Catégorie : (21) Côte-d’Or

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  • La méthanisation en agriculture : une source d’énergie qui peut être propre

    La méthanisation en agriculture : une source d’énergie qui peut être propre

    A l’issue de l’Assemblée Générale du CMR de Côte d’Or à Is sur Tille (village bien connu des cruciverbistes) nous étions une trentaine à nous retrouver pour nous faire une opinion sur les potentialités et les limites de la méthanisation en agriculture par un exposé en salle puis la visite d’une installation dans la ferme d’une famille amie du CMR.

    Le fonctionnement de l’installation visitée repose sur le stockage et le confinement du fumier de bovins
    dans des « garages » fermés hermétiquement. Dans ce milieu non aéré, la décomposition de la matière
    organique entraine un échauffement naturel du fumier avec une formation de méthane et de gaz
    carbonique.
    Notre guide, jeune agriculteur, n’a pas manqué de nous montrer l’intérêt de son installation.
    – La régularité du fonctionnement traduite par un échauffement stabilisé de la matière organique et une production d’électricité quasi constante sur l’année, grâce au fonctionnement décalé de ses 4 garages sur un cycle de 40 jours.
    – Un fonctionnement en circuit court sur les terres de la ferme pour la production et la gestion de la matière organique. Après le cycle de fermentation, la matière organique résiduelle est utilisée dans les champs, assure l’entretien du stock d’humus, permet le recyclage des matières fertilisantes et réduit d’autant, voire supprime, les apports d’engrais extérieurs.
    – Les 1350 MégaWatt-heure introduits sur le réseau électrique correspondent sur un an à la consommation de 70 familles équipées en tout électrique ou à celle de l’éclairage et des appoints de 300 familles chauffées par une autre voie. A noter que cette production d’électricité est légèrement supérieure à celle prévue dans l’étude initiale.
    – La chaleur du moteur qui entraîne l’alternateur est récupérée et valorisée pour le séchage de produits utilisés dans l’élevage. Dans d’autres installations cette chaleur est valorisée pour le chauffage de bâtiments.
    En conclusion, cette visite conforte la démarche d’une production d’énergie utilisable à partir des sous-produits de l’agriculture et qui peut être réalisée dans le respect des hommes (les agriculteurs impliqués et leur voisinage) et du milieu naturel. Il importe de souligner que cette production d’énergie peut se faire pratiquement sans production de déchets persistants si l’on gère correctement les dispositifs de stockage et de transport du méthane.
    Cependant, cette visite ne dissipe pas les interrogations sur la construction en cours d’un méga méthaniseur, alimenté en grande partie à partir de cultures intermédiaires, et sur ses répercussions : impact des transports sur un rayon important, impact sur les cultures vivrières, contrats avec les agriculteurs et risque d’une marginalisation de ceux-ci face à un groupe apporteur de capitaux…
    La production possible de méthane, qui a été estimée au plan national à 10 % de notre consommation
    actuelle de gaz à l’horizon 2030 et 20 % en 2050 n’est pas à négliger mais doit s’inscrire dans une
    politique globale de la gestion de nos sources d’énergie. Basée sur une transformation de la matière vivante, elle n’échappera pas à des règles de répartition équitable des matières organiques produites pour satisfaire les différents besoins des populations. Travailler à l’élaboration d’une gestion de l’énergie écologiquement responsable et socialement équitable, tel est le défi !
    A suivre…

  • Avec le Tour de France Agri 2022 initié par le MRJC à la ferme de La Chaux en Côte d’Or

    Avec le Tour de France Agri 2022 initié par le MRJC à la ferme de La Chaux en Côte d’Or

    Ils étaient plus de 70 à avoir répondu à l’initiative du MRJC pour cet Agritour 2022 de
    deux semaines qui se terminait par un festival le dernier week end d’août à la ferme de
    La Chaux à La Bussière sur Ouche en Côte d’Or.

