Mois : avril 2016
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Soutenir le CMR lors de vos achats en ligne
Le site internet www.jaidemonassociation.fr propose une manière solidaire d’acheter en ligne (e.commerce) sans changer ses habitudes de consommation et sans dépenser plus, tout en aidant le CMR.
Combien cela peut-il nous rapporter ?
Cette démarche ne vous coûtera pas un centime de plus sur le montant de votre commande : c’est le site marchand qui versera une commission calculée sur le montant de vos achats.
Une commission variable pouvant aller jusqu’à 12,5% de la somme totale de votre commande (en fonction du site marchand) est reversée pour moitié au CMR, l’autre moitié servant à couvrir les frais de fonctionnement de jaidemonassociation.frNous avons testé le processus… et ça marche bien !
Désormais, pour accéder à nos sites marchands habituels et réaliser nos achats, le CMR vous invite à passer par www.jaidemonassociation.fr.Conclusion
Pour améliorer le budget de fonctionnement du CMR, deux réflexes simples, faciles et efficaces à prendre dès maintenant :
1- Tous nos achats par internet sont à réaliser désormais à partir du lien suivant :
http://www.jaidemonassociation.fr
2- Charge à chacun d’entre nous de le faire savoir à son réseau.Mode d’emploi
Connectez-vous grâce à ce lien J’aide mon association ou au bouton ci-contre ou directement sur le site en indiquant le nom de notre association : CMR. C’est le seul moyen d’indiquer à J’aide mon association que vous choisissez de nous soutenir, et d’enregistrer vos achats afin que la commission nous soit reversée.
Important : Si vous souhaitez rechercher des informations sur un article que vous avez l’intention de commander via le site J’aide mon association, ne vous connectez pas au préalable sur le site marchand ! Connectez-vous d’abord sur J’aide mon association pour sélectionner votre association puis votre site marchand, et vous pourrez alors effectuer vos recherches.
Sur la page de votre association, choisissez le site sur lequel vous souhaitez commander. Aucune information personnelle ne vous sera demandée. Effectuez vos achats comme d’habitude.
Le reversement de la commission calculée sur le montant de vos achats sera automatiquement mémorisé dans le compte du CMR. -
1.Du bonheur à être en CMR
Ce dépliant a été pensé comme un outil de fondation afin de présenter la vie en équipe et la vie dans le mouvement, mais aussi comme un outil d’animation pour les équipes.
Ce support reprend de manière très succincte les fiches et les visuels, Les Chemins des possible. Propositions d’engagement – Agir en Rural n°101 , afin de poursuivre en mouvement le travail sur les champs des possibles.
Consultez le dépliant ICI
Disponible à Montgeron : 50 dépliants pour 10 euros (hors frais port)
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Pétition CMR : A Steenvoorde, les conditions de vie des migrants se détériorent…
L’accueil de nos frères migrants à Steenvoorde est plus que jamais en fragilité, même s’il est vrai que, par chance, il y est meilleur qu’à Calais, Grande Synthe…
Il n’empêche, ce n’est pas une raison suffisante pour leur refuser un minimum de confort et de dignité à Steenvoorde, à notre porte.
En effet, l’assurance de l’utilisation de la salle Saint Joseph est aujourd’hui remise en cause (lire la pétition).La commission citoyenneté du CMR, conjointement au conseil d’administration, a rédigé une pétition par le biais de laquelle chacun est invité à s’indigner de la situation, qui ne va pas dans le sens des valeurs du mouvement, ni des paroles et des actes tous récents de François.
Nous avons le pouvoir de changer la situation. Pour cela, il suffit de signer la pétition et de convaincre autour de soi de la signer.Voici le lien pour signer et diffuser la pétition :
https://www.change.org/p/a-steenvoorde-les-conditions-de-vie-des-migrants-se-d%C3%A9t%C3%A9riorent?recruiter=465284670&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink -
Mot du MRJC à l’AG du CMR national
Chers amis du CMR,
C’est avec plaisir et intérêt que je viens m’exprimer devant vous des liens qui unissent nos organisations, de nos récentes prises de positions et des coopérations futures.Plaisir tout d’abord, car disons-le franchement nos organisations sont sœurs et portent un message commun. Elles portent l’Esperance d’un monde rural vivant, dynamique et attractif. Elles portent le message que le paysan doit vivre dignement de son métier et que la question économique ne doit pas broyer les hommes et l’environnement. Elles proposent aussi de relire nos vies et nos engagements à la lumière de l’évangile.
