « Laudato Si » interpellent (sur le respect des ressources naturelles, sur les formes d’agriculture et sur l’accès à la terre, sur la nécessité de préserver l’emploi ?) Pouvons-nous être le relais de ces interrogations ?

    Atelier 5: Eglise – Interpeller les institutions de l’Eglise
    Comment sensibiliser l’institution « Eglise » aux questions du développement en milieu rural ? Quel rôle des mouvements d’action catholique en milieu rural ?

    Merci à ceux qui sont intéressés pour témoigner d’une initiative ou démarche menée par leur fédé dans le cadre d’un de ces ateliers de se manifester ( eherve@cmr.cef.fr ou 01 69 73 25 29) avant le 30 septembre.

    4. Participer à L’AFR
    Il reste des places pour l’Année de Formation en Rural (AFR) de cette année qui met un accent particulier sur la question de l’agriculture. Il est toujours temps de s’inscrire, pour le faire, cliquez sur le lien ci-dessous!
    http://www.eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/developpement-durable/laudato-si/actualites-sur-laudato-si/423094-lannee-de-formation-rurale/ )

    Pour vous inscrire au Réseau et toute autre question vous pouvez écrire à : eherve@cmr.cef.fr

  • Formation autour de l’écologie intégrale, du bien commun, de laudato si…

    Un peu plus d’un an après la sortie de l’encyclique du Laudato Si du Pape François, de nombreux chrétiens se sont mis en route pour lire ensemble, étudier, mettre en pratique, cette encyclique…Un certain nombre cherche à se former, approfondir, agir…

    Le Carrefour de l’Eglise en Rural (CER) vous propose une formation autour de cette encyclique et de la thématique : « L’Humain au cœur de l’écologie, Vivre Autrement avec les femmes et les hommes sur les territoires… »

    Forts de l’expérience de deux années de formation déjà réalisées sur cette thématique, où la plupart des participants engagés dans la pastorale rurale, ont été réjouis et nourris des apports ( voir tract ci-dessous), des visites d’expériences porteuses d’espérance…et ont pu mettre en place des projets, organiser des réflexions à leur tour chez eux…Nous vous proposons de participer à ces sessions de formation au cours de l’année scolaire 2016/ 2017.

    Pour vous ou pour d’autres ;
    Parlez-en autour de vous…Proposez
    Pour en savoir plus cliquez ICI

    Pour consulter le tract cliquez ICI

  • Dates à retenir : JN et AG 2017

    A vos agendas : les dates de la journée nationale et de l’assemblée générale du CMR national 2017.

    La JN aura lieu le vendredi 12 mai 2017 à 14h
    Et AG les samedi 13 et dimanche 14 mai 2017 (fin après le repas)

    A Villebon sur Yvette (91)

  • Les VF relayées dans les médias

    Retour sur les Vacances-formations : « En quête de sens : s’ouvrir à soi, s’ouvrir aux autres », à Poullan-sur-Mer dans le Finistère, avec plus de 130 participants.

    Vous pouvez les vivre en photos, cliquez ICI

    On en parle dans les médias :

    Le journal de France 3 Bretagne , regardez ICI

    La Croix , cliquez ICI

    Radio Vatican , écoutez ICI

    Ouest-France , lisez ICI

    Le Télégramme , consultez l’article ICI

  • Témoignage d’un participant aux Vacances-formation

    Témoignage d’un participant aux Vacances-formation

    Jean-Pierre_Rousseau.jpg

    Vacances formation 2016 du CMR
    Témoignage de Jean-Pierre Rousseau (CMR Loiret)

    Peux-tu te présenter en quelques mots ?
    Je suis marié, j’ai quatre grands enfants qui font aujourd’hui leur vie, et je suis un jeune retraité (depuis un mois !). Après un passage au MRJC avec ma femme, nous sommes entrés en équipe CMR vers l’âge de 25 ans. On a toujours été en équipe de base dans la région orléanaise. Nous sommes tous les deux issus du rural, même si nous avons travaillé en ville. Arrivés dans notre nouveau lieu de vie, il y a environ 8 ans, on a tout de suite crée une équipe par notre réseau.