    Une rencontre marquée par l’enthousiasme de ces jeunes ruraux de la « génération Covid », agriculteurs,
    cuisinière, charpentier, techniciens ou ingénieurs… qui s’interrogent sur leur devenir, qui cherchent à
    répondre aux défis de la production alimentaire, à donner du sens à leurs projets. Organisés en 3 groupes, partis de Rennes et de Nancy, ils sont allés à la rencontre d’agricultrices et d’agriculteurs d’une cinquantaine de fermes dans différentes régions. Ils ont pu évaluer la diversité des projets de jeunes et de moins jeunes autour de l’agriculture et des difficultés à s’installer. Ils ont pu percevoir les préoccupations de celles et ceux qui vivent de leur production locale mais souffrent d’isolement. Ils ont pu mesurer l’intérêt de modes de production intégrés et coopératifs comme celui du Comté où la transformation locale permet aux agriculteurs de ne pas être dépouillés de la plus-value sur leur production laitière. Ils ont été sensibles à l’engagement local de la Scoop Ardelaine en Ardèche qui a su recréer des emplois locaux autour de la valorisation de la laine. Ils se sont interrogés sur la biodynamie, est-elle une pseudo-science ? Ils ont pris conscience des défis environnementaux et des besoins de revitaliser les liens sociaux au sein du territoire, avec la rencontre notamment d’un maire en Alsace qui entre autres initiatives écologiques a organisé un ramassage scolaire avec des chevaux.

    À travers les exposés des groupes, on a perçu le sérieux de l’écoute des expériences partagées, l’enthousiasme discret mais réel suscité par la richesse et la diversité des témoignages, le sentiment d’un enrichissement commun, la joie d’avoir vécu une expérience originale et marquante pour les projets de chacun(e).

    Quelques préoccupations communes : préserver un équilibre de vie entre activité professionnelle/vie de
    famille/vie sociale pour éviter d’être écrasés par le travail, ne pas s’enfermer dans l’isolement et pouvoir s’épanouir au quotidien comme agriculteur. Mais aussi l’affirmation de la place des femmes dans la production agricole. Au sein de l’un des groupes pour libérer la parole, des échanges non-mixtes (hommes/femmes séparés) ont précédé un temps de partage en commun sur leurs observations.
    Et en arrière-plan des préoccupations, la question transparente de la transmission des exploitations. Quels leviers trouver pour faciliter l’installation, comment assurer les débouchés de la production en association avec les consommateurs, quelles conditions pour une gestion collective de l’exploitation ?

    Dans un contexte où certains raisonnent sur un modèle de production agricole qui pourrait fonctionner avec seulement 150 000 exploitations à l’échelle du territoire national, les préoccupations exprimées par ces jeunes autour du maintien d’activités diversifiées sur un territoire habité, étaient un bol d’air rafraichissant.

    Jean Claude et Nicole Germon, CMR 21

  • « Le bien commun, le bien de chacun »

    « Le bien commun, le bien de chacun »

    Le CMR de Bourgogne-Franche Comté a lancé sa session d’automne sur ce thème le 9 octobre 2021, à Montferrand-le-Château (25), et cela a été un succès : 85 inscrits !

    Le père Jean-Yves Baziou, animateur et formateur, a accompagné la réflexion chrétienne dans un climat convivial et fraternel. Après les présentations, des ateliers d’une vingtaine de personnes ont été constitués pour rechercher le Bien commun dans son aspect sociétal dans 4 domaines : la santé, la culture, la commune et les services de proximité.

    Nous avons choisi de vous présenter un peu plus en détail l’atelier « services de proximité ».

    Jean Baptiste et Antoine, une quarantaine d’années, membres d’une équipe CMR Jeunes à Remoray (25), accompagnés par l’aumônier Gaby Rognon, présentent leur démarche. Après une réflexion sur le thème « l’écologie du commun », ils ont souhaité donner des prolongements concrets à leurs échanges. Ils ont donc lancé en 2019 une invitation à tous les habitants de leur commune : « Que peut-on faire ensemble sur la commune ? ». Cinquante personnes étaient présentes ce soir-là ! Après la projection du film « Demain », la discussion s’est engagée autour de la question « Pour être acteurs de notre village, bougeons-nous ! ». Il a ainsi été décidé de créer une association avec pour finalité la gestion d’un jardin partagé appelé « Arborescence ».

    Aujourd’hui, ce jardin fonctionne bien. Les convictions du groupe qui a réalisé le projet, c’est qu’il faut oser faire des propositions. Aller vers les autres était un besoin de l’équipe et la dimension collective a renforcé leur espérance !