Et tout cela est plus que jamais d’actualité. Les coopérations entre nos structures sont productives, au niveau local comme national, signalons notamment :
Les adultes de votre mouvement qui s’engagent dans nos EAD, dans les groupes de zones, que ce soit en NPDC, en BZH ou en PDL. Merci pour votre engagement, ils permettent aux jeunes d’être accompagnés et sécurisé
Les prises de position en commun, au niveau d’un département (par exemple. 22). Mais parfois aussi au niveau national. Par exemple notre journée en commun à la CEF sur l’Agriculture et le changement climatique a permis de donner la parole aux mouvements sur les questions d’agriculture. Nous avons montré que malgré la crise, des consommateurs et des agriculteurs agissent pour le climat et changent leurs pratiques. Nous avons aussi montré la responsabilité des politiques publiques agricoles, qui ferait mieux de soutenir une diversité d’agriculture que de pousser à la concentration des fermes.Nous pouvons nous réjouir que nos organisations aient été parties prenantes du débat sur le climat, pour une fois que l’on peut être « contributeur net » d’idée et pas de GES, ce n’est pas plus mal ! Le dossier de presse de la visite des évêques au salon de l’agriculture, reprend d’ailleurs bien nos idées et nos réflexions.
De dynamiques inter-mouvements qui ont du sens comme en Maine et Loire, dans l’Ain… Disons-le clairement : il n’y a pas de concurrence entre nos mouvements, une ACE, un MRJC et un CMR qui fonctionnent ensemble, c’est une équipe qui gagne qui se renforce! Je me permets d’insister sur ce point, car cela me semble être la clef du succès, surtout pour vous qui êtes en bout de chaîne alimentaire. Nos liens inter-mouvements, cela veut dire plus que 1+1+1=3, mais 1+1+1 = des fêtes dans nos villages, des camps remplis, des équipes qui se renouvellent et se transmettent et une visibilité dans le diocèse.
Ayons donc plaisir à regarder ce qui peut marcher sur les territoires. Mais comme je le disais au début, c’est aussi avec intérêt que je souhaite discuter avec vous. Nous sommes des organisations sœurs, et dans une fratrie, mieux vaut ce parler franchement.
D’abord, je pense que nous avons un intérêt commun à penser ensemble le développement de nos mouvements, là où des permanents sont à renouveler, là où il n’y a plus de MRJC nous avons à travailler ensemble.Auprès des jeunes pros et des jeunes couples sur nos territoires qui se rapprochent dangereusement de la trentaine. Comment travailler ensemble sur ce public pour leur proposer le mouvement ? Pas sûr que la relecture chrétienne de nos vies soit la seule clef, mais nous avons besoin de collectif et d’échange. Nous avons besoin de bouger nos territoires, d’avoir des projets ensemble et de comprendre la société.
Sur la mission pastorale en rurale, comment vivre ensemble notre foi, dans des cadres rénovés et avec de moins en moins de prêtres ? Et au-delà du nombre de prêtres, l’Église se vide et vieillit. Elle n’est plus une source d’espoir à la hauteur des besoins. C’est à notre avis un défi à renouveler dans un Carrefour de l’Église en Rural du XXIéme siècle qui ne se contente pas des mêmes recettes. L’un des chantiers à prendre à bras-le-corps est la question de la célébration, sur lequel nous devons être proposants en inter mouvement. Nous étions en Allemagne avec un groupe de jeunes du mouvement, là-bas, le KLJB organise des fêtes dans les églises après les célébrations et du théâtre pendant.Autant de défis à relever en commun ! Nous avons déjà commencé à travailler ensemble, mais ces chantiers restent à ouvrir. Quelques mots sur les coopérations actuelles néanmoins :
Sur le groupe ACS sur le vote FN et la place et le rôle de nos mouvements, nous suivons également avec intérêt ses travaux. Nous avons beaucoup à apprendre des mouvements ouvriers et de leurs contacts aux populations. L’angle d’attaque choisit par ce groupe, qui est de s’adresser à l’ensemble de la population chrétienne – même ceux avec qui nous avons moins d’affinités- en vue de 2017 est intéressante. Pour cela nous aurons à construire une parole commune entre mouvements.
