Catégorie : (12) Aveyron

Contact :
Nadège MAUGEAIS, présidente

Adresse :

CMR
Permanences les jeudis
Maison Saint Pierre
Avenue Saint Pierre
Bourran
12000 RODEZ

Tél. : 05 65 68 04 47
Portable : 06 10 17 88 16
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  • « Penser la présence du CMR autrement »

    « Penser la présence du CMR autrement »

    Quand je regarde le CMR Tarnais, il y a quelques équipes qui existent depuis 25 ou 30 ans, mais pas encore d’équipe avec la jeune génération. Ces équipes anciennes sont composées de personnes très engagées dans la société et dans l’Eglise ; chacune à partir soit de la place qu’elle occupe par son travail, ou par sa place au sein d’un conseil municipal, où à la Communauté des communes, d’autres encore sont engagés auprès des migrants sans papier…

    Pour ces personnes, l’équipe CMR a été, et continue d’être le lieu de parole qui permet à chacun-e d’exprimer en toute confiance ce qu’elles vivent, d’être à l’écoute, d’approfondir les situations apportées et d’accueillir la Bonne Nouvelle. Chacun-e, revenant sur son terrain, essaie de mener l’action de transformation qui est possible avec d’autres.

    C’est ce type d’équipe qui existe. Je pense que cette façon de se retrouver est difficile aujourd’hui à
    développer : elle me semble correspondre à une époque du rural et même je dirais à un temps de l’Eglise qui a changé. Ce n’est pas pour rien que le CMR dans sa structure nationale, réfléchit sur la jeune génération faisant des propositions (voir « Agir en rural » n° 125 p.10-11).

    Sur les territoires ruraux, chercher à faire équipe pour y porter la clameur du rural amène sans doute à penser la présence du CMR autrement. Sur nos territoires ruraux en bien des endroits, « des personnes nouvelles venues » sont présentes et porteuses d’aspirations au sein d’associations. Au cours de la rencontre de lancement à Saint Pierre, j’ai insisté sur ce monde nouveau qui se construit. Le texte* que je vous ai donné à lire et que j’ai présenté nous rejoint dans ce projet.

    André Fossion invite à nous risquer à l’hospitalité et à la moisson. Dans le discours habituel, la mission est souvent présentée comme la nécessité pour nous d’être accueillants et bienveillants vers ceux que nous voulons rejoindre, André Fossion n’est pas contre, mais il invite à un renversement de ces perspectives : il nous dit qu’il s’agit en premier de se risquer à l’accueil dans le lieu de l’autre, sortir, c’est-à-dire pour nous se faire accueillir en inversant la logique : non pas chercher à accueillir l’autre chez nous, dans notre univers,
    mais se risquer soi-même à l’accueil chez lui, dans son monde à lui, en faisant foi en ses propres capacités d’accueil.

    Il cite l’appel du pape François encourageant fortement à s’allier et à collaborer avec tous les chercheurs
    d’humanité : « je vous recommande de manière particulière la capacité de dialogue et de rencontre. Dialoguer, c’est rechercher le bien commun pour tous, et il ajoute que la meilleure façon de le vivre c’est de faire quelque chose ensemble, de construire ensemble, de faire des projets pas seuls entre catholiques, mais avec tous ceux qui ont la bonne volonté.

    « Cet envoi de l’Eglise dans les carrefours de l’existence ne relève ni d’un esprit de reconquête, ni d’un
    prosélytisme tapageur, ni d’un communautarisme identitaire. Il s’agit bien plutôt de rendre témoignage à l’évangile au sein d’un dialogue authentique, en quête et au service de l’humain. Un dialogue authentique suppose que les interlocuteurs en présence se parlent comme un ami parle à un ami, acceptent au sein de leur rencontre une case vide qui les déloge du centre et laisse une place à l’inconnu, au « Dieu inconnu », dirait Paul, ou en d’autres termes, au mystère de l’existence que l’on ne pourra jamais enfermer dans nos mots et nos représentations ».

    Nous sommes toujours évangélisés par ceux et celles que l’on évangélise. La mission, de ce point de vue, ne se sépare pas de la moisson : missionner, c’est toujours moissonner. C’est toujours découvrir une moisson déjà là. « Il vous précède en Galilée, c’est là que vous le verrez. »

    Vous pouvez renvoyer à la fédération vos réactions, vos questions et les défis à relever : cmr12@laposte.net

    Michel Pignol

  • Jeune Rouergue

    Jeune Rouergue

    « Jeune Rouergue » – Le journal trimestriel du CMR 12 – Bonne lecture !

