Catégorie : (00) national

  • Deuxième année : et si on passait à l’action ?

    Après la réflexion centrée sur ce qui nous indigne et nous fait espérer en 2011-2012, la deuxième année autour du thème « Partager plus pour vivre plus » invite à s’engager dans l’action.

    Deux rencontres sont proposées ici, pour agir, que nous ayons ou non mené les étapes précédentes du thème d’année.

    Qu’allons-nous entreprendre individuellement, en équipe ou avec d’autres, pour faire progresser le partage et le vivre-ensemble ?

    Rencontre 1 : Démarrer une action

    Nous avons exprimé lors des précédentes rencontres ce qui faisait nos indignations et nos espérances. Nous avons pu débattre et écouter la parole de Dieu. Nous avons chemin faisant parlé d’actions menées autour de nous ou bien évoqué des pistes pour « vivre plus en partageant plus » (si ce n’est pas le cas, nous pouvons démarrer la réflexion sur le thème d’année en repartant de la proposition faite ici).

    Le temps n’est plus à la discussion, mais à l’action ! Comment démarrer ?

     Quel domaine prioritaire identifions-nous, dans lequel tout le groupe se retrouve et où une action semble urgente ?

     Nous faisons un tour de table avec les propositions de chacun : quelles actions envisager et avec qui ?

     Nous nous mettons d’accord sur une action, éventuellement par un vote en l’absence de consensus.

     Si aucune piste d’action n’émerge, quelle action en cours autour de nous, qui nous semble particulièrement pertinente, pouvons nous rejoindre ? Par exemple les initiatives portées par des collectifs comme Récit ou Colibris (voir encadrés).

     Quel programme de travail pouvons-nous définir, avec répartition des rôles et calendrier ?

     Quelles personnes pouvons-nous consulter, ayant de l’expérience dans des initiatives proches ?

     Qui pouvons-nous impliquer au-delà de notre groupe (inter-équipe, fédération départementale, partenaires, habitants du village, etc.) pour donner de l’ampleur à l’action ?

    Rencontre 2 : Ce que nous découvrons

    Une fois l’action engagée, prenons le temps d’examiner le chemin parcouru. Il ne s’agit pas encore de faire une évaluation complète, mais d’en analyser les effets produits en cours de route :

     Qu’est-ce que nous avons appris du thème « partager plus pour vivre plus » ? Qu’apprenons-nous par l’action collective ?

     En quoi l’action nous transforme individuellement et collectivement ? Quels impacts a cette action sur notre quotidien ? Sur la société ?

     Quels échecs, blocages, obstacles avons-nous rencontré ? Quelle a été alors notre attitude ? Le but visé au départ a-t-il été (partiellement) atteint ? Quelles conclusions pouvons-nous en tirer, quelles envies pour la suite ?

     Quelle vision de l’homme, du monde, de Dieu cette action fait-elle émerger ?

     Comment poursuivre ou adapter l’action ?

    Chaque groupe ayant participé à cette démarche est invité à transmettre à la fédération CMR de son département et au CMR national le fruit de sa réflexion et une description des actions menées. Utilisez pour cela le petit questionnaire mis en place pour vous y aider ici. Ce sera votre contribution au livre blanc qui paraîtra en 2013 pour conclure le thème d’année 2011-2013.

  • Pour une PAC basée sur la souveraineté alimentaire

    Pour une PAC basée sur la souveraineté alimentaire

    Du 25 août au 19 septembre 2012, des marches vers Bruxelles traversant l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Belgique convergent vers Bruxelles pour que les 50 ans de la PAC soient le moment de la recentrer sur les enjeux d’une politique agricole et européenne basée sur la souveraineté alimentaire.