Sur les questions agricoles, des liens se sont établis à l’occasion de la COP, ils sont à maintenir. Cela passe également par une participation commune au RT souveraineté alimentaire du CCFD. Avec une dizaine d’autres organisations agricoles et rurales nous organisons en octobre les RNDA à Tours. Nous vous y invitons chaleureusement. D’ailleurs, le MRJC doit préparer un atelier de 6 h sur éducation et Culture alimentaire, peut être voulez-vous rejoindre ce travail ?
Enfin terminer en vous remerciant d’avoir signé la tribune sur la Laïcité de notre mouvement. A l’heure où les puissants tentent d’exciter les ardeurs nationalistes en lançant des provocations stigmatisantes sur nos frères musulmans, vous avez eu le courage avec nous de dire : Oui la laïcité, c’est permettre à chacun d’exercer sa religion ! Oui c’est créer du commun et du lien entre nos différentes confessions ! Oui, c’est avancer sur le chemin de la Paix tous ensemble.
Cette tribune sera suivie de la création d’un jeu pour animer notre vision de la laïcité, vous serez, d’ailleurs, invités par Hugues que vous avez vu hier à donner votre avis sur celui-ci.Voilà donc ce que signifient plaisir et intérêt. J’espère cet intérêt réciproque, j’espère que nos chemins se recroiseront rapidement.
Maxime BERGONSO
Secrétaire National à l’Agriculture -
Le climat – un sujet brûlant !
Le climat est « un bien commun, de tous et pour tous ».
Pape François, Loué sois-tu.
Quelques mois après l’encyclique Loué sois-tu du pape François qui suscite de vifs intérêts et après la COP 21 qui mobilisa beaucoup de monde, où en sommes-nous des préoccupations climatiques et environnementales ? Le CMR 67 relance l’intérêt sur cette problématique en faisant appel à Jacques MULLER, ancien sénateur engagé dans les questions sur l’environnement. M. Muller nous aide à faire le point sur le réchauffement climatique, sur les accords de la COP 21, mais aussi sur les pistes d’actions tant au niveau individuel qu’au niveau de la société civile.
Dérèglement climatique et activités humaines
Dans son rapport de 2014, le GIEC a établi avec une certitude comprise entre 95% et 100% que le réchauffement climatique est lié aux émissions de gaz à effet de serre issus des activités humaines. Depuis la révolution industrielle, nos émissions dépassent ce que l’écosystème de la Terre est capable de recycler. Autrement dit, nous relâchons dans l’atmosphère plus de gaz à effet de serre que les océans et les forêts ne peuvent absorber.
Mais comment en sommes-nous arrivés là ?Au cours du 20ème siècle, le niveau de vie des Français s’est considérablement amélioré. Les progrès réalisés dans les domaines de l’hygiène et de la médecine ont eu des répercussions sur la santé et sur la longévité des personnes ; mais c’est surtout la maîtrise des énergies fossiles qui a bouleversé nos modes de vie – l’ère de l’industrialisation, le développement des transports allant jusqu’à la généralisation des transports individuels, la transformation de l’agriculture et donc des modes alimentaires …
C’est l’emballement d’une consommation effrénée qui nous mène au désordre climatique auquel nous devons faire face aujourd’hui.Notre boulimie de consommation s’accompagne aussi d’une perte de repères
Savons-nous encore définir nos besoins ? Pour certains, les besoins essentiels vont être de pouvoir manger à sa faim, d’avoir accès à l’eau, pour d’autres, d’avoir un travail ou de pouvoir envoyer ses enfants à l’école, pour d’autres encore, le besoin essentiel va être d’avoir accès à une connexion internet 24h/24 pour suivre le cours de la bourse ou pour repérer les bonnes affaires.
Au CMR, l’équipe nous offre un temps de pause pour prendre un peu de recul et faire la part des choses entre :
besoins et désirs
consommation et qualité de vie
espérance de vie et espérance de vie en bonne santé
l’individuel et le collectif…Dès que nous abordons le réchauffement climatique et l’avenir de la planète, nous sommes très vite confrontés à l’inégal partage des richesses à travers le monde. Aujourd’hui, 1% de la population possède près de 80% du patrimoine mondial ! Jamais depuis que l’humanité existe, il n’y a eu des inégalités si grandes, ni entre les individus, ni entre les pays. Nous faisons partie des nantis. Mais les autres ?
