Une de nos équipes CMR a réfléchi sur « Quelle Europe voulons-nous ? » et a rédigé un article qui a été publié dans le Courrier de l’Eure édition du Neubourg le mercredi 20 mai.
Ci-joint le texte qui a été remis au journaliste.
Document joint
Une de nos équipes CMR a réfléchi sur « Quelle Europe voulons-nous ? » et a rédigé un article qui a été publié dans le Courrier de l’Eure édition du Neubourg le mercredi 20 mai.
Ci-joint le texte qui a été remis au journaliste.
Document joint
Du 14 au 16 mai 2015, le CMR tiendra son congrès national à Hazebrouck. Ce sera un congrès d’ajustement, où nous ferons un plein de sens pour un avenir qu’ensemble nous voulons construire. Cet ajustement à mi-parcours va nous permettre de nous rapprocher au mieux des orientations qui ont été définies en 2010 jusqu’à 2020. Autrement dit, ce temps fort doit nous permettre de réajuster notre façon d’agir, en identifiant des leviers d’action.
Lettre aux équipes. CouleurLettre aux équipes. Version imprimable
Qu’on le veuille ou non, des images font honte ! A ceux qui n’ont rien, la force vient enlever même ce qu’ils n’ont pas. Une fois de plus, les refuges de fortune dressés par les migrants aux abords du port de Calais ont été démantelés et leurs occupants dispersés. Ils étaient insalubres : personne ne prétendra le contraire ! Ils étaient devenus le repère de la gale, ce n’est pas une surprise. Les migrants rassemblés constituent une proie facile pour des exploiteurs sans scrupules. La misère n’est pas perdue pour tout le monde.
Le scandale n’est pas fondamentalement dans la démolition de ces camps improvisés, mais dans les raisons de leur apparition. Jusques à quand se poursuivra sur nos rivages un déni d’humanité qu’une sournoise indifférence s’efforce de cacher ? Il n’y a pas des migrants dont l’errance gêne et dérange. Chacun d’entre eux a un visage, porte une histoire, crie une souffrance, fuit une détresse, redoute une persécution. Aucun être humain ne se coupe de son pays, de sa famille, de sa culture, de sa dignité sans y être poussé par d’impérieux motifs. D’autres êtres humains peuvent-ils à leur égard demeurer sourds et aveugles ?
Il n’appartient pas aux seuls Calaisiens, aux seuls Français, d’assumer les conséquences de décisions politiques anciennes ou récentes qui défient le bon sens. Les pouvoirs nationaux, européens et mondiaux ont, un jour, sollicité le droit et l’honneur de gouverner leurs semblables. Ils ne peuvent pas se dérober à la lourde responsabilité de gérer ensemble le délicat problème des migrations et des causes qui les engendrent.
La difficile recherche de solutions concertées et durables ne saurait justifier la mise entre parenthèses de la grandeur et de la valeur de chaque être humain. Il n’est pas davantage acceptable d’abandonner à des bénévoles plus merveilleux les uns que les autres la sauvegarde du minimum de respect qui est dû à chaque membre de la famille humaine quelles que soient ses origines, son appartenance, sa langue et sa culture. Un abri, l’hygiène, les soins, un simple repas : est-ce déjà trop demander ?
Les récentes consultations électorales ont souligné les énormes défis que doit relever notre communauté nationale. Elle ne le fera qu’en retrouvant les valeurs susceptibles de reconstituer le tissu d’un vouloir-vivre commun trop abîmé. La solidarité au-delà des frontières a toujours renforcé l’unité à l’intérieur de notre pays. Le véritable service du frère n’appauvrit pas. Il ajoute toujours un surcroit d’humanité. Nous en avons bien besoin.