    Pour une agriculture plus humaine, plus naturelle, plus savoureuse

    Le CMR, membre du groupe PAC 2013, soutient cette action et invite les équipes et fédérations concernées par les caravanes à rejoindre ou initier des événements sur les parcours :

    Caravane Calais – Bruxelles

    13/09: Marche Calais-Saint Omer. Départ de Calais à 14h devant l’hotel de ville. Nous accueillerons les anglais à partir de 10h. Le soir: débat public sur la production légumière en Europe et la situation de la production maraîchère locale (Saint Omer = dernier marais légumier de France)

    14/09: Trajet St Omer – Merville avec action sur le projet de porcherie industrielle d’Heuringhem, en lien avec l’association qui a réussi fin juin à mobiliser 500 à 700 personnes pour manifester contre ce projet. Accueil par maire de Merville pour débat sur élevage et PAC (prix des céréales !)

    15/09: Trajet Merville – Lille avec action à Erquinghem-Lys pour une action devant le siège de Ramery, porteur du projet de l’usine des 1000 vaches. La caravane passera encourager un point de vente collectif à Frelinghien. Le soir: débat PAC à Lille.

    16/09: Lille-Hacquegnies Action à la Ferme du Sart de Villeneuve d’Ascq. Passage de relai aux belges en début d’après-midi. Gouter International à Tournay. Accueil le soir à Hacquegnies. Projection d’un film documentaire.

    17/09 : Marche Hacquegnies- Braine-le-comte. Pique-nique à Ath, lors duquel sera organisé une conférence/débat. Accueil le soir à Braine-le-comte.

    18/09 : Relaxe le matin et marche l’après-midi pour rejoindre Bruxelles et les autres caravanes européennes

    Cette caravane sera rejointe par nos partenaires anglais à Calais.

    Caravane Espagne – Bruxelles

    Voici le trajet de la caravane qui va remonter la France depuis le pays basque et jusque le nord pas de Calais :

    01/09/12 Pays basque

    02/09/12 Béarn/ Hautes Pyrénées

    03/09/12 Gers

    04/09/12 Lot et Garonne

    05/09/12 Dordogne

    06/09/12 Haute vienne

    07/09/12 Indre

    08/09/12 Indre et Loire

    09/09/12 Loir et Cher

    10/09/12 Sarthe / Maine et Loire

    11/09/12 Orne

    12/09/12 Manche

    13/09/12 Calvados

    14/09/12 Eure

    15/09/12 Seine Maritime

    16/09/12 Somme

    Seront organisés dans ces départements des marches symboliques, actions militantes et événements.

    Carte des caravanes

    Une Boite de doléances sera transportée de département en département pour récolter les revendications de tous et les amener à Bruxelles.

    Plus d’informations : le site de la marche

  • Intergénérationnel : besoin de vos retours d’expériences !

    Le Celavar a mis en place un laboratoire d’expertise citoyenne ayant pour objectif de se saisir de questions qui traversent les réseaux des membres, d’identifier des expériences qui tentent d’apporter sur le terrain des réponses, de les croiser et en faire ressortir les éléments de problématique pour être force de proposition et porter à connaissance.

    Le premier axe de travail est l’intergénérationnel. Si cette question n’est pas spécifique au milieu rural, le milieu rural de par son organisation (territoriale, institutionnelle, réseaux de solidarité…), son attractivité (nouveaux habitants, économie…), son relatif « isolement » (temps de parcours, accès aux nouvelles technologies, disparition des services publics…) doit répondre à des questions spécifiques insuffisamment prises en compte ou anticipées.

    Plusieurs initiatives proposent des réponses à ces questions. En les recensant, en en gardant certaines pour leur exemplarité, leur pertinence ou les questions qu’elles engagent, le projet a trois ambitions :

      nourrir les acteurs de terrain et leurs réseaux, les acteurs des projets et la connaissance des personnes dont c’est la spécialité

      nourrir la créativité de chacun

      avancer des éléments de problématisation et porter à connaissance

    Les enjeux de travailler sur l’intergénérationnel sont nombreux :

      Cohésion sociale

      Spécificité et diversité du rural

      Tradition de solidarité du monde rural d’où une multitude d’initiatives

      Milieux en mutation

      La crise doit conduire à réinvestir le rural

      Repenser le lien social

    Pour participer à ce projet, et en lien avec des préoccupations partagées par plusieurs d’entre nous, nous recherchons des expériences à valoriser sur l’intergénérationnel que vous menez dans vos équipes ou fédérations.

