Auteur/autrice : Mélanie Cacace

  • A la découverte de l’éco habitat groupé

    A la découverte de l’éco habitat groupé

    Le rendez-vous était fixé autour de 15 h ce samedi 5 juin 2021, pour visiter et faire connaissance avec
    l’éco habitat groupé de Grézieu la Varenne(69).

    Nous sommes accueillis par Bernadette et Odile qui ont accepté de nous recevoir pour cet après midi. Annabelle, maman de 2 enfants, nous a rejoint pour témoigner de la part des jeunes familles. Odile avec son mari a été cheville ouvrière au démarrage du projet et Bernadette est venue rejoindre l’éco habitat à sa retraite professionnelle.

    A l’origine, un groupe de personnes réfléchissait, cherchait un lieu pour mettre en œuvre leur projet
    d’habitat partagé. Puis au moment de la découverte d’un terrain disponible à l’achat sur Grézieu et à la signature de la promesse de vente en 2012, le groupe a connu des changements et finalement. Entre la 1ière réunion et la construction finie, 4 ans se sont écoulés. Depuis 2016, 5 années de fonctionnement, l’éco habitat regroupe 12 familles.

    Le terrain a été vendu par une personne qui partageait l’idée protée par ce projet. Le groupe était content de partir d’une terre vierge et de construire selon leurs souhaits avec des architectes qu’il a fallu convaincre, mais les personnes sont vraiment heureuses de leur démarche et de leur habitat. La forme juridique est une société civile d’attribution (SCIA). Le principe est que les personnes sont propriétaires de parts de la SCI, qui sont plus facile à échanger en cas de départ. Pour l’attribution des parts libérées, il y a droit de regard des autres membres de la SCIA. De plus cela permet de garder l’intergénération car il y a beaucoup d’appels pour des personnes âgées, l’équilibre intergénérationnel est à maintenir.

    Pour les parties communes, c’est-à dire la maison commune qui est répartie en une grande salle où nous
    avons été accueillis, à l’étage une salle d’activité yoga, gym, dortoir si nécessaire et une chambre d’amis ou pour recevoir la famille, et au sous-sol, atelier et buanderie avec les machines à laver le linge en commun, garage à vélo et à trottinettes). Les parties communes sont divisées par 12.

    Odile et Bernadette nous ont expliqué avec passion toute leur démarche pour arriver ensemble à conduire ce projet. Beaucoup de réunions ont été nécessaires pour arriver à une décision. « Il s’agit de décider par le processus de consentement. Tant qu’il y a une objection, on ne décide pas. On trouve ainsi des solutions enrichies. On essaye d’écouter les besoins de chacun. » Pour les décisions importantes, ils ont fait appel à des ressources et compétences externes pour que la voix de chacun soit respectée.

    Pour l’organisation commune, il y a un pôle intérieur, où les personnes s’inscrivent et sont chargés d’entretenir l’intérieur ménage rangement ; un pôle extérieur, cela est pour tous les abords les pelouses, compost, poulailler, panneaux photovoltaïques ; Et un pôle communication, sans oublier un pôle gestion et chaque pôle a un budget, qui est voté.

    Il a été nécessaire d’établir une charte où des éléments fondamentaux sur les quels les gens désireux de participer soient d’accord : Solidarité, Intergénération, Ecologie, Sobriété et Ouvert sur la commune, sur l’extérieur, non confessionnel. Une période de probation, de réflexion et après un engagement est signé par la famille entrant. Pour être en toute clarté.

    Des réunions de palabres toutes Trois semaines (quelqu’un présente son sujet et quelqu’un d’autres anime) et un point info toutes les semaines permettent que les choses se passent, se sachent. C’est l’avantage d’un groupe où il est possible de mutualiser les compétences.

    Nous avons échangé sur ce désir de garder cette ouverture. Les enfants sont scolarisés à l’école de Grézieu. Pour ne par être d’entre soi. Des portes ouvertes sont organisées tous les ans et les visites sont acceptés pour faire connaitre à d’autres ces projets d’habitat. Ils ont été heureux de pouvoir visiter d’autres éco lieux pour préciser leurs projets et éviter les pièges.

    L’intergénération a permis que la banque puisse faire confiance par l’apport des anciens, 4 personnes
    avaient vendu leurs biens pour acheter leurs parts de la SCIA ;

    La construction est en ossature bois et les murs en laine de bois, avec des panneaux photovoltaïques.

    Les jardins chacun a son jardin privé et le reste est en collectif. Odile et Bernadette nous ont redit leur joie de participer à un tel projet et de vivre dans cet éco Habitat groupé.

