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  • La future PAC enterre les promesses d’Emmanuel Macron sur les services environnementaux

    La future PAC enterre les promesses d’Emmanuel Macron sur les services environnementaux

    Paris, 28/04/2021. 200 millions d’euros par an dans la PAC pour les services environnementaux rendus par les agriculteurs et agricultrices. C’était la promesse de campagne du candidat Macron à la présidentielle de 2017[1]. Quatre ans plus tard, alors que les négociations PAC battent leur plein et qu’une nouvelle manifestation de la FNSEA contre les éco-régimes est attendue vendredi 30/04 à Strasbourg, les premiers arbitrages sont tombés, l’agriculture biologique perdrait 132 euros par hectare et par an.

    66% d’aides environnementales en moins pour les bio

    Entre 2015 et 2019 un agriculteur bio touchait en moyenne 202 euros par hectare et par an d’aides environnementales sur le pilier 1 de la PAC : 80 euros pour le paiement vert et 122 euros d’aide spécifique pour les bio. Les premiers arbitrages pour la future politique agricole commune, qui se veut plus ambitieuse sur le plan environnemental, propose de passer ce montant à 70 euros par hectare et par an pour la Bio, au même niveau que d’autres pratiques agricoles qui autorisent les pesticides et engrais azotés de synthèse. Un premier niveau de paiement à 55 euros par hectare et par an sera accessible à la quasi-totalité des agriculteurs avec une fois encore très peu de contraintes environnementales.

    Il n’y aura donc plus aucune incitation financière de la part de l’Etat à arrêter d’utiliser des pesticides et des engrais azotés de synthèse.

    Le ministre de l’agriculture doit revoir sa copie et tenir les promesses présidentielles

    « Bien sûr qu’il faut encourager tous les agriculteurs à améliorer leurs pratiques environnementales, mais le gouvernement doit créer une échelle de rémunération pour ça et non pas proposer des montants aberrants sans aucun changement de pratique » décrypte Loïc Madeline, secrétaire national PAC à la FNAB. Et de conclure : « On peut rendre accessible l’éco-régime à 70% des agriculteurs et agricultrices sans sacrifier les meilleures pratiques, avec nos partenaires nous allons proposer rapidement des chiffres alternatifs au ministère ».

    Les signataires déplorent que les groupes de travail qui avaient été promis après l’élection présidentielle pour définir les paiements pour services environnementaux n’aient jamais été mis en place par le ministre de l’agriculture.

    Les niveaux de paiement de l’éco-régime doivent être revus en fonction des services rendus réellement par les modèles agricoles. La bio est le seul modèle plébiscité par la science pour ses effets sur la biodiversité, sur la qualité de l’eau, sur la santé humaine et sur le bien-être animal. Les signataires demandent un paiement à 145 euros par hectare et par an pour tous les agriculteurs et agricultrices bio.

    Contact presse :

    FNAB – Loïc Madeline – 06 22 30 45 54

    CIWF – Laetitia Dinault : 06 26 07 55 43

    Eau et Rivières de Bretagne – Arnaud Clugery : 06 73 30 73 10

    [1] https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/agriculture

    Lire le communiqué

     

  • Opération escargot sur l’ambition de la prochaine PAC

    Le CMR, signataire de communiqué de Pour une autre PAC

    Aujourd’hui, une frange des agriculteurs, certains producteurs de grandes cultures, manifeste bruyamment, pour faire connaître ses revendications pour la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). La plateforme Pour une autre PAC, regroupant 46 organisations paysannes, de protection de l’environnement et du bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens-consommateurs, fait part de sa très vive opposition aux revendications exprimées par cette partie de la profession agricole, dénonce leur tentative d’affaiblissement dramatique de l’ambition de la réforme de la PAC et s’inquiète de l’écho que pourrait trouver leur démarche dans les décisions gouvernementales imminentes sur ce dossier.

