Mois : octobre 2013

  • Communiqué des Etats généraux du pouvoir citoyen

    Communiqué des Etats généraux du pouvoir citoyen

    Pour faire face à la montée des dettes financières, écologiques et sociales, pour lutter contre le délitement de notre démocratie, pour combattre les peurs et le pessimisme ambiants qui conduisent à l’abstention ou à l’expression de votes de défiance, et de plus en plus au ralliement à des courants autoritaires et xénophobes, des collectifs et des organisations de la société civile* ont lancés le samedi 12 octobre 2013 à la Bourse du travail de Paris :

    Les États Généraux du Pouvoir Citoyen

    Cette journée a confirmé la volonté des citoyens présents de mobiliser nos réseaux pour mettre en scène et en chaîne de très nombreuses initiatives dans divers domaines comme l’emploi, l’environnement, la place et l’usage de l’argent, la qualité démocratique, l’éducation, l’intelligence collective en lien avec la révolution numérique. A nous de multiplier ces initiatives et de les relier dans les territoires.

    A nous ainsi de promouvoir le pouvoir d’agir des citoyens, de décupler leur capacité à peser sur les décisions et les réformes qui les concernent, de rendre notre monde plus humain, de se redonner confiance pour réussir ensemble la mutation de nos sociétés.

    Le mouvement ainsi engagé le 12 octobre prendra tout son sens s’il est rejoint par de plus en plus de citoyens et d’acteurs de la société civile, mais aussi par des élus, par des journalistes, par des entrepreneurs, etc. qui sont prêts à construire une société civique porteuse d’une vision commune d’un futur désirable pour tous.

    * Premiers signataires à ce jour :
    Collectif Pacte Civique, Collectif Roosevelt, Collectif Richesses, Labo de L’ESS, Ligue de l’Enseignement, Attac, Dialogues en Humanité, Chrétiens dans le monde Rural, France Libertés, Génération Précaire, Sol France, Tao Village, Université du Nous, La Vie Nouvelle, MNCP, Les Maisons des Potes, Coordination nationale des Conseils de développement…

    Contact mail : pouvoircitoyen@gmail.com
    Site web: http://eg-pouvoir-citoyen.org/ page FB https://www.facebook.com

  • Le mal-être des agriculteurs a des causes professionnelles

    Le mal-être des agriculteurs a des causes professionnelles

    Le mal-être des agriculteurs a des causes professionnelles

    Solidarité Paysans salue la publication des premiers résultats du rapport de l’INVS sur la mortalité par suicide des exploitants agricoles et collaborateurs. Rappelons qu’au-delà de cet éclairage descriptif, ce sont des hommes et des femmes qui se battent au quotidien pour vivre de leur travail, et répondre aux besoins vitaux de notre société.

    Des résultats très attendus

    L’INVS a rendu aujourd’hui ses premiers résultats sur le suicide dans le milieu agricole.
    Avec 485 suicides enregistrés sur les 3 années d’étude (2007-2009), le suicide est la 3ème cause de décès chez les agriculteurs exploitants et collaborateurs. Une surmortalité par suicide est observée plus particulièrement chez les hommes de 45 à 64 ans et dans les secteurs bovins-lait et bovins viande. L’étude précise également que le taux de mortalité par suicide est plus élevé chez les agriculteurs que dans les autres groupes socioprofessionnels ainsi que les autres secteurs d’activité, excepté celui de la santé et de l’action sociale.
    Pour autant, on peut penser, ce que l’étude admet, que ces chiffres sont sous-évalués. Soulignons en effet la fréquence élevée du nombre d’accidents dans ce secteur, dont un certain nombre ne sont pas déclarés comme suicides. Ne serait-ce que pour les accidents professionnels, le taux de mortalité dans l’agriculture-sylviculture-pêche (de 28 pour 100 000) arrive nettement en tête devant tous les autres secteurs (chiffres de l’INVS1).

    Pourquoi un tel mal-être ?

