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  • Pour un audit citoyen de la dette publique !

    Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, culture, environnement… nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

    Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l’intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui détient ses titres et profite de l’austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s’endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne ?

    Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d’un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

    En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

    Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

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  • Livres autour du thème d’année

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  • Livres parus en 2011

    La Voie

    Edgar Morin, Fayard, 307 pages

    Ce livre plein d’espoir nous fait découvrir tous les problèmes et tous les défis de notre monde, qu’ils soient politiques, scientifiques, religieux, écologiques, éducatifs, etc. Edgar Morin fait un diagnostic sans concession de l’état du monde, mais nous démontre qu’un avenir est possible. Il nous suggère une voie afin que nous devenions citoyens de cette terre. Les propositions, les solutions suggérées sont nombreuses, foisonnantes. Il nous faut être nombreux et solidaires pour transformer cette « Voie » en actes. Le monde est à réorganiser et à reconstruire : une nouvelle économie, une relocalisation de certaines activités, des réformes de sociétés et de mode de vie. Edgar Morin veut croire en l’inattendu. « Ce qu’on peut espérer, c’est non plus le meilleur des mondes, mais un monde meilleur » dit-il. Une régénération de la pensée politique, une réforme de l’éducation, une politique de civilisation, une politique de l’humanité peuvent constituer une voie vers une réforme de nos vies.

    L’art de vivre en famille(s)

    Chantal et Antoine d’Audiffret, Editions de l’Atelier, 198 pages

    On mise beaucoup sur la famille ! Derrière le mot se profilent des réalités diverses : vie de couple, famille traditionnelle, famille recomposée, foyer monoparental… On souhaite que la famille soit à la fois un lieu d’épanouissement personnel, mais aussi de solidarités, même s’il n’est pas toujours facile de concilier ses désirs de fusion et l’affirmation de sa liberté. Comment trouver des repères pour vivre heureux ? Ce livre propose quelques pistes qui permettent à la fois d’avoir une vie personnelle épanouie et d’être bien en famille : construire une histoire familiale qui s’appuie sur les projets de chacun, apprendre à devenir parents, savoir exprimer son amour, bien gérer les conflits… En un mot, prendre plaisir à vivre ensemble ! Avec ses chapitres courts illustrés de jolis dessins en couleurs, ce guide-ressource se lit facilement et se révèle une mine d’informations et d’idées pour imaginer et créer sa vie de famille.

    L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie

    Hervé Kempf, Seuil, 192 pages

    Sommes-nous en démocratie ? La réponse semble évidente, et pourtant… Hervé Kempf nous explique, chiffres à l’appui, que nous vivons en fait dans un régime oligarchique, marqué par la domination d’une petite classe de puissants qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l’ensemble des citoyens. Or, la crise écologique et la mondialisation obligent l’Occident à partager le monde avec les autres habitants de la planète, en sortant du régime oligarchique pour réinventer une démocratie vivante. Si nous échouons à aller vers une gouvernance démocratique mondiale, guidée par le souci de l’équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l’autoritarisme. Cet essai documenté et convaincant a le mérite de nous interpeler sur le pouvoir, l’argent, le bien commun et le partage. A lire d’urgence !

    Vous avez fait de moi un évêque heureux

    Albert Rouet, entretiens avec Eric Boone et Marc Taillebois
    Editions de l’Atelier, 2011, 175 pages

    Faire confiance, c’est manifester la confiance que Dieu nous fait. Il en sort toujours quelque chose de beau. Un livre-témoignage et de reconnaissance à tous les chrétiens du diocèse de Poitiers, qui ont choisi, puis participé, à la mise en place de communautés locales. Le message qui sous-tend l’action de Mgr Rouet : ce sont les personnes qui comptent. Avant les institutions. Avant les projets bien ficelés. Permettre que les gens s’épanouissent avec leurs talents dans une communauté, c’est un engagement de foi. Accepter que les choses ne se fassent pas comme on l’avait imaginé, c’est un signe d’espérance. De belles leçons de vie dans cette relecture de 17 ans d’épiscopat, riche également pour ceux qui veulent mettre en œuvre, dans une pratique pastorale, les orientations du concile Vatican II.

    Ce qui entretient l’Amour

    Anselm Grün, éd. Salvator, 2011, 224 pages

    Un petit livre pratique sur l’art d’entrer en relation avec l’autre. Sans langue de bois ou dogme, avec les mots qui conviennent, l’auteur nous rejoint dans nos petits problèmes relationnels de la vie quotidienne, et nous montre le chemin de l’équilibre humain et spirituel. Il nous présente enfin la relation comme un chemin d’exercice, avec même quelques suggestions pour des exercices d’application. Simple et profond.