    Est-ce que ce sont tes premières vacances formation ?
    Non, nous avons participé à des vacances formation il y a environ 25 ans. Cette année, le thème « En quête de sens : s’ouvrir à soi, s’ouvrir aux autres » nous a parlé. Nous en avons discuté en fédération du Loiret pour inviter d’autres personnes à vivre ce moment fort que sont les vacances formation du CMR. Nous sommes venus avec Monique et Daniel, pour qui c’était les premières vacances formation. A notre retour dans le Loiret, nous souhaitons partager ce que nous avons vécu pendant cette semaine auprès des autres membres de notre fédé, pour essaimer.

    As-tu participé à des temps plus particuliers lors de ces vacances formation ?
    La palette des propositions, que cela soit pour la partie formation ou la partie vacances, était impressionnante. J’ai dû faire des choix. Un atelier m’a particulièrement interpelé : l’atelier clown. Il s’agit d’une restitution de la journée précédente de façon humoristique. Pendant 5 à 10 minutes, de bon matin, ce fût un moment de décalage et de franche rigolade : je suis très heureux d’y avoir apporté ma petite pierre.

    Connaissais-tu le Finistère Sud ?
    Très peu, une colonie de vacances à l’âge de 8 ans à Pont Croix (Quimper)… Président d’un club de marche, j’ai très envie de proposer une semaine de randonnée dans cette très belle région.

    As-tu envie de refaire d’autres vacances formation ?
    Oui, mais toujours avec d’autres, dans le but de leur faire découvrir cette expérience particulière, pleine d’enrichissements et de découvertes !

    Ghislaine Le Dault

  • Échanges des semences, brevets sur le vivant, OGM, après la Loi biodiversité, où en est-on ?

    Bilan détaillé des résultats des dernières campagnes autour de la Loi biodiversité concernant les semences, auquel a participé le CMR.

    Avec la décision du Conseil Constitutionnel de censurer partiellement son article 11, la loi Biodiversité est arrivée en août 2016 au terme de deux ans et demi de débats parlementaires, d’espoirs partiellement réalisés ou totalement déçus. Rendue indispensable pour l’application française du Protocole de Nagoya, cette loi a aussi été l’occasion d’actualiser le droit français sur de nombreux autres sujets. Le Protocole de Nagoya porte sur l’accès aux « ressources génétiques » et aux « savoirs traditionnels » associés à ces ressources ainsi que sur le « partage des avantages » issus de leur utilisation. Ces trois catégories juridiques sont un reflet vif de la vison industrielle et scientiste du monde qui s’est emparée de la gouvernance mondiale : la biodiversité, ou diversité de la vie, est reléguée au rang de ressource industrielle au même titre que d’autres minerais ; les savoirs populaires, qui appréhendent la biodiversité comme un organisme vivant dont nous faisons partie, seraient nécessairement anciens et définitivement figés ; seul le savoir « scientifique », qui réduit le vivant au rang d’objet d’étude, serait susceptible d’évoluer et d’apporter des connaissances nouvelles ; biodiversité et savoirs populaires ne seraient en conséquences sources que d’avantages économiques dont un code de « partage équitable » doit garantir un usage durable, tout comme le code du travail garantit au gré des rapports de force sociaux le renouvellement de la force de travail indispensable à l’accumulation du capital.

    Le bilan présenté ici se concentre sur les seules questions touchant aux ressources génétiques agricoles végétales et animales, aussi qualifiées de « biodiversité domestique » en référence à la domestication des plantes et des animaux à l’origine de l’agriculture. Malgré quelques simplifications, il tente de faire une présentation détaillée des conséquences concrètes de l’application d’articles de loi difficilement lisibles pour le profane. Cet effort de compréhension est souvent abandonné aux seuls spécialistes. Il est cependant indispensable dès lors qu’on ne veut pas prendre des vessies pour les lanternes présentées par la propagande officielle destinée à détourner notre attention de la privatisation et de la destruction accélérées de tout ce qui vit sur terre.