     

    Une portion congrue des agriculteurs tente d’imposer ses intérêts au détriment de l’intérêt général

    Les organisations professionnelles agricoles à l’origine des actions du jour jouent de leur pouvoir de nuisance disproportionné par rapport à leur réelle représentativité. Rappelons que les producteurs de céréales, maïs, betteraves et oléo-protéagineux qui manifestent ce jour ne représentent au mieux que 17% des fermes françaises, ce qui équivaut à 0,1% de la population française, et donc des contribuables et consommateurs ! Pourtant, elles semblent considérer qu’il est parfaitement légitime de faire primer leurs intérêts économiques de court terme sur l’intérêt de la majorité des agriculteurs et sur l’intérêt général. Concrètement, leurs demandes consistent à maximiser la part du budget de la PAC qui leur reviendrait au détriment de l’élevage en plein air ou de la production de fruits et légumes, à privilégier les grandes fermes plutôt que les petites et moyennes et à supprimer toute incitation à une amélioration de leurs pratiques. Ces demandes constituent un affaiblissement dramatique du niveau d’ambition attendu pour la réforme de la PAC et même un recul par rapport à la PAC actuelle. Elles sont absolument incompatibles avec la totalité des défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels la prochaine PAC doit répondre.

     

    Des arbitrages gouvernementaux imminents

    Le calendrier des organisateurs de ces opérations escargot n’a pas été choisi au hasard : les tout prochains jours vont être décisifs pour les grands arbitrages gouvernementaux concernant la réforme de la PAC. L’histoire récente nous permet d’être réellement inquiet : ce sont ces mêmes acteurs qui ont obtenu la réautorisation des néonicotinoïdes, entre autres choses. Or les prises de parole récentes de Julien Denormandie, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, laissent entendre qu’il est encore particulièrement à l’écoute de leur discours. Il est donc impératif que le Premier ministre, à qui reviendra l’arbitrage interministériel sur ce dossier, ne se laisse pas berner par les promesses de souveraineté alimentaire ou de verdissement miraculeux de l’agriculture française faites par son ministre de l’agriculture.

     

    De nombreux acteurs de la transition font des propositions constructives pour la réforme de la PAC

    La plateforme Pour une autre PAC a pourtant soumis au gouvernement des propositions techniquement faisables et à même d’enclencher une transition agroécologique massive de l’agriculture française, tout en la remettant au service de notre souveraineté alimentaire. Pour autant, malgré la représentativité de notre plateforme inter-organisation, autrement plus importante que celle des manifestants du jour, notre voix et notre légitimité ne semblent pas être prises en compte dans les négociations. Nous en appelons donc au Premier ministre, Jean Castex, pour adopter un regard critique sur les propositions d’arbitrages qui lui seront soumises par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et pour intégrer dans ses choix les demandes formulées par nos 46 organisations en faveur d’une réforme en profondeur de la PAC, mise aux services de tous les citoyens et d’une majorité de paysans.

  • PAC post-2020 : Une autre politique agricole et alimentaire commune (PAAC) s’impose

    PAC post-2020 : Une autre politique agricole et alimentaire commune (PAAC) s’impose

    Monsieur le président de la République,

    Demain, vous négocierez avec vos homologues européen·ne·s le cadre financier pluriannuel 2021–2027 et le plan de relance de l’UE. Ces négociations peuvent apporter une réponse européenne forte à l’épisode qui a gravement éprouvé notre continent. La crise liée au coronavirus a révélé nos fragilités et le besoin de politiques publiques solides pour relever le défi écologique, garantir l’autonomie alimentaire et la justice sociale. Parce qu’elles sont au carrefour de nombreux enjeux, l’agriculture et l’alimentation doivent façonner les projets du « monde d’après ». Or la Politique agricole commune (PAC), outil majeur d’orientation de nos systèmes agricoles et alimentaires, est en pleine renégociation.

    Ensemble, les 43 organisations membres de la plateforme Pour une autre PAC l’affirment avec gravité : la proposition de réforme de la PAC au niveau européen est loin d’être à la hauteur des enjeux révélés par la crise. Premier pays bénéficiaire de la PAC, la France a la responsabilité d’être force de proposition pour une véritable refonte de la PAC en vue d’affronter efficacement les défis que nous vivons et qui nous attendent. C’est ainsi que la prochaine PAC devra répondre à trois défis inéluctables et interconnectés.