    Quelles convictions ont été relevées pour les autres ateliers ?

    Pour l’atelier « Culture » animé par une ludothécaire, le jeu c’est l’apprentissage de la vie, un temps de gratuité, un lieu de socialisation. Il favorise le vivre ensemble, la créativité. Il permet de passer du bon temps, de passer le temps, de « tuer le temps », a dit une personne d’âge respectable…

    L’atelier « Commune » était animé par le maire d’une toute petite commune du Haut-Doubs. Pour la gestion des « biens communs » dont bénéficient les citoyens, l’important c’est l’écoute, l’échange, la communication et la gouvernance partagée. L’édile insiste sur l’importance du lien humain dans la gestion du commun.

    Dans l’atelier « Santé », on nota que la santé, c’est l’affaire de tous et de chacun. Pour le médecin rhumatologue animateur de l’atelier, la « santé-bien commun » se vit dans la solidarité, et si elle n’a pas de prix, elle a un coût ! Elle se vit dans tous les aspects de la vie : le relationnel, l’hygiène de vie, l’alimentation, la culture, le sport… Une question posée en fin d’échanges : « Jusqu’où pouvons-nous être acteurs de notre santé et de celle des autres, même dans la maladie ? »

    Gisèle DESCOURVIERES et Nicole GERMON

  • Session d’automne du CMR

    Session d’automne du CMR

    La session d’automne du CMR, sur le thème « Le Bien commun, Bien de chacun », aura lieu le samedi 9 octobre 2021 au Foyer Sainte-Anne à Montferrand-le-Château (Doubs), avec Jean-Yves BAZIOU, prêtre, théologien, docteur en histoire des religions et auteur de nombreux livres.

    Dans le contexte sanitaire mondial actuel, il saura accompagner notre réflexion pour explorer les multiples champs d’action du Bien Commun. Bien commun /Biens communs ? Les biens communs peuvent être un des apports au bien commun, entendu comme l’objectif d’une société, mais pas le seul : bonheur collectif, intérêt général.
    Cette journée est ouverte à tous, jeunes ou aînés, membres du CMR ou non, et reposera sur les apports
    de l’intervenant, les témoignages, les échanges, la réflexion en ateliers, le tout dans un climat convivial et
    fraternel.
    Au cours de cette journée :

    3 interventions de Jean-Yves BAZIOU :

    • Le bien commun, de quoi parle-t-on ?
    • Dans le contexte actuel, quels sont les enjeux et les défis à relever ?
    • Aux racines du Bien Commun … Fondements de la conception chrétienne du bien commun … Pensée
      sociale de l’Église

    Des ateliers thématiques avec interventions de témoins suivies d’échanges, de débats et de mise en
    commun : Santé- Culture- Commune- Services de proximité avec mise en commun.
    Célébration eucharistique et envoi.
    Possibilité d’arriver la veille pour ceux qui le souhaitent

    Renseignements et inscriptions (avant le 15 septembre) :
    G. & P. NAUDET, 19 Place des Halles – 21580 Grancey-le-Château – genevieve.naudet@laposte.net

    Inscript- Session CMR 2021

  • Les enjeux des élections européennes

    Les enjeux des élections européennes

    Le CMR de Côte d’Or et les Amis de la Vie avaient donné carte blanche à Dominique Potier, député de Meurthe et Moselle, pour parler de son engagement en faveur de l’Europe lors de cette conférence-débat qui a réuni 120 personnes de Dijon et des territoires ruraux périphériques.

    Dominique Potier a rappelé la nécessité de replacer la politique européenne sur des références éthiques et dans un cadre global en réponse aux préoccupations actuelles. Au plan social il a fait référence à la loi dont il a été rapporteur sur le « devoir de vigilance des entreprises », en faveur de l’obligation du respect des droits humains des personnes que les multinationales font travailler à travers le monde. Concernant la préservation de notre planète, il a fait état de son engagement dans les projets de loi visant à lutter contre l’accaparement des terres cultivables et pour faire respecter leur caractère de bien commun de l’humanité. Autre enjeu international, celui d’une agriculture en phase avec le respect des ressources naturelles et de la biodiversité, avec une moindre utilisation de pesticides. Avec en arrière-plan la nécessité d’œuvrer pour préserver à la fois l’homme et la terre.