    Devenir un agriculteur d’aujourd’hui

    Eric Fabre, Editions Ouest-France, 2011, 192 pages

    Eric Fabre nous explique avec des mots simples son métier d’agriculteur éleveur de vaches laitières en Loire-Atlantique. Il nous décrit ses petites et grandes joies, mais aussi ses échecs, ses mauvaises passes, ses incompréhensions… Il nous fait découvrir les particularités de cette profession où là aussi le paraître à beaucoup d’importance, où le travail est une valeur reconnue à l’excès, où on accueille difficilement les personnes non issus du milieu ou de la région, où les changements se font lentement. Il nous parle de sa vie de famille heureuse, où son métier apporte des avantages et des plaisirs appréciés. C’est un récit pour mieux comprendre la vie des éleveurs d’aujourd’hui et peut-être changer notre regard sur eux.

  • Campagne « Développons l’agriculture biologique »

    Campagne « Développons l’agriculture biologique »

    La campagne par cartes pétitions « Développons l’agriculture biologique » , initiée par l’association Agir pour l’Environnement, est soutenue par 27 partenaires dont le CMR, pour faire pression sur le président de la République, les agences de l’eau et la FNSAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural), afin de mobiliser les moyens nécessaire pour atteindre 20 % d’agriculture bio en 2020.

    L’agriculture biologique, une cause d’intérêt général, un moteur pour toute l’agriculture !

    Pour en savoir plus, cliquez ICI

  • Pour notre droit à la souveraineté alimentaire – Non aux royalties sur les semences de ferme

    Pour notre droit à la souveraineté alimentaire – Non aux royalties sur les semences de ferme

    17 organisations, dont le CMR, appellent à signer une pétition sur internet, d’ici fin novembre 2011

    Après les financiers qui spéculent sur notre économie et s’enrichissent en torpillant le quotidien de notre vie,
    après les pétroliers qui convoitent le gaz de schiste de notre sous sol au péril de nos ressources en eau potable,
    voici l’industrie des semences qui veut mettre les paysans, premiers garants de notre nourriture, sous sa dépendance.

    Une nouvelle proposition de loi sur le Certificat d’obtention végétale sera débattue à l’Assemblée Nationale en novembre. Le 8 juillet dernier, l’ancienne majorité sénatoriale a déjà cédé aux pressions du lobby semencier en approuvant ce texte. Si les députés confirmaient ce vote, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte et d’échanger leurs semences.

    Pour en savoir plus et signer la cyber-action, cliquez ICI

  • Animation Fédérale n°122 – octobre 2011

    Animation Fédérale n°122 – octobre 2011

    Vacances formation de Moselle :
    Le bonheur est dans la crise !

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  • n°87 Partager plus pour vivre plus la fraternité

    n°87 Partager plus pour vivre plus la fraternité

    Editorial

    Un chemin de transformation

    Le combat de notre mouvement pour faire advenir une société bonne où chaque personne pourra vivre dans la dignité ne peut – et ne doit – pas être mené seul. Cette lutte contre toutes les formes de déshumanisation se fait à travers de multiples réseaux, de partenariats construits, issus de la société civile ou de l’Église.

    Cette culture du « faire ensemble » ne se contente ni de déclarations d’intention, ni de manifestations unitaires, mais procède avant tout de la multiplicité d’expériences concrètes, d’agir quotidiens et des différents engagements au cœur même de nos communautés territoriales.

    Il ne s’agit, ni d’imposer une conception du monde, ni une idéologie, mais de se « coltiner » un pluralisme de convictions, de négocier des compromis (non pas des compromissions), en vue de la co-construction d’une société juste et fraternelle.

    « Partager plus », c’est se faire proche, vivre l’alliance avec ceux qui aujourd’hui n’ont pas accès au minimum vital, qui aspirent à passer de la misère à la dignité, en s’inscrivant dans une démarche de projet familial, professionnel et sociétal. Notre histoire humaine est riche de ces hommes et de ces femmes, qui ont fait le choix de la compassion et qui ont rejoint les petits, les exclus de la société, non par des assistanats confortables, mais par des compagnonnages vécus avec les blessés de la vie.

    « La vie quotidienne avec les plus pauvres est un peu différente de celle que l’on rencontre dans les livres et les romans. Il faut tenir le cap pour pouvoir être soi-même et pour que les gens vous croient et vous fassent confiance. C’est seulement quand il y a cette confiance que vous pouvez instaurer une relation authentique et sincère avec les gens au milieu desquels vous vivez. » Voilà, pour conclure, ce que nous dit le Père Pedro (1) comme programme d’actions à contre-courant de notre société libérale du « toujours plus pour quelques-uns » (niches fiscales et paradis fiscaux…).

    En prenant le parti du plus petit et du faible, notre mouvement est entré en campagne électorale. Riche des initiatives solidaires vécues dans nos équipes, nous allons interpeller les candidats des prochaines élections, pour les inciter à prendre un certain nombre d’orientations qui soient tournées en priorité vers les plus pauvres, les demandeurs d’emploi, les migrants, donc profitables à tous les citoyens. A nous d’être contagieux sur notre thème d’année : partager plus pour vivre plus !