  • Soirée débat : la santé en rural

    Après une brève présentation de la réflexion de l’équipe, le vif du sujet a été abordé : Y a-t-il un problème de santé en Rural et peut on y remédier ?

    Pour répondre à ces questions Mme Cristofari s’est appuyée sur son expérience.

    A son installation, elle a eu la surprise de se rendre compte que ses études ne l’avaient pas préparée à son métier de médecin généraliste : un organe ce n’est pas un homme !
    Elle s’est engagée très tôt pour défendre la médecine générale par rapport à une médecine spécialisée. Avec d’autres elle a contribué à donner ses lettres de noblesse à cette branche du métier.

    Aujourd’hui, les jeunes médecins sont formés à la médecine générale au cours de leur cursus. Le nombre de médecins autorisés à entrer en formation augmente (numerus clausus à 4100 en 2001 à 7500 en 2014) et par voie de conséquence, le nombre de médecins pouvant choisir de s’installer en médecine générale aussi.

    Dans ce secteur, particulièrement, pour soigner on s’intéresse à la personne dans sa globalité. Il est important de connaitre son environnement (famille, ressources …).

    Aujourd’hui l’avenir pour la médecine rurale est le travail en équipe avec tous les intervenants : médecins, infirmière, kiné, pharmacien, aide à la personne.. Ce qui importe est d’avoir une volonté des professionnels de santé de s’organiser, de se soutenir et de réfléchir à l’accompagnement des malades, et à leur maintien à domicile. Les maisons de santé sont là pour ça. Ce n’est pas tant le bâtiment qui est important mais le projet de santé qui le soutient.
    Beaucoup d’idées sont à tester et adapter au local : développer des unités de vie quand le maintien à domicile devient difficile avant le placement en institution ou bien encore les nouvelles technologies (des maxi tablettes tactiles avec des jeux adaptés…)

    Les solutions existent pour soutenir ce retour à un maillage du territoire. Les jeunes médecins sont formés à la médecine générale, ils veulent bien s’installer, mais sous condition.
    Un guichet régional est en place pour faciliter l’installation des personnels de santé avec un référent en Aveyron. Sur les 239 médecins généralistes que compte notre département, 49 sont maîtres de stage, c’est-à-dire qu’ils participent à la sensibilisation, la formation des jeunes générations et sont potentiellement intéressés à transmettre leur cabinet. Des mesures sont en place pour aider les jeunes femmes à pouvoir être mère et médecin en campagne. Le Conseil général mène des actions vers les internes en médecine et les incite à venir s’installer en Aveyron.

    Aujourd’hui Mme Cristofari n’est plus en activité, mais elle est présidente de la fédération 12 de l’ADMR, un intervenant non négligeable dans le service aux personnes, âgées ou malades.
    Par ses exemples, son engagement, sa confiance en l’avenir, elle nous a montré que des convictions et un engagement de chacun pouvait infléchir une politique, des décisions que l’on croyait inéluctables.
    Elle a mis l’homme au centre de ses préoccupations et au centre de la santé en rural. C’est peut être la solution !

    Bénédicte Canredon

  • ACO-CMR : un travail commun sur le politique

    Les deux mouvements ont choisi d’unir leurs efforts pour réfléchir sur le politique. Dans un premier temps, une grille est proposée aux équipes afin que les membres puissent se situer quant à ce sujet. Suite à la remontée des équipes, des temps forts pourront être mis en place, en rapport avec les besoins exprimés.

  • Partager plus pour vivre plus !

    Partager plus pour vivre plus !

    Fruits de la réflexion du séminaire estival, quelques pistes pour aborder le thème d’année national dans notre fédération

    (suite…)

  • Campagne d’année 2010-2011 : LE TRAVAIL

    Campagne d’année 2010-2011 : LE TRAVAIL

    Grille de réflexion, articles de fond, compte rendu de travaux …. tout ce qui a été publié dans Jeune Rouergue se retrouve dans cet article , en version telechargeable

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  • L’eau du Levezou

    Samedi 16 Avril 2011 à Prades-de-Salars a été organisée une journée sur l’eau : l’occasion de mettre autour de la table divers acteurs concernés par la filière de l’eau.

