3 questions à…Elisabeth Saint Guily

A l’occasion de l’assemblée générale de la FIMARC (Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques) qui se tient du 28 septembre au 5 octobre, Elisabeth Saint Guily, membre du CA national, représentante pour le CMR, nous parle de son engagement dans cette instance.

Babeth peux-tu nous expliquer ce qu’est la FIMARC et quel est ton rôle au sein de cet organisme ?

La FIMARC, c’est la Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques. C’est le réseau international des associations comme le CMR. Il y a une soixantaine de mouvements en tout, en Asie, en Amérique Latine, en Afrique, en Europe et au Moyen Orient. On est organisés par continents. Actuellement, je fais partie de la coordination européenne de la FIMARC. Avec mes coéquipiers, on a organisé des activités FIMARC en Europe, comme par exemple, des prières pour la paix en Ukraine, en visio conférence.

Du 24 septembre au 5 octobre aura lieu l’assemblée mondiale de la FIMARC à Chiang Mai en Thaïlande, en quoi consiste cet événement et quelle est l’implication du CMR ?

L’assemblée mondiale de la FIMARC comporte 3 parties. D’abord 3 jours d’immersion sur le terrain, à la rencontre d’associations qui travaillent pour l’agro écologie, l’adaptation au changement climatique, et la gestion participative de la forêt par les populations locales. Puis nous aurons 3 jours de conférences, sur les conséquences du COVID 19 sur les populations rurales, sur la digitalisation de l’agriculture dans le monde, sur l’agriculture et le changement climatique… Enfin, nous aurons 3 jours d’assemblée générale, où nous élirons les membres du comité exécutif (équivalent d’un CA) et du bureau de la FIMARC. Nous voterons aussi des résolutions, en lien avec les droits des paysans, et la souveraineté alimentaire.

Il y aura aussi des célébrations et des moments de convivialité, avec des délégué-e-s du monde entier.

Concrètement, Jean-Claude Germon, membre du CMR, finit son mandat de trésorier de la FIMARC, et moi, je suis candidate pour rentrer au comité exécutif pour un mandat de 4 ans.

 

Tu attends quoi de ton séjour ?

 

C’est toujours inspirant pour moi, d’échanger avec des militant-e-s de différents pays, sur des sujets globaux, comme le changement climatique ou les droits des paysans. On ne se connait pas, mais au fond, on fait partie de la même pâte humaine. Nous sommes frères et sœurs, solidaires face aux enjeux. Et cela dit quelque chose de la présence de Dieu dans nos vies. Cela nous dépasse. Je sais que la solidarité internationale tient à cœur de beaucoup de membres du CMR. Je suis fière de représenter le CMR pour cette assemblée.

Petit « clin dieu » aussi : j’ai un grand oncle qui était prêtre missionnaire à Chiang Mai de 1950 à 1980. Je vais marcher sur ses pas. L’an passé, j’ai déjà rencontré Nayana, membre du RTRC, le mouvement thaïlandais qui nous accueille, lors d’une réunion de la FIMARC en Belgique : elle se souvient de mon grand-oncle quand elle était enfant.

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