    Nous avons pu voir un groupe d’enfants qui venaient pour l’anniversaire d’un des leurs, cela respirait
    la joie de vivre dans un très beau lieu pour les enfants… et aussi pour les adultes.

    Merci à Bernadette et Odile et Annabelle d’avoir pris sur leur temps pour nous recevoir et nous
    partager leur histoire et leur vécu.

    Marylène Permanente CMR 69

    Pour plus d’information : http://www.ecohabitatgroupe.fr/_habitats
    Les Rencontres nationales de l’Habitat Participatif se dérouleront les 8, 9, 10 et 11 juillet 2021 à Lyon.

  • Vie d’équipe : retour sur la pandémie

    Vie d’équipe : retour sur la pandémie

    Début 2020, la pandémie de la Covid 19 est à la une de tous les médias, faisant naître un climat de
    peur. Mars 2020, toute la France est confinée. Une première pour beaucoup d’entre nous.

    Au début de cette crise sanitaire, le CMR 67 a proposé une grille de relecture pour aider les membres en
    équipes à exprimer comment cette situation impacte leur vie. Nous ne savions pas alors que cette crise allait durer et que ce confinement n’en serait que la première étape.
    Chaque personne vit cette crise à sa manière, en fonction aussi de son âge et de son état de santé. Certains aînés ne se sont plus retrouvés en équipe. Les plus jeunes en ont profité pour se réunir entre deux confinements ou parfois se sont retrouvés en visio.
    Voici, à travers leurs propres expressions, ce qu’ils disent de cette crise sanitaire, les craintes et les questionnements qu’elle suscite ainsi que les prises de conscience que cette situation éveille.

    Dossier retour sur la pandémie (Réalisé par Valérie Velten, permanente du CMR 67)

  • Interlieux : rencontre 2021 des lieux d’Eglise en rural

    Interlieux : rencontre 2021 des lieux d’Eglise en rural

    Le vendredi 14 mai 2021, les lieux d’Eglise en Rural de France se sont réunis par visio lors d’un zoom de 9h30 à 12h permettant d’inaugurer en quelque sorte le temps de rencontre qui devait avoir lieu sur LA PAROLE au BEC HELLOUIN et qui est reporté à l’ASCENSION 2022.

    Durant cette visio, de 35 écrans, les lieux d’Eglise ont pu s’exprimer autour de 4 thèmes:

    -Société et démocratie (pour le Carrefour Rural de L’Eure et l’Horizon dans les Vosges) :

    En Normandie, le Carrefour Rural  a organisé des soirées-débat avant les élections européennes, puis municipales. Une expérience de citoyenneté a été vécue : chacun peut poser une parole !

    Dans les Vosges la démocratie participative a été débattue et mise en œuvre : l’importance de la parole de chacun, de chaque habitant pour la construction d’une démocratie toujours à renouveler

    -L’accueil des personnes en difficulté (pour le Puits d’Hiver en Bourgogne et la Petite Vigne en Alsace)

    Au Puits d’Hiver le soutien aux Sans Papier s’est développé, jusqu’à l’accueil d’une famille dans la maison du Lieu. Cela a suscité des tensions : la parole n’est pas toujours facile à porter ensemble

    A la Petite Vigne, un groupe nommé « Les sarments verts » donne la parole aux « invisibles » par le théâtre et autres sorties culturelles.

    -L’écoute et le partage (pour l’Association Partage près d’Auxerre , pour Re-Source dans le Berry et pour Notre Eglise demain du Morbihan)

    L’association Partage propose tous les 5 du mois « L’Actu en mots ». La parole et le partage sur tous les sujets.

    Dans le Morbihan , un nouveau groupe se constitue dans un doyenné pour prendre la parole en Eglise

    Re-Source a fait toute une démarche en plusieurs rencontres avec des Musulmans pour une découverte mutuelle des religions et des personnes.

    -La Parole de Dieu (pour le Vivier du Nord, de l’Oustal des Pyrénées et Transhumances de la Provence).

    Dans ces différents lieux, on se retrouve pour des partages d’évangile, des célébrations. Les confinements ont obligé à repenser les moyens et à vivre des partages voire des célébrations par visio. Ces temps de partage de la Parole sont très importants pour les participants et nourrir leur foi.