En finir avec les énergies fossiles ou la perspective d’un chaos climatique ?
Dans certaines parties du monde, les conséquences du réchauffement climatique ont déjà commencé (des tempêtes plus fréquentes et plus intenses, des inondations, une hausse du niveau de la mer …). Ces phénomènes climatiques entrainent des pertes massives de rendements agricoles qui à leur tour entrainent une aggravation de la malnutrition, des déplacements forcés de populations, des migrations massives de réfugiés climatiques… Au-delà de 2°C de réchauffement moyen, les impacts sur l’environnement et sur les humains seraient plus catastrophiques encore.« Tout commence aujourd’hui »
Dans cette expression de Jacques Muller, le « tout » c’est nous, à travers nos choix de consommation, de transports, nos styles de vie… mais aussi nos facultés à relever des défis : lutter contre le gaspillage alimentaire, renoncer au système agro-alimentaire industriel au profit d’une consommation alimentaire plus locale et plus naturelle… Cette manière de consommer, plus responsable envers l’environnement, n’est-elle pas aussi plus responsable envers les agriculteurs qui, près de chez nous, traversent eux aussi une crise sans précédent ?
Si dans tous les domaines – l’agriculture, les transports ou encore le tri des déchets… – les actions individuelles sont très importantes, il ne faut pas perdre de vue que les décisions finales sont toujours politiques. Les agriculteurs sont liés à la PAC (Politique Agricole Commune) ; nos modes de déplacement, surtout dans le rural, dépendent de la volonté politique de mettre en place des pistes cyclables ou des transports en commun…A côté de nos actions individuelles, nous devons prendre conscience de l’importance de nous constituer en société civile. Les rôles de la société civile sont :
d’innover
de résister au système actuel qui engendre tant d’inégalités et mène la planète à la catastrophe
de mettre la pression sur les politiques
– de cultiver des valeurs humaines telles le partage, la solidarité, les liens sociaux…
« Tout commence aujourd’hui » ! N’attendons pas la COP 2018 pour nous mobiliser.
Pour aller plus loin…
Voici quelques pistes pour, seul ou en équipe, approfondir nos réflexions sur le climat.
Quels dangers je perçois aujourd’hui pour l’avenir de la planète et de l’humanité ?
– A quand remonte : ma prise de conscience du problème climatique ? la prise de conscience de ma responsabilité climatique ?Pour lire l’intégralité de l’article cliquez ICI
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La résurrection : illusion ou réalité ?
« Dans nos équipes, nous
avons du mal à parler de Dieu*.
Or garder le silence sur Dieu, c’est
laisser courir et même protéger les
représentations les plus négatives,
les plus inquiétantes (confusion,
amalgames, superstition, violences…). »
Ne pas ouvrir la Bible
ne permet pas de nourrir notre
réfl exion sur Dieu. Il nous faut
accepter, admettre que quelque
chose nous dépasse et nous précède.
« Christ mort et ressuscité est
le coeur de notre foi ».Le mot « résurrection » est puisé
dans les mots de la Bible : réveiller,
relever, mettre sur pied, se dresser,
se lever, ranimer. Il fait appel à la
vie, à une vie nouvelle donnée par
Dieu et en Dieu. Une vie d’éternité
et de plénitude dans la paix et
la joie d’être unie en Dieu dans
de vraies relations de communion
avec ceux qui nous ont précédés.
Une vie où nous exprimons notre
bonheur dans la sérénité, la joie,
le chant et la louange au Dieu qui
n’est qu’Amour et Miséricorde.Nous vous proposons d’entrer dans
le mystère de la résurrection avec
des témoignages d’aujourd’hui,
les premiers récits évangéliques
et les apports de Gérard BILLON
(bibliste) et Jean-Hugues SORET
(philosophe). « Celui qui a vraiment
rencontré le Christ ne peut le
garder pour lui-même, il doit
l’annoncer. » (Jean Paul II en 2001).Nous souhaitons que ce livret
soit une possibilité de partage et
d’échange dans nos groupe.