    Il s’agit tout d’abord de placer la souveraineté alimentaire [1] de l’UE au centre d’une véritable Politique agricole et alimentaire commune (PAAC), par laquelle la production agricole serait mise au service d’une alimentation choisie, diversifiée et durable, accessible à toute la population. Cet impératif, mis en lumière par la crise du coronavirus, est strictement incompatible avec un système appauvrissant les paysan·ne·s dans lequel les produits alimentaires sont vendus à des prix toujours plus bas. Il n’est pas davantage compatible avec la signature d’accords de libre-échange exposant à une concurrence déloyale aussi bien les paysan·ne·s européen·ne·s que celles et ceux des pays du Sud. Une PAC qui a pour seul objectif les prix bas pour les consommateur·rice·s est une impasse. Une PAC qui « [délègue] notre alimentation à d’autres est une folie » [2].

    En parallèle, la PAC doit repenser la logique d’attribution des aides, pour valoriser les bienfaits générés par les fermes plutôt que leur surface. Aujourd’hui, en matière d’emploi, la PAC est la principale raison de la diminution du nombre de paysan·ne·s et du non-renouvellement des générations, dans la mesure où une grande majorité de son budget est distribuée en fonction des surfaces, sans plafonnement du montant attribué selon le nombre de paysan·ne·s travaillant sur les fermes. Pourtant, avec la moitié des agriculteur·rice·s partant en retraite dans les dix années à venir, l’agriculture constitue un réservoir d’emplois extrêmement important. Sortons de la logique de paiements à l’hectare non ciblés, plutôt que de pérenniser une politique de rente inacceptable dans un contexte de récession économique !

    Pour finir, il est indispensable que la prochaine PAC accompagne massivement la transition agroécologique des fermes, en dédiant au moins 50% de ses financements au maintien et au développement de systèmes agricoles favorables à l’environnement et au bien-être animal, tels que l’agriculture biologique. Une transition massive de l’agriculture européenne suppose un budget fort pour le 2e pilier de la PAC, construit et géré en bonne intelligence entre l’État et les régions. Dans cette perspective, les intentions affichées par le Pacte vert, en matière de réduction d’utilisation de pesticides, d’engrais azotés et d’augmentation de la part d’agriculture biologique constituent des étapes importantes pour le climat et la biodiversité. Or sans une PAC pleinement compatible avec les stratégies « De la ferme à la table » et « biodiversité » de l’UE, les paysan·ne·s n’auront pas les moyens d’atteindre ces objectifs. Demain, il n’y aura plus d’agriculture européenne si elle ne respecte pas les ressources naturelles, les sols, la biodiversité, le climat et les animaux d’élevage, qui lui permettent de produire. Les solutions pour cela sont à puiser dans le renforcement de l’autonomie des paysan·ne·s et dans la valorisation de leurs savoir-faire et des services qu’ils rendent à l’environnement et au bien-être animal, et non dans la massification de l’agriculture de précision ou dans l’industrialisation croissante de l’élevage.

    Monsieur le Président, notre monde a été bouleversé ces derniers mois. Les citoyen·ne·s ont saisi le rôle clé d’une autre PAC pour construire notre souveraineté alimentaire, comme l’ont montré les propositions récentes de la Convention citoyenne pour le climat. Les Français·es attendent de vous que la future PAC soit construite par et pour les paysan·ne·s et les citoyen·ne·s. Nous le redisons : le texte en discussion n’est pas à la hauteur des défis mis en lumière par la crise, ni du cap fixé par le Pacte vert. Nous attendons que vous défendiez une révision ambitieuse de la PAC, sans quoi la PAC perdrait toute légitimité auprès des citoyen·ne·s. Nous le savons, la voix de la France compte dans toute négociation sur l’agriculture européenne. Mettons-la au profit de cette occasion historique : les circonstances le permettent et les défis à relever sont urgents. C’est maintenant que les choix politiques qui s’imposent doivent être effectués.

    Nous restons à votre disposition pour tout échange et vous prions de croire, monsieur le président, à l’expression de nos salutations distinguées.