    A l’issue de ce partage d’expériences il y a eu l’intervention de Jean-François Petit (Institut Catholique de Paris) : LA CIRCULATION DE LA PAROLE DANS LES NOUVEAUX LIEUX D’EGLISE EN RURAL :

    Cette courte intervention a tenté de ressaisir ce qui se joue dans la circulation de la parole, telle qu’elle est pratiquée dans les nouveaux lieux d’Eglise en rural (NLER). Les quatre séries de témoignages nous ont permis d’en avoir une appréhension large, sans la réduire à un seul registre : les NLER se situent bien aux carrefours d’attentes et de pratiques, qu’il a voulu approfondir  pour voir l’aventure spirituelle qui s’y joue .

    Malgré leur fragilité, et peut être justement en raison de leur « porosité » avec les attentes et aspirations du monde rural, les NLER sont des lieux particulièrement propices à une circulation libre de la parole, au moment où les institutions ecclésiales sont affaiblies et décrédibilisées, tentées par un regain d’autoritarisme, à une période où le confinement en ajoute à la sécularisation ambiante …

    Un rassemblement des lieux d’Eglise en rural comme celui que nous venons de vivre peut-il permettre plus que le recueil de cette diversité du croire, essentiel pour l’avenir de l’espace rural ? Affaire à suivre…

  • Tribune : il faut amplifier la conversion écologique

    Alors que s’achève l’année « Laudato Si’ » proclamée par le pape François le 21 mai 2020, douze responsables d’organisations chrétiennes en France, dont le CMR,  appellent à des politiques publiques plus ambitieuses.

    Alors que la loi « climat et résilience » votée à l’Assemblée doit être maintenant examinée par le Sénat, nous, chrétiens, souhaitons rappeler l’importance majeure d’un engagement collectif ambitieux réellement apte à répondre l’urgence écologique.

    Le travail remarquable de la Convention citoyenne sur le climat, instance délibérative composée de citoyens tirés au sort, qui, confrontés à la réalité scientifique et sociale du changement climatique, ont élaboré des propositions éclairées et courageuses, constitue une véritable chance d’avancer.

    Des orientations trop timides

    Pourtant, force est de constater qu’à ce jour, les orientations et décisions prises ne sont pas à la hauteur des enjeux. Trop timides, les dispositions prévues par la loi ne permettraient en l’état qu’une réduction minime des émissions de gaz à effet de serre alors que, rappelons-le, l’Europe s’est engagée sur un objectif de – 55 % d’ici à 2030 !

    Quelques exemples d’initiatives repoussées : 1/5 des logements sont des passoires énergétiques et beaucoup sont habitées par les plus pauvres, l’initiative «rénovons» (Secours catholique, Fondation Abbé-Pierre…) proposait un financement de 95 % des ménages les plus modestes engageant des travaux ambitieux.

    Autre exemple, les chèques alimentaires favorisant l’accès à une alimentation de qualité pour les ménages modestes – mesure 6.1.5 de la Convention et proposition de l’appel « Mettre la jeunesse et les milieux populaires au cœur de la transition écologique » (Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France, Scouts et Guides de France, Mission populaire évangélique, Fédération de l’entraide protestante…) : ceux-ci attendent encore un arbitrage et les amendements d’amélioration du dispositif ont été rejetés.

    La restriction des vols courts en avion a été amputée alors qu’elle ne pèse que sur les 4 % les plus aisés. La lutte contre la publicité encourageant le gaspillage énergétique, une vraie limitation de l’artificialisation des sols, une viande moins fréquente mais de meilleure qualité dans les cantines et un vrai temps de repos comme suggéré par le président de la conférence épiscopale rendraient cette loi réellement efficace.

    Rappelons l’importance de l’enjeu : « user de ce monde comme n’en usant pas » (Calvin citant Saint Paul), « sauvegarder » l’habitabilité humaine de « sœur notre mère la terre » (François d’Assise) et à cette fin, de s’engager « dans une courageuse révolution culturelle » (lettre encyclique Laudato Si’, 114), « nous convertir dans notre attitude et dans nos actes, en adoptant des pratiques de sobriété et de simplicité, non sur le mode du renoncement héroïque mais sur le mode du partage joyeux » (pasteur François Clavairoly, métropolite Emmanuel, Mgr Georges Pontier, septembre 2015)

    Les jeunes manifestent leur inquiétude

    Depuis plus de 40 ans, de nombreux scientifiques et des ONG se sont mobilisés pour alerter sur le changement climatique et les conséquences du modèle actuel de développement sur l’homme et la planète.