Mercredi 28 mai 2014
Jean-Paul JAEGER –
Evêque d’Arras
Comment rendre compte des différentes sessions qui ont eu lieu en 2013 à Limonest, Portieux, Montauban, Nantes et Amiens ? Nous faisons le choix de vous donner en quelques mots le contenu de chaque session à travers les interventions reçues sur chaque lieu. Ce n’est pas un résumé ; c’est seulement les différents angles sous lesquels ont été abordés le sujet de l’espérance et la question du service de l’accompagnement.
Retour de l’ENAD sur les sessions des accompagnateurs 2013
Ensuite, si l’un des thèmes vous donne envie, vous pouvez cliquer sur les exposés des intervenants ou ce que les accompagnateurs perçoivent de leur mission à travers une lettre qu’ils ont écrite. Cette lettre, c’est celle que le Christ leur écrit par les équipes qu’ils accompagnent.
A Amiens :
Lettre du Christ aux participants
A Limonest
Lettre du Christ aux participants
Intervention de Patiaret BERGERET
A Montauban
Lettre du Christ aux participants
Intervention de Isabelle PARMENTIER
A Nantes
Lettre du Christ aux participants
Intervention de Monique GOUTHIERE
A Portieux
Après une brève présentation de la réflexion de l’équipe, le vif du sujet a été abordé : Y a-t-il un problème de santé en Rural et peut on y remédier ?
Pour répondre à ces questions Mme Cristofari s’est appuyée sur son expérience.
A son installation, elle a eu la surprise de se rendre compte que ses études ne l’avaient pas préparée à son métier de médecin généraliste : un organe ce n’est pas un homme !
Elle s’est engagée très tôt pour défendre la médecine générale par rapport à une médecine spécialisée. Avec d’autres elle a contribué à donner ses lettres de noblesse à cette branche du métier.
Aujourd’hui, les jeunes médecins sont formés à la médecine générale au cours de leur cursus. Le nombre de médecins autorisés à entrer en formation augmente (numerus clausus à 4100 en 2001 à 7500 en 2014) et par voie de conséquence, le nombre de médecins pouvant choisir de s’installer en médecine générale aussi.
Dans ce secteur, particulièrement, pour soigner on s’intéresse à la personne dans sa globalité. Il est important de connaitre son environnement (famille, ressources …).
Aujourd’hui l’avenir pour la médecine rurale est le travail en équipe avec tous les intervenants : médecins, infirmière, kiné, pharmacien, aide à la personne.. Ce qui importe est d’avoir une volonté des professionnels de santé de s’organiser, de se soutenir et de réfléchir à l’accompagnement des malades, et à leur maintien à domicile. Les maisons de santé sont là pour ça. Ce n’est pas tant le bâtiment qui est important mais le projet de santé qui le soutient.
Beaucoup d’idées sont à tester et adapter au local : développer des unités de vie quand le maintien à domicile devient difficile avant le placement en institution ou bien encore les nouvelles technologies (des maxi tablettes tactiles avec des jeux adaptés…)
Les solutions existent pour soutenir ce retour à un maillage du territoire. Les jeunes médecins sont formés à la médecine générale, ils veulent bien s’installer, mais sous condition.
Un guichet régional est en place pour faciliter l’installation des personnels de santé avec un référent en Aveyron. Sur les 239 médecins généralistes que compte notre département, 49 sont maîtres de stage, c’est-à-dire qu’ils participent à la sensibilisation, la formation des jeunes générations et sont potentiellement intéressés à transmettre leur cabinet. Des mesures sont en place pour aider les jeunes femmes à pouvoir être mère et médecin en campagne. Le Conseil général mène des actions vers les internes en médecine et les incite à venir s’installer en Aveyron.
Aujourd’hui Mme Cristofari n’est plus en activité, mais elle est présidente de la fédération 12 de l’ADMR, un intervenant non négligeable dans le service aux personnes, âgées ou malades.
Par ses exemples, son engagement, sa confiance en l’avenir, elle nous a montré que des convictions et un engagement de chacun pouvait infléchir une politique, des décisions que l’on croyait inéluctables.
Elle a mis l’homme au centre de ses préoccupations et au centre de la santé en rural. C’est peut être la solution !