    Son engagement en faveur de l’Europe repose en premier lieu sur la pacification de nos rapports au sein de l’Europe, engagement qui s’enracine dans les stigmates des 3 derniers conflits franco-allemands que porte encore son territoire des Vosges. Le besoin d’Europe, c’est aussi le constat réaliste de notre place sur la planète, et la nécessité d’un positionnement collectif dans un environnement dominé par des puissances de taille continentale. L’Europe demeure une référence que nous voulons conserver comme entité porteuse des valeurs de liberté, d’égalité homme- femme, du droit à la santé pour tous… En réaction au risque de se laisser emporter par une Europe désenchantée, la politique européenne qu’il nous invite à promouvoir est celle qui refuse l’individualisme dans lequel nous enferme le libéralisme actuel. La vision d’une « Europe inachevée » qui développe une culture de solidarité et d’esprit civique, et accorde une plus grande place à sa jeunesse, faisant confiance à sa capacité de mobilisation pour la défense de la dignité humaine et la préservation de notre maison commune.

    Parmi les initiatives qu’il met en avant, nous avons retenu ses propositions pour la définition d’un modèle européen de l’entreprise visant à une plus grande équité sociale et une meilleure gestion environnementale, un appel à une coopération européenne renouvelée avec l’Afrique et la promotion d’une Europe culturelle accessible à tous : « Une Europe qui ne se limitera pas à la reconnaissance de Chopin, mais dans laquelle tous les enfants seront capables de jouer de la musique ».

    La salle attentive a été particulièrement réceptive aux propos qui entraient en résonance avec l’humanisme proposé par le journal créé par George Hourdin et les « Chemins des Possibles » qu’explore le CMR.

  • Rompre la solitude et casser la croûte ensemble

    Rompre la solitude et casser la croûte ensemble

    Le CMR Côte d’or vous invite le dimanche 8 septembre à partir de 11h pour un repas qui sera suivi d’un 15h cinéma-débat avec le film « Normandie nue ».

    Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consultez la tract ci-dessous

  • Rompre la solitude en milieu rural

    Rompre la solitude en milieu rural

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    Près de 150 personnes ont répondu ce dimanche 3 septembre à l’invitation du CMR 21 pour un après-midi d’échange autour d’une animation théâtrale « Le stress est dans le pré » dans la salle municipale de Vandenesse en Auxois.

    Engager un débat sur les conditions de vie des agriculteurs confrontés à la solitude, à l’incompréhension du voisinage, à l’impuissance devant les banques et les administrations qui peuvent les conduire à un profond isolement, tel était le défi que s’étaient donné les équipes CMR de Côte d’Or en invitant la compagnie « Entrée de Jeu » (pour voir le site cliquez ICI

    Pari réussi grâce aux 5 comédiens qui ont su aborder en douze saynètes avec humour et beaucoup de délicatesse, des situations très réalistes que l’assemblée a reconnu. La preuve : la participation du public qui n’a pas hésité à manifester son accord ou bien même son exaspération et sa lassitude devant les situations évoquées :

    • incompréhension du voisinage, pourquoi traiter les champs la nuit ? Et ces produits, c’est quoi ? Et ce coq ? et ces odeurs après les épandages…
    • solitude des agriculteurs célibataires et difficulté d’en parler,
    • sentiment d’être un suspect permanent, face aux banques, aux organismes de contrôle,
    • impuissance devant les aléas climatiques ou les cours des marchés,
    • difficultés pour les jeunes de s’installer, surtout s’ils ne sont pas fils ou fille d’agriculteur…

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    Devant ces constats d’impuissance ou de blocage, face à ces incompréhensions, la salle a été invitée à réagir et à réfléchir à des solutions possibles, même si l’objectif de la rencontre n’était pas de trouver des recettes miracles. Et des ouvertures ont été trouvées ! Plusieurs personnes sont même montées sur la scène et, accompagnées par les comédiens, elles ont mis en scène leurs propositions d’actions. Leur interprétation était ensuite résumée en quelques secondes par les acteurs. Grâce au talent de ces comédiens, sans parole, quelquefois avec humour, ces tableaux exprimaient toute la générosité des suggestions.