    Ces questions sont maintenues à l’abri des regards du public par une cogestion opaque entre de puissants lobbys industriels et leurs représentants directement nommés au sein de l’administration, et réciproquement. Aussi, le gouvernement n’a-t-il pas souhaité les soumettre au débat parlementaire et les a renvoyées à de futures ordonnances annoncées dans les 18 mois suivant la promulgation de la loi (article 45). Une grande vigilance citoyenne s’impose donc, notamment pour dénoncer toute tentative de perpétuer les violations actuelles des principes du Protocole de Nagoya par les réglementations européennes et françaises sur les semences, la génétique animale et la propriété intellectuelle.

    Pour l’intégralité du bilan cliquez ICI

    Guy Kastler

  • Donner du sens à ses vacances

    Donner du sens à ses vacances

    L’association d’Education populaire et d’Action catholique, Chrétiens dans le Monde Rural (CMR), organise des vacances-formation du 13 au 20 août 2016, à Poullan-sur-Mer dans le Finistère. Une semaine pendant laquelle le CMR invite les 130 participant.e.s, venu.e.s de toute la France, pour se mettre « En quête de sens : s’ouvrir à soi, s’ouvrir aux autres » et déconstruire les préjugés.

    Cette semaine de formation sera tournée vers ″l’épanouissement personnel et le vivre-ensemble″, une des six priorités que le CMR s’est donnée dans son texte, Les Chemins des possibles : Proposition d’engagements. Pour vivre ensemble, cela demande d’être en accord avec soi-même et de dépasser la peur que peut susciter l’autre. Pour ce faire, la connaissance des autres est alors très importante.

    « Le CMR souhaite agir pour un monde où la différence devient source d’enrichissement et non source de déchirement. »

    Des ateliers seront organisés chaque jour sur les thématiques telles que : le plaisir d’être ensemble, « je vibre, tu vibres, nous vibrons », la communication non violente, la sociocratie, le vivre-ensemble au travers des religions. Ces vacances seront aussi une semaine de découverte de spiritualités, dont celles des quatre religions monothéistes (bouddhiste, juive, musulmane et catholique), au travers de l’expérimentation de leurs rites. Des représentants de ces quatre confessions religieuses feront vivre aux participant.e.s l’expression de leur foi.

    Pendant ces temps de formation, les enfants seront pris en charge par une équipe d’animateurs-trices et pourront également vivre une expérience sur ces mêmes thématiques, à leur niveau. Nous aurons également à cœur de leur faire partager des temps avec les adultes afin de permettre à toutes.s les participant.e.s, quel que soit leur âge, de toucher à la richesse de rencontrer l’autre dans sa différence.

    De plus, le CMR, pour mettre en œuvre ses idées et les préconisations faites sur le thème « Consommer autrement, habiter la Terre » dans Les Chemins des Possibles, a choisi de valoriser les différents produits issus de l’élevage, de favoriser les produits locaux en vente directe et dans la mesure du possible privilégier les produits bio. En ce sens, de nombreux producteurs des environs ont été contactés car ce choix contribue à dynamiser les territoires et à maintenir les campagnes vivantes, préoccupations au cœur de l’engagement en CMR.

    Par ailleurs, le CMR a fait appel à une association locale : Al’Terre Breizh, qui accompagne et facilite les transitions vers des modes de vie plus durables. Elle animera des ateliers permettant aux participant.e.s de s’interroger sur les modes de consommation alimentaire et la gestion de déchets. Des expérimentations concrètes auront pour but de les sensibiliser et de les former, en leur fournissant notamment de l’opérationnalité au quotidien. Ainsi ils-elles pourront choisir de se réapproprier leur alimentation en rentrant chez eux-elles et de partager avec d’autres leurs réflexions.

    Enfin, ces vacances-formation proposeront un espace d’échanges et d’ouverture, un temps de pause, d’engagement en famille et entre amis, un temps de réflexion et d’expérimentation sur le vivre-ensemble. Elles promettent une richesse tant dans le programme de formation que dans le plongeon au cœur de la culture bretonne. En effet, l’ensemble des participant.e.s, petits et grands pourront profiter de temps de visites de cette merveilleuse région et de ses paysages incontournables : plages de sable fin, côtes sauvages et ports atypiques. Les activités entre mer et campagne et les soirées permettront de découvrir les coutumes et les traditions locales.

    Communiqué en pdf