Agroparade devant le parlement européen

Le CMR dans le cadre de son partenariat avec la Plateforme pour une Autre PAC participait ce mardi 22 octobre à la manifestation organisée à Strasbourg pour réclamer une autre PAC. Le CMR Bas-Rhin était également présent lors de ce rassemblement qui a réunit prés d’un millier de manifestants.

Entre 650 et un millier de manifestants, selon la préfecture et les organisateurs, battaient le pavé mardi à Strasbourg pour réclamer « une autre » politique agricole commune européenne (Pac) et interpeller les eurodéputés réunis au Parlement européen.

Parti un peu avant 11h30 de la place de l’Université, au cœur de la capitale alsacienne, le cortège de cette « agroparade » devait ensuite rallier l’hémicycle européen pour organiser devant le bâtiment un « die-in », selon les organisateurs.
Parmi les manifestants figuraient des agriculteurs et apiculteurs français et allemands ainsi que des militants écologistes ou du bien-être animal. Plusieurs étaient munis de drapeaux du syndicat agricole Confédération paysanne ou de pancartes proclamant « entre miel et pesticides, il faut choisir » ou encore « non à l’agro business. Pour une vraie réforme de l’agriculture européenne ».
Des remorques sur lesquelles étaient juchés une abeille et un porcelet géants étaient également visibles dans le cortège. « On espère peser sur le débat » autour de la future Pac post-2020, a indiqué à la presse Jacques Morineau, président de la plateforme « Pour une autre Pac », qui fédère une quarantaine d’associations et syndicats impliqués dans les questions agricoles et alimentaires, dont le CMR.
« La Pac, c’est une organisation dépassée (…) On dépense des milliards pour la monoculture, on détruit la biodiversité et on perd nos abeilles avec des produits phytosanitaires », a dénoncé Bertrand Hirtz, apiculteur strasbourgeois.
Selon lui, il faut « revoir le principe de répartition des subventions (européennes à l’agriculture), elles sont attribuées majoritairement aujourd’hui à la productivité » alors qu’il faudrait les diriger « vers une agriculture plus biologique et plus respectueuse de l’environnement ».

Source : AFP

Fort de son expérience et de son ancrage territorial le CMR dénonçait déjà dans une tribune paru en 2015 (Pour une éthique agricole et rurale) :”Un système qui appauvrit et fragilise les femmes, les hommes, et les cultures du rural, en France et au delà. Le fonctionnement actuel de notre système de production agricole est fondé sur un principe de dérégulation destiné à assurer la liberté des échanges. En absence de règles, cette liberté se transforme en instruments de capitalisation, de spéculation financière et de pouvoir, visant à satisfaire les intérêts d’un petit nombre d’individus ou de sociétés qui imposent leur mode de fonctionnement au détriment du bien commun. Nous déplorons en conséquence, un appauvrissement du tissu rural et humain, et des atteintes aux valeurs qui nous réunissent“.

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