    « On ne vit pas exactement dans le même environnement social, mais on peut se retrouver », ce sont les paroles de l’animatrice de la troupe. Le milieu rural ne peut fonctionner sans des agriculteurs actifs, mais le milieu rural a aussi besoin de vivre en solidarité avec une population qui ne vit pas que de l’agriculture. « Il n’y a pas qu’en agriculture qu’il y a des faillites, des suicides… »

    Un repas regroupant une quarantaine de personnes avait permis au préalable un temps d’échange entre les agriculteurs invités par l’équipe locale du CMR et l’équipe animatrice de la journée.

    Entretenir du lien social entre les habitants du milieu rural, créer des échanges entre un tissu rural et un tissu périurbain qui s’ignorent, développer des réseaux de solidarité, replacer les questions d’agriculture et d’alimentation dans les débats qui concernent l’ensemble de notre société, sont autant de champs des possibles abordés par les équipes du CMR de notre département. Cette rencontre marquait aussi l’implication du CMR dans le projet qu’il conduit avec les mouvements de 9 pays européens sur le renforcement de la société civile en milieu rural, projet soutenu par le département de Côte d’Or, la région Bourgogne Franche-Comté, la MSA et l’Union Européenne dans le cadre du programme Erasmus+.

    Quelques propos tenus à l’issue de cette rencontre :

    « Depuis deux ans on se rétribue 500 € tous les deux mois, mais on fait face aux remboursements de nos installations et on n’a pas de dette ».

    « Il faut recommencer l’année prochaine !»

    « Si je traite mes champs à 4 heures du matin, ce n’est pas pour me cacher : c’est simplement pour profiter de l’absence de vent, pour éviter de disperser le produit vers les champs voisins ou les zones habitées »

    « L’accès à la terre est l’une des principales difficultés d’installation des jeunes en agriculture. Mais on n’est pas obligés d’être propriétaire pour cultiver la terre… ».

    Annick et Denis Gérard,
    Jean-Claude et Nicole Germon

  • Rompre la solitude et casser la croûte ensemble

    Rompre la solitude et casser la croûte ensemble

    Dimanche 3 septembre, le CMR de Côte d’Or invite les agriculteurs, anciens agriculteurs, ou habitants du monde rural à venir partager une journée de détente et de convivialité.[**]

    [**Au programme*]
    11h : apéritif (offert)
    13h : repas (apporter la boisson)
    15h : Débat théâtral humoristique « Le stress est dans le pré » de la Compagnie « Entrées de jeu »

    Rendez-vous à la salle de Vandenesse en Auxois (10 mn de Pouilly an Auxois), 1 Place de la Mairie

    Tarif journée : 25€
    Spectacle seul : 10€
    Gratuit pour les enfants de – 15 ans

    [(Inscription obligatoire pour le repas avant le 28 août (cf. bulletin d’inscription ci-dessous))]

  • Une rencontre avec des agriculteurs en mouvement

    Une rencontre avec des agriculteurs en mouvement

    Pour télécharger l’article cliquez ICI

    Ce samedi 10 juin, le CMR 21 avait invité ses membres et les personnes intéressées par le thème « agriculteurs-consommateurs » à rencontrer deux exploitants agricoles de Côte d’Or engagés dans le développement d’une agriculture qui permette de dégager un revenu suffisant tout en assurant une production de qualité et en respectant la qualité de l’environnement. Cette journée initiée par la commission agricole du CMR 21 a permis le dialogue entre consommateurs urbains, périurbains ou ruraux et agriculteurs disposés à expliquer leurs démarches et leurs difficultés.
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    À Sacquenay, une quinzaine de personnes s’est retrouvée autour de Gérard Méot qui a expliqué la conversion en agriculture biologique de sa ferme céréalière. C’est une démarche de réflexion personnelle dans laquelle la terre est plus qu’un support matériel, qui l’a amené à ce choix. Il a su adapter ses pratiques et ses installations (en particulier le triage) afin de commercialiser une grande partie de ses produits. Il a su aussi fédérer autour de lui un commerce local, et, avec la création d’une boulangerie, ce sont dix personnes qui vivent aujourd’hui de l’activité de cette ferme.