    Aujourd’hui la population est de plus en plus consciente de ce défi. Les jeunes en particulier, nombreux, manifestent fortement leur inquiétude sur le devenir de la planète. En témoignent les marches pour le climat qui ont été organisées le 9 mai dans de nombreuses villes auxquelles ont souvent participé des cortèges chrétiens. On peut également saluer les efforts déployés par divers acteurs de la société civile ainsi que par des entreprises pour promouvoir des modes de consommation et de production plus respectueux de l’environnement.

    Mais sans une accélération de la mutation, les nouvelles générations et leurs enfants seront inévitablement confrontées à ce fardeau qui s’alourdit chaque jour.

    Les chrétiens partie prenante

    Les chrétiens sont et seront pleinement partie prenante dans cette mobilisation car « le défi environnemental que nous vivons et ses racines humaines nous concernent et nous touchent tous » (Laudato Si’, 13). C’est un défi spirituel et éthique qui découle de l’amour du prochain, un devoir moral de regarder en face le grave danger que font courir les atteintes à la Terre, spécialement pour ceux des régions les plus démunies du globe.

    L’option préférentielle pour les pauvres à laquelle l’Église est profondément attachée est en jeu. Ce sont les plus petits, les habitants des régions planétaires les plus pauvres, qui souffrent le plus des dérèglements climatiques, et qui y seront les plus exposés à l’avenir, alors même qu’ils en sont les moins responsables. Et parmi ces plus petits, il nous faut également compter les générations futures, nos propres enfants auxquels nous avons la responsabilité de léguer une Terre habitable. Comme le défend le Conseil œcuménique depuis les années 1970, il s’agit bien de construire des « communautés durables » où s’allient justice, paix et sauvegarde de la création.

    La responsabilité de chacun

    D’autre part, la foi en un Dieu créateur de ce monde par amour confère à chaque homme et chaque femme une responsabilité particulière vis-à-vis de la planète qu’Il leur confie. Chacun est invité à respecter la création, à “cultiver et garder” la terre, dans un élan de gratitude et en continuant l’acte créateur. Le théologien protestant Jacques Ellul écrivait en 1974 : « Si Dieu conduit sa création dans l’Amour, par l’Amour, en vue de l’Amour, il doit en être de même pour l’homme qui ne doit pas gérer cette création pour la puissance et la domination, mais en tant que représentant de l’Amour de Dieu ».

    Nous lançons donc un appel renouvelé, aux côtés de nombreux acteurs de la société civile, pour accélérer la mutation nécessaire en accompagnant les changements des mesures de soutien indispensables. Nous appelons les responsables et engagés politiques de tous bords à intégrer de manière volontariste les réorientations du modèle économique pour que le monde de demain soit durable.

    Cet appel concerne aussi chaque citoyen du monde dans sa conscience morale et ses capacités à accepter de nouveaux modes de vie plus sobres et plus compatibles avec les ressources et les fragilités de notre terre. Il est plus que temps.

    Signataires : Olivier Brès, président du Comité national de la Mission populaire évangélique de France, Sylvie Bukhari de Pontual, présidente du CCFD-Terre solidaire, Wiliam Clapier, essayiste et théologien, membre de Chrétiens unis pour la terre, François Clavairoly, pasteur, président de la Fédération protestante de France, Manuele Derolez, déléguée générale CCFD-Terre solidaire, Véronique Fayet, Présidente du Secours catholique, Gilbert Landais, responsable de Chrétiens Unis pour la Terre 35, Laura Morosini, présidente Chrétiens Unis pour la Terre, initiatrice du premier plan climat de Paris, Stéphane Lavignotte, pasteur, théologien, Mouvement du christianisme social, responsable de la Maison ouverte, Marie-Laure de Noray, Chrétiens dans le monde rural (CMR), Cédric Letourneur, Secrétaire National Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC)
  • A la découverte des vins du roannais

    A la découverte des vins du roannais

    Du 24 au 31 juillet aura lieu les vacances formation à Ressins dans la Loire (42). Ce temps fort de notre mouvement est une occasion unique de joindre formation et découverte du patrimoine dans une ambiance détendue et joviale avec des personnes venues de la France entière.

    Afin de nous aider à financer le séjour nous vous proposons de joindre l’utile à l’agréable et de commencer à découvrir le patrimoine viticole du roannais à travers la dégustation (avec modération) de ses vins.