    Parmi les critères de choix de ces expériences :

     La pertinence et la reproductibilité de l’expérience

     L’impact potentiel sur le territoire

     Son inscription dans une des 4 thématiques identifiées :

    • Vivre ensemble et faire vivre les territoires ruraux avec des exemples sur habitat/logement/accueil des populations/déplacements/accessibilité

    • Accompagner l’entreprenariat sur les territoires ruraux avec des exemples sur emploi et formation/ transfert de compétences

    • Revisiter le passé pour inventer le futur de nos territoires ruraux avec des exemples sur culture/transmission mémoire/participation citoyenne/événementiel

    • Participer à la prévention sociale globale en accompagnant le vieillissement sur les territoires ruraux avec des exemples sur social/réseau d’entraide/prévention

    Pour en savoir plus, participer ou faire remonter idées ou projets, merci de contacter Stéphanie Cabantous au 01 69 73 19 54 ou par courriel

  • N°89 L’agriculture et l’alimentation, des enjeux citoyens

    N°89 L’agriculture et l’alimentation, des enjeux citoyens

    Tel est le sujet d’Agir en Rural n° 89, daté de juin 2012, qui vient de paraître. L’objectif de ce numéro spécial de 24 pages est de montrer en quoi l’agriculture et l’alimentation sont des sujets qui concernent tous les citoyens.

    Tout ce numéro, et en particulier les pages « Flash » et « Débattre », a été conçu comme un outil pour la réflexion et l’action sur ces sujets. Alors, saisissez l’opportunité pour organiser des rencontres et des réunions sur ces thèmes à la pointe de l’actualité, en particulier dans le monde rural !

    Si vous n’êtes pas encore abonné, vous pouvez commander ce numéro au CMR national, au prix de 5,80 euros pièce (40 € les 10 exemplaires). Téléphonez pour cela au 01 69 73 25 25.

    Editorial

    L’illusion de l’homme moderne est de vivre hors sol et hors saisons. Ce sentiment est très influencé par les modes de vie des urbains, les moyens de communication actuels (comme un monde virtuel) et les moyens de transport ultrarapides qui font perdre la notion du temps réel.

    Mais l’homme fait partie de la nature et de l’atmosphère. Les bébés naissent toujours neuf mois après la rencontre de la femme et de l’homme. Le blé se sème toujours avant l’hiver pour être récolté l’été suivant.

    L’humain a besoin d’une surface de terre pour avoir un espace de vie. Son alimentation vient en grande partie de la terre et du travail des filières agricoles. Même l’énergie vient principalement du sous-sol de notre planète.

    Nous sommes en pleine mutation dans les manières de produire et de consommer l’alimentation. Les effets nocifs de l’utilisation de produits chimiques apparaissent. Les plantes et les animaux sélectionnés sont très productifs mais s’avèrent très sensibles aux maladies et aux aléas climatiques. L’agriculture change et doit changer encore. La production et la consommation de produits biologiques servent de locomotive dans ces changements des pratiques agricoles.

    Les enjeux sont très importants à court, moyen et long termes. A court terme, pour produire une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement. A moyen terme, pour maintenir une biodiversité indispensable pour un bon équilibre écologique. Pour aussi améliorer le potentiel des sols et ainsi nourrir une population mondiale en nette augmentation.

    A long terme, pour que les petits-enfants de nos petits-enfants (et bien au-delà encore) puissent vivre et se nourrir sur notre planète. Il faudra qu’il reste suffisamment de surface agricole. Et que les sols en production ne soient pas trop dénaturés et suspects à cause de mauvaises rotations, des traces des produits chimiques reçus et aussi des semences « triturées » (OGM…)

    Nous vivons une époque passionnante car pleine de promesses pour une agriculture plus respectueuse et plus respectée. Je suis optimiste, car les mentalités des agriculteurs et des consommateurs changent, lentement peut-être mais sûrement.