Bénédicte Canredon

Le CMR est unanime sur l’importance
du « vivre ensemble » dans la société.
C’est la raison pour laquelle nous en
avons fait un des thèmes de réflexion, développés
en région par les fédérations. Cette
notion est au coeur de ce numéro d’Agir en
rural, en exposant les différentes façons de
vivre ensemble au quotidien.
Ce thème s’inscrit dans une actualité,
puisque nous sommes dans une année
d’élections, locales avec les municipales,
globales avec les européennes. Ces élections
font partie de ce « vivre ensemble »,
d’ailleurs les deux sont liées plus qu’on ne
le croit.
L’Europe a permis de mettre en place des
jumelages et cela a contribué à promouvoir
le « vivre ensemble » au-delà des frontières.
Ma petite commune a bénéficié de ce dispositif
avec trois autres voisines en établissant
une relation avec une ville allemande,
ainsi qu’avec deux paroisses anglaises. Nous
pouvons dire que les jumelages ont été
une véritable réussite puisqu’ils ont largement
participé à la réconciliation entre les
peuples, à la construction européenne. Ils
nous ont appris beaucoup sur ce que vivent
les différents peuples.
Nous nous sommes rendus un samedi
dans le Devon, commune au sud-ouest de
l’Angleterre, accueillis par nos amis anglais
dans le temple méthodiste. La salle habituellement
d’usage était indisponible en
raison de l’élection locale1 du chairman2 de
la paroisse, le lendemain. J’ai alors découvert
que cette élection ne ressemblait en rien
à nos municipales : aucun article dans la
presse locale le lundi matin, un seul candidat
et très peu de votants.
L’ancien chairman m’a alors expliqué qu’il
n’avait pratiquement aucun pouvoir au sein
de la paroisse. L’école, la voirie, ne font pas
partie de ses responsabilités d’élu. C’est
pourquoi il arrive dans le meilleur des cas
qu’un seul candidat accepte de se présenter,
amenant les électeurs à se désintéresser
des élections. « Tout se décide à Londres ».
De ce fait la construction européenne ne
les intéresse pas du tout. « Bruxelles, c’est
Londres en pire, c’est encore plus loin. »
La construction européenne est finalement
une idée très originale, car elle tente d’unir
et de faire vivre ensemble des peuples ayant
des histoires fort différentes. Nous avons
tendance à comparer les Etats membres de
l’Union Européenne aux Etats-Unis d’Amérique.
Or ces-derniers ont une langue commune,
un peuple commun (les premiers
habitants étaient hélas totalement ignorés).
L’Europe, quant à elle, dispose d’une hétérogénéité
de langues, de coutumes et des
façons de vivre ensemble. Pour parvenir à
une cohésion, il faut arriver à un respect des
diversités et tenir compte des autres. Sur ce
point, nous avons encore tout à inventer.
L’exemple de nos amis du Devon montre
que l’existence de pouvoirs locaux, de décisions
proches du citoyen, est nécessaire,
pour que le besoin d’une citoyenneté à
l’échelon national, européen et mondial soit
vivable. En contrepoint, nos amis du Devon
ont une capacité à s’organiser et à faire fonctionner
des choses tout à fait remarquable.
Pendant la guerre, avant le débarquement,
ils ont eu à héberger une foule de soldats.
Ils se sont admirablement comportés. Tout
s’est passé au mieux, chacun a fait sa part du
travail, sans administration, sans heurts, en
secret bien gardé.
Il est vrai que leur comité de jumelage n’a
pas de subvention municipale. Cependant,
il fonctionne tout aussi efficacement que le
comité de jumelage allemand dans lequel le
maire est très actif et très présent. Certes,
la commune allemande n’est pas encore
jumelée avec nos paroisses anglaises, mais
on peut toujours espérer, du moins si le
peuple anglais ne largue pas les amarres de
la construction européenne.
Claude Daviau, Administrateur national
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