Pour consulter le livret cliquez ICI
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Mot d’encouragement de Msg Mousset – AG 2016 CMR national
Chers amis,
Je viens au cœur de votre AG, ne pouvant être parmi-vous, vous dire un mot et me rendre de cette manière un peu présent. Tout d’abord, je souhaite vous exprimer ma vive satisfaction pour ce que vous êtes, pour votre présence dans nos communautés, nos services et nos mouvements de solidarité ou spirituels, sur nos territoires ruraux. En même temps, je suis conscient de l’ampleur des défis qui se dressent devant vous, tant pour le mouvement du CMR que pour les questions sociétales du monde rural dans lequel vous êtes profondément engagés. Nous pouvons avoir le sentiment d’être dépassés par les défis et la mission. En fait, en vérité, nous le sommes. Comme dans l’évangile, les disciples sont constamment dépassés par les appels missionnaires du Christ à rejoindre le monde dans ces attentes pour un monde meilleur. C’est souvent dans ces moment-là qu’il nous donne de susciter des nouveaux commencements en osant jeter les filets sur sa parole ou son évangile.Une AG est un rendez-vous important, une chance à saisir et à vivre pour relire ensemble ce qui a été vécu afin de discerner ce qui va dans le sens de vos intuitions fondatrices, fondamentales et qui font votre richesse ; discerner aussi ce qu’il faut, éventuellement, réajuster, revoir dans les fonctionnements et les objectifs pour être toujours plus fidèles à vos richesses pour affronter les défis missionnaires qui vous sont confiés.
L’esprit dans lequel vous essayez de servir la société, le monde rural puise son inspiration dans le Christ et son évangile. Je sais, – et comment ne pas s’en réjouir dans le contexte d’aujourd’hui -, que vous êtes sensibles à l’évangile qui éclaire la manière de servir le monde et de promouvoir les valeurs et la dignité de l’homme ; il contient la force la plus bouleversante, capable de nous renouveler de l’intérieur pour oser créer et inventer un monde meilleur, des chemins du possible. Il nous réveille et nous invite à ne pas devenir les « hôtes » d’une seule vision économique et financière qui fait tant de dégâts à notre vie sociale et à nos territoires ruraux, à ne pas fuir les combats nécessaires, à savoir résister et croire que des alternatives existent et sont possibles avec les armes du dialogue ouvert à tous ( à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Eglise), capable de réunir des partenaires et des sensibilités différents pour se tourner résolument vers l’avenir.
Le retour de notre visite du salon de l’agriculture à Paris réveille dans mon diocèse du Périgord une volonté d’aller de l’avant et suscite le désir de la part de plusieurs agriculteurs, toutes générations confondues, de donner une suite. Le conseil pastoral diocésain et l’équipe du CMR se charge de recenser à partir des personnes qui manifestent un intérêt pour les questions agricoles et rurales, les réseaux qui pourraient se rencontrer. Je compte sur l’expérience du CMR et ses outils pour nous aider à donner forme à ces attentes exprimées. Il me semble, plus que jamais, que le temps exige que nous sortions sans complexe de nos cercles habituels pour aller à la rencontre des « périphéries » que nous pouvons identifier en rural.
A l’heure où le monde rural vit une mutation importante, où le monde agricole traverse une crise pro-fonde et complexe, votre expérience de mouvement en rural est un réel appui pour de multiples raisons, dont celles-ci :
Parce que la vie des personnes constitue un point de départ et que l’espérance surgit du partage entre les personnes,
Parce que vous avez des méthodes d’analyse de la réalité, des mutations en donnant la parole à chacun,
Parce que la valeur de ce que vivent les personnes demeure les signes privilégiés du Royaume de Dieu et que l’on perçoit ces signes quand aucun esprit de mondanité ou de richesse ne vient les obscurcir,Alors, à toutes et à tous, je vous souhaite de vivre dans la joie, une bonne assemblée générale si nécessaire pour le service de la mission.
Cordialement,
Philippe MOUSSET
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Journée de réflexion sur la famille
Le CMR 62 organise, lundi 25 avril 2016 de 9h30 à 17h00, toute une journée autour de la question de la famille.
«la» famille ça fait partie des p’tits soucis quotidiens… »mais « faire famille aujourd’hui, c’est quoi?»
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N°104 : pOser le regard sur les invisibles
Éditorial
Vers une société de dignité !
