Auteur/autrice : sebastienserre
-
Lettre ouverte aux sénateurs français: Proposition d’amendement concernant la proposition de loi sur les contrefaçons
Il faut agir rapidement!!!
Le 20 novembre un nouveau texte de loi sera discuté et voté au Sénat. Cette proposition de loi, et l’arsenal juridique déjà existant, piègent de fait les paysans. Ressemer des semences, donc les reproduire, sera une contrefaçon. Pour créer un vrai débat et amender cette loi il faut mettre au courant le plus de sénateurs possible et créer un mouvement de protestation!Veuillez trouver en pièce jointe:
- une «Lettre ouverte aux sénateurs français», contenant une proposition d’amendement concernant la proposition de loi sur les contrefaçons.
- un argumentaire contre la loi contrefaçon.
- une liste des sénateurs par région
-
Le CMR recherche deux chargé(e)s de mission pour son siège national
Date limite des candidatures le 10 décembre 2013
-
Pour une PAC plus équitable
La Commission Agricole du CMR (Chrétiens en Monde Rural) de la Vendée, composée d’agriculteurs installés en différents lieux du département, de productions et de syndicats différents, partagent régulièrement sur l’actualité agricole. Ces échanges se vivent dans le respect de l’autre et des diversités, en ayant présentes à l’esprit les valeurs du mouvement CMR : valeurs de Justice, de Solidarité, pour permettre un meilleur Vivre Ensemble et une Espérance partagée».
Dernièrement, les membres de la Commission ont échangé autour de la nouvelle PAC avec la question de son équité… Aujourd’hui, elle juge nécessaire d’affirmer sa position concernant cet évènement touchant l’agriculture vendéenne, et d’oser une parole au delà de la commission.L’enveloppe globale de la PAC est déjà arrêtée. Ses 4 principales mesures affichées (source CER 85) :
la fin des DPU avec la création d’un Régime de Paiement de base,
une convergence des aides à l’hectare décidées par chaque Etat,
la possibilité de sur-primer les premiers hectares de SAU
le renforcement du soutien à l’installation
…sont autant d’objectifs louables, qui vont aboutir par des choix de répartition des aides européennes.
Comme nous le souhaitons en CMR, la nouvelle PAC pourrait amener une meilleure équité, favoriser le maintien de l’emploi dans le milieu rural et le soutien des jeunes à installer. Encore faut-il que les politiques prennent davantage la défense du monde de l’élevage qui est garant du maintien du tissu rural.Entre nous, agriculteurs, sans doute avons-nous aussi à être davantage solidaires en acceptant une redistribution plus consistante ? Dans nos instances professionnelles, priorisons les besoins…
Membres du CMR, nous invitons à nous sentir tous concernés par le destin de tous !
Des questions peuvent susciter le débat :
Que pensons-nous de l’attribution des aides actuelles ; nous fait-elle devenir hostiles à tout changement ?L’historique des DPU n’est-elle pas parfois inégalitaire, voire injuste, car souvent liée à des opportunités ?
Les productions « Hors-Sol » permettent aux céréaliers d’écouler une partie de leur production et bénéficient peu des aides (mis à part des aides à l’exportation qui aujourd’hui sont suspendues…).
Les aspects communautaires et sociaux avec l’économie et l’emploi, mis en péril actuellement sont-ils suffisamment pris en compte par nos décideurs ?
La PAC affiche une volonté de combler certains handicaps Mais quelles priorités budgétaires, pour une meilleure équité, tout en évitant le saupoudrage des aides ?
A l’exemple du bassin laitier du Sud-Vendée qui pour diverses raisons (dont celle des écarts d’aides attribuées), se vide inexorablement, la reconversion céréalière ne risque-t-elle pas d’atteindre progressivement toute la Vendée avec les incidences sur l’emploi dans et hors agriculture ? Et, au travers, l’ensemble de l’élevage avec les prairies qui se retourneront, même avec un potentiel de rendement céréalier médiocre ?
Comme le disait Claude Cellier, Chrétien en Monde Rural et agriculteur dans La Marne : «On ne peut pas souhaiter des agriculteurs nombreux sur tous les territoires, et refuser les moyens nécessaires pour y arriver. La majoration des aides sur les premiers hectares contribuerait à regarder le facteur emploi, pas seulement comme une charge à réduire au maximum, mais comme une valeur à augmenter, à remettre un peu plus l’économie au service des hommes, et non des hommes au service de l’économie. »
Notre volonté d’une PAC équitable, va dans le sens du thème d’année de notre mouvement « Agir aujourd’hui pour un futur équitable ». Ajustée à des prix rémunérateurs et stables, nous attendons de la nouvelle PAC ce service primordial où chaque agriculteur pourra alors vivre dignement de son métier.
Pour la Commission Agricole du CMR Vendée,
Rémy ALLAIRE, Guy BODIN, François CHARRIER, Gérard GABORIEAU,
Claude LE FLAHEC, Gérard PASQUIER, Paul PIVETEAU, Jean Marie SOULARD,
Jean-Marie CAREIL (accompagnateur), Yvette FORTINEAU (permanente du CMR 85) -

Précarités et solidarités, journée fédérale du CMR Pas de Calais
Vouloir la solidarité dans la précarité actuelle, telle est la réflexion des personnes du CMR Pas-De-Calais
Une petite centaine de membres du mouvement Chrétiens dans le Monde rural, venus de tout le département, se sont retrouvés à la cité paroissiale d’Aire sur la Lys, ce dimanche 13 octobre. Ils n’ont pas hésité à venir en famille et à braver la pluie pour participer à leur journée de rassemblement sur ce thème « Précarités et solidarités ».
Que veulent dire ces mots « Précarités » et « Solidarités » pour chacun de nous ?
Pour commencer, un ensemble de photos a permis une expression individuelle telle que : « cercle infernal de la précarité, comment être une main tendue ? » « Roms, migrants, expulsions », « détresse des paysans », « dépasser les barrières, les préjugés est une force des enfants » « savoir donner de son temps » » se mettre à la hauteur de la personne en face de soi », « la solidarité commence en famille, c’est important » …
L’apport d’un expert, René Valette
Puis, un éclairage fut apporté par René Valette, économiste et géographe. Il a brossé le tableau des différentes précarités actuelles : socio-économique, financière, mais aussi affective, climatique, agricole, de santé, les migrations de populations ….
Il nous a invité à pratiquer la solidarité à trois niveaux :
• auprès de la personne en précarité, en la traitant comme un frère.
• en agissant pour améliorer sa situation personnelle ( en lui apportant une aide matérielle).
• En essayant d’agir sur les mécanismes qui font que c’est ainsi, les causes de cette précarité. C’est un terrain sur lequel nous, « les cathos », sommes moins à l’aise. c’est l’aspect politique de la charité.
Il a aussi donné des pistes de réflexion à creuser, par exemple « Quels choix économiques pour aujourd’hui? » » Impôts, où je prends ? A qui je redistribue ? », affirmant que le meilleur correctif des inégalités est la redistribution qui est donnée par l’impôt.
Des témoignages concrets de ce qui se vit chez nous
Des personnes en précarité , avec d’autres personnes, engagées en association témoignèrent de la solidarité vécue au quotidien et dans la proximité : Solidarité Paysans, le Secours Catholique, l’Action Catholique des Enfants, Vie Libre, Terre d’Errance, Aide à toute Détresse, des adultes avec le SAVS -Service d’Accompagnement à la Vie sociale. Un beau message d’espoir et qui donne envie de lutter contre cette précarité qui touche de plein fouet notre région.
Ce combat contre la précarité se fera à la lumière de l’Evangile. La lecture du texte du jour de Luc (17,11-19) « les dix lépreux », nous interpellait : des lèpres, des précarités aujourd’hui ? Lesquelles ? Quelles solidarités les guérissent ?
A chacun, maintenant, sur son territoire, de se mettre en route ou de poursuivre son action, seul ou avec d’autres. Au CMR, nous voulons devenir, non des bienfaiteurs, non des pères, mais des frères pour nos frères.
Sabine Clermont
-

Communiqué des Etats généraux du pouvoir citoyen
Pour faire face à la montée des dettes financières, écologiques et sociales, pour lutter contre le délitement de notre démocratie, pour combattre les peurs et le pessimisme ambiants qui conduisent à l’abstention ou à l’expression de votes de défiance, et de plus en plus au ralliement à des courants autoritaires et xénophobes, des collectifs et des organisations de la société civile* ont lancés le samedi 12 octobre 2013 à la Bourse du travail de Paris :
Les États Généraux du Pouvoir Citoyen
Cette journée a confirmé la volonté des citoyens présents de mobiliser nos réseaux pour mettre en scène et en chaîne de très nombreuses initiatives dans divers domaines comme l’emploi, l’environnement, la place et l’usage de l’argent, la qualité démocratique, l’éducation, l’intelligence collective en lien avec la révolution numérique. A nous de multiplier ces initiatives et de les relier dans les territoires.
A nous ainsi de promouvoir le pouvoir d’agir des citoyens, de décupler leur capacité à peser sur les décisions et les réformes qui les concernent, de rendre notre monde plus humain, de se redonner confiance pour réussir ensemble la mutation de nos sociétés.
Le mouvement ainsi engagé le 12 octobre prendra tout son sens s’il est rejoint par de plus en plus de citoyens et d’acteurs de la société civile, mais aussi par des élus, par des journalistes, par des entrepreneurs, etc. qui sont prêts à construire une société civique porteuse d’une vision commune d’un futur désirable pour tous.
* Premiers signataires à ce jour :
Collectif Pacte Civique, Collectif Roosevelt, Collectif Richesses, Labo de L’ESS, Ligue de l’Enseignement, Attac, Dialogues en Humanité, Chrétiens dans le monde Rural, France Libertés, Génération Précaire, Sol France, Tao Village, Université du Nous, La Vie Nouvelle, MNCP, Les Maisons des Potes, Coordination nationale des Conseils de développement…Contact mail : pouvoircitoyen@gmail.com
Site web: http://eg-pouvoir-citoyen.org/ page FB https://www.facebook.com -

Le mal-être des agriculteurs a des causes professionnelles
Le mal-être des agriculteurs a des causes professionnelles
Solidarité Paysans salue la publication des premiers résultats du rapport de l’INVS sur la mortalité par suicide des exploitants agricoles et collaborateurs. Rappelons qu’au-delà de cet éclairage descriptif, ce sont des hommes et des femmes qui se battent au quotidien pour vivre de leur travail, et répondre aux besoins vitaux de notre société.
Des résultats très attendus
L’INVS a rendu aujourd’hui ses premiers résultats sur le suicide dans le milieu agricole.
Avec 485 suicides enregistrés sur les 3 années d’étude (2007-2009), le suicide est la 3ème cause de décès chez les agriculteurs exploitants et collaborateurs. Une surmortalité par suicide est observée plus particulièrement chez les hommes de 45 à 64 ans et dans les secteurs bovins-lait et bovins viande. L’étude précise également que le taux de mortalité par suicide est plus élevé chez les agriculteurs que dans les autres groupes socioprofessionnels ainsi que les autres secteurs d’activité, excepté celui de la santé et de l’action sociale.
Pour autant, on peut penser, ce que l’étude admet, que ces chiffres sont sous-évalués. Soulignons en effet la fréquence élevée du nombre d’accidents dans ce secteur, dont un certain nombre ne sont pas déclarés comme suicides. Ne serait-ce que pour les accidents professionnels, le taux de mortalité dans l’agriculture-sylviculture-pêche (de 28 pour 100 000) arrive nettement en tête devant tous les autres secteurs (chiffres de l’INVS1).Pourquoi un tel mal-être ?
Outre les difficultés personnelles que chacun peut rencontrer, les raisons qui poussent les agriculteurs à bout sont multiples : l’évolution de leur place dans la société, la détérioration de leur image, la déliquescence des liens dans le monde agricole, l’isolement, la perte d’autonomie dans la conduite de l’exploitation, l’ampleur croissante des tâches administratives, les injonctions normatives et sanitaires, la surcharge de travail, le stress, l’endettement, la faiblesse des revenus et la dépendance aux aides publiques… À cela s’ajoute parfois la rupture de transmission de la tradition agricole familiale. Ces divers facteurs concourent à créer un sentiment de profond malaise chez nombre d’agriculteurs pour qui ce métier correspond aussi à un choix de vie. Alors, quand des difficultés s’instaurent dans la sphère professionnelle, elles se diffusent dans toutes les sphères de la vie, et ce d’autant plus que les patrimoines professionnels et familiaux sont très fortement imbriqués.
Travailler pour payer ses dettes
Il est difficile d’affronter le regard des autres quand on travaille et qu’on ne s’en sort pas (endettement, prix non-rémunérateurs, augmentation des coûts des intrants…). Quand les services contentieux de tous les créanciers (MSA, banques, coopératives, centres de comptabilité…) mettent la pression pour être remboursés, il est nécessaire d’agir rapidement. Mais souvent le malaise ressenti et les pressions exercées paralysent et empêchent d’agir sereinement. Alors, c’est l’engrenage, et peu à peu les paysans sont asphyxiés par les crédits à court terme, les huissiers, les maisons de recouvrement de créances, la rapacité des autres agriculteurs… certains s’anesthésient par le travail, d’autres ne voient plus de solution d’avenir…
Agir pour diminuer les risques psychosociaux du métier d’agriculteur
Solidarité Paysans demande :
de poursuivre cette étude en développant l’axe de recherche sur les causalités des morts par suicide des agriculteurs ;
que les syndicats agricoles à vocation générale et les associations, se saisissent du sujet et contribuent à l’identification des facteurs professionnels pouvant être à l’origine du mal être des exploitants et collaborateurs en exercice ;
d’encourager la prise en charge par la Mutualité Sociale Agricole des consultations avec des psychologues pour les agriculteurs confrontés à des risques psychosociaux.
Il importe également de soutenir toute initiative, telle celle de Solidarité Paysans, qui concourt à réintroduire de l’entraide entre paysans et à lutter contre leur isolement.Contacts presse : Gérard FIQUET (06 50 22 77 67), administrateur de Solidarité Paysans.
Solidarité Paysans, c’est…
un réseau de défense et d’accompagnement des agriculteurs en difficultés
50 départements couverts
1 000 bénévoles et 80 salariés au service des agriculteurs en difficultés
3 000 familles d’agriculteurs accompagnées chaque année -
Problématique de l’eau en Martinique.
Suite à notre article en date du 10 février 2013, paru dans le N° 458 de l’Église en Martinique, le CMR a le plaisir, aujourd’hui de vous apporter les précisions concernant son forum.
1. Le thème : La problématique de l’eau en Martinique.
2. Notre support : Un diaporama composé de 50 diapositives
commentées.3. Les questions clés qui ont soutenu nos réflexions :
• QUE DIT LA BIBLE DE L’EAU ?
• LES DIFFÉRENTS TYPES D’EAUX ?
• LES ENJEUX ECONOMIQUES DE L’EAU ?
• NOS RIVIÈRES ?
• ACTIONS POUR PROTÉGER ET ÉCONOMISER L’EAU ?4. Quelques unes des problématiques qui seront débattues:
• Quels sont les décisions prises en Martinique pour
préserver et protéger l’eau de nos rivières ?
• Notre eau de source, est-elle potable ?
• Nos nappes phréatiques sont-elles recensées et protégées ?
Leur capacité est-elle suffisante pour alimenter la population
en eau potable ?
• Quelles sont, en Martinique, les actions connues pour
stocker et utiliser l’eau de pluie ?5. Notre forum aura lieu :
Le mercredi 27 novembre 2013 de 08h30h à 13h30h au Lycée Agricole de Croix Rivail à Ducos.
6. Nos attentes :
Ce Forum est né d’une prise de conscience de nos Membres: (laquelle?). Et nous voulons partager le fruit de notre réflexion à un large public . Nous avons l’espoir que les Martiniquais en général, et nos décideurs politiques et professionnels en particulier, s’engageront pour répondre durablement à la problématique de l’eau en Martinique.Hugues Daniel JOSEPH