    Claude Chevassu
    Administrateur national, CMR du Jura

    (1) Le Père Pedro a fondé plusieurs villages à Madagascar, donnant travail, éducation et logement à près de 20 000 personnes.

    Sommaire

    Vie du mouvement : On recherche accompagnateurs d’équipe
    Éditorial : Un chemin de transformation
    DOSSIER :
    • Flash
    • Dans le monde rural
    • Partenaires de réseaux solidaires
    • Débattre : En amont des élections, interpellons les candidat(e)s !
    Coup de cœur
    Initiatives : Semences et brevets : le CMR en première ligne
    Partenaires : La Terre nous est confiée, ne la bradons pas !
    Méditation : Noël 2011

  • Réforme de la PAC : Non au « green washing » !

    Le CMR invite au débat en signant avec le collectif PAC 2013 une tribune en faveur d’une politique agricole européenne 2014-2020 qui aille plus loin qu’un « verdissement de façade » (« green washing »), qui, parce qu’elle n’a su préserver ni l’emploi ni l’environnement, ose rompre avec les erreurs des 20 dernières années.
    Nous invitons à dépasser l’approche binaire peu nuancée du début du texte. La réalité du monde agricole est bien plus diverse, complexe qu’un partage entre deux camps bien séparés.
    Ce texte est un positionnement politique, au sens d’une vision de l’avenir que nous voulons mettre en avant. La nouvelle PAC laissera-t-elle continuer un système qui refuse de regarder en face ses effets négatifs et ses impasses, ou sera-t-elle le point d’appui pour un changement nécessaire vers un monde où chacun puisse manger à sa faim, dans un environnement préservé ?
    Ce texte, publié le 12 septembre dans La Tribune, est d’une forte actualité à la veille de la présentation des projets législatifs de la PAC 2014-2020.

    Pour lire le texte, cliquez ici.

  • Le bonheur est dans la crise, une opportunité pour mieux vivre ensemble !

    Le bonheur est dans la crise, une opportunité pour mieux vivre ensemble !

    Les vacances-formation 2011 du CMR se sont déroulées au lycée agricole de Courcelles-Chaussy, en Moselle. 120 personnes y ont participé, venus des 4 coins de la France…

    Nous vous en proposons un compte rendu synthétique de 16 pages, avec les synthèses quotidiennes complètes du fil rouge Christine Gilbert et les interventions suivantes :
    Dans les plis de la crise, par Jean-Yves Trépos, sociologue
    L’épargne, par Gérard Neige, correspondant SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement)
    Impôts, État, protection et justice sociales, par Christian Casals, permanent national du CMR
    La dimension collective du bonheur – Rôle du politique, par Michel Dinet, président de l’Observatoire national De l’Action Sociale décentralisée, président du conseil général de Meurthe et Moselle
    La dimension collective du bonheur – Rôle du citoyen, par Salvatore La Rocca, président du COJEP (Carrefour lorrain des Organisations de jeunesse et d’Education Populaire), président de Culture et Liberté
    Il était une foi le bonheur, par Jean-Yves Baziou, théologien
    Le bonheur n’est pas à vendre, par Fabien Faul, théologien
    Enfin, un compte rendu de la table-ronde de clôture réunissant des créateurs de liens.

    Tous ces textes sont à télécharger en cliquant sur les icônes ci-dessous :

  • Participez à la Semaine de solidarité internationale 2011

    Du 12 au 20 novembre 2011, allons « DroitS à l’essentiel » !

    Révolutions populaires au Maghreb et au Machrek pour la dignité et la liberté… réappropriation citoyenne en Europe des questions de dette publique, de transitions énergétiques et écologiques…

    Au cœur des grands enjeux d’actualité internationale, c’est du respect des droits humains qu’il s’agit. Qu’ils soient civils, économiques, sociaux ou culturels, les droits des individus et des peuples semblent souvent ne vivre que dans les déclarations de l’ONU et les promesses des dirigeants. Et pourtant, leur respect est la base du développement.

    Dans l’effervescence citoyenne de ce début de décennie, la 14e Semaine de la solidarité internationale montrera comment ces droits sont traduits en actes par les citoyens du monde qui s’indignent, résistent, s’organisent, construisent et inventent leurs propres modèles pour vivre ensemble.

    « DroitS à l’essentiel » : un slogan pour faire écho à ces millions d’hommes et de femmes qui chaque jour partout dans le monde, parfois au péril de leur vie, s’engagent pour faire vivre ces droits.

    Vous aussi, en France, du 12 au 20 novembre, saisissez-vous collectivement de nos droits et libertés d’expression pour porter haut et fort les valeurs de la solidarité internationale et être acteurs d’un monde plus équitable, ici et ailleurs.

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la semaine de solidarité internationale 2011 en cliquant ICI