    Les signataires des 43 organisations membres de Pour une autre PAC :

    Luc de Ronne, président d’ActionAid France
    Philippe Hirou, président de l’Afac-Agroforesteries
    Jacques Caplat, secrétaire général d’Agir Pour l’Environnement
    Robert Levesque, président d’AGTER
    Marc Mangenot, administrateur des Amis de la Conf
    Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France
    Philippe Collin, président d’AVSF
    Maxime Combes, porte-parole d’ATTAC
    Julie Potier, directrice générale de Bio Consom’acteurs
    Anne-Françoise Taisne, déléguée générale du CFSI
    Dominique de Viviès et Jean-François Hivert, co-président·es de Chrétiens dans le monde rural
    Clémentine Nordon, co-responsable du Pôle Lobbying de Citoyens pour le Climat
    Leopoldine Charbonneaux, présidente de CIWF
    Marc Dufumier, président de Commerce Équitable France
    Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne
    Virginie Raynal et Paul Reder, co-présidents de la FADEAR
    Christophe Lépine, président de la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels
    Michaël Weber, président de la Fédération des Parcs naturels régionaux de France
    Guillaume Riou, président de la FNAB
    Alain Grandjean, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
    Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement
    François Veillerette, directeur de Générations futures
    Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France
    Arthur Grimonpont et Félix Lallemand, fondateurs des Greniers d’Abondance
    Bernard Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et Biodiversité
    Tanguy Martin, administrateur d’Ingénieurs sans frontières – Agrista
    Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO
    Evelyne Boulongne, porte-parole du Miramap
    Cédric Letourneur, secrétaire national du MRJC
    Julien Kieffer et Pierre-Henri Roussel, coprésidents de RENETA
    Philippe Quirion, président du Réseau Action Climat
    Fabrice Bouin, président du Réseau CIVAM
    Pierre Tritz, président du Réseau Foi et Justice Afrique Europe
    Henri Rouillé d’Orfeuil, pilote du programme alimentation de RESOLIS
    Vincent Destival, délégué général du Secours Catholique — Caritas France
    Bastien Beaufort, représentant de Slow Food France
    Jacques Godard, co-président de SOL
    Michel Vampouille, président de la Fédération nationale de Terre de Liens
    Françoise Vernet, présidente de Terre & Humanisme
    Gilles Lanio, président de l’UNAF
    Ghislain Zuccolo, directeur général de Welfarm
    Isabelle Autissier, présidente du WWF France
    Sophie Marie, présidente de WWOOF France

    [1] La souveraineté alimentaire est entendue comme le droit de chaque peuple à définir son agriculture et son alimentation. Elle ne peut se penser en dehors d’une transition écologique et sociale systémique.
    [2] Adresse télévisée du président de la République aux Français·es du 12 mars 2020

    Photo Thijs ter Haar, CC BY.
  • Lettre ouverte aux paysans français d’aujourd’hui et de demain

    Lettre ouverte aux paysans français d’aujourd’hui et de demain

    © Jonathan SARAGO / MEAE. CC BY-NC.

    Chaque année, le Salon de l’agriculture expose ses produits de terroir, ses charolaises aux robes rutilantes, ses paysans fiers de partager les fruits de leur labeur avec les consommateurs. Reflet d’une profession heureuse tout entière dédiée à la qualité, ou plutôt image idyllique qu’une partie de la profession souhaite renvoyer ? En réalité, paysans et non paysans s’accordent sur le caractère alarmant de la situation actuelle du secteur : revenus agricoles dramatiquement bas, conscience de la demande croissante des consommateurs pour une alimentation de proximité exempte de produits de synthèse et respectueuse du bien-être animal, absence de renouvellement générationnel des actifs agricoles, menace du dérèglement climatique et de l’érosion massive de la biodiversité sur les capacités de production du pays, raréfaction de la ressource en eau, etc.