    Vivons et travaillons en hommes et en femmes lucides, conscients de nos responsabilités pour l’avenir de la vie sur notre belle planète.

    Michel Doiezie
    Administrateur national
    Agriculteur en Maine-et-Loire

    Sommaire

     Vie du mouvement : l’agriculture, un dossier phare

    DOSSIER :

     Flash

     Paroles d’agris

     Une nécessaire mobilisation citoyenne

     Débattre

     Coup de cœur

     Initiatives : pour une PAC au service de l’homme, en rural

     Partenaires : l’accaparement des terres; solidarité avec les paysans

     Méditation : prière du paysan

  • Le Parlement européen rejette massivement le traité ACTA

    L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) a été rejeté par le Parlement européen le 4 juillet et, par conséquent, n’aura pas force de loi dans l’UE. C’est la première fois que le Parlement exerce son pouvoir, conféré par le traité de Lisbonne, de rejeter un accord international sur le commerce. 478 députés ont voté contre l’ACTA, 39 pour, et 165 se sont abstenus.

    « Je me félicite de ce que le Parlement ait suivi ma recommandation de rejeter l’ACTA », a déclaré le rapporteur David Martin, après le vote, mentionnant à nouveau ses inquiétudes sur le fait que le traité est trop vague, ouvert à une interprétation erronée et puisse, par conséquent, menacer les libertés des citoyens.

    Lors des discussions sur l’approbation ou non de l’ACTA, le Parlement a été confronté à un lobbying direct sans précédent de milliers de citoyens européens qui l’ont appelé à rejeter l’accord : manifestations dans les rues, courriels aux députés, appels téléphoniques… Le Parlement a également reçu une pétition, signée par 2,8 millions de citoyens du monde entier, appelant instamment à rejeter l’accord.

    Sur les 39 députés qui ont voté en faveur du projet, 21 sont français ! La plupart sont membres du groupe PPE (droite). Citons les anciens ministres Rachida Dati, Brice Hortefeux, Alain Lamassoure.

    Ce traité ACTA, qui effrayait les défenseurs de l’Internet libre, aurait pu aussi menacer la liberté de semer de nos agriculteurs et l’économie des semenciers européens. Des plantes, des animaux ou les médicaments sont sous brevet ou d’autres titres de propriété intellectuelle. Donc, a priori, il n’y aurait eu aucune différence de traitement entre des sacs à main et des sachets de semences…

    Pour en savoir plus, cliquez ICI

  • Les grands investissements en agriculture menacent les petits paysans

    La session de formation de la FIMARC (1) sur le thème « Les investissements dans l’agriculture. Challenges et impacts. Quelles opportunités pour les petits
    agriculteurs ?
    » s’est tenue à Assesse (Belgique), en avril 2012.
    Durant le séminaire, une analyse approfondie de l’impact des grands
    investissements sur les petits agriculteurs et les ruraux a été réalisée.
    Vous trouverez ci-dessous la résolution finale du séminaire.

    (1) Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques. Pour en savoir plus sur la FIMARC, cliquez ICI

  • Une belle émission de France Culture sur la JAC-JACF

    Une belle émission de France Culture sur la JAC-JACF

    Diffusée le 10 juillet 2012 dans le cadre de « La fabrique de l’Histoire », cette émission rend compte pendant 55 minutes du Festival de la Joie au village, organisé à Annecy les 6 et 7 juin 1959 par la Jeunesse Agricole Catholique, à l’occasion de la 4e finale nationale de la Coupe de la Joie, la plus grandiose et la dernière qui fut organisée. Ces journées avaient amenées plus de 20 000 jeunes ruraux sur les rives du lac d’Annecy !

    A travers les souvenirs et les témoignages de responsables de l’époque, hauts savoyards pour la plupart, ce document rend compte avec fidélité du grand impact qu’avaient la Coupe de la joie et la JAC à la fin de ces années 50. Il ne manque pas d’intérêt pour les militants d’hier et d’aujourd’hui.

    Ce document est disponible et téléchargeable jusqu’au 25 juillet en cliquant ICI.