    (suite…)

  • Pensez à quelqu’un qui ne partira pas en vacances, envoyez-lui une carte postale !

    Pensez à quelqu’un qui ne partira pas en vacances, envoyez-lui une carte postale !

    Les mouvements d’action catholique en rural vous proposent d’adhérer à leur action en achetant les cartes postales qu’ils vous proposeront cet été au 15 août.
    Cette action s’inscrit dans notre philosophie d’attention à l’autre, au plus faible, au malheureux.

    (suite…)

  • Pour un milieu rural solidaire !

    Le monde rural est en souffrance… Des producteurs de lait ont interpellé la société : certains ont participé à des journées d’actions, d’autres ont fait la grève du lait… Certains en ont distribué à des consommateurs… Parmi eux, certains l’ont répandu à contre cœur… Quelques-uns ont bloqué la production de poudre de lait…

    Un agriculteur raconte : « Depuis 8 mois nous n’avons pas prélevé de salaire… J’ai dû chercher des petits boulots cet été pour manger »…

    Dans ce monde rural, divers secteurs sont en difficulté : l’artisanat, les services…

    En agriculture des producteurs s’interrogent, et ceci est vrai pour tous les secteurs : en viande porcine, bovine, ovine, céréales, fruits, etc…

    Tout ceci témoigne d’un monde agricole désemparé bien au-delà du secteur laitier.

    Des agriculteurs ont le sentiment d’être peu à peu abandonnés. Pourtant l’agriculture n’est pas une activité comme les autres. Elle remplit une tâche essentielle qui est de fournir l’alimentation de tous nos concitoyens… Chacun a droit à la nourriture… Elle est indispensable pour vivre…

    Les agriculteurs ont droit à une espérance dans une profession qui mérite d’être mieux reconnue.

    Les agriculteurs ont droit à une reconnaissance de leur travail par une juste rémunération qui leur permette de vivre, et ceci partout dans le monde.

    Cette crise pose une question de fond : quel milieu rural voulons-nous ?

    Pour le CMR, un aspect fondamental pour un milieu rural vivant c’est la solidarité entre les hommes, la solidarité entre les territoires. La crise produit du repli sur soi. Etre solidaire de son « proche », c’est déjà travailler à un milieu rural qui retrouve l’espoir et la justice.

    Le CMR œuvre à maintenir une répartition équilibrée de l’agriculture sur tout le territoire, garante de la diversité des produits, de la qualité alimentaire, de l’aménagement et de l’entretien du paysage.

    Le CMR, avec d’autres, veut promouvoir la souveraineté alimentaire. Produire davantage chez nous pour donner à des pays en voie de développement qui ont faim, n’est pas un développement durable, ni pour chez nous, ni pour le tiers monde !

    Le CMR est convaincu que l’agriculture est plurielle et diverse. Cette diversité fait notre richesse. Elle contribue au maintien d’un tissu rural vivant. Nous avons besoin de tous nos agriculteurs. Nous avons aussi besoin d’artisans, de commerçants, de services publics, d’hôpitaux de proximité, de la poste, etc… Nous avons tous « notre pierre » à apporter pour construire un monde rural plus solidaire.

    Le CMR 12 accompagne des agriculteurs. Il veut permettre le débat. Il propose des lieux de parole où chacun est écouté… Par ses propositions de rencontres, il met en relation des producteurs et des consommateurs. Il permet à ses membres de prendre du recul et de donner « sens » à leur vie.

    Avec d’autres, il est acteur de lien social. Il cherche à mettre en place des solidarités de proximité. Dans les réunions d’équipe ou des temps ouverts à la population, les membres du CMR s’interrogent sur leurs choix personnels et collectifs de consommation.


    Le CMR souhaite vulgariser des initiatives de vente directe, l’agriculture biologique ou toute autre forme d’agriculture qui réponde aux préoccupations et besoins de la société, de notre milieu rural.

    Face à cette crise qui dure et qui use, le CMR appelle les responsables syndicaux et politiques au niveau local, départemental, national et européen à dialoguer, à être à l’écoute de la détresse des ruraux qui souffrent dans leur réalité quotidienne, à être solidaire concrètement de ces personnes et d’avoir comme préoccupation principale le devenir et la dignité des hommes et des femmes sur nos territoires ruraux.

    Le CMR est un lieu d’écoute et de partage ouvert à tous !

    Contact : CMR12, 13 rue des frères de Turenne – 12000 RODEZ / cmr12@voila.fr