Le CMR édite un quatre pages intitulé « Cap Fraternité : une analyse pour aller plus loin ». Bilan d’une démarche d’enquête proposée en juillet 2008 aux équipes CMR, ce document présente une analyse des résultats et surtout, des pistes de réflexion pour accompagner ceux qui souhaitent être acteurs de leur territoire dans leur engagement et animer des réunions d’équipes ou de fédérations.
Le CMR souhaite par ce document aider tous ses membres à mener, en cohérence avec leurs convictions, les réflexions permettant de favoriser le vivre ensemble en rural tout en prenant conscience de la place active que peuvent prendre les chrétiens et citoyens du monde rural.
Construit suivant la trame implicite du « voir-juger-agir », cet outil propose des questions à poser en groupe, des données sur les réalités rurales – en particulier sur l’habitat, l’emploi, les services, les nouveaux arrivants et les solidarités en rural -, des références pour éclairer l’analyse et des sources de documentation pour aller plus loin.
Dans la ligne d’un des axes des orientations adoptées au Congrès en 2005, servir le vivre ensemble pour relever le défi de la fraternité, le CMR encourage ses membres à prendre part à la construction du monde, aux orientations, aux choix qui engagent son avenir et celui de toute la communauté humaine dans lequel il s’inscrit.
Télécharger ce document Cap Fraternité, une analyse pour aller plus loin
http://cmr.cef.fr/IMG/pdf/Cap_Fraternite2-2.pdf
A lire également l’article sur ce site expliquant la démarche.






Le but de la journée était d’imaginer ce que sera le CMR demain. Pour cela, on s’est ancré dans ce que l’on vit sur le terrain, dans nos FD et nos équipes pour creuser quatre priorités stratégiques :

L’Église est le fruit d’une longue histoire et le cœur de sa mission a toujours été l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Jean Marc BOCQUET nous a re-précisé le rôle de l’évangélisation. Une évangélisation de « plein vent », décrit-il, c’est le souci de concilier la vie de nos contemporains et l’annonce de la foi chrétienne, témoignage de l’expérience de Jésus et Parole transmise par les croyants. Cela nécessite un a priori de bienveillance envers l’autre, une relation de respect et une attitude d’humilité. Pour être témoin, nous avons à incarner notre foi dans la vie, y reconnaître l’action de l’Esprit et célébrer en vérité. C’est aussi permettre à d’autres d’entrer dans une histoire, une solidarité avec Dieu, les hommes et les femmes de notre temps.

Jacques WERSINGER nous a rappelé que l’Église est, par nature, complexe. Elle est à la fois mystique (Corps du Christ), historique (fruit d’une Tradition) et sociologique ( …). De ce fait, elle est le lieu de tensions et pourtant elle a pour vocation la communion entre des chrétiens et non la fusion. L’Église doit être « sacrement du salut », c’est à dire qu’elle doit poser des gestes concrets accompagnés par des paroles claires. En tant que baptisé, nous devenons prêtre, prophète et roi en Jésus Christ : notre fonction royale (charité, gestion du monde) découle de l’offrande de notre vie (fonction de prêtre) dans laquelle nous découvrons notre mission, dans laquelle aussi nous pouvons être des prophètes en vivant la communion fraternelle et en dénonçant les injustices de notre monde.

Nous avons travaillé sur les valeurs, les idéaux et les préférences qui structurent les représentations et les actions des individus. Pierre BRECHON a mis l’accent sur notre société où l’individualisation (chacun son choix) progresse ce qui n’est pas le cas de l’individualisme (chacun pour soi) . Bien que les français se déclarent majoritairement heureux,et maitre de leur vie ils sont inquiets pour la société et en attendent des normes protectrices et davantage d’égalité.