    Proposition des vins

    Bon de command

  • La future PAC enterre les promesses d’Emmanuel Macron sur les services environnementaux

    La future PAC enterre les promesses d’Emmanuel Macron sur les services environnementaux

    Paris, 28/04/2021. 200 millions d’euros par an dans la PAC pour les services environnementaux rendus par les agriculteurs et agricultrices. C’était la promesse de campagne du candidat Macron à la présidentielle de 2017[1]. Quatre ans plus tard, alors que les négociations PAC battent leur plein et qu’une nouvelle manifestation de la FNSEA contre les éco-régimes est attendue vendredi 30/04 à Strasbourg, les premiers arbitrages sont tombés, l’agriculture biologique perdrait 132 euros par hectare et par an.

    66% d’aides environnementales en moins pour les bio

    Entre 2015 et 2019 un agriculteur bio touchait en moyenne 202 euros par hectare et par an d’aides environnementales sur le pilier 1 de la PAC : 80 euros pour le paiement vert et 122 euros d’aide spécifique pour les bio. Les premiers arbitrages pour la future politique agricole commune, qui se veut plus ambitieuse sur le plan environnemental, propose de passer ce montant à 70 euros par hectare et par an pour la Bio, au même niveau que d’autres pratiques agricoles qui autorisent les pesticides et engrais azotés de synthèse. Un premier niveau de paiement à 55 euros par hectare et par an sera accessible à la quasi-totalité des agriculteurs avec une fois encore très peu de contraintes environnementales.

    Il n’y aura donc plus aucune incitation financière de la part de l’Etat à arrêter d’utiliser des pesticides et des engrais azotés de synthèse.

    Le ministre de l’agriculture doit revoir sa copie et tenir les promesses présidentielles

    « Bien sûr qu’il faut encourager tous les agriculteurs à améliorer leurs pratiques environnementales, mais le gouvernement doit créer une échelle de rémunération pour ça et non pas proposer des montants aberrants sans aucun changement de pratique » décrypte Loïc Madeline, secrétaire national PAC à la FNAB. Et de conclure : « On peut rendre accessible l’éco-régime à 70% des agriculteurs et agricultrices sans sacrifier les meilleures pratiques, avec nos partenaires nous allons proposer rapidement des chiffres alternatifs au ministère ».

    Les signataires déplorent que les groupes de travail qui avaient été promis après l’élection présidentielle pour définir les paiements pour services environnementaux n’aient jamais été mis en place par le ministre de l’agriculture.

    Les niveaux de paiement de l’éco-régime doivent être revus en fonction des services rendus réellement par les modèles agricoles. La bio est le seul modèle plébiscité par la science pour ses effets sur la biodiversité, sur la qualité de l’eau, sur la santé humaine et sur le bien-être animal. Les signataires demandent un paiement à 145 euros par hectare et par an pour tous les agriculteurs et agricultrices bio.

    Contact presse :

    FNAB – Loïc Madeline – 06 22 30 45 54

    CIWF – Laetitia Dinault : 06 26 07 55 43

    Eau et Rivières de Bretagne – Arnaud Clugery : 06 73 30 73 10

    [1] https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/agriculture

    Lire le communiqué

     

  • En marche vers Pâques en toute fraternité

    En marche vers Pâques en toute fraternité

    Notre équipe CMR du nord Ardèche a proposé lors de trois dimanches de carême après-midi, une petite balade d’une heure environ (différentes à chaque fois avec des dominantes particulières) nous amenant à une église dans laquelle nous avons partagé autour d’un texte tiré de la veillée pascale. Un petit temps convivial a suivi autour d’un café ou d’une tisane .Un temps adapté a été proposé aux enfants (partage, dessin en lien avec le texte, jardin de Pâques).

    Cette invitation à été ouverte  à tous principalement aux habitants de notre paroisse ST Luc des coteaux et de Tournon.

    Une façon de faire Eglise autrement dans la liberté des consignes imposées, de créer ou recréer du lien en pleine nature et de cheminer vers Pâques .

    Bilan très positif, à refaire selon de nombreuses personnes qui ont participé  (45 personnes différentes sur les 3 dimanches et 7 enfants).

    «  J’ai apprécié la rencontre avec d’autres personnes de la paroisse, dans la nature, l’échange à l’église, la simplicité, la convivialité   ».

    «  Les gens étaient fort agréables et sympathiques pour selon que l’on ne se connaissait pas «.

    « Cela nous a permis de vivre des dimanches autrement un peu plus fraternels « D’aller vers d’autres personnes ,notamment des plus jeunes « .

    Au niveau de l’équipe, l’organisation  n’a pas été  pesante (chacun apportant sa participation selon ses moyens et disponibilités) à l’image d’un puzzle que l’on a su construire ensemble et qui s’inscrivait sur notre route pascale .Cela nous a aussi permis d’être visible et reconnu au niveau de la paroisse.