    Outre les difficultés personnelles que chacun peut rencontrer, les raisons qui poussent les agriculteurs à bout sont multiples : l’évolution de leur place dans la société, la détérioration de leur image, la déliquescence des liens dans le monde agricole, l’isolement, la perte d’autonomie dans la conduite de l’exploitation, l’ampleur croissante des tâches administratives, les injonctions normatives et sanitaires, la surcharge de travail, le stress, l’endettement, la faiblesse des revenus et la dépendance aux aides publiques… À cela s’ajoute parfois la rupture de transmission de la tradition agricole familiale. Ces divers facteurs concourent à créer un sentiment de profond malaise chez nombre d’agriculteurs pour qui ce métier correspond aussi à un choix de vie. Alors, quand des difficultés s’instaurent dans la sphère professionnelle, elles se diffusent dans toutes les sphères de la vie, et ce d’autant plus que les patrimoines professionnels et familiaux sont très fortement imbriqués.

    Travailler pour payer ses dettes

    Il est difficile d’affronter le regard des autres quand on travaille et qu’on ne s’en sort pas (endettement, prix non-rémunérateurs, augmentation des coûts des intrants…). Quand les services contentieux de tous les créanciers (MSA, banques, coopératives, centres de comptabilité…) mettent la pression pour être remboursés, il est nécessaire d’agir rapidement. Mais souvent le malaise ressenti et les pressions exercées paralysent et empêchent d’agir sereinement. Alors, c’est l’engrenage, et peu à peu les paysans sont asphyxiés par les crédits à court terme, les huissiers, les maisons de recouvrement de créances, la rapacité des autres agriculteurs… certains s’anesthésient par le travail, d’autres ne voient plus de solution d’avenir…

    Agir pour diminuer les risques psychosociaux du métier d’agriculteur

    Solidarité Paysans demande :

     de poursuivre cette étude en développant l’axe de recherche sur les causalités des morts par suicide des agriculteurs ;

     que les syndicats agricoles à vocation générale et les associations, se saisissent du sujet et contribuent à l’identification des facteurs professionnels pouvant être à l’origine du mal être des exploitants et collaborateurs en exercice ;

     d’encourager la prise en charge par la Mutualité Sociale Agricole des consultations avec des psychologues pour les agriculteurs confrontés à des risques psychosociaux.
    Il importe également de soutenir toute initiative, telle celle de Solidarité Paysans, qui concourt à réintroduire de l’entraide entre paysans et à lutter contre leur isolement.

    Contacts presse : Gérard FIQUET (06 50 22 77 67), administrateur de Solidarité Paysans.

    Solidarité Paysans, c’est…
    un réseau de défense et d’accompagnement des agriculteurs en difficultés
    50 départements couverts
    1 000 bénévoles et 80 salariés au service des agriculteurs en difficultés
    3 000 familles d’agriculteurs accompagnées chaque année

  • Problématique de l’eau en Martinique.

    Suite à notre article en date du 10 février 2013, paru dans le N° 458 de l’Église en Martinique, le CMR a le plaisir, aujourd’hui de vous apporter les précisions concernant son forum.

    1. Le thème : La problématique de l’eau en Martinique.

    2. Notre support : Un diaporama composé de 50 diapositives
    commentées.

    3. Les questions clés qui ont soutenu nos réflexions :

    • QUE DIT LA BIBLE DE L’EAU ?
    • LES DIFFÉRENTS TYPES D’EAUX ?
    • LES ENJEUX ECONOMIQUES DE L’EAU ?
    • NOS RIVIÈRES ?
    • ACTIONS POUR PROTÉGER ET ÉCONOMISER L’EAU ?

    4. Quelques unes des problématiques qui seront débattues:

    • Quels sont les décisions prises en Martinique pour
    préserver et protéger l’eau de nos rivières ?
    • Notre eau de source, est-elle potable ?
    • Nos nappes phréatiques sont-elles recensées et protégées ?
    Leur capacité est-elle suffisante pour alimenter la population
    en eau potable ?
    • Quelles sont, en Martinique, les actions connues pour
    stocker et utiliser l’eau de pluie ?

    5. Notre forum aura lieu :

    Le mercredi 27 novembre 2013 de 08h30h à 13h30h au Lycée Agricole de Croix Rivail à Ducos.

    6. Nos attentes :
    Ce Forum est né d’une prise de conscience de nos Membres: (laquelle?). Et nous voulons partager le fruit de notre réflexion à un large public . Nous avons l’espoir que les Martiniquais en général, et nos décideurs politiques et professionnels en particulier, s’engageront pour répondre durablement à la problématique de l’eau en Martinique.

    Hugues Daniel JOSEPH