    Une visite des champs a permis de se rendre compte de la maitrise des mauvaises herbes et des récoltes prometteuses pour cette année. Gérard Méot a rappelé que les récoltes des trois dernières années avaient été médiocres à cause des printemps froids qui ne permettent pas la minéralisation précoce de l’azote. Un problème dans nos régions, qu’il essaie de compenser par une coopération avec un éleveur de moutons. Celui-ci met son troupeau en parc sur les parcelles cultivées pendant les mois d’hiver pour permettre un apport de matières organiques azotées utiles aux céréales.
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    À Marey, Didier Redoutet a présenté aux quatorze visiteurs sa démarche de développement d’une agriculture de conservation des sols. Une réflexion sur les évolutions inverses de ses coûts de production et de sa rémunération d’agriculteur, les incertitudes sur sa production en lien avec l’évolution du climat, l’ont amené à s’intéresser aux essais sur le non labour des sols et à expérimenter cette technique. Didier aime rappeler l’étonnement de son père lorsqu’il a réalisé un premier semis de céréale dans un couvert végétal encore en place… et sa décision de vendre son matériel de labour pour ne pas être tenté de s’en servir à nouveau. La visite de terrain conforte ses propos : les cultures ne semblent pas moins fournies que les parcelles en système traditionnel. Les prélèvements de sols montrent le caractère grumeleux de la terre favorable à l’enracinement des plantes et à l’infiltration de l’eau. La réduction de moitié de la consommation de carburant et la limitation du parc de matériel lui permettent de réduire ses charges d’exploitation et compensent largement des rendements parfois inférieurs aux parcours classiques.

    Didier Redoutet souligne d’autres aspects positifs de sa démarche. L’allongement de la rotation des cultures permet une meilleure maîtrise des parasites et une réduction de l’usage des produits phytosanitaires. La biomasse recyclée en surface assure un meilleur entretien du stock organique du sol, et par là, l’abondance observée de la population de vers de terre. Un bémol cependant que Didier Redoutet n’esquive pas : l’emploi de glyphosate, destiné à contrôler les repousses de certaines mauvaises herbes et permettre à la culture suivante de s’imposer. Il est conscient des problèmes posés par ce désherbant dont l’usage est contesté. Il souligne toutefois son utilisation à dose fortement réduite et continue à rechercher une alternative gérable.
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    Les deux groupes se sont retrouvés ensuite pour un repas partagé et un temps d’échange et de bilan sur les deux visites. Les visiteurs ont retenu les démarches parallèles des deux exploitants. Deux structures qui reposent sur un mode de fonctionnement dans lequel l’agriculteur dispose d’un réel pouvoir de décision. Ils ont obtenu des éléments de réponse sur les préoccupations des deux agriculteurs pour la qualité de leurs produits, sur leur attachement à leur environnement et à la préservation de la qualité de leurs terres, sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Tous ont perçu leur investissement personnel dans la recherche de modes de production répondant à des critères exigeants au plan économique, social et environnemental. Avec le sentiment que pour ces agriculteurs confrontés à une crise de l’agriculture qui dure, il existe des avancées porteuses de sens et d’avenir.

    Cette journée a permis aussi d’attirer des participants d’un département voisin et des membres de l’association «Terre de Lien» dont on connaît l’investissement dans l’accès au foncier agricole. Une forme d’invitation à poursuivre le dialogue engagé.

  • Journée « Agriculture – Chemins des possibles »

    Journée « Agriculture – Chemins des possibles »

    « Quelles techniques culturales pour demain? »

    « Quelles productions? Pour quelle alimentation? »

    « Vers quel avenir? »

    Le groupe « Agriculture et Alimentation » du CMR 21 organise une journée pour échanger autour de ces questions et ouvrir les possibles.

    La journée aura lieu le samedi 10 juin 2017 en Côte d’Or.
    Rendez-vous 9h30 à Sacquenay ou Marey sur Tille selon la visite choisie.

    Au programme: visites d’exploitations, pique-nique et débats.

    Le détail du programme, les infos pratiques et le coupon d’inscription sont dans le document ci-dessous.

    Cette journée ouverte à toutes et tous est aussi l’occasion de faire découvrir le CMR. Un temps sera dédié à la présentation du mouvement.

    Invitation « Agriculture-Chemins des possibles »