A notre époque où les individus sont mis en concurrence à l’aulne de leur efficacité et adaptabilité, certains ne parviennent plus à être reconnus et n’existent que sous forme de statistique : les agris, les migrants, les SDF; iIs vivent dans l’ombre. En milieu rural, cette invisibilité a de multiples visages : les petits exploitants, les salariés précaires de l’agro-industrie, les veuves âgées…
« Il savait qu’il n’occupait pas une place suffisamment importante pour être un souffre-douleur, il faisait partie du bataillon des invisibles » Kate AtkinsonDe même, les migrants clandestins ne disposant pas du titre de séjour dans le pays où ils ont migré, n’ont pas d’existence administrative et vivent cachés. Ils ont disparu au regard des autres et n’existent pas chez nous. « Partir, c’est mourir au présent de ceux qui demeurent » Fatou Diome
N’oublions pas les situations difficiles de la vie personnelle et sociale, celles provoquées par les ruptures familiales ou autres. Ces situations ne font pas l’objet des préoccupations communes. Etre invisible engendre un sentiment de honte, de repli sur soi et d’isolement. D’ailleurs, sommes-nous prêts à faire confiance à celui qui est un étranger, dont on ignore tout ? Ce sentiment de non-reconnaissance alimente aussi le désenchantement vis-à-vis du politique et les citoyens se risquent à se laisser séduire par ces mouvements populistes qui prétendent être les seuls porte-parole des sans-grades.
En revanche, la parole donne l’existence et permet au citoyen de se mobiliser, d’être résilient et d’être acteur de sa vie. Tel cet agriculteur, qui en se racontant s’est révélé, il est sorti de son isolement et a su tisser du lien, par sa participation à un atelier « théâtre ». Ou encore ce jeune étudiant qui, par le biais d’un stage en alternance chez un couple d’agriculteurs, est parvenu à s’affirmer et à prendre sa place.
Face à toute cette non-reconnaissance, il est donc urgent de restaurer la société dans sa dignité; c’est une invitation à tendre la main aux marginalisés. En effet, s’intéresser à la vie des autres, c’est transformer son regard et nouer une nouvelle relation. Dieu semble d’ailleurs se plaire à agir à partir de rien ou de peu; David n’était-il pas le dernier parmi ses frères ? Les premiers à recevoir la Bonne Nouvelle furent les bergers, des marginaux à cette époque. Et Jésus a passé son temps à redonner espoir aux exclus du groupe élu.
Au congrès, le chantier « Pour un mieux vivre-ensemble : rejoindre les invisibles », nous a fondamentalement ouvert les yeux sur ces invisibles et nous avons cherché ensemble comment poser un autre regard. Des pistes multiples ont été évoquées : tout d’abord, faire un travail sur soi-même pour aller vers l’autre; aller voir les personnes seules, avoir un échange avec ceux qui viennent frapper à notre porte, avoir un regard bienveillant sur notre voisin, qui nous ennuie un peu ou sur ceux qui font la manche.
Et puis, en tant que CMR, ayons l’audace de nous rendre visibles, et transmettons cette formidable richesse qu’a été le congrès. Osons sortir de nos cadres pour créer des liens avec des personnes en marge ou de milieux différents; devenons ou incitons d’autres à devenir veilleurs ou accompagnateurs de situations difficiles; n’hésitons pas à faire avancer des idées avec d’autres partenaires; soutenons la création d’équipes de personnes qui sont plus ou moins hors cadres.
Laissons-nous donc porter par la Miséricorde, thème que le pape François affectionne tout particulièrement. Voici ce qu’il nous disait peu après son élection : « Ressentir de la miséricorde : ce mot change tout, c’est le mieux que nous puissions ressentir : cela change le monde. Un peu de miséricorde fait en sorte que le monde soit moins froid et plus juste. »
N’est-ce pas là l’un des Chemins des Possibles sur lequel le congrès nous a invités à avancer ?
Odile Martin
Administratrice nationaleSOMMAIRE
Vie du mouvement
Attention ça chaufffe !Parole de chrétiens
Pas d’invisibles pour Dieu…Dossier
pOser le regard sur les invisibles
Débattre
Comment rejoindre les invisibles ?Texte biblique
Témoignage
Au service de l’autre, l’engagement d’une vieCoup de cœur
Partenaires
Se mobiliser contre la faim dans le mondeMéditation