    Rappelons toutefois que la Politique agricole commune subventionne massivement les agriculteurs européens. Fin 2020, sa réforme sera scellée à la fois au niveau européen et au niveau national. Cette réforme constitue la dernière opportunité pour redonner une voie d’avenir au secteur agricole sur la prochaine décennie, avant que des tendances irréversibles ne soient franchies (en termes de nombre d’agriculteurs comme en matière d’écologie). Si nous sommes capables de partager les constats, nous devons être capables de nous entendre sur les solutions à préconiser pour la PAC post 2020.

    C’est justement l’exercice conduit par la plateforme Pour une autre PAC, forte de l’expérience de terrain de nos organisations paysannes couplée à la prise en compte de tous les enjeux sur lesquels la PAC a un impact : accès à une alimentation saine, diversifiée et accessible à tous, dynamisme des zones rurales, renouvellement des générations, bien-être des animaux d’élevage, préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, lutte contre le changement climatique, souveraineté alimentaire, santé publique. Entre monde paysan et représentants des citoyens, le dialogue, le partage d’une vision politique et la co-construction de propositions politiques sont possibles ! Ainsi, la plateforme Pour une autre PAC a élaboré un projet complet de réforme pour la PAC post 2020, à la fois ambitieux dans les choix politiques qu’il dessine et ouvert à tous les paysans, quelles que soient leurs pratiques actuelles. Il ne met de côté aucun des défis que la prochaine PAC devra relever – de l’encadrement des marchés agricoles à l’accompagnement de la transition agroécologique, car l’ensemble de la société est concerné par chacun d’entre eux.

    Dans le cadre des négociations pour la réforme de la PAC, un débat public sera lancé dimanche 23 février et ouvert jusqu’à fin mai. Il représente l’occasion d’éviter une fermeture sur lui-même du monde agricole, à l’heure où la société tout entière devrait considérer le caractère indispensable du travail des paysans et où le système agricole dans son ensemble doit être revu pour répondre à l’intérêt général. En effet, seule une réorientation du modèle agricole et alimentaire pourra sortir les agriculteurs de l’ornière dans laquelle ils se trouvent, prisonniers d’un système. Cependant, l’ampleur et le rythme des changements requis se heurtent à l’opposition farouche des représentants de certains syndicats agricoles et lobbies de l’agro-industrie, à l’image de récentes tentatives de réforme des politiques agricoles allant pourtant dans le sens d’une alimentation plus saine, plus respectueuse de l’environnement et du bien-être animal.

    Unissons-nous pour demander aux responsables politiques qui arpenteront les allées du Salon de l’agriculture dans les prochains jours d’oser une vraie réforme de la PAC ! Transformons-la en un nouveau PAACte (pacte fondé sur une Politique agricole et alimentaire commune) entre les paysans et la société, permettant tout à la fois aux premiers de vivre fièrement de leur métier et à leurs concitoyens de bénéficier des bienfaits de leur activité.

    Liste des 41 signataires et membres de la plate-forme :

    Organisations paysannes

    Afac – Agro-foresteries, Confédération paysanne, FADEAR, FNAB, MRJC, RENETA, Réseau CIVAM, Terre de liens, Terre et Humanisme, UNAF.

    Organisations de protection de l’environnement et du bien-être animal

    Agir pour l’environnement, CIWF, Fédération des CEN, Fédération des PNR,

    FNH, FNE, Générations futures, Greenpeace, Humanité et Biodiversité, Les Amis de la Terre, LPO, Réseau Action Climat, Welfarm, WWF.

    Organisations de solidarité internationale

    ActionAid France, Agter, ATTAC, CFSI, ISF-Agrista, SOL, Réseau Foi et Justice Afrique Europe.

    Organisations de citoyen·ne·s — consommateur·rice·s

    Bio Consom’acteurs, Citoyens pour le climat, CMR, Commerce équitable France, Générations Cobayes, Les Amis de la Conf, Miramap, Resolis, Secours Catholique, Slow Food.

    (1) La plateforme Pour une autre PAC rassemble 41 organisations paysannes, environnementales, de bien-être animal, de solidarité internationale et de citoyens-consommateurs.

    Cottenchy, petit village près d’Amiens sous une brume de pollution. Dominique Levesque, CC BY-ND.