Edito
30/50 ans, ils osent faire autrement ….
Cette génération, en effet, n’a pas fini de nous questionner, de nous bousculer ! Et c’est tant mieux !
Consommer autrement et réduire ses déchets. Donner une deuxième vie aux biens matériels par le troc, le don, les associations. Habiter autrement pour plus de sobriété. Réfléchir à la manière de se débarrasser de ce qui peut être superflu en termes de consommation, et agir en conséquence et en cohérence avec ces réflexions. Partager et vivre autrement pour ne pas épuiser la « Terre Mère » qui nous accueille et pour permettre à chacune et chacun, sur la planète, de profiter des richesses qu’elle peut encore nous offrir.
Oser faire autrement, ne pas s’enfermer dans des clichés, dans des habitudes.
Dans l’Ehpad où je suis animatrice, nous sommes une dizaine à venir de suivre une formation sur l’approche de la douleur et de l’hypnose dans la prise en charge de la personne âgée : une approche autre, là aussi, une approche de la personne dans son intégralité, bien loin des ordonnances à rallonge et des sédatifs si vite prescrits et distribués …
La prise en charge de personnes vulnérables devient accompagnement, les rendant actrices et non plus consommatrices. On ose redonner à chaque personne sa place, sa dignité, on ose l’aider à trouver, à retrouver les capacités à prendre ses responsabilités. On ne fait plus « pour » ou « à la place de », on « chemine avec ».
Il flotte dans l’air, dans la vie de cette génération des 30/50 ans, comme une envie et même un besoin de s’engager. Pour la planète, pour la justice humaine et sociale, pour la solidarité, pour les autres.
Cette envie se concrétise par des engagements qui révèlent une certaine forme de foi. Dans la vie. Dans l’humain. Dans le respect de ce qui nous entoure, et de ceux qui nous entourent. Dans la capacité de l’Homme à inventer, à créer ce monde d’après auquel, toutes et tous, nous aspirons.
Pour nous-mêmes. Pour les autres. Et « l’Autre » dans tout ça ?
Les générations précédentes se nourrissent de leur foi, agissent, s’engagent au nom de leur foi.
Et les plus jeunes, comment vivent-ils leur spiritualité ?
Quelle place tient-elle dans leurs vies ?
Est-ce qu’il s’agit d’une spiritualité chrétienne ?
Est-ce qu’un mouvement comme le CMR peut proposer des réponses à leurs envies, à leurs attentes ?
Toutes ces questions sur les 30/50 ans, le CMR se les pose au national et les décline en fédés, en équipes, en se faisant accompagner.
Une volonté d’ouvrir les portes du mouvement aux jeunes, de les accueillir, de leur donner la parole.
Dominique de Vivies
Co